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Lettre de Février 2002

Février

vendredi 1er février 2002, par Alain


La Lettre de février 2002
No : 75

 
Sommaire :

Editorial
CSDPTT sur les rails
______________________

Echos de CSDPTT et de ses correspondants
Projet de téléphonie
rurale au Burkina
 : les habitants des villages peuvent enfin appeler !

Assemblée Générale
de CSDPTT

Internet dans la commune de Sabotsy Namahena
En bref : liaison téléphonique vers le village de Sérékéni, formation aux formateurs de Yam Pukri, nouveau record de fréquentation du site de CSDPTT, 
projets d’installation de liaisons téléphoniques vers des villages enclavés au Mali

________________________________

Echos des postes et télécoms dans le monde
"Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique"
ALCATEL gèle le projet SkyBridge
Ambition indienne
France Télécom dans le monde et en Afrique
Le Kenya renonce à la privatisation
De l’usage d’Internet dans une province béninoise
Coupe D’Afrique des Nations de football. Le Mali touchera peu de dividendes
Mali  : retour de MALITEL
Privatisation au Zimbabwe
Thuraya opérateur de satellite
contesté au Bénin

En Bref :  Chine, Sénégal, 
INMARSAT, Madagascar, suppressions d’emplois chez les constructeurs.

________________________________

Courrier
Entretenir des relations avec des personnels des services postaux
Mes meilleurs voeux de nouvel an 2002.
Et l’Afrique Centrale ?

__________________________________________

Initiatives
L’Internet haut débit pas cher ?
Un projet de radio rurale à Madagascar
________________________________

Article

L’UIT la veille dame des télécommunications
dans la tourmente libérale (2)
Le secteur du Développement
de l’UIT (UIT-D)
de Jean Louis Fullsack


Editorial
CSDPTT sur les rails
CSDPTT va bien. Le nombre d’adhérents progressent.
Ils viennent d’horizons divers, techniciens en transmission et en téléphonie
rurale, formateurs et conceptrices de formation, informaticiens, commerciaux,
spécialistes réseaux, cadres supérieurs, anciens experts
de l’UIT. Les débats s’en trouvent enrichis. Le conseil d’administration
passe de 7 à 11 membres ce qui devrait améliorer le fonctionnement
interne et consolider notre organisation.

Nous pouvons désormais mener de front plusieurs
projets d’installation d’accès collectif au réseau téléphonique.
De plus l’arrivée de nouvelles compétences issues des métiers
de l’Internet, y compris de la poste, permet d’envisager avec sérénité
des projets ambitieux de développement de l’Internet citoyen.

L’augmentation de notre activité, et la diversité
de nos compétences, nous permettent d’améliorer notre expression
publique pour dénoncer l’insuffisance criante du réseau téléphonique
mais aussi de faire des propositions. Des réticences existent en
notre sein, souvent par modestie ou par inquiétude que cela se fasse
au détriment des projets. Il n’en est bien sur pas question. Nous
comptons donc jouer un rôle dans la préparation de la conférence
mondiale de l’information en 2003 pour laquelle nous vous donnons rendez-vous.

Bruno Jaffré
______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

Projet de téléphonie
rurale au Burkina : les habitants des villages peuvent enfin appeler !

Nous avons appris que les habitants de Biba, Nimina,
Yaba et Koin au Burkina Faso peuvent maintenant appeler à partir
des téléphones installés conjointement par CSDPTT
et l’ONATEL. Un contrat de gestion a été signé entre
l’ONATEL et les villages, comme le stipulait la convention CSDPTT – ONATEL.
Ils ont désormais la responsabilité de la gestion des téléphones
installés.

CSDPTT envisage donc de solliciter M. Nyamba, ethno-sociologue
à l’université de Ouagadougou afin qu’il retourne faire
une étude sur le terrain, pointer les problèmes qui
se font jour et étudier le changement social induit par l’arrivée
du téléphone. Ceci constituera la dernière phase de
ce projet.

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Assemblée Générale
de CSDPTT

17 adhérents (sur un peu plus de 50) ont assisté
à l’assemblée générale de CCSDPTT qui s’est
déroulé le 26 janvier à Paris, 5 des Alpes (Annecy,
Chambéry), 5 d’Ile de France, 2 de Nancy, 2 de Toulouse, 1
de Strasbourg, 1 de Nice, 1 de Lyon. Parmi eux, 10 étaient présents
la veille. Ils ont réfléchit ensemble sur différents
aspects de la vie de l’association.

Plusieurs réunions préparatoires se sont
tenues à Toulouse (5 adhérents), à Nice (10 adhérents)
et à Chambéry (5 adhérents).

De nombreuses propositions concernant l’amélioration
de la vie interne, l’efficacité dans la réalisation de projets
ou l’engagement public de CSDPTT ont été débattues
et adoptées. Outre les obligations statutaires, adoption des comptes,
élection au CA qui passe de 7 à 11 membres, les débats
ont porté essentiellement sur :

- la recherche de financements. Il a été
passionné et contradictoire en ce qui concerne des demandes à
adresser éventuellement à France Télécom ou
à ses filiales. La solution adoptée est la suivante : rechercher
en priorité les financements publics, ministère, collectivités
locales, Commission européenne etc... Le financement des entreprises
privées n’est pas exclu mais la décision se fera au coup
par coup.

- Le positionnement de CSDPTT, l’orientation donnée
au projet (ne pas faire à la place de..), la nécessité
d’avoir un volet formation sur chacune de nos actions

- la préparation de la conférence mondiale
de l’information liée à notre positionnement, une ONG qui
travaille sur le terrain mais dont l’expression publique pour pointer les
inégalités en matière d’accès au téléphone,
est considérée comme une activité complémentaire
de celle de terrain.

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Internet dans la commune de
Sabotsy Namahena

Un dossier de demande de subvention a été
déposé par CSDPTT à la Fondation de France pour un
projet d’introduction de l’Internet dans la commune de Sabotsy Namahena,
45000 habitants, située dans la banlieue de Tananarive. Le projet
consiste en l’introduction de l’Internet au service de la commune mais
aussi de la population et des établissements scolaires. Une étude
sociologique doit accompagner le projet, évaluer les besoins, faire
des suggestions d’organisation et établir un bilan à l’issue
du projet.

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En bref
Une mission est en préparation pour étudier
l’installation d’une liaison téléphonique vers le village
de Sérékéni
dans la province du Kénédougou
au Burkina Faso. Nous n’attendons que le feu vert de l’opérateur
burkinabé l’ONATEL.

Une formation de soutien aux formateurs de l’association
Yam Pukri
au Burkina Faso est en préparation. Il s’agit
du premier volet d’un ambitieux projet de soutien à la société
civile burkinabé pour l’appropriation des NTICS à des fins
sociales, éducatives au service du développement.

Nouveau record de fréquentation du site
de CSDPTT avec 2676 requêtes dans la semaine du 20 au 27 janvier.
(précédent record 2116 requêtes la semaine précédente).

Plusieurs projets d’installation de liaisons téléphoniques
vers des villages enclavés au Mali sont actuellement
à l’étude.

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

"Nouveau Partenariat pour le Développement
de l’Afrique"

Dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement
de l’Afrique lancé les cinq Etats que sont le Nigéria, l’Afrique
du Sud, l’Egypte, l’Algérie et le Sénégal, ce dernier
s’est vu confié la tâche de "superviser l’identification et
l’élaboration des projets et programmes des cinq régions
du continent ainsi que leur coordination" sans le domaine des infrastructures,
de l’environnement et des Nouvelles technologies de l’information et de
la communication.

Le NPDA (Nouveau partenariat pour le développement
de l’Afrique) s’est fixé pour objectifs de porter la télédensité
à deux lignes pour cent personnes en l’an 2005, d’accroître 
les investissements pour dépasser 8 milliards de dollars en l’an
2005 et d’augmenter la connexion transfrontalière interafricaine.
Pour les initiateurs du projet, pas d’autre voie que celle des privatisations.

Mme Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture
du Mali, par ailleurs organisatrice d’une réunion préparatoire
à Bamako du forum social mondial a déclaré à
propos de la NPDA dans le numéro du 19 décembre de l’hebdomadaire
l’Autre Afrique : "L’accueil réservé au NPDA, par les institutions
de Bretton Woods et du G8, montre qu’il ne gêne en rien le projet
que ces puissances nourrissent pour le continent, à savoir son ouverture
aux investisseurs étrangers. Ils savent parfaitement que nos industries,
ni notre agriculture, ni notre secteur privé ne nous permettent,
pour l’heure, de jouer, de manière responsable la carte de la compétitivité….
Pendant que les entreprises prélèveront toutes sortes de
ponctions sur nos ressources, nos Etats veilleront au grain en étouffant
et en réprimant les forces sociales ou politiques qui feront obstacle
à leurs orientations. En fait le NPDA offre l’Afrique sur un plateau
d’argent aux gagnants du libéralisme...

.. Comment les concepteurs du NPDA ont-ils pu penser
que le fait d’être élus leur donnait le droit et la latitude
de penser et de décider – entourés de quelques experts triés
sur le volet – de l’avenir de 750 millions d’Africaines et d’Africains…

… Une meilleure articulation entre les deux projets –
Renaissance culturelle et NPDA – supposait que les auteurs du partenariat,
en étroite collaboration avec toutes les composantes de la société,
touchent du doigt les maux du continent. Ensemble, gouvernants et
gouvernés, auraient alors pu décider de tourner le dos à
telle ou telle réforme et explorer des alternatives plus crédibles
et surtout viables"

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ALCATEL gèle le projet
SkyBridge

Le projet SkyBridge, annoncé, il y a 5 ans, (voir
les archives de la lettre de csdptt sur notre site) prévoyait
le lancement d’une constellation de 80 satellites afin de permettre l’accès
à Internet partout dans le monde. Le coût de la constellation
prévue initialement de 3,5 milliards de dollars n’a cessé
de monter pour atteindre aujourd’hui 6,1 milliards. Les services devaient
démarrer en 2001, on parle maintenant de 2004. Le projet n’est cependant
pas complètement abandonné. En attente de la confirmation
de l’existence d’un marché, ALCATEL devait lancer des services hauts
débits à partir de satellites géostationnaires déjà
existants. Mais le lancement de ses services accuse déjà
du retard. (Source Les Echos du 2/1/2002)

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Ambition indienne
L’Inde veut accroître son parc téléphonique
de 25% en 2002 en ouvrant 10 millions de nouvelles lignes téléphoniques
(fixes ou mobiles) en 2002 sur son territoire. A l’horizon 2005,
l’objectif est de 100 millions de lignes.

L’Inde compte pour l’instant 40 millions de téléphones,
dont un peu plus de 5 millions de mobiles. Le taux d’équipement
dans le pays est de seulement 4% contre une moyenne mondiale de 15 %.

L’Inde ambitionne par ailleurs de devenir un centre mondial
dans les services à distance en anglais pour le compte d’entreprises
anglo-saxonnes (télémarketing, support client, sous-traitance
de tâches informatiques, etc...), Les revenus des téléservices
seront multipliés par 20 d’ici à 2008, pour atteindre 17
milliards de dollars, pour un effectif employé passant de 68 000
à 1,1 million de personnes, estime l’association Nasscom (National
Association of Software and Service Companies). (Source la Tribune du 02/01/2002)./

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France Télécom
dans le monde et en Afrique

L’opérateur français est classé
à la 8 ème place des plus gros opérateurs mondiaux
avec un chiffre d’affaires de 31 milliards de dollars. Il compte 88 millions
de clients et prévoit pour 2002 que 50% du chiffre d’affaires doit
être réalisé à l’international (2% en 95 et
26% en l’an 2000). Les chiffres 2001 ont été dévoilé
fin janvier. Le CA global est en hausse de 27,8% à 43,026 milliards
d’euros dont 15,4 milliards à l’étranger soir 35,8%, 3 fois
plus qu’en 1999.

En Afrique, pour la téléphonie fixe, 
France Télécom est présent en Côte d’Ivoire,
Egypte, Guinée Equatoriale, Ile Maurice, Madagascar et Sénégal,
pour la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire, Egypte,
Guinée Equatoriale, Madagascar, Sénégal, Botswana
et Cameroun.

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Le Kenya renonce à la privatisation
Le gouvernement du Kenya a finalement mis fin aux discussions
avec le dernier repreneur potentiel MKC Orascom Telecom Holdings d’Egypte,
s’est retiré au mois de juillet, quand le gouvernement avait repoussé
une offre de 350 millions de dollars en raison des conditions dont il avait
assorti son rachat de l’entreprise.

Le gouvernement envisage de mettre Telkom Kenya sous
contrat de gestion, en attendant que d’éventuels nouveaux repreneurs
se manifestent.

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De l’usage d’Internet dans
une province béninoise

Lu dans la Matinal, quotidien du Bénin du
8/01/2002A. "A Bohicon, située à 135 km de Cotonou, seuls
deux cybercafés offrent officiellement leurs services aux amoureux
du Web. Le tarif appliqué est de 1000FCFA l’heure. Dans ces 
deux centres de communication par Internet, on croise des banquiers, des
opérateurs économiques, des expatriés, des hommes
d’affaires et surtout les scolaires. De façon générale,
les élèves rencontrés dans les cybercafés ont
un goût prononcé pour les échanges érotiques.
Ils passent d’ailleurs le plus clair de leur temps à contempler
avec délectation les images érotiques qu’affiche le moniteur
après qu’il eut été sollicité. Dès qu’ils
s’installent devant l’écran de l’ordinateur, c’est pour voir si
leurs correspondants (généralement des femmes) à l’autre
bout du village planétaire ne leur ont pas envoyé des messages
qui, la plupart du temps, traitent des questions sentimentales mais rarement
des Maths, de la philosophie, des sciences physiques". ( voir http://www.h2com.com/lematinal/).

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Coupe D’Afrique des Nations de
football. La Mali touchera peu de dividendes

Le Mali ne touchera pas un centime sur les droits de
retransmission télévisée des matches de football de
la Coupe D’Afrique des Nations qui s’est déroulé fin janvier
au Mali. La confédération africaine de foot les a cédés
à Jean-Claude Darmon ( grand argentier du foot français ),
qui les a revendus 1,5 millions de dollars à une télévision
sud-africaine et à une chaîne cryptée saoudienne pour
les pays arabes. Les matches sont filmés par une équipe
de reporters espagnols qui en ont l’exclusivité. Les panneaux publicitaires
sont directement commercialisés par la CAF (Confédération
africaine de football), à l’exception de quelques emplacements qui
ont été offerts aux organisateurs.

Le Mali a officiellement injecté 60 milliards
de francs CFA (91,4 millions d’euros) dans l’ensemble du projet, on évoque
aussi un chiffre plus proche du double. En particulier 6 stades ont été
construits par des chinois alors que 4 suffisaient mais il a fallu satisfaire
toutes les régions.

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Mali : retour de MALITEL
La société malienne de téléphonie
mobile, MALITEL SA, a mis à la disposition de sa clientèle
30000 lignes supplémentaires qui seront élargies aux différentes
villes sites de la coupe d’Afrique des nations de football. MALITEL
SA met à la disposition de ses clients, plusieurs services dont
la messagerie vocale, l’accès à l’international et
les mobiles à cartes.

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Privatisation au Zimbabwe
Le gouvernement du Zimbabwe a annoncé sa volonté
de privatiser partiellement ses deux compagnies de télécommunication.
Un des objectifs annoncés de cette opération consiste à
combler le déficit budgétaire. Selon les observateurs ce
déficit va en augmentant alors que les autorités augmentent
les dépenses en vue des élections présidentielles

Une participation de 30%sera proposée à
un investisseurstratégique dans le réseau de téléphone
fixe, Tel- One, et le réseau mobile, Net-One. Tel-One est resté
un monopole dans le marché du téléphone fixe, deux
ans après que le gouvernement eut libéralisé l’industrie,
alors que Net-One est le deuxième plus grand réseau de téléphone
mobile du pays. (Source agence PANA http://www.panapress.com)

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Thuraya opérateur de
satellite contesté au Bénin

Le 24 Septembre 2001, une autorisation spéciale
avait été accordée au groupe THURAYA-BENIN, pour l’exploitation
du cellulaire de type THURAYA au Bénin. Le 10 octobre dernier, ladite
société a versé au titre des frais d’agrément,
une somme de 20 millions de francs CFA. Mais les syndicats de l’Office
des Postes et Télécommunications, le Synapostel et l’Utrapostel,
ne l’entendent pas de cette oreille. Tout d’abord la somme de 20 millions
leur paraît ridicule puisque selon eux, en six mois d’exploitation,
la société aura déjà récupéré
tout son investissement. De plus Thuraya-Bénin serait illégale
puisque le décret 97-431 du 4 septembre 1997, indique que l’on ne
peut faire de la Télécommunication au Bénin, qu’en
empruntant le matériel de l’OPT qui n’est pas encore privatisée.
Or Thuraya-Bénin, ne passera pas par les installations de l’OPT.
Les syndicats estiment que l’OPT en ressortira affaibli. (source
oridev www.oridev.org d’après le journal local la Tribune
du 21/12/2001).

Thuraya a aussi commencé une campagne de publicité

pour proposer se services au Mali.

Le premier satellite de Thuraya Satellite Telecommunications

Company construit par Hughes Space and Communications International a été

lancé par le consortium Sea Launch, basé aux Etats-Unis sur

une orbite géostationnaire en juillet 2000. Il doit couvrir

99 pays du Moyen-Orient, de la moitié nord de l’Afrique, de l’Asie

centrale et du sous-continent indien. Thuraya est détenue par une

quinzaine de sociétés, dont les opérateurs Etissalat

(26%), Arabsat (10%) et la qatariote Q-Tel (10%), et a déjà

signé des contrats avec de nombreux opérateurs. Le lancement

d’un second satellite est prévu avant la fin 2002. En Afrique, outre

le Bénin et le Mali, Thuraya est présent au Soudan, Libye,

Egypte, Tunisie, Algérie, Ghana, Guinée, Cameroun, Mauritanie,

République Centrafricaine, Nigéria et Maroc. Il a récemment

signé des accords au Tchad et au Sénégal.

Thuraya aurait déjà vendu 30000 mobiles

dont 14000 seraient utilisés. Elle devrait étendre ses services

en Algérie, Iran, Arabie Saoudite, en Turquie et en Inde. 

L’opérateur Thuraya a signé des accords avec 120 opérateurs,

105 pays peuvent recevoir ses appels. Il a par ailleurs signé 94

accord de roaming. Lors du lancement du service en mai dernier on annonçait

le prix des communications à 4,5FF la minute hors taxe et le prix

du terminal à 7000 FF hors taxe.

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En Bref

La Chine comptait 144,8 millions d’abonnés

au téléphone portable, elle prévoit d’en avoir 260

millions en 2005. Le taux de pénétration a atteint 11,2%

contre 6,7% l’année précédente. L’abonnement est de

(50 yuans) 6 dollars par mois et la minute coûte 0,4 yuan avec un

abonnement et 0,6 sans. Deux opérateurs, China Mobil et China Unicom

mais les coûts restent très élevés et la presse

demande une baisse sensible des tarifs.

Au Sénégal, une convention sonatel/ministère

de l’éducation a été signée en juin dernier

qui prévoit des réductions de 75% pour les liaisons RTC et

de 50% sur le prix des LS.

 Les activités INMARSAT de France

Télécom ont été filialisées à

100% sous le nom de France Télécom Mobile 

Satellite Communications (FTMSC). FT se classe au 3ème rang des

opérateurs Inmarsat, avec plus de 16% 

de part de marché mondial. Le chiffre d’affaires 2001 s’est élevé

à 113 millions 

d’euros, en hausse de 12,3% par rapport à l’année précédente.

A Madagascar, France Telecom semble vouloir contester

certaines procédures lors de choix de Distacom comme adjudicateur

provisoire, pour la privatisation de Telma. La grave crise politique que

traverse actuellement le pays rend difficile la poursuite du processus

de privatisation. (Source http://www.madanews.com)

Près de 205000 suppressions d’emplois ont

été enregistrées en 2001 par les plus grands constructeurs

de matériel de télécommunications que sont Nortel,

Motorola, Ericsson, Lucent, Alcatel, Marconi, Avaya, Nokia, JDS, Uniphase

et Corning. Le marché mondial a baissé de 4% à 365

milliards de dollars. Les perspectives pour 2002 ne semblent pas rassurantes.

ATT et Lucent annoncent déjà des milliers de nouvelles

suppressions d’emplois

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Courrier

Entretenir des relations

avec des personnels des services postaux

Messieurs,

Je viens de lire des informations sur votre organisme

avec lequel je souhaite entretenir des relations plus cordiales et profondes

pouvant donner lieu à des échanges fructueux.

Contrôleur des Postes et Télécommunications,

formé en administration, gestion et marketing à l’ENSPT de

Yaoundé, je suis actuellement en service au Centre des Chèques

Postaux de Yaoundé en qualité de Chef Section Compensation

Encaissement et Domiciliation.

 Par votre entremise, je voudrai entretenir

des relations avec des personnels des services postaux en général

et ceux du domaine des services financiers de la Poste en particulier.

Ceci pour accroître mon capital de savoir pour rendre mieux adapté

mon savoir- faire et mon savoir-être. Je vous saurai gré des

dispositions concrètes que vous prendrez pour rencontrer mon besoin.

Ngandi Messi Appolinaire Désiré.

nmadesire@yahoo.fr

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Mes meilleurs voeux de nouvel

an 2002. Et l’Afrique Centrale ?

Je continue à suivre l’évolution des activités

de CSDPTT et celle des autres associations de l’Afrique de l’ouest. Cependant

dans toute la ligne de vos publications vous ne faites rien allusion à

des associations de l’Afrique centrale. Cela peut-il avoir pour signification

un désintéressement de votre part à notre endroit ?

Evarite Bekanga Bokuta Botshitshi.

Président FDSF/ongd.

evaristebekanga@hotmail.com

Rep : Il ne s’agit bien sur pas d’un

parti pris de notre part mais plutôt du fait que nous n’avons pas

de correspondants en Afrique Centrale.  B. J.

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Initiatives

L’Internet haut débit

pas cher ?

Une première expérience a lieu à

Seattle. Un réseau local sans fil à très haut débit

a ainsi été installé à Seattle composé

de plusieurs centaines d’antennes relais et depuis peu à San Francisco

aussi. Techniquement, le réseau utilise la bande de fréquence

à 2,4 GHz et s’appuie sur la norme IEEE 802.11b rebaptisé

Wifi. Elle permet d’échanger des données à 11

Mbits/s (1,38 M0/s) sur 50 à 100 mètres, une distance 

qui peut être portée à plusieurs kilomètres

via un réseau d’antenne relais. Ces équipements utilisent

une puissance de 250 mW. Les coûts : 150 euros pour la carte à

installer sur l’ordinateur auxquels il faut ajouter entre 300 et 500 euros

pour le serveur centralisé.

Le site http://www.wireless-fr.org se veut le relais

de cette expérience en France dont voici la profession de foi :

" Ce réseau permettra le partage et le transfert de tout fichier

numérique en haute qualité à des débits élevés

 : films, musique, visioconférence, concerts, etc... et le partage

de connexion Internet, au bon vouloir des personnes qui auraient l’envie

et les possibilités de le faire. Cependant, nous ne sommes pas fournisseur

d’accès à Internet !!!! Et pour finir, nous voulons garantir

la vie privée des utilisateurs grâce à la cryptographie.

Notre philosophie ressemble à celle du logiciel

libre, la volonté de gratuité, de partage pour tous. Ce développement

se fait sur nos propres moyens humains et matériels. Nous acceptons

les donations. Nous voulons rester autonomes, libres et indépendants.

Nous voulons propager la notion du libre, du partage et de la gratuité."

Les 6èmes rencontres de l’Internet ont donné

lieu à une démonstration. Plusieurs joueurs ont en effet

pu jouer avec une centaine d’autres réunis à quelques 2 km

de distance grâce à une liaison radio et un relais installé

en un point haut. Coût du matériel : 3.000 euros. Pour les

techniciens, le Wifi (pour "wireless fidelity", fidélité

sans fil) est une norme austère. Mais en pratique, c’est un réseau

informatique à très haut débit qui peut couvrir un

immeuble, un quartier, une gare, un aéroport ou un campus universitaire.

L’Autorité de régulation des télécommunications

(ART) se veut bienveillante. "Les utilisations du Wifi qui déborderaient

sur la voie publique sont a priori interdites mais il peut y avoir des

autorisations exceptionnelles", a expliqué son émissaire

à Autrans, Guillaume Gibert qui a reconnu que les conditions d’utilisation

du Wifi étaient plus restrictives en France qu’à l’étranger.

Reste qu’il faut bien se relier d’une façon au d’une autre

au réseau mondial.

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Un projet de radio rurale à

Madagascar

Ambatofinandrahana à l’Ouest d’Ambositra dans

le centre sud-ouest est une région très vaste, mais

sous peuplée (superficie 11000 km2 ayant 110.000 habitants).

Elle représente 1/60 de la superficie de Madagascar.

Elle est composée de 9 communes très éparpillées

et enclavées pendant la saison des pluies. Les villages au sein

de chaque commune sont aussi éloignés les uns des autres.

Dans le cadre du projet de développement d’Ambatofinandrahana,

la place de la radio rurale est très importante. Un des objectifs

est de promouvoir les échanges des informations d’une manière

horizontale entre les villageois, par exemple : échanges de savoir

faire en matière d’agriculture et d’élevage, faites par les

paysans eux mêmes, transmissions de débats publics.

Une des activités prioritaires est l’installation

de petites stations de radio de proximité dans les neufs communes.

Actuellement, compte tenu de l’urgence de la situation,

à cause de la campagne électorale, pour le deuxième

tour, il est prévu d’installer les deux premières unités

dans les communes de Soavina et d’Ambondromisotra. Les matériels

de base sont déjà disponibles : deux émetteurs de

15 watts chacun alimentés par des batteries de voiture. L’enjeu

de l’opération actuelle, c’est alors tout simplement de réseauter

la circonscription et ses environs en petites stations de radio rurale

fonctionnant avec des batteries de voiture..

Le budget minimum nécessaire est de 10.000 FF

pour l’achat des accessoires manquants tels que : batteries, antennes,

table de mixage, lecteurs cassettes et micros S’il y a un surplus, il servira

à acheter les autres matériels supplémentaires comme

les dictaphones, lecteur CD, micro. Un appel à la collecte de fond

a été lancé par le député indépendant,

DAMA du groupe Mahaleo très connu à Madagascar, investi dans

le développement local. Les 10000 FF ont rapidement pu être

rassemblés mais d’autres appels de fonds devraient bientôt

être lancés pour poursuivre le projet.

Pour la durabilité du projet, une ONG dénommé

Mampitraka (littéralement, "qui pousse à se tenir debout")

prend en charge la formation des jeunes pour une meilleure gestion des

deux stations En trois ans, un travail immense d’appui technique

aux paysans a été réalisé en matière

d’agronomie, d’élevage et d’environnement... Une opération

"eau potable" a été concrétisée avec la mise

en place d’un réseau de pompes publiques villageoises (une pompe

pour 10 foyers environ à chaque fois)... Une bibliothèque

a été construite qui va devenir ambulante bientôt...

Une première station radio ( " Rijan’Ambato " ) animée par

une petite équipe de bénévoles (collégiens,

lycéens, enseignants etc.) fonctionne déjà à

Ambato même (où l’électricité ne marche que

de 16 h à minuit) : les paysans de la circonscription y dialoguent

entre eux, mais aussi avec les techniciens d’agriculture, d’élevage

et d’environnement du coin ; on y échange aussi sur la culture,

l’éducation, la santé publique...

Pour en savoir plus, écrire à stopauvert@dts.mg

ou à Fano fano.rakotoarisoa@oreka.com et Jean-Claude Rabéherifara

jcrabeh@hotmail.com Voir aussi à l’adresse http://www.croissance.com/radio.html,

où figurent des photos.

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Articles

Nous vous proposons le deuxième

volet dune série d’articles traitant de l’UIT, l’Union Internationale

des Télécommunications. A l’approche de la conférence

mondiale de l’information prévue en 2003, il nous semble important

de présenter cette agence de l’ONU en charge des télécommunications.

Ces articles sont écrits par Jean Louis Fullsack, ancien expert

de l’UIT. Nous espérons par ces articles ouvrir le débat

et nous vous invitons à le poursuivre sur notre forum. 

La Rédaction

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L’UIT la veille dame des télécommunications

dans la tourmente libérale (2)

Le secteur du Développement de l’UIT (UIT-D)

Introduction

Dans le premier article nous avons présenté

l’UIT, dégagé son organisation et ses tâches fondamentales

et enfin décrit succinctement son fonctionnement.

Dans le présent article nous examinons comment

l’UIT assure ses fonctions et fait face à ses obligations dans le

développement des télécommunications.

Comme le précisait le premier article de cette

série, le Bureau du Développement des Télécommunications

(BDT) représente en termes organisationnels le Secteur du Développement

(Secteur D) dans la structure et l’activité de l’UIT. On désigne

ce Secteur par l’acronyme UIT-D, de même que l’acronyme UIT/BDT désigne

l’entité BDT au sein de l’UIT. Son Directeur actuel, élu

par la Plénipo de Minneapolis (1998) est Hamadoun TOURE.

Mission et fonctions de l’UIT-D

Ainsi qu’il est énoncé dans l’article 1

de la Constitution et dans le Plan stratégique de l’Union pour la

période 1999-2003 reproduit dans la résolution 71 de la Plénipo

de Minneapolis (1998), l’UIT-D a historiquement une double responsabilité

en matière de développement :

1. en tant qu’institution spécialisée

de l’Organisation des Nations Unies, l’UIT-D met en œuvre des programmes

et des activités tels que les Plans d’action établis par

les Conférences Mondiales de Développement des Télécommunications

(CMDT) de Buenos-Aires (1994) et La Valette (1998) et assure des activités

de coopération et d’assistance technique à l’intention des

Pays en Développement ;

2. en tant qu’agent d’exécution pour la mise en

œuvre de projets dans le cadre du système de développement

des Nations Unies ou d’autres arrangements de financement, l’UIT-D met

en œuvre de nombreux projets de développement en utilisant des fonds

provenant essentiellement de sources extérieures au budget ordinaire

de l’UIT1 , par exemple crédits du Programme

des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et fonds d’affectation

spéciale. Exemples : fonds mis à disposition par les institutionnels

africains comme la Banque Africaine de Développement (BAD) ou par

des organismes régionaux comme la Communauté Economique des

Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) etc …

Ainsi qu’il est également énoncé

dans le Plan stratégique de l’UIT, pour accomplir sa mission l’UIT-D

couvre cinq grands domaines du développement des télécommunications

 :

- la réforme du secteur des télécommunications,

c’est-à-dire essentiellement la déréglementation du

secteur national des télécoms et son ouverture à la

concurrence,

- les technologies,

- la gestion des réseaux et des services,

- les finances et

- les ressources humaines.

La mission de l’UIT-D s’appuie sur quatre orientations

principales par lesquelles le Secteur effectue ses tâches

 :

- l’assistance directe (y compris l’exécution

des projets),

- la mise en valeur et la mobilisation des ressources,

- les partenariats, par exemple entre secteur public

et privé ou entre sociétés privées et

- l’échange d’informations,

qui se reflètent toutes dans la structure organisationnelle

du BDT.

En termes de répartition spatiale de sa structure

l’UIT-D a déconcentré son activité dans cinq régions

du monde par des représentations régionales. Ainsi l’Afrique

est-elle divisée en quatre sous-régions (le siège

de la représentation sous-régionale est entre parenthèses)

 :

- Afrique de l’Ouest (Dakar),

- Afrique Centrale (Yaoundé),

- Afrique de l’Est (Addis-Abeba) et

- Afrique Australe (Harare).

Ces représentations sous-régionales sont

coordonnées au niveau régional (pour l’Afrique : Addis-Abeba)

et placées sous l’autorité de l’Adjoint du Directeur du BDT

 : K. Mirsky.

Les autres représentations régionales sont

l’Amérique (Brasilia), l’Asie-Pacifique (Bangkok) et la Région

Arabe (Le Caire) ; une cinquième vient d’être créée

pour l’Europe à l’attention des pays de l’Est notamment.

On notera que la Plénipo de Minneapolis a émis

unerésolution allant dans le sens d’unrenforcement de la présence

régionale de l’UIT. Déconcentration (suite) ou décentralisation
 ? La question n’est pas anodine …

Fonctionnement de l’UIT-D
La Constitution de l’UIT stipule que le Secteur du Développement
fonctionne selon les termes fixés par

- les Conférences Mondiales (exemple : CMDT 02)
et Régionales (exemple Africa Telecom 01) de Développement
de Télécommunications,

- les Groupes d’Etudes de Développement des Télécommunications
 ; deux Groupes d’études (Commission d’Etudes #1 et #2)
ont été créés par la CDMT 98,

- le Groupe Consultatif pour le Développement des Télécommunications (GCDT) et
- le Bureau de Développement des Télécommunications (BDT).
Ce fonctionnement ne va pas sans difficultés comme l’ont prouvé les consensus laborieux à la CDMT de La Valette
(1998) et les résultats peu encourageants des Conférences Régionales de Développement en termes d’objectifs clairs
et cohérents. Le Conseil de l’UIT
a donc proposé de les remplacer par des réunions régionales
de préparation de la CDMT proche. Cette proposition peut être
intéressante dans la mesure qu’elle implique plus fortement les
représentations régionales de l’UIT, les membres de l’UIT
de la Région concernée, et –mais cela est une autre histoire-
les partenaires régionaux, internationaux, nationaux et locaux.

D’autre part les ressources limitées du BDT -174
emplois dont une quarantaine à durée déterminée,
mais aussi plus de 40 emplois vacants et un budget annuel de PME- ne lui
permettent pas de répondre à toutes les requêtes des
PeD, même si elles sont formulées par les organes cités.
Or la fourniture d’assistance directe aux pays en développement
représente une composante majeure de l’activité du BDT. Le
Conseil a fortement requis des suggestions pour pallier cette carence due
en partie aussi aux fonds limités à la disposition du BDT
pour la mise en œuvre des programmes définis notamment par les CDMT.
Cette carence conduit (oblige !) à des recherches de « partenariats
 » qui ne sont jamais neutres lorsque les « partenaires »
sollicités sont des sociétés « majors »
de l’industrie des télécoms et en particulier le lobby Internet
emmené par les USA. Le risque est dès lors très grand
de voir l’action du BDT dévoyée de ses principes fondamentaux,
y compris éthiques. Nous en verrons quelques exemples dans le troisième
volet de la « saga de l’UIT ».

L’organigramme (diffusion strictement interne à
l’UIT) illustre cette tendance car on y voit dans le « Département
des politiques, des stratégies et du financement » une Division
« Partenariat avec le Secteur privé » alors qu’il n’existe
aucune structure même élémentaire pour le Secteur public.
Ce qui montre bien l’engagement de l’UIT dans le discours néolibéral
au détriment de ses mandants des Pays en Développement dont
les télécommunications –surtout du réseau fixe- relèvent
encore d’un régime de monopole d’Etat pour une part importante d’entre
eux.

Par ailleurs le fonctionnement du BDT -et plus largement

du Secteur du Développement- manque singulièrement de contrôle

intermédiaire de son activité et aucun bilan d’étape

n’est publié. Ce constat est déploré même par

le Conseil. Ajouté au fait que le recrutement des cadres supérieurs

relève souvent de la cooptation, on perçoit que la transparence

n’est pas le point fort de « notre UIT ». Un bon exemple est

la part prise par le BDT dans la gestation douteuse d’Africa ONE et –en

même temps- son inefficacité dans le projet Rascom. Deux projets

majeurs s’il en est pour l’avenir des télécoms en Afrique,

et fortement divergents par leur nature. J’attends quelques interpellations

sur ces projets … et beaucoup d’autres dans le Forum. A vos plumes dès

aujourd’hui, amis en France et surtout en Afrique !

Post Scriptum

Je ne vous ai pas recopié la page de présentation

du BDT mais vous invite à vous y rendre (www.itu.int/highlights/overview/

). Une page encore plus intéressante et plus focalisée sur

les préoccupations de CSDPTT est celle consacrée à

la Réunion préparatoire régionale pour l’Afrique à

la CMDT 02 (Yaoundé, mai 2001) que l’on peut trouver sur le site

de l’UIT. Nous en parlerons plus longuement dans le 3ème volet de

notre série sur l’UIT, mais dès maintenant je signale l’importance

de cette Réunion de Yaoundé et quelques vues plus que contestables

qui s’y sont exprimées. Sera-t-il encore temps pour apporter aux

représentants africains à la CDMT notre éclairage

sur ce qui s’y est dit et décidé ? Oui, si ces représentants

veulent bien « écouter une musique différente »

de celle ronronnée par les protagonistes de « la pensée

unique » … dont –hélas- l’UIT.

Jean Louis Fullsack

1 On se rappellera que le budget

biennal 2000-2001 est d’environ 340 MFS soit à peine 122 MEuros

par an ; ce budget est de l’ordre du millième du Chiffre d’Affaires

d’un « opérateur majeur » …

2 On en détaillera les « 

Questions » qu’elles doivent traiter dans le prochain article

3 Le Conseil compte actuellement

46 Etats Membres des cinq Régions que distingue la Constitution

 : Région A : Amériques, Région B : Europe Occidentale,

Région C : Europe Orientale, Région D : Afrique, Région

E : Asie et Australasie. Pour l’Afrique les Etats Membres actuels sont

l’Algérie, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire,

l’Egypte, le Gabon, le Kenya, le Mali, le Maroc, le Sénégal,

la République Sudafricaine, la Tanzanie et la Tunisie