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Lettre de Novembre 2000

Novembre

mercredi 1er novembre 2000, par Alain


La Lettre de novembre 2000
No : 60

 
Sommaire :


Editorial :

Vers de nouvelles formes de coopération ?
Echos de CSDPTT et de ses correspondants
Soutien au CEFRAR (Côte d’Ivoire)
Rencontre avec l’ADER
Mission CSDPTT au Mali

Echos des postes et télécomunications dans le monde
Sénégal : ambitions gouvernementales
Sénégal : polémique autour des opérateurs de
mobiles
Mauritanie :Bientôt les portables
En Bref : Burkina, Chine, Madagascar, Kenya, Mali, Bénin, France Télécom,
Niger, Cameroun


Point de vue
 : Africa On Line et le paradoxe de l’accessibilité

 Article : Rapport de Stage au Télécentre Communautaire Polyvalent De
Tombouctou

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__________________________________________________________________

 Éditorial
 : Vers de
nouvelles formes de coopération ?
La mission que vont effectuer deux adhérents de csdptt au Mali constitue
pour nous une grande première. Pour la première fois en effet celle-ci est
préparée en partenariat avec une association l’AVDT (Association des
Volontaires pour le Développement des télécommunications), identique à
CSDPTT c’est-à-dire qui rassemble des salariés de la SOTELMA. Nous en
attendons beaucoup. Nous pouvons d’ores et déjà exprimé notre satisfaction,
non seulement de la forte mobilisation des membres de l’AVDT mais aussi des
relations d’amitié qui se profilent.
 Voilà longtemps que nous souhaitions la mise en place de tel partenariat.
La coopération institutionnelle a en effet montré ses limites. Nous voulons
passer de l’aide à la coopération dans le sens ou deux partenaires sont
acteurs à égalité. La bonne volonté ne suffit pas. Ce qu’il faut c’est
rechercher l’efficacité. Pour cela est nécessaire l’appropriation des
projets par les partenaires et leur poursuite en complète autonomie. Nous
savons qu’un projet ne peut aboutir efficacement sans une demande portée par
des partenaires locaux, dont on sait intégrer les réflexions, par ailleurs
mobilisés et actifs.
C’est bien parce que ce n’est pas le cas au Burkina que nous rencontrons des
difficultés à terminer un projet de téléphonie rurale.
Vive donc l’amitié et la coopération CSDPTT - AVDT Mali. Et vivement que le
personnel de l’ONATEL s’organise au Burkina.
Bruno Jaffré

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Soutien au CEFRAR (Côte d’Ivoire)
André L. (CSDPTT Paris) a rencontré par deux fois les membres du CEFRAR
(Centre de Formation et de recherche en Animation Rurale), une ONG
ivoirienne, à Abidjan en Côte d’Ivoire en septembre. Il a pu apporter
quelques éclaircissements sur les solutions éventuelles en téléphonie
concernant la région du Bas Sassandra. Par ailleurs Guy B. (CSDPTT Annecy),
qui a travaillé dans ce pays, a pu leur prodiguer de précieux conseils et
leur fournir des informations utiles. Nous avons par ailleurs appris que le
CEFRAR allait faire appel à un ingénieur conseil local pour la suite du
projet. Il n’est bien sur pas question que l’action de csdptt entre en
concurrence avec des emplois locaux.
Rappelons que le CEFRAR avait sollicité CSDPTT pour l’aider à mettre en un
projet de développement intégré de la région du Bas-Sassandra. Il s’agit
pour ce qui nous concerne d’améliorer la communication de la région et de
réfléchir au moyen d’étendre au mieux le réseau téléphonique en
collaboration avec la CITELCOM.
On ne peut qu’espérer que les graves évènements qui viennent de se dérouler
en Côte d’Ivoire soient suivis par une rapide amélioration sans laquelle un
tel projet risque de ne pas voir le jour.

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Rencontre avec l’ADER
Une délégation de CSDPTT a rencontré le 28 septembre les responsables de
l’ADER (association pour le développement économique), très active dans la
région de Kayes, ainsi que des représentants des villages de la zone de
Diombougou et de Guidimaxa aussi dans cette région.
Les représentants des migrants ont confirmé leur forte demande en moyen de
communication. Ils souhaitent raccorder les villages entre eux, les villages
avec Kayes et les villages avec le monde entier. Ils ont exprimé leur
satisfaction de l’existence d’une ONG telle que CSDPTT présente dans le
domaine des télécommunications. CSDPTT a brossé un tableau du contexte
général dans lequel émerge cette demande (privatisation imminente et
conséquences à en attendre, précédent de la région de Yélémané dans
laquelle
la SOTELMA a raccordé un certain nombre de villages après une action des
migrants, émergence des solutions par satellites... ).
Il a été convenu que CSDPTT étudierait dans quelle mesure il serait possible
de répondre à cette demande lors d’une prochaine mission au Mali. Les
rapports se sont depuis poursuivis permettant que s’approfondisse la
confiance mutuelle. L’ADER a en particulier fourni à CSDPTT de nombreux
renseignements concernant la région.

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Mission CSDPTT au Mali
Une mission de CSDPTT composée de Hervé M. (Nice) et Patrick F. (Nancy)
séjournera au Mali du 7 au 28 novembre. Cette mission est très activement
préparée depuis plus d’un mois en lien direct avec l’AVDT (Association des
Volontaires pour le Développement des Télécommunications) qui regroupent des
salariés de la SOTELMA.
C’est la première fois qu’une mission est préparée de cette façon et CSDPTT
éprouve une grande satisfaction de la mobilisation qui semble se faire jour
au sein de l’AVDT.
Un programme a donc été préparé en collaboration avec l’AVDT et la SOTELMA
qui comporte une formation en informatique, l’étude de différentes demandes
de téléphonie rurale ainsi que qu’une étude de mise en place d’un télécentre
communautaire associatif. La mission devrait se rendre à Bamako, Mopti
(peut-être Ségou à la demande de la SOTELMA), Tombouctou et Kayes si le
temps le permet.

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Sénégal  : ambitions
gouvernementales

Dans une interview donnée au quotidien Le Soleil, le ministre de la
culture
et de la communication, M. Mamadou Diop Decroix, a fait part des ambitions
de son pays dans le domaine des télécommunications.
C’est ainsi que le Sénégal s’est fixé pour objectif de raccorder 7000
villages au réseau téléphonique (en plus des 1000 déjà raccordés) d’ici la
fin 2000 ou au plus tard au cours du premier semestre 2003. Toutes les
technologies les plus récentes devront être utilisées, boucles locales radio
et satellites. Il faut en outre que partout où le téléphone est installé,
que le village dispose aussi d’énergie et de connexion Internet.
Mais selon Batik, le bulletin de l’association OSIRIS (http://www.osiris.sn)
« il existe 13.500 villages à raccorder au téléphone mais le rythme de
raccordement n’est que de 100 villages par an... Près de 4700 villages ont
une population inférieure ou égale à 50 habitants ».
Le ministre fait par ailleurs état de plusieurs offres qui proposent un
package complet comprenant une alimentation par le solaire.
D’autre part, dans le domaine des téléservices, le ministre affiche
l’objectif de 100000 créations d’emplois d’ici 5 ans soit 20 à 25000 par an.
Enfin dans la foulée de Bamako 2000, Le Sénégal organisera la conférence
Dakar 2001 qui aura pour thème « Citoyenneté et Société de l’Information ».

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Sénégal : polémique autour des
opérateurs de mobiles

Coup sur coup, le gouvernement du Sénégal a pris la décision de résilier le
contrat liant SENTEL et a décidé de se pencher sur les conditions dans
lesquelles Alizée exploite l’autre réseau de téléphone mobile.
La SENTEL, filiale de la société Millicom International est accusée de ne
pas avoir respecté le contrat signé lors de l’attribution de la deuxième
licence d’opérateurs de mobiles. En particulier, il lui est reproché un trop
faible volume d’investissements, une couverture insuffisante des villes de
l’intérieur. En outre le gouvernement se plaint d’une insuffisance
d’informations techniques et financières de la part de SENTEL. Mais selon
les commentateurs, la source du problème résiderait dans le prix payé par la
SENTEL en 1999, donc sous le gouvernement précédent, pour l’octroi de sa
licence à savoir 50 millions de FCFA. D’autant plus que la Mauritanie
voisine vient de céder une licence au prix de 19 milliards de FCFA.
Le gouvernement a aussi accusé la SENTEL de ne pas avoir payé les redevances
dues ce dont les responsables de la dite société se défendent.
Finalement, la licence de SENTEL ainsi retirée sera revendue au bout d’une
période de transition dont la durée n’est pas précisée, avec la possibilité
pour Sentel-GSM de postuler pour le rachat à des nouvelles conditions.
Quant à Alizée, la filiale de la SONATEL exploitant le deuxième réseau
cellulaire, le gouvernement semble vouloir remettre en cause les conditions
de cession du tiers des actions de la SONATEL à France Télécom en 96. A
cette époque cette opération avait été réalisée pour 70 milliards de FCFA
alors que la valeur totale de la SONATEL était estimée à 210 milliards. Mais
depuis le changement politique, les nouvelles autorités semblent considérer
que la licence d’exploitation du réseau mobile a été cédée à 0 FCFA à
Alize
tandis que les anciennes autorités s’en défendent en déclarant que la valeur
de la licence a été incluse dans les 70 milliards. Ces dernières expliquent
qu’il était prévu dès le départ que la SONATEL devait faire de la téléphonie
mobile comme le notifiait le cahier des charges.
A propos de la session d’une partie du capital de la SONATEL à France
Télécom en 96, le quotidien Sud rapporte que le directeur des Etudes et de
la Réglementation de la Poste et des Télécommunications (Drept), Cheikh
Tidiane Ndiongue avait alors démissionné pour se démarquer de ce qu’il
considérait comme des « entorses aux procédures".

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Mauritanie :Bientôt les portables
Le premier réseau de téléphonie mobile a été lancé début octobre en
Mauritanie. Il sera exploité par la société MATTEI, fruit d’un partenariat
entre les opérateurs privés mauritaniens et la Société Tunisienne des
Télécommunications. Cette société a investi 50 millions de dollars pour le
lancement du réseau dont 28,5 millions pour l’achat de la licence à l’Etat
mauritanien. Elle se fixe pour objectif d’atteindre à terme 40000 abonnés.
MATTEI va devoir affronter la concurrence de la société d’Etat Mauritel
Mobile qui a bénéficié de la gratuité de la licence et devrait commencer ses
opérations en janvier prochain.
En Bref
Les travailleurs de l’ONATEL au Burkina ont massivement cessé le travail
début octobre à l’appel du collectif des organisations pour que la
justice
soit faire après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo. 
La Chine a annoncé la création d’un fond de soutien aux entreprises
chinoises investissant en Afrique qui devrait bénéficier principalement aux
télécommunications. Les chinois sont déjà présents dans Madacom exploitant
le GSM à Madagascar et ils ont équipé un réseaux GSM au Kenya.
Plusieurs opérateurs auraient déjà fait des propositions au Mali pour
répondre au projet de raccordement des 701 communes à Internet, notamment
les sociétés WorldSpace et ALCATEL. Par ailleurs il semble que le conflit à
propos de l’opérateur GSM soit résolu après le rattachement effectif de
l’opérateur de mobiles à la SOTELMA. Des techniciens de la SOTELMA ont
effectivement reçu des formations
L’OPT du Bénin a publié un bilan de la carte TELEPLUS qui permet d’appeler
de n’importe quel poste de téléphone. Après un an d’existence, 250000 cartes
ont été vendues pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliards de FCFA. (source
orit@ N°7 <http://www.anais.org/oridev/orita>).
Statistiques de la présence de France Télécom dans la téléphonie mobile en
Afrique et au Moyen Orient (juin 2000) :
Egypte (Mobilnil), 850000 abonnés,
Sénégal (Alizée) 110000 abonnés,
Côte d’ivoire (Ivoiris) 160000 abonnés
Cameroun (Mobilis) 20000 abonnés
Botswana (Vista Cellular) 40000 abon.
Madagascar (Antaris) 30000 abonnés
Centrafrique (Caratel) ?
Liban (Cellis) 350000 abonnés
Jordanie (Mobile Com) nouveau
Israël (Orange) 500000 abonnés
Les tarifs d’accès à Internet au Niger sont les suivants : Mise en service,
10050 FCFA, abonnement mensuel 4950 FCFA, coût de la connexion 50FCFA la
minute, coût de la communication 75 FCFA toutes les 1 mn30 (prix hors taxe).
Une réduction de 50% est accordée la nuit de 19h à 7h et le samedi à partir
de 13h, les dimanches et jours fériés. Pour une liaison permanente, la
création est respectivement de 165000, 199500, 499875 FCFA pour des
liaisons de 19,2, 28,8 et 64 kbps, l’abonnement 400050, 495000 et
999750FCFA.
 L’arrivée de Newtech, nouveau fournisseur d’accès Internet au Cameroun,
filiale du groupe Bati-Route, dont le directeur est le fils du ministre des
finances, a entraîné une guerre des prix sur le coût horaire de navigation,
celui-ci étant passé en un mois de 3000FCFA de l’heure à 600FCFA.

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Nous publions ci-dessous le rapport de deux élèves de l’Ecole Central
Electronique (Paris 7 ème) qui reviennent d’un stage de plusieurs semaines
au télécentre de Tombouctou au Mali. Ils souhaitaient s’imprégner des
réalités du pays avant de se lancer eux-même dans un projet de
développement. Nous avons trouvé ces démarches intéressantes et leur avons
fait profiter des contacts de CSDPTT au Mali ce qui a abouti à ce stage.
La Rédaction

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Rapport de Stage au Télécentre Communautaire Polyvalent De Tombouctou
 Juillet 2000 (extraits)
Introduction.
Il faut tout d’abord savoir que ce stage est lié à l’association Unis Pour
Agir créée en début d’année au sein de l’école. Nous avions au départ
l’intention de monter un projet au Mali ; celui de créer un télécentre dans
la ville de Sévaré. Nous nous sommes vite rendu compte que ce projet n’était
pas réalisable en aussi peu de temps. En effet, beaucoup de choses nous
manquaient : tout d’abord les fonds, mais aussi la connaissance du terrain,
de la population, des télécommunications, de l’énergie et du pays en
général.
C’est ainsi que nous avons trouvé ce stage qui nous le savions allait être
une grande expérience.
Nous vous présenterons dans un premier temps notre environnement quotidien
qui faisait de ce stage une aventure inoubliable, suivi de la présentation
du TCP de Tombouctou. Nous verrons ensuite ce que le centre propose ainsi
que son organisation. Il s’ensuivra ce que nous y avons fait là-bas, et 
ce
que nous avons pu en penser.
Ce rapport représente notre expérience commune, nous l’avons donc écrit
ensemble afin de rassembler tout ce que nous avons vécu.
Tombouctou, ville mystérieuse aux 333 Saints
« Tombouctou, cité historiquement célèbre située entre le monde blanc et le
monde noir, à la lisière du désert, est une terre de rencontre. De riches
commerçants, d’habiles artisans et de fins lettrés venaient de tous les
horizons à la recherche de fortunes ou en quête de savoir. Très tôt, une
forte immigration de Soudanais, de Maghrébins et d’Arabes du Moyen-Orient
s’installa dans un climat d’échanges et de commerce. Cette position centrale
de la cité fur favorisée également par la politique d’ouverture de certains
de ses souverains tels que Kankou Moussa, Aquil Ag Meloual et Askia Mohamed.
En 1591 arrivèrent les soldats du pacha Jouder (Marocains et Européens) à
Tombouctou qui en firent la capitale du pachalik arma. L’influence de toutes
ces communautés marqua profondément la vie sociale et culturelle des
populations autochtones de Tombouctou. La cité sut tirer des vicissitudes de
son histoire et des multiples dominations qu’elle a connues (peul,
Toucouleur et française) un très grand profit. Au cours des ans, elle apprit
savamment à observer, à enregistrer, à accumuler lentement mais sûrement les
riches expériences des uns et des autres pour ensuite les digérer et les
faire siennes.
Au XVIe siècle particulièrement, les Tombouctiens adoptèrent une nouvelle
philosophie de vie basée sur l’instruction, le commerce et l’artisanat.
Cette population très laborieuse et très riche créa et adopta plusieurs
folklores tirés du riche patrimoine soudano-saharien. »
Tombouctou est une ville qui nous a beaucoup plu pour sa tranquillité et son
hospitalité.
Dès qu’on y sort un peu, on peut se balader sur les dunes de sable qui
commencent à devenir vertes pendant l’hivernage.
C’est vraiment très beau !
Internet au Mali
L’introduction des services Internet a déjà commencé au Mali, sous la
supervision de la SOTELMA. Une concession a été accordée à des
entreprises
locales (spider, ...). Actuellement il n’existe qu’un serveur Internet à
Bamako. Pour les usagers d’autres centres, les services sont plus coûteux,
puisqu’il faut payer des communications longues distance. Toutefois, la
SOTELMA étudie la possibilité de créer un système de services national
permettant à tous les usagers d’avoir accès au service selon un tarif unique
et peu élevé.
Le point d’accès Internet mis en place par la SOTELMA permet aux
administrations, entreprises et usagers du Mali de communiquer avec le monde
entier et de bénéficier des différents services (messagerie électronique,
transfert de fichiers, consultation de bases de données, etc.) disponibles
sur internet. L’installation d’un télécentre à Tombouctou permet à la
population d’avoir accès à ces services.
 Internet, est un outil facilitant la recherche d’informations, la
recherche
de nouveaux débouchés, et la communication entre organisations.
Internet offre la possibilité aux entreprises et aux organismes de se mettre
en valeur, mais aussi de mettre en valeur le pays. Ainsi, favoriser les
investissements et le partenariat, les relations économiques et commerciales
dans divers secteurs : Tourisme et artisanat, Agriculture, élevage et
pêche, Industrie, Enseignement, Culture, Santé.
Il est envisagé de mettre en place un programme spécial permettant d’établir
une liaison entre les réseaux et services du secteur public et Internet.
1. Le Télécentre Communautaire Polyvalent
1.1. Présentation du TCP
Le télécentre se situe actuellement dans les locaux de la Mairie. Mais nous
avons pu voir le nouveau bâtiment en cours de construction qui devait
l’héberger. Une grande somme d’argent a été dépensée par la communauté
locale dans ces travaux. Malheureusement il semblait encore loin de son
achèvement quand nous étions là-bas.
Les sommes investies les deux premières années pour sa création et pour ses
frais de fonctionnement sont de 723 431 $. Cet argent a été apporté par
plusieurs organismes internationaux. Les principaux bailleurs de fonds sont
 : Le centre de recherches pour le développement international (CRDI),
l’Union International de Télécommunications (UIT), l’Organisation des Unies
pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Organisation des
Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et l’Organisation Mondiale
de la Santé (OMS) et la SOTELMA (Société des télécommunications du Mali).
En décembre 2000, le TCP reviendra à la mairie de Tombouctou et devra donc
s’autofinancer pour sa pérennité.
1.2. Historique du TCP
Dans le cadre de l’initiative des Nations Unies pour l’Afrique, cinq pays
africains dont le Mali, ont été choisis pour développer et évaluer l’impact
de modèles de télécentres communautaires polyvalents sur le développement
rural.
Après diverses missions au Mali entre 1996 et 1997 - missions dirigées par
des organismes internationaux comme l’Union Internationale des
Télécommunications (UIT) et par L’Organisation des Nations Unies pour
l’Éducation la Science et la Culture (UNESCO) - pour cerner l’intérêt et
l’engagement des institutions nationales susceptibles de participer
pleinement à un tel projet pilote, l’exploitant national, la Société des
Télécommunications du Mali (Sotelma) a été sollicitée pour élaborer avec
les
partenaires internationaux un projet complet. Le Gouvernement du Mali a
retenu Tombouctou comme site du premier Télécentre Communautaire Polyvalent
(TCP).
L’objectif principal du projet TCP est d’engager les communautés rurales de
Tombouctou et les participants nationaux dans le processus de développement
d’un modèle abordable et viable de TCP donnant accès aux outils de
Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour améliorer le
développement rural.
Dans ce contexte, les objectifs spécifiques du projet pilotes sont entre
autres :

-  de définir les moyens permettant de mettre en place un télécentre
communautaire viable dans le contexte africain et plus particulièrement
malien, ainsi que de tester les stratégies élaborées en vue d’améliorer les
domaines du développement communautaire comme la santé, l’éducation, la
culture, le tourisme, l’artisanat, la jeunesse et les activités de femmes

- d’évaluer l’impact social, économique et culturel des TCP en ce qui
concerne le développement communal

- de contribuer à une meilleure compréhension nationale et internationale de
l’importance de l’information et des télécommunications pour le
développement et de la relation entre les Nouvelles Technologies et le
développement rural.
1.3. Activités du TCP
Voici les services que peut fournir le télécentre :
Création et consultation d’une adresse e-mail : Les clients ont la
possibilité de se faire créer une adresse au télécentre par le gestionnaire
réseaux. Ils peuvent ainsi passer quand ils veulent pour vérifier leurs
courriers. Malheureusement, ce service n’a fonctionné que les cinq premiers
jours de notre stage.
Entretient et réparation de matériels informatiques : Certaines ONG,
association et de rares particuliers ont des pannes avec leur matériel.
Chose fréquente là-bas, à cause du climat (chaleur, sable). Ils ont donc
besoins, s’ils n’ont pas été bien entretenus, de réparations et de
réinitialisation.
Consultation de pages Internet : Ce service est rarement utilisé par la
population, car il faut du temps pour l’affichage d’une page (a cause de la
lenteur de la connexion), et la consultation est facturée à la demie-heure.
Par contre, pour les touristes, le prix est à leur portée. D’autant qu’ils
veulent absolument consulter et envoyer des nouvelles (sur yahoo-courrier,
caramail, etc.). Le client se place donc sur un des trois ordinateurs prévus
à cet effet.
Saisie et impression de documents :Ceci représente une grande demande.
Aucune personne n’étant prévue à cet effet, tout le monde s’en occupait.
Formation : La formation se fait tous les jours par deux cessions, le matin
à 8h00, et l’après-midi à 15h30. Cinq élèves ont chacun leur ordinateur
dans
la salle prévue à cet effet. La durée de la formation dépend du thème des
cours.
Utilisation du téléphone : Ce service n’est pas encore vraiment développé.
Un téléphone est disponible, mais ne peut être utilisé qu’avec des cartes
prépayées de la SOTELMA. En effet, le télécentre ne dispose pas encore
de
compteur permettant de calculer les tarifs.
Emission ou réception de fax : Ce service est assuré par Kalil
(informaticien), seul à connaître le code. Le tarif dépend de la
destination.
Fournisseur d’accès à Internet : Ce service permet à ceux qui se connectent
via le télécentre de payer une communication locale. Mais le télécentre,
même s’il propose ce service, n’est pas prêt à l’assurer correctement. La
connexion est déjà très mauvaise, et les clients ne peuvent se connecter que
pendant les horaires d’ouverture (quand le proxy est connecté). C’est le
gestionnaire réseau qui s’occupe de configurer la connexion à distance.
1.4. Organisation du TCP
Six personnes travaillent à plein temps au TCP. On peut en ajouter deux qui
sont le coordinateur du télécentre et son assistant.
L’assistant (aussi Responsable) passe de temps en temps dans les locaux et
est en permanence joignable par téléphone. Le coordinateur (avec qui nous
n’avons eu que des relations téléphoniques, et électronique de France) est
basé à Bamako et se rend souvent en Europe pour discuter de l’évolution du
télécentre avec les différents partenaires financiers du projet.
Dernièrement, il est venu à Paris pour se rendre à l’UNESO.

Fonctions des personnes rencontrées lors du stage :
M. Brehima SIDIBE : Il est chef de transmission à la SOTELMA de Tombouctou.
Il est aussi l’assistant du coordinateur, il s’occupe donc du TCP quand le
coordinateur n’est pas là (tout le temps quand nous y étions) .
Mme Diahara MALLE : Elle est professeur d’enseignement supérieur
spécialité psycho-pedagogie et a travaillé dans l’enseignement à l’école de
Tombouctou avant de rejoindre le télécentre. Elle a différentes charges :
Enregistrer les écritures comptables et veiller à leur régularité
Classer les pièces comptables
Etablir les bilans et comptes d’exploitation
Etablir les fiches de paie à soumettre
Gérer le matériel et le téléphone
Tenir quotidiennement les fiches de stock
Orienter les clients
Saisir les documents administratifs du projet et tenir les statistiques
Recevoir et satisfaire les demandes
Mme Fau née Khady Marguerite SEYE : Assurer la formation des
utilisateurs
Préparer les modules de formation
Concevoir les plans de formation
Tenir les statistiques, et les communiquer au gestionnaire
M. Kalifa DEMBELE dit Cheickna : Veiller au bon fonctionnement du
réseau
Créer des comptes client
Etablir des connexions à distance
Création de site web
M Kalil Ibrahim FASKOYE : Chargé de la maintenance
Responsable des serveurs
Apporte un appui technique au personnel, notamment les formateurs
Assure la configuration, la réparation, l’installation
Chargé de la salle de maintenance des logiciels
Veille à la sécurité de tout le système informatique
M. Iforene AG ABDAHLA : Ses fonctions ne sont pas clairement
définies, car il est encore stagiaire. On fait appel à lui en cas de pannes
et il s’occupe de l’entretiens du matériel du télécentre.
2. Notre mission
Notre mission dans l’entreprise variait suivant les semaines. En effet, dès
notre arrivée au TCP de Tombouctou, nous avons mis au point un planning de
stage avec M. SIDIBE, l’assistant du coordinateur. Nous nous sommes mis
d’accord sur un emploi du temps qui permettrait de voir et d’étudier les
différents postes du télécentre. Nous avons donc partagé les trois semaines
de stage en trois périodes. La première période, nous avons travaillé avec
la gestionnaire pour une durée d’une semaine, suivi d’une semaine à
l’entretien du matériel et la gestion du réseau, et la dernière semaine,
nous nous sommes intéressés à la formation.
Tous ces postes nous ont permis d’observer le télécentre dans sa globalité.
Nous allons décrire les journées types de chaque période au TCP
2.1. Gestion et secrétariat
Lorsque nous avons débuté à ce poste, la gestionnaire nous a expliqué
clairement ce que nous devions faire et comment s’enregistraient les
rentrées et les sorties d’argent. Deux principaux fichiers Excels servaient
de base de données. Le premier enregistrait tous les passages qui se
faisaient au télécentre, et le deuxième contenait la gestion d’argent avec
tous les détails d’entrée/sortie.
Une journée type au poste de gestionnaire se déroulait comme suit. L’arrivée
au télécentre se faisait vers 8h30 (mais ceci pouvait varier, car l’horaire
en Afrique n’est pas toujours pris au sérieux). Une fois assis à notre
poste, nous vérifiions si tous les comptes étaient à jour, c’est à dire si
toutes les entrées d’argent de la veille avaient bien été enregistrées dans
le fichier de compte.
Lors de l’arrivée d’un client, nous étions son premier contact. Si la
personne venait pour une saisie de texte, il se pouvait que ce soit nous qui
nous en occupions suivant la disponibilité des autres.
Pour chaque règlement, un cahier spécial était rempli, on y découpait aussi
un coupon numéroté qui était remis au client et enregistré sur excel. Nous
nous sommes vite rendu compte que ces fichiers Excels n’étaient pas très
adaptés à leur mode de fonctionnement. En effet, ils étaient trop longs (car
ils dataient de l’ouverture du télécentre), tous les calculs étaient faits
sur papier puis entrés ensuite sur le fichier. C’est pourquoi nous avons
décidé avec Romain, dès le début de la semaine, de nous mettre à travailler
sur une base de donnée Access qui pourrait simplifier toutes les démarches
d’enregistrement.
A 12h30, nous quittions la mairie pour rentrer chez nous sous un soleil
ardent. Nous avions le temps de manger et de nous reposer un peu avant de
repartir au télécentre pour 15h. Une fois arrivés, nous nous mettions au
travail, nous travaillons sur la base de donnée, mais ceci ne nous empêchait
pas de voir ce qui se passait à coté et d’aider en cas de problème. Un après
midi le gestionnaire a fait venir M. Harandé TOURE membre de la corporation
jeunesse, qui nous explique ce qu’ils attendent du télécentre et ce que ça
leur a déjà apporté. Il existe ainsi un certain nombre de corporations
(guides, artisans, femmes, radio... ) qui s’expriment quant à leurs désirs
vis à vis du télécentre. Nous en avons rencontré une grande majorité durant
notre stage, et nous avons pu discuter avec eux des projets qu’ils
souhaitaient soumettre au télécentre.
Cette semaine était aussi notre semaine d’adaptation, nous y avons donc eu
nos premiers contacts avec la population, mais ce fut aussi le moyen
d’acquérir des bases sur le logiciel Access, en essayant d’optimiser leur
travail quotidien.
2.2. Entretien du parc informatique
S’il y avait un problème informatique, il fallait le résoudre, et le reste
du temps on rendait les services aux clients (saisie de texte, envoi et
réception de mails, impression).
Nos journées se déroulaient ainsi : arrivée à 9h au TCP, on nous
apprend
qu’aujourd’hui il y a une panne de courant (ça arrive là-bas !).
Le jour suivant : arrivée à 9h au télécentre, on allume les
ordinateurs
disponibles reliés au réseau. On lance Internet Explorer pour voir si le
contact se fait, car ça peu prendre du temps de consulter ses mails, ceci
étant dû à une mauvaise connexion. De plus, ce matin nous attendions une
réponse d’un ami à qui nous avions demandé d’envoyer des logiciels à
Tombouctou.
Un client arrive un peu après pour la saisie d’une lettre. Ceci représente
une demande importante au télécentre, car beaucoup d’ONG, et d’associations
ont besoins d’envoyer des lettres dactylographiées, mais n’ont pas le
matériel nécessaire pour le faire. L’après-midi était généralement plus
calme, et il était donc plus facile de s’occuper des ordinateurs, chose qui
n’était pas faite sérieusement avant. Un après-midi, un élève de formation
nous appelle car il avait un problème avec son ordinateur. On s’est vite
rendu compte que son disque dur était plein et qu’il ne restait même plus un
mega octets de libre. On décide donc de faire le ménage sur tous les postes,
chose qui n’était pas inutile, surtout avec Microsoft Office installé en
double.
Ce poste est celui où il y a eu le plus d’échanges entre le personnel du
télécentre et nous. On sentait leur envie d’apprendre, et pour certains la
passion de l’informatique.
Voilà ce qu’on a pu réaliser durant cette période :

- Nettoyage des disques durs (suppression des programmes inutiles) suivi
d’une défragmentation pour que tout soit plus propre ;

- Création de comptes clients contenant certaines règles ;

- Formatage de disques durs ;

- Initiation à FrontPage 2000 pour qu’ils puissent réaliser leur site web,
et pourquoi pas bientôt proposer la création de sites web comme service.
En retour on y a appris :

- L’utilisation du serveur de courrier mailgate.

- La maintenance du matériel pour une plus grande pérennité. En effet, il
faut de temps en temps ouvrir les unités centrales pour souffler le sable
qui se trouve à l’intérieur.

- Les techniques de dépannage d’une unité centrale, d’une imprimante, d’une
carte mère. Ceci étant très important là-bas, car le matériel endommagé ne
se trouve pas à chaque coin de rue, il faut donc savoir le réparer.

- La gestion d’un petit réseau interne.
2.3. Formation
Nous avions déjà eu l’occasion de voir comment se passait la formation lors
de nos semaines précédentes. Dans la salle de formation se trouvaient 4
ordinateurs qui n’étaient pas reliés au réseau mais qui contenaient les
logiciels nécessaires à la formation. Le plus utilisé était le traitement de
texte Word, mais il y avait aussi Excel et Access.
Le premier groupe d’élèves arrivait à 8h30, et la formatrice leurs remettait
une feuille avec un texte à taper en respectant une mise en page, et en
utilisant des tableaux. C’est un travail qui leur prenait généralement la
matinée, voir deux matinées. Nous étions donc là, le matin et l’après-midi
à
surveiller si les élèves n’avaient aucun problème, et à répondre à leurs
questions le cas échéant.
Cette période a été très enrichissante tant sur le plan professionnel
(découverte de la formation) que sur le plan relationnel et personnel.
3. Analyse critique
Il faut savoir que durant notre stage, nous discutions beaucoup de nos
journées au télécentre entre nous. Ainsi nous échangions nos idées quant à
son organisation, quasi inexistante. A la fin de notre stage, nous nous
sommes entretenus avec M. SIDIBE, à qui nous avons exposé le bilan tant
positif que négatif de notre stage..
3.1. Organisation 
Un des problèmes les plus important que nous avons constaté, est une
mauvaise organisation due à une hiérarchie mal coordonnée. En effet, le
coordinateur du télécentre, M. DIALLO, passe la plupart de son temps à
Bamako, car c’est de là-bas que se règlent les problèmes avec les bailleurs
de fonds. Son assistant, M. SIDIBE, a son bureau à la SOTELMA de Tombouctou
et ne passe donc que de temps en temps au télécentre.
Il ne reste donc que des employés livrés à eux-mêmes, ce qui pose un réel
problème car leurs compétences s’avèrent limitées.
Il y a aussi un manque de responsabilités prises par chacun, car tout le
monde touche un peu à tous les postes. Ainsi, on pouvait voir, par exemple,
le planton faire des saisies et configurer des logiciels (ce qui aurait pu
être intéressant si il en était capable).
Après de mûres réflexions, nous pensons qu’un ingénieur est nécessaire sur
place. En effet, il aurait les compétences requises pour gérer dans son
intégralité le télécentre. Il pourrait superviser, diriger, et s’occuper du
parc informatique et prendre les responsabilités nécessaires a son
fonctionnement.
3.2. Ambiance et Conditions de travail
Nous nous sommes très bien entendu avec eux, et leur envie d’apprendre nous
motivait à leurs expliquer tout ce que l’on pouvait.
En fait, une qualité était présente chez chacun des employés. Ils avaient
tous la volonté de réussir. Mais peut-être n’ont-ils pas tous compris que
leur réussite était liée à celle du télécentre. Ils évoluaient donc
chacun
dans leur coin avec plus ou moins de difficultés. Il y avait très peu de
communication, et des tensions étaient souvent présentes. Je ne sais pas
s’ils avaient tous conscience de l’argent qui était mis en jeu.
Certains souhaitaient diriger ce télécentre, mais il serait préférable au
préalable pour eux d’étudier les problèmes qui sont présent et de chercher
des solutions.
Le travail était effectué dans de relativement bonnes conditions. Mis à part
certaines tensions, les problèmes étaient principalement d’ordre matériel :
Coupures de courant
Problèmes de connexion au réseau
Problèmes de climatisation
Ces problèmes sont prévisibles lorsqu’un stage se déroule dans un pays en
voie de développement. C’est pourquoi, notre organisation, et notre travail
changeaient suivant les évènements. Il fallait s’adapter à chaque situation.
3.3. Certains changements nous sembleraient utiles
Comme il a été évoqué précédemment, un ingénieur serait utile à toute
l’organisation. Il serait largement qualifié pour remplacer les deux
informaticiens.
Ensuite, il faut chercher la solution pour faire des bénéfices. Nous avons
pu constater que l’utilisation d’Internet n’était pas la plus grande demande
des clients. D’autant plus que la connexion est faible, et pas toujours
présente.
La plus grande demande vient du côté de la formation. Beaucoup cherchent à
posséder un bagage informatique, que ce soit pour la communication et
l’ouverture sur le monde, ou pour un emploi. Cette demande devrait donc à
notre avis être plus exploitée.
La saisie de texte fait aussi l’objet d’une grande demande. En effet,
plusieurs associations (qui ne cessent d’augmenter) passent au télécentre
pour la saisie et l’impression de lettres, ou de documents officiels. Des
cartes d’invitation à des soirées sont faites là-bas, ainsi que certains
documents de la mairie.
La réparation et la maintenance de matériel électronique devrait être
développées. Pour cause, quand un appareil (radio, imprimante, cartes
électronique, etc.) tombe en panne à Tombouctou, il est difficile de le
remplacer, sauf si on a le temps et l’argent.
Nous pensons vraiment qu’en développant ces services, ce serait un moyen
pour le télécentre de mieux s’autogérer, et ça lui permettrait donc
d’évoluer à son rythme par rapport à la demande de la population.
 Conclusion
Tout d’abord, nous sommes convaincus que ce télécentre a sa place à
Tombouctou. Il y a en effet une grande demande de la population à se faire
former, mais c’est aussi un moyen de tourner Tombouctou vers le monde
entier. C’est donc ce qui va permettre une progression du tourisme (même si
certains facteurs bloquent cette progression : Banques, transport), et
certainement un développement de la ville.
Ce stage a été pour nous une très grande expérience, tant au point de vue
professionnel, que culturel. Nous y avons appris comment pouvait fonctionner
une petite entreprise, en nous plaçant à chaque niveau de celle-ci. Nous
avons pu développer un peu plus notre aspect critique, et très important,
nous y avons échangé beaucoup de connaissances et de réflexions.
Le barrage culturel ne fût pas un problème, on s’est intégré à leur mode
vie, ce qui nous a permis de mieux les connaître.
Ce stage nous a donc ouvert un peu plus l’esprit vers le monde extérieur, et
nous a aussi rendu un peu plus tolérants. Nous avons appris au Mali à
connaître l’histoire et la culture Touareg. C’est une ethnie bien présente
à Tombouctou, qui a connu beaucoup de problèmes avec le gouvernement malien,
depuis très récemment (rébellion en 1991).
Cette expérience fût donc très enrichissante, et cela nous aidé quant à
notre ambition future.
Olivier BOUAZIZ Romain OLLIVIER

oliver_69@caramail.com <mailto:oliver_69@caramail.com

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