Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre d’Aout 2000 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre d’Aout 2000

Aout

mardi 1er août 2000, par Alain


La Lettre de Aout 2000
No : 57

 
Sommaire :

Editorial :
Agir mais réfléchir aussi !

Echos des postes et télécoms dans le monde :

- 
Sérékéni (Burkina Faso)

- Mission CSDPTT au Mali

- Echos des postes et Télécom dans le monde

- Progrès et limite d’Internet au Sénégal

- Cybercafés à Bamako

- Malaise à la poste malienne (suite)

- Câbles de fibre optique autour de l’Afrique

En bref :
Syrie, Allemagne, Algérie, Egypte, France Télécom (Mexique)



Courrier :
2 lettres du Burkina, une du Mali.

Document :
Genève 2000 : Résolution finale du Sommet parallèle
des ONG et syndicats


Editorial : Agir mais réfléchir aussi !

Nous publions dans ce numéro une volumineuse déclaration adoptée lors
d’un-contre sommet d’ONG.
CSDPTT n’est pas signataire. CSDPTT n’a pas en effet les moyens de
faire le tour de telles réunions qui se tiennetnt à travers le monde. D’ailleurs
en aurions-nous les moyens, le ferions-nous ?
Nous nous sommes rassemblés parce qu’il faut bien un jour relever les
manches et agir là où nous nous trouvons.
Nous nous sommes rassemblés par ce que travaillant dans les
télécommunications, nous savions pouvoir être utiles dans ce domaine.
Les besoins y sont immenses.
Nous nous sommes rassemblés pour agir concrètement, amener le téléphone
ponctuellement à des populations qui sinon risqueraient d’attendre
longtemps mais aussi pour développer des échanges avec nos collègues qui
travaillent dans des conditions difficiles.
Pour autant, une solution globale, prise en charge par la communauté
internationale n’est-elle pas nécessaire pour faire vivre le droit à la
communication pour tous et amener le téléphone partout ?
Aujourd’hui, ce sont les opérateurs avides de profits massifs et
rapides qui font la loi. Au-delà des actions concrètes la pression des citoyens est
donc nécessaire.
Alors oui nous nous intéressons aux mobilisations internationales et les
suivons avec intérêt. Nous vous incitons à y réfléchir avec nous.
C’est la raison de la publication ici de ce document.
Bruno Jaffré

____________________________________


Echos des postes et télécommnications dans le monde
En Bref  :
 Un nouveau vélo financé par CSDPTT
est arrivé au village de Sérékéni au
Burkina Faso. Il est destiné à Laurent Siré Kinta Barro courrier cycliste
qui nous a régulièrement informés de son activité. Il vient remplacer
celui que nous avions financé il y a 4 ans désormais hors d’usage. (voir
courrier).
 Patrick F. de Nancy et de Hervé M. de Nice composeront la
mission de
CSDPTT au Mali prévue à l’automne 2000. Plusieurs objectifs ont été assignés à
cette mission :

- Rencontrer nos correspondants de l’AVDT Bamako, et si possible de
l’AVDPTT Mopti et de l’ADPPTT de Tombouctou et étudier les modalités d’un
partenariat permanent

- Etudier le raccordement de villages au réseau téléphonique pour
tenter de répondre à des demandes qui nous sont parvenues

- Evaluer le besoin en vue d’un don de matériel informatique accompagné
d’une formation

- Etudier les modalités de participation de CSDPTT au développement
d’Internet au Mali et procéder à une étude de l’état d’Internet au Mali

- Présenter CSDPTT à différentes institutions et ONG locales




Progrès et limite d’Internet au Sénégal
Quatre après son introduction dans le pays, le Sénégal se classe
deuxième en Afrique subsaharienne derrière l’Afrique du Sud, du point de vue du
nombre d’Internautes. Celui-ci serait de l’ordre de 15000 aujourd’hui,
98% serait basés à Dakar et parmi les 15000 seuls 8000 seraient abonnés
selon le Conseil Supérieur de l’Industrie au ministère du même nom. Une bonne
part d’entre eux ne peuvent utiliser le réseau mondial que quand ils sont au
bureau.
Mais l’extension d’Internet est freinée du fait de coûts prohibitifs.
Ainsi, "depuis deux ans, Internet a stagné au Sénégal. Le taux de croissance
des abonnés a fortement baissé à cause des coûts d’accès et du prix des
équipements informatiques", commente un chercheur sénégalais.
Pour une connexion Internet, les frais sont élevés ainsi que l’explique
un fonctionnaire du ministère de l’Industrie. "Il faut 25.000 F Cfa de
frais d’installation en plus une redevance mensuelle de 10.000 francs en hors
taxe à ajouter au temps de communication. Un professionnel qui se connecte
pendant une heure de temps par jour doit consommer quotidiennement une
somme tournant autour de 4500 F Cfa. Dans le mois , cela fait environ
50.000 F Cfa. Cette facture à payer est élevée. Elle est hors de
portée de la plupart des Sénégalais".
En 1999, 40 établissement scolaires (lycées et collèges) ont été
connectées à Internet. L’Unesco et la Banque mondiale (Bm) ont acheté les machines
alors que de son côté, la Sonatel octroyait une réduction de 50% sur le
coût des factures téléphoniques. Mais les écoles sénégalaises ont
souvent du mal à prendre en charge les frais induits par l’utilisation de
l’outil informatique et les écoles sont parfois amenées à supprimer la connexion
faute de pouvoir supporter le coût du téléphone.
Disponible au Sénégal depuis mars 1996, l’accès à Internet est fourni
par la Société nationale des télécommunica-tions du Sénégal (Sonatel), filiale
de France Telécom. Elle dispose d’une liaison de 64 kilobits avec Mci Usa
et une autre de 1Mgbit avec Teleglobe Canada. Des pourparlers sont en cours
avec Teleglobe (Canada) et Mci-USA en vue d’augmenter la bande
passante.
Actuellement, celle-ci est largement insuffisante pour les fournisseurs
de service Internet qui sont, pour le moment, au nombre de 14 (dont l’ONG
Internationale Enda Tiers Monde).
Rappelons (lettre numéro 56) que nombre de lignes fixes au Sénégal
était de 175 938 en mars 2000. D’ici la fin de l’année, l’objectif de la
SONATEL est d’atteindre 200 000 pour près de 10 millions d’habitants. Les
télécentres privés sont particulièrement nombreux. Outre le service téléphonique
qui y est prépondérant, certains de ces centres de communication permettent
l’utilisation de télécopieurs, de minitels pour accéder aux bases
d’informations locales et internationales, de photocopieurs et de
micro-ordinateurs.
Il y en a même actuellement qui offrent un service téléphonique par
Internet sans passer par la Sonatel. C’est l’exemple de Net 2 phone qui permet de
correspondre avec l’étranger mais grâce à un équipement qui coûte encore
relativement cher. Il ne faut pas moins de 150.000 F Cfa pour l’acheter
pour une qualité d’écoute inférieure à celle de la Sonatel, selon les
indications fournies par les utilisateurs.
Au 30 septembre 1999, il y avait au Sénégal 9130 locaux privés qui
permettaient la gestion de 10.551 lignes, selon les chiffres fournis par
Modou Diouf, chercheur. On considère qu’ils ont créé 10000 emplois
permettant de faire vivre près de 12000 familles. Ces télécentres
restent pour l’essentiel concentrés à Dakar qui en comptait 4698.
Ainsi la densité téléphonique serait de l’ordre de 1,7%, ce chiffre est
certes très faible mais pourtant bien supérieur à celui des pays
environnants. Outre le coût élevé du matériel informatique, la faible
densité téléphonique limite fortement le développement d’Internet.
Cependant par ailleurs, " le Sénégal qui dispose d’ingénieurs informaticiens
certifiés auprès des leaders mondiaux du génie logiciel a de sérieux atouts pour
participer aux développements de logiciels pour le marché international ",
affirme Abdoulaye Ndiaye, consultant-chercheur en Ntic.
(source Malick Rokhy Ba Sud Quotidien SUD du 27/06/2000)


Cybercafés à Bamako
Bamako compte aujourd’hui une dizaine de cybercafés. Depuis les
premières licences délivrées en 1995 par la SOTELMA propriétaire du noeud national
pour l’accès à la toile mondiale en 1995 que la Sotelma, ils se sont
petit à petit développés. Des centaines d’étudiants, professeurs, chercheurs,
opérateurs économiques les fréquentent régulièrement utilisant les
services aussi divers que la fourniture de e-mail, la création de pages WEB ou la
publication assistée par ordinateur.
Les prix de consultation à l’heure tourne autour de 1.000 F pour les
élèves et les étudiants et 2.000 F pour les adultes.
Deux difficultés majeures rendent difficile l’accès à Internet, la
possession d’un ordinateur mais aussi d’une ligne téléphonique. D’où
l’intérêt des cybercafés qui permettent de les contourner. Pas tout à
fait tout de même puisque les cybercafés subissent les insuffisances du
réseau téléphonique, difficulté d’obtenir une ligne mais aussi pannes de
réseau.
Au côté du plus ancien Malinet, le plus important fournisseur d’accès
Spider a été créé en 1995 par des étudiants. Au début, il ne faisait que de la
maintenance en informatique. Aujourd’hui, la société possède 20
ordinateurs dans son cybercafé et une salle de formation de 12 ordinateurs. Le
cybercafé accueille une centaine de personnes par jour et la société elle-même
compte 400 abonnés. Spider est maintenant concurrencé par Smint créé seulement
en janvier dernier qui possède déjà 19 ordinateurs connectés et une
centaine de clients par jour.
Nul doute que la rencontre internationale de Bamako sur les NTIC en
février a favorisé le développement des cybercafés. Nul doute aussi que cet
engouement serait bien plus important si le réseau téléphonique et le
réseau électrique fonctionnaient mieux sans parler bien sur des coûts trop
onéreux pour le plus grand nombre. (source S. TOGOLA dans l’essor du 19/06).


Malaise à la poste malienne (suite)
L’Office National des Postes doit aux impôts quelque 1,047 milliard de
F CFA au titre d’arriérés majorés de pénalités qui se sont accumulés depuis
1989, année de scission de l’Office des postes et télécommunications (OPT) en
ONP et Société des télécommunications du Mali (Sotelma).
La Direction nationale des impôts exige le paiement d’au moins 202
millions, préalable à toutes formes de négociations mais les caisses de l’ONP sont
vides. Les impôts qui doivent verser 13 milliards mensuels dans les
caisses
de l’Etat ont fermé depuis le 19 juin dernier les locaux de la direction de
l’Office national des postes (ONP).
Selon un responsable de la Poste "L’administration postale au Mali a été
amputée de ses services financiers. Nous n’avons plus de Chèques postaux
encore moins de Caisse d’épargne. Nous ne gérons que les mandats. Mais
puisque nous n’avons pas de fonds, nous ne faisons en réalité que des
émissions. Aujourd’hui, il y a près de 100 millions de mandats en
instance à la Grande poste de Bamako ".
Le syndicat quant à lui fustige l’attitude de la directrice adjointe
qui n’a pas jugé bon d’annuler un déplacement à l’étranger dans cette situation
de crise alors que le PDG est en prison.
Faite de moyens et d’une bonne gestion, la poste en est réduite à jouer
un rôle de factotum pour les concurrents comme DHL et ses bureaux à jouer
le rôle de succursales la Banque de l’Habitat du Mali (BHM). Celle-ci est
née des cendres de la SCPCE (Société des chèques postaux et de la caisse
d’épargne). (source : Abdoul Majid Thiam L’ESSOR DU
19/06)



Câbles de fibre optique autour de l’Afrique
Les promoteurs des deux projets concurrents de câble de fibre optique
autour de l’Afrique ont tenu des réunions en juin 2000.
Le premier le projet Africa One a été lancé par l’UIT en 1993 et repris
par ATT en 1995. C’est aujourd’hui la société de droit américain Africa One
qui en a la charge. Elle a retenu Lucent technologie pour la fourniture des
équipements et Global Crossing pour l’installation, la gestion et la
maintenance. Le coût total du projet se monterait aux environs de 1,9
milliards de dollars. Une réunion de travail a réuni au Caire début juin
environ 40 compagnies internationales et régionales. Ce projet prévoit
la pose d’un câble d’environ 32000 km de long qui encerclera le continent
africain et reliera 54 pays d’Afrique, du moyen Orient et du sud de
l’Europe.
Entre 20 et 30 stations de connexion terrienne devraient être
déployées. Les pays de l’intérieur seront par ailleurs connectés par ce
réseau par câbles terrestres, faisceaux hertziens ou par satellites. Le
projet devrait être prêt à fonctionner dès 2002.
Le deuxième projet résulte de la fusion des projets SAFE (South Africa
for East) et SAT/WAC3. Il est estimé à 600 millions de dollars, les
principaux fournisseurs sont Alcatel et l’américain Tyco. Il s’agit de créer une
liaison câble entre la Malaisie, en passant par l’Inde, l’Ile Maurice,
la Réunion, une dizaine de pays africains (Afrique du Sud, Angola, Gabon,
Cameroun, Nigéria, Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire et Sénégal) puis
l’Espagne et le Portugal.

Des connexions doivent d’autre part être
établies avec d’autres fibre optiques partant vers L’Amérique et l’Asie.
Telekom Malaysia pourtant présent en Guinée par l’intermédiaire de n’a
semble-t-il pas prévu une liaison avec ce dernier pays.
Le projet est estimé à 600 millions de dollars principalement à la
charge des pays connectés et de l’américain MCI WorldCom partenaire du projet.
France Télécom, présent Côte d’Ivoire, au Sénégal et à la Réunion est le
deuxième investisseur derrière l’Afrique du Sud en y injectant 430
millions de francs soit 12% du capital. FT par ailleurs, premier poseur de câbles
sous-marins mondial est donc doublement intéressé.
Précisons cependant que ce n’est qu’après une mobilisation importante
des élus de la Réunion fin 1997 que FT a finalement accepté d’intégrer le
projet alors que la liaison à la Réunion n’était pas prévue au préalable.
Madagascar en plein processus de restructuration n’a pas pu prendre de
décision à temps mais on affirme qu’il sera toujours possible à la
Grande Ile de se connecter si elle le demandait.
Les câbles sont intéressants à plus d’un titre. D’abord leur durée de
vie (25 ans) est plus importante que celle des satellites (10-15 ans),
l’entretien est moins onéreux, et il est pratiquement impossible de
réparer une panne survenue sur un satellite ce qui n’est pas le cas pour le
câble.
Par ailleurs ils démultiplient les capacités de liaison. Ainsi pour la
Réunion, le réseau permet actuellement 13000 communications
simultanément soit 140Mbit/s alors le câble offrira une capacité de 2 millions de
communications (50Gbits/s) avec possibilité d’évoluer vers les 40 puis
120Gbits/s. Selon ses promoteurs, le projet participera au développement
d’Internet et les coûts de communication devraient baisser.


En Bref
En Syrie, la compagnie générale des télécommunications a du récemment
baisser l’abonnement mensuel (de 48 à 20 dollars par mois) à un
portable en raison du faible nombre d’abonnés. En effet seulement 3900 lignes sur
60000 avaient effectivement été attribuées. Le tarif droit d’accès est de 1200
dollars et les communications sont facturées 12 cents la minute. Ce
réseau a été financé par les sociétés allemande Siemens, suédoise Ericsson et
libanaise Investsom.
En Allemagne, Deutsche Post devrait bientôt offrir une adresse Internet
à tous les allemands valables à vie.
Le gouvernement algérien a décidé l’ouverture du secteur des
télécommunications d’ici la fin de l’année aux investisseurs étrangers.
L’Algérie compte 1,5 millions d’abonnés au téléphone fixe et 60000 au
mobile.
En Egypte, les bénéfices nets de l’opérateur de téléphonie mobile
Mobilnil (dans lequel est présent France Télécom) ont atteint 17,3 millions de
dollars au deuxième trimestre contre 10 au premier trimestre. Le pays
compte actuellement 1,35 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, en
incluant les deux concurrents de MobilNil soit un taux de pénétration de 2%.
France Télécom aurait chiffré la plus value brute résultant de la vente
de ses 7% d’actions de Telmex (Mexique) à 2,5 milliards d’Euro.


Courrier

Bonjour,
Le passage à la douane s’est très bien passé, il n’y a eu aucun
problème. En ce qui concerne l’installation du modem (don de csdptt à l’AVDPT
Mopti NDLR), nous avons eu juste le temps de lui remettre à notre escale à
Mopti.
Nous comptons l’appeler bientôt pour savoir s’il a eu des problèmes.
Nous le reverrons de toute façon à notre départ de Tombouctou.
En ce qui concerne la ville et la vie ici, nous nous y plaisons
beaucoup.
Tout le monde y est très chaleureux. Hier soir, nous avons passé la
soirée sur les dunes de sable, et c’était merveilleux. Nous rencontrons tous
les jours des corporations et des personnes qui s’intéressent au télécentre
et qui expriment leurs besoins et leurs souhaits.
On se rend compte que ça leur apporte vraiment beaucoup, et que ce
n’est que le début. Merci encore à vous de vous intéresser à ce stage qui nous
apporte énormément.
Cordialement,
Olivier et Romain stagiaires au Télécentre de Tombouctou (Mali)



Chers Amis de CSDPTT,
Un grand merci pour votre lettre que nous recevons régulièrement et pour
votre combat pour les télécommunications. Avez-vous des nouvelles du
projet RASCOM ? Ce serait vraiment la solution pour les villages isolés comme
le nôtre où aucun Etat n’amènera un fil ou une antenne. Nous sommes aussi
trop loin des centres pour les portables. Depuis quelques années, j’entends
parler de connexion directe à Internet par satellite, de réseau Internet
satellitaire indépendant. Cela est-il vraiment en train de voir le jour  ?
M. Henri Grard Directeur de la Ferme Pilote de Guié. Association ZORAMB
NAAGTAABA. Province de l’OUBRITENGA (Burkina).
Réponse : Non, nous n’avons pas de nouvelles de RASCOM bien que nous
ayons plusieurs fois sollicité par mail un de ses responsables rencontré au
forum de Cotonou en déc 99. Le manque de nouvelles n’est bien sur pas bon
signe quant à l’avancement du projet mais nous espérons nous tromper.
Quant au projets d’Internet par satellites, il y a un projet initié par
Bill Gates le patron de Microsoft du nom de Teledesic (horizon 2003) qui
prévoit le lancement de 288 satellites et un autre d’Alcatel dénommé Skybridge
qui prévoit le lancement de 32 satellites (horizon 2003). La faillite
récente du système satellitaire Iridium a entraîné un peu plus de prudence de la
part des opérateurs qui se traduit en autre par un certain nombre de
rapprochements de projets jusqu’ici concurrents. Rien en tout cas ne
laisse penser que les coûts seront accessibles villageois burkinabé.
La rédaction



Chers Amis
Toute ma famille vous salue bien et tout le village de Sérékéni, vieux
comme vieilles et enfants. Tout d’abord le remerciement à toute l’association.
J’ai reçu le vélo que vous m’aviez promis la fois passée. André
(Nyamba) est venu me remettre cela main à main le 2 juillet. Il est allé me manquer
au village et m’a poursuivi dans mon champs.
Il faut le remercier pour moi, je pense que vous vous c’est facile
parce que vous trouvez facilement un téléphone. Peut-être pour moi aussi bientôt
cela va se faire aussi. Mais jusqu’à présent rien et je ne pense pas que
cela va me brusquer, alors bonne chance à vous. Je pense que vous allez
poursuivre cela jusqu’au faite.
Je vous envoie la photo du vélo, moi-même et mon dernier fils Barro
Diakaria.
J’ai changé mon programme, au lieu du vendredi, je vais chaque samedi
pour le courrier. J’en profite pour faire le marché.
Il faut embrasser les enfants pour moi et qu s’il plait à Dieu qu’un
jour je serai parmi eu là-bas en France. Ce serait une grande joie pour moi.
Tout le village vous salut .
Barro Siré Kinta dit Laurent agriculteur, surperviseur alphabétiseur et
courrier cycliste à Sérékéni (prvce du Kénédougou Burkina).
Précision :Sérékéni est le premier village où nous avions un projet
d’installation de liaison radio avec la ville la plus proche. Le projet
a longtemps été bloqué à l’ONATEL jusqu’à ce que nous ayons reçu une
lettre de son directeur nous informant de l’imminence de l’arrivée du téléphone.
C’était il y a déjà maintenant 2 ans et nous comprenons que les
villageois s’impatientent. M. Barro est par ailleurs courrier cycliste,
c’est-à-dire qu’il porte le courrier toutes les semaines au bureau de poste de
Orodara.
La rédaction


Document
Nous publions ci-dessous à titre d’information et pour
susciter la
réflexion la résolution finale du sommet des ONG et des syndicats qui a rassemblé
600 délégués représentant 200 syndicats et ONG en provenance de 65 pays et
s’est réuni en parallèle au Sommet de l’ONU de Genève du 22 au 25 juin 2000.
10000 personnes ont ensuite défilé dans les rues.

http://attac.org/geneve2000/textes/doc/resolutionfr.htm