Accueil > Lettres de CSDPTT > Lettres de 2000 > Lettre de Juillet 2000

Lettre de Juillet 2000

Juillet

samedi 1er juillet 2000, par Alain


La Lettre de Juillet 2000
No : 56

 
Sommaire :
Editorial :

- CSDPTT s’organise pour mieux vous servir


-En Bref :

- Poste de Yélémané, ONG d’Ile de France, stage au télécentre de
Tombouctou, CFRAR (Centre de Formation et de Recherche en Animation Rurale)
en Côte d’Ivoire, Mopti

- L’entraide pratiquée par CSDPTT à Toulouse


Echos des postes et télécoms dans le monde
-Ile Maurice : privatisation et opposition du personnel
-Globalstar génère des pertes

- Des ordinateurs pour l’Afrique

- GSM en Guinée Equatoriale

- Sénégal : Nouvelle baisse des tarifs sur l’international

- Burkina Faso :Les tarifs au 05/06/2000

- Ca bouge au Niger
-Mobiles hors de prix au Congo
-Les mobiles dépasseront les fixes en Afrique d’ici 5 ans
-Malaise dans la poste malienne
-En bref : ONP du Mali, Malitel, Mauritanie,l’Ile Maurice, 
Liban,
Motpi,Sénégal,Congo Brazzaville
-Sélection de site web

Article
 : LA POSTE DE SAINT-JEAN (Suisse) "Du local au national : une
mobilisation citoyenne".


Editorial : CSDPTT
s’organise pour mieux vous servir

Une fois n’est pas coutume, il est beaucoup question de la Poste dans ce
numéro. Avec en particulier une expérience de mobilisation citoyenne pour
sauver un bureau de poste qui intéressera tout autant nos lecteurs des pays
occidentaux que ceux du sud. Nous regrettons de ne pas développer plus notre
activité dans cette direction mais seuls 3 adhérents sont postiers sur près
de 40 adhérents.
Comme vous pouvez aussi le constater, nous travaillons à d’améliorer le
contenu du journal pour mieux satisfaire nos lecteurs. Cela est rendu
possible d’abord par les contacts que nous avons dans différents pays.
D’autre part nombre de journaux africains ont désormais leurs sites en ligne
nous offrant ainsi des informations riches et directement issues du sud.
Enfin le fait de s’être regroupés en association nous permet de nous
organiser. Nous nous sommes donc répartis un certain nombre de journaux que
nous consultons régulièrement et en extrayons les informations concernant
les télécommunications ou la Poste.
Un regret cependant, celui de ne pas plus rendre vous compte d’initiatives
d’ONG en Europe ou au Sud pour rendre les télécommunications plus
accessibles. Ces informations nous parviennent peu. Seuls nos lecteurs pour
améliorer cette situation en faisant connaître La Lettre de CSDPTT et
augmenter ainsi son rayonnement.
Bruno Jaffré

sommaire


Les Echos de CSDPTT et de ses amis :En Bref
CSDPTT (Paris) a envoyé un colis à M. Tibo Maïga receveur à la poste de
Yélémané. Celui-ci contient le livre de codes postaux, une calculette pour
convertir en euro et divers matériels de bureau.
CSDPTT a participé à une réunion des ONG d’Ile de France, une trentaine
étaient présentes, en vue de la création d’un " comité régional de la
coopération décentralisée et de la solidarité internationale " en liaison
avec le Conseil Régional d’Ile de France. CSDPTT s’est abstenu lors du vote
estimant ne pas suffisamment connaître les candidats.
Grâce à ses partenaires au Mali, CSDPTT (Toulouse) a pu servir
d’intermédiaire afin que des élèves de l’Ecole centrale d’Electronique
puissent effectuer un stage au télécentre de Tombouctou.
Suite à une demande du CFRAR (Centre de Formation et de Recherche en
Animation Rurale), une ONG de Côte d’Ivoire, CSDPTT (Annecy) a pu les
conseiller dans le cadre du volet téléphone d’un projet de développement
intégré dans la région du Bas-Sassandra. La première démarche consiste à
formaliser une demande auprès de la CI-Telcom et de l’agence de régulation
de ce pays.
Un modem va parvenir à nos amis de l’AVDPT de Mopti (Association des
Volontaires pour de développement des Postes et Télécom) qui va compléter le
micro déjà reçu de CSDPTT.

sommaire

L’entraide pratiquée
par CSDPTT à Toulouse

Il y a quelques semaines nous avons fait parvenir à Mopti des éléments
d’équipements de faisceaux hertziens. Les données constructeurs étaient
identiques mais malheureusement l’adaptation est impossible sur le terrain,
illustrant une fois de plus l’hétérogénéité des matériels fournis par les
constructeurs. Nous avons d’autres équipements mais beaucoup plus lourds que
ce que nous avons envoyé et nous attendons un éventuel envoi de 
CSDPTT
plus conséquent. En attendant les problèmes persistent sur le terrain et à
l’image de l’électricité, les coupures sont fréquentes et durables
notamment à cause de la chaleur.
En Guinée, nous avons des contacts avec une femme chef de Centre. Elle nous
contacte pour résoudre les problèmes qu’elle rencontre. On parle HF et
Faisceaux Hertziens. Elle nous interpelle sur des problèmes de liaisons
numériques et transmissions bas-débit. C’est de l’entraide simple comme nous
la pratiquons entre collègues de FT.
Nous avons cherché en vain des renseignements sur un équipement de
transmission (mic) appelé TNE4G uniquement livré à l’international semble
t’il. Il existe au Mali des TNE 3G et nous allons essayer de trouver une
personne susceptible de la renseigner. Pour les liaisons internationales, vu
de FT lorsqu’on met une liaison en service on s’arrête au point d’entrée du
pays le restant étant à charge des locaux, ainsi des délais d’attente de
plusieurs mois ne sont pas rares par manque de moyens.

sommaire

Les Echos des Postes et
télécom dans le monde

Ile Maurice :
privatisation et opposition du personnel

La privatisation de Mauritius Telecom (MT) aborde ces jours-ci sa phase
finale avec l’ouverture prochaine des offres proposées. Celles-ci portent
sur 40% des actions de MT appartenant au gouvernement. D’autre part, 1% des
actions sera réservée au personnel de MT.
La politique du gouvernement prévoit que malgré sa privatisation, le MT
maintiendra ses droits exclusifs pour la fourniture de tous les services de
télécommunication internationale ainsi que ceux du réseau de téléphone fixe
jusqu’en décembre 2003. Le nombre d’opérateurs pour le cellulaire sera
maintenu à deux jusqu’à la même date. MT disposera d’un permis d’opération
de 25 ans alors qu’un permis de 15 ans sera octroyé à Cellplus. Il est
également prévu que MT procédera à un réalignement de ses tarifs de façon à
pouvoir être en compétition avec les autres compagnies de
télécommunications.
Mauritius Telecom a une présence commerciale en Afrique du Sud, en
Mozambique et à Madagascar et constitue une des meilleures réussites parmi
les opérateurs africains.
Trois compagnies étrangères - France Telecom et Vivendi de France et
Portugal Telecom - ont déjà fait des offres de l’ordre de cinq milliards de
roupies (près de 200 millions $US) pour acquérir l’opérateur national.
Les employés de Mauritius Telecom ont dénoncé la décision du gouvernement de
privatiser la compagnie de télécommunications en manifestant début juin
devant le bureau du chef de la compagnie. Les manifestants ont exprimé leurs
inquiétudes quant à leurs nouvelles conditions d’emplois. Ils ont critiqué
l’absence de dialogue qui, selon eux, entoure le projet de privatisation et
ont réclamé l’institution d’une table ronde syndicats/ management/. Un
responsable syndical a rappelé que récemment des services jadis gratuits de
Mauritius Telecom sont devenus payants, que les prix des appels
téléphoniques locaux vont bientôt augmenter tandis que ceux des appels
internationaux vont eux être rabaissés.
Un autre a aussi indiqué que MT appartient aux employés de ce secteur, eux
qui ont, pendant 30 ans, contribué au succès de l’entreprise. "Zordi dans
ène coup de plume zotte pé rode efface nous contribution. Nous na pas pou
dacor avec ça ditout", a-t-il dit en conclusion.

sommaire

Globalstar génère
des pertes

Pour les 3 premiers mois de son exercice Globalstar a essuyé une perte nette
de 216 millions de dollars, un chiffre à comparer au 609000 dollars de
Chiffre d’affaires. Les responsables de la société ont reconnu qu’il leur
avait fallu renouveler une ligne de crédit de 250 millions de dollars afin
la fin septembre pour manque de liquidités.
Certains analystes continuent à douter de la viabilité des systèmes
satellitaires après l’annonce de ces mauvais résultats et les échecs
d’Iridium et de ICO. Le patron de Globalstar avait déclaré en automne 99 : "
si nous parvenons à vendre 1 milions de téléphones fin 2000, nous aurons un
chiffre d’affaires de l’ordre de 600 millions de dollars. A 3 millions
d’abonnés en 2002, nous dégagerons 2,8 milliards de dollars de chiffres
d’affaire ". En février la société avait déjà annoncé vouloir réduire ces
ambitions fin 2000 de 650000 à 450000.

sommaire

Des ordinateurs
pour l’Afrique

Depuis 1995, Computers for Africa veut faciliter l’accès des
professionnels africains aux nouvelles technologies. Dirigée par un
journaliste financier, Brendan Murphy, l’association à but non lucratif
forme des journalistes, "les premiers à réaliser la
nécessité de l’utilisation d’Internet" selon Brendan Murphy.
L’association aide également des enseignants et des agents de
développement. Elle leur apporte son savoir-faire pour utiliser le
multimédia et Internet dans la pratique de leur métier.
Concentrée, à ses débuts, sur la recherche d’ordinateurs d’occasion,
Computers for Africa continue bien sûr à accepter les donations, mais
de plus en plus, encourage les professionnels qui la consultent à
devenir autonomes en se groupant pour obtenir du matériel au meilleur prix.

Pour l’instant, l’association a installé 75 ordinateurs, notamment dans
les locaux de l’agence malienne de presse, à Bamako et de l’agence
de presse sénégalaise à Dakar. Adresse du site de Computers for Africa :
http://www.computersforafrica.org.
Il existe en France plusieurs initiatives de récupération de
micro-ordinateurs comme celle de l’association ACTIF
http://www.actif-france.asso.fr/ (01 49 05
52 50) entreprise de réinsertion
sociale qui les vend à des prix modiques à des associations, des étudiants
ou des écoles ou la mairie de Brest qui équipe aussi les écoles. La première
annonce avoir installé depuis 1995 plus de 6500 ordinateurs dans des écoles
primaires ou des centres de formation, la deuxième 200 dans les écoles de
Brest.

sommaire

GSM en Guinée Equatoriale
La société Getesa détenue à 60% par l’Etat et à 40% par FCR filiale à 100%
de France Télécom s’apprête à inaugurer un réseau GSM en Guinée Equatoriale.
L’investissement s’est monté à 3 ,4 milliards de FCFA, le réseau devrait
permettre de commercialiser 5000 abonnements dans un premier temps,
extensible à 20000 dans un second temps. Le pays qui connaît une croissance
record depuis 4 ans ne disposait jusqu’ici que d’un réseau analogique de 600
lignes.
Le réseau fixe compterait 8000 abonnés, et 300 utilisateurs d’Internet
(source Jeune Afrique du 4/04/2000).

sommaire

Sénégal : 
Nouvelle baisse des tarifs sur l’international

Le SONATEL a annoncé début juin une baisse 25 à 50% sur les communications
internationales.
Ainsi, le tarif des communications vers l’Afrique passe de 400FCfa/mn à 340
FCfa/mn (-15%) en heure pleine (tous les jours ouvrables de 8 h à 20 h 00),
et 170FCfa (-47%) en heure creuse (tous les jours ouvrables de 20 h 00 à 8
h, ainsi que les samedis, dimanche et jours fériés).
Le coût des communications vers la France se voie diminuer de 25% en heure
pleine, soit 510FCfa/mn, contre 680FCfa/mn, alors qu’en heure creuse, le
tarif est de 255FCfa/mn. Quant au reste du monde, le tarif normal passe
désormais à 530FCfa/mn, et est réduit de 54%, soit 265FCfa/mn en heure
creuse. De 400FCfa/mn, la communication sur l’international passe à
340FCfa/mn en tarif normal et à170FCfa/mn aux heures creuses.
Par ailleurs, les tarifs des communications locales sont réduits de 75% de
22 h à 8h, les samedis, dimanche et jours fériés. Ce qui fait passer l’heure
de connexion Internet de 1.800FCfa(ttc) à 450FCfa.
Depuis la création de la Sonatel en1997, les tarifs internationaux ont connu
quatre baisses à partir de1998. Au cours de la conférence de presse tenue
hier, les responsables de la Sonatel ont réaffirmé leur politique tarifaire
qui repose, d’une part, sur la baisse des prix des communications
téléphoniques et, d’autre part, sur la simplification de la tarification.
C’est dans cette dynamique, qu’en lieu et place de quatre zones tarifaires
auparavant, il faut désormais compter avec trois groupes, Afrique, Europe et
le reste du monde.
Selon le directeur général de la Sonatel "les tarifs de la Sonatel sont les
moins chers de l’Uemoa et de toute la zone franc." A titre d’exemple, il
déclare que le tarif africain le plus faible vers la France(900FCfa/mn, Côte
d’Ivoire-France) est deux fois plus élevé que celui du Sénégal vers la
France, "et de trois fois plus vers les Usa."
Selon le quotidien indépendant SUD quotidien, " c’est surtout au niveau
national que l’on s’attendait à une baisse des tarifs des communications.
Celle-ci n’interviendra pas avant longtemps ". Le patron de la SONATEL
évoque un souci de s’aligner avec la concurrence sur l’international. Selon
lui, "la moitié du chiffre d’affaires de la Sonatel provient de
l’international
 Quant aux gérants de télécentres, un "avantage volume" leur est
proposé,
consistant à réduire de 60FCfa(ttc) leur tarif à 2500 unités et de 50FCfa à
partir de la 2500énième unité.

sommaire

Burkina Faso :Les
tarifs au 05/06/2000

L’ONATEL a annoncé début juin une modification de ses tarifs. Les frais de
raccordement passent de 21600 à 24840 fcfa, la redevance mensuelle de 1800 à
3000 fcfa, celle d’entretien poste de 288 à 600 fcfa, enfin celle
d’entretien de la ligne passe de 360 à 960 fcfa.
Pour le Téléphone mobile, les frais de connexion passent de 50000 à 35000
fcfa. L’avance de consommation pour l’accès au national uniquement reste à
30000 fcfa, celle pour l’accès à l’international uniquement reste également
à 150000 fcfa. La redevance mensuelle diminue de 10000 à 7000 fcfa alors
que le coût d’une communication au niveau national passe de 180/mn à 150/mn.

Pour les Téléphones mobiles pré-payés, les frais de connexion sans poste GSM
Onatel se montent à 30000 fcfa , et à 125000 fcfa avec le poste. La
communication est facturée 200fcfa/mn.
L’onatel à procédé également à la baisse du tarif international par exemple
 : du Burkina vers USA, CANADA il passe de 2260/mn à 750/mn et du Burkina
vers France, Allemagne, Belgique il passe de 1100/mn à 750/mn.
Les deux opérateurs (MSI et TELECEL) à qui on vient d’attribuer la licence
pour l’exploitation du GSM n’ont pas droit à l’international.

sommaire

Ca bouge au Niger
La Société Nigérienne des Télécommunications (SONITEL), le plus gros
employeur du pays avec 1500 salariés connaît actuellement de graves
difficultés financières qui ne lui permettent pas le renouvellement de son
équipement vétuste ni une extension conséquente pour permettre à un plus
grand nombre de nigériens l’accès au téléphone.
Une Autorité de Régulation Multisectorielle a été récemment mise en place
concernant l’eau, l’électricité, le transport et les télécommunications. Il
a de plus été adopté une ordonnance (n° 99-044) portant régulation du
secteur des télécommunications. Les objectifs de cette ordonnance sont :
accroître la compétitivité des télécommunications (téléphone fixe et mobile,
Internet et les services annexes) au Niger, libéraliser le marché des
télécommunications, créer un environnement favorable à l’entrée des
investisseurs privés afin de moderniser le secteur, définir les règles de
concurrence applicables dans le secteur des télécommunications, apporter des
garanties en matière d’interconnexion et favoriser également l’accès
universel aux services.
Pour sa modernisation, 51% du capital de la SONITEL sera cédé à un
partenaire stratégique, agissant seul, ou un consortium qui doit remplir les
conditions suivantes : être un professionnel des télécommunications, avoir
une assise financière solide d’au moins 100 millions de dollars US, une
expérience internationale d’au moins cinq ans dans la gérance d’une société
des télécommunications ayant au moins 100.000 abonnés.
Le Ministère de la Privatisation du Niger vient par ailleurs de lancer un
appel d’offres pour l’exploitation de trois licences GSM au Niger. Une des
licences GSM à été octroyée à la SONITEL qui doit renouveler ses
installations. Depuis deux ans, les nigériens utilisent les cellulaires
mobiles et fixes avec le système AMPS, aujourd’hui dépassé, qui a déçu les
consommateurs à cause de la vétusté des installations. Actuellement la
SONITEL compte environ 1.500 abonnés au cellulaire mobile et près de 300
abonnés au cellulaire fixe.
Les deux autres licences seront attribuées à des professionnels étrangers
des télécommunications remplissant les critères d’opérateur qualifié. Ces
critères sont les suivants : détenir au moins 51% du capital d’une société
similaire, avoir géré 10.000 abonnés, avoir une licence GSM depuis plus d’un
an ou détenir au moins 20% du capital d’une société ayant une licence de
téléphonie mobile avec 15.000 abonnés. Selon la Direction Technique de la
Sonitel, l’avènement du GSM au Niger pourra accroître considérablement le
nombre des abonnés au téléphone mobile, surtout avec une révision
significative du coût de la communication. (Source B. A. N’Diaye,
ndiaye@intnet.ne liaisons francophones)

sommaire

Mobiles hors de prix au Congo
Selon un reportage du correspondant de l’AFP, les mobiles restent
inaccessibles y compris pour des cadres et réservés jusqu’ici au nantis :
hommes politiques et proches, hommes d’affaires. En effet de coût de
l’abonnement et de mise ne service varie de 100000 à 500 000FCFA alors que
le salaire moyen ne dépasse pas 50000 FCFA dans la fonction publique. Les
facturations sont 2 fois plus élevées que le téléphone filaire de l’Office
National des Poste et Télécommunications.
Deux opérateurs de mobiles se partagent le marché, Cyrtel, filiale de Nexus,
affiliée à France Télécom qui fonctionne depuis 3 ans et Celtel, à capitaux
néerlandais, depuis 1999. Seules Brazzaville et Pointe Noire sont
actuellement couvertes.
Celtel prévoit d’investir petit à petit 25 milliards de FCFA pour atteindre
20000 abonnés dans ces 2 villes et utilise des cartes prépayées tandis que
Cyrtel pratique la facturation classique.
Par ailleurs en vue d’une prochaine privatisation, les autorités ont mis en
place un plan de restructuration de l’ONPT prévoyant la création de deux
sociétés, l’une privée chargée des télécommunications et l’autre publique
chargée de la poste.

sommaire

Les mobiles
dépasseront les fixes en Afrique d’ici 5 ans

C’est ce qu’a déclaré M. Jan Mutuai, responsable de l’Union Africaine des
Télécommunications, créée en 1997 et regroupant des gouvernements et des
industriels du secteur avec pour objectif le développement des
télécommunications sur le continent, au cours d’une réunion de cet organisme
tenu à la mi-mai à Nairobi. Il a ajouté : " Les mobiles prennent peu à peu
une place centrale dans le réseau téléphonique africain à mesure que les
prix baissent, forçant les lignes fixes à devenir des services à valeur
ajoutée. Après la réduction des tarifs des mobiles, nombre de gens
abandonnent les opérateurs de téléphonie classique qui n’offrent que des
services de connexion simple. C’est pourquoi li ne faudra pas longtemps,
disons 3 à 5 ans pour que les mobiles dépassent les fixes. " Il a ajouté :
"La convergence des technologies numériques permettra dans le même temps au
transport de données de dépasser celui de la voix. "
Selon l’UAT, seulement 2% des africains ont le téléphone et pour atteindre
un taux de 10% il faudrait 60 équiper 60 millions de personnes, soit un
investissement global de 60 milliards de dollars (1000 dollars la ligne).
Mais M. Mutaï a terminé sur une note d’optimisme : " Les investissements
commencent vraiment à arriver en Afrique en particulier dans l’industrie du
cellulaire et les sociétés de services Internet et les écoles d’informatique
se multiplient ".

sommaire

Malaise dans la poste
malienne

Selon un article paru dans journal malien le Soudanais, l’Office National
des Postes serait tombée en léthargie depuis la mise sous mandat de dépôt,
le 20 septembre 1999 de son Président Directeur Général Lassana Togola,
emporté par la vague du ’’Kokajè’’ (lutte anti-corruption) déclenché par le
président Konaré.
L’absence de PDG a eu comme effets, le retard de plus en plus marqué dans la
paye des agents et aurait entraîné la non adoption du nouveau budget et
l’absence de décisions importantes relatives à la bonne marche du service.
Le pessimisme gagne de plus en plus les agents et l’auteur de l’article
pronostique " le dépôt de bilan, voire une noyade collective en fin
d’exercice " si " rien n’est fait pour doter l’ONP d’une équipe dirigeante
compétente et efficace ".
Cette situation se traduit de plus en plus, par le découragement, voire le
’’désenchantement progressif des usagers des services postaux’’ (la
clientèle) qui se tournent de plus en plus vers d’autres structures
concurrentes telles ’’Western Union’’ pour le service des mandats ou encore
’’DHL’’ et autres coursiers en ce qui concerne les correspondances et les
colis.

sommaire

En Bref
Au Mali c’est au tour de l’ONP Office Nationale de la Poste d’être visé par
la campagne anti-corruption. Le procureur général aurait entamé une enquête.
Un accord est intervenu au Mali entre la mission d’évaluation BM-FMI qui
stipule que Malitel sera transformée en une entreprise publique dont le
capital sera entièrement détenu par l’État. Un appel d’offre devrait en
outre être lancé d’ici fin 2000 pour l’octroi d’au moins une licence
d’exploitation de cellulaires.
Tunisie Telecom a emporté l’appel d’offre pour l’exploitation et la
réalisation du réseau G.S.M. en Mauritanie pour un montant de 58millins de
dollars alors qu’elle affrontait de grands opérateurs télécoms comme France
Télécom, Telefonica, Telecom Portugal. La durée de la concession est prévue
pour 15 ans. Le déploiement des 50.000 lignes prévues dans la première étape
du marché devrait durer 4 mois.
A l’Ile Maurice, les coûts d’accès à Internet vont baisser de 20% entre
19h00 et minuit. Toutes les écoles primaires et collèges seront aussi
pourvus d’un accès gratuit à l’Internet. Le nombre d’abonnés à l’Internet
s’élève actuellement à 26 000, alors que les utilisateurs se chiffrent
actuellement à environ 80 000.
Les deux opérateurs du cellulaire au Liban ont offert chacun au gouvernement
de payer 1,35 milliard de dollars en échange d’une licence de vingt ans pour
continuer d’exploiter le réseau de téléphonie mobile. Cellis (détenu à 67%
par France Télécom) et LibanCell ont tous deux précisé que ces offres
étaient indépendantes du litige qui les oppose à l’État qui leur réclame 600
millions de dollars pour des violations présumées du contrat de BOT (Build
Operate Transfer) conclu en 1994 pour douze ans. Les deux compagnies
souhaitent s’en remettre à l’arbitrage international pour trancher ce
litige, car elles démentent avoir commis les infractions dont elles sont
accusées.
Des élèves de l’Ecole Centrale de Paris projettent la mise ne place d’un
télécentre avec accès Internet à Motpi en collaboration avec l’ONG Action
Mopti et la mairie de Motpi. Voir http://www.fairesuivre.fr/ projetMALI.
Le nombre de lignes fixes installées au Sénégal était de 175 938 en mars
2000. D’ici la fin de l’année, l’objectif de la SONATEL est d’atteindre 200
000 pour près de 10 millions d’habitants. Le nombre d’abonnés au cellulaire
est actuellement de 125 000.
Alors que le Sénégal compterait 6000 télécentres connectés à Internet, le
quotidien le Soleil révèle que plusieurs sociétés commercialisent des
services de téléphonie par Internet, certaines ouvertement d’autres dans la
plus grande discrétion.
Un accord est intervenu entre la gouvernement du Congo Brazzaville et France
Télécom portant sur le règlement de la dette de ce pays. Celle-ci s’élève à
7,5 milliards de FCFA. L’accord prévoit un apurement en 3 ans d’une partie
de cette dette avec des remises de 20 à 30% avec un échéancier de paiement
commençant par des remboursements de 30 millions de FCFA .

sommaire

LA POSTE DE SAINT-JEAN 
(Suisse)

"Du local au national : une mobilisation citoyenne".
Introduction :
Pour situer la mobilisation des citoyens et citoyennes du quartier
de Saint-Jean à Genève autour de leur bureau de poste, il nous faut faire un
petit détour sur des événements qui remontent à 1997 et avant. En effet,
jusqu’à cette date, en Suisse, les Postes et Télécommunications étaient une
administration publique de la Confédération. Dans la Constitution helvétique
figurait un article qui consacrait les PTT (postes, télégraphes et
téléphones) comme services publics et qui spécifiait que les bénéfices des
télécommunications devaient compenser les déficits de la poste. Si ce
n’était pas le cas la Confédération devait subventionner la poste.

Mise en place de la libéralisation
A la même époque, la Communauté Economique Européenne libéralisait le marché
des télécommunications et mettait en chantier celui de La Poste. C’est avec
l’argument que le service public de notre pays ne pouvait échapper au
contexte européen que notre Parlement, sous la pression des milieux
financiers, engagea le processus de libéralisation. C’est ainsi qu’au cours
de l’année 1997 une première loi cadre mettait fin au monopole des services
publics et libéralisait le marché des télécommunications ; une deuxième loi
séparait les postes des télécommunications ; avec la troisième et la
quatrième loi, les télécommunications devenaient une entreprise à capital
public ouvert au privé et La Poste une entreprise publique autonome. Ces
services disparaissaient en tant qu’administrations publiques et devenaient
des entreprises dépendant directement de conseils d’administration.
Si leur mission à tous deux était d’assurer le service universel, La Poste,
bien que toujours déficitaire auparavant, se trouvait désormais dans
l’obligation de s’autofinancer. Ces changements se situaient dans un
contexte où certains milieux, même de gauche, n’étaient pas conscients des
effets pervers de la libéralisation. La riposte sous forme de référendum aux
lois décrites plus haut ne s’organisa que trop tardivement et partiellement
et ne put aboutir.
Aujourd’hui la direction de La Poste a pour objectif, dans le cadre de son
autofinancement, de réaliser une rentabilité de 14%.

Effets de la libéralisation
Il est évident que devant cette double tâche (service public et
autofinancement) mais aussi devant les perspectives de privatisation, La
Poste a du procéder à ce qu’on appelle une restructuration et ceci au
détriment des prestations. Alors que déjà un certain nombre de bureaux de
poste disparaissaient dans tout le pays, la direction de La Poste élabora un
projet de réorganisation, dénommé Plan Optima, dans la droite ligne des
principes de l’économie de marché. Ce plan étant défini comme étant un mode
de réflexion nouveau affranchi de la pesanteur de certaines traditions. Il
s’agit d’une réflexion qui prend sa source dans les besoins du marché et non
pas dans les mécanismes chers à certains, mais périmés parce que dépassés.
Finies les prestations citoyennes de proximité, les bureaux de poste devront
être situés là où il y a des flux potentiels de consommateurs (centres
commerciaux, carrefours économiquement intéressants, etc.), ils devront
aussi proposer des produits financiers et des services électroniques.
Particularités des institutions helvétiques
Pour comprendre la mobilisation du quartier de Saint-Jean il faut
connaître les particularités des institutions helvétiques. En effet,
l’organisation politique de notre pays s’articule en trois échelons : la
commune, le canton, la confédération. A chacun de ces échelons les citoyens
et citoyennes peuvent interpeller leurs autorités politiques à l’aide de
pétitions, d’initiatives sous forme de loi ou de référendum s’opposant à une
loi votée dans un parlement. Si les initiatives et les référendums
nécessitent un nombre minimal de signatures pour être acceptés, puis
discutés et votés, les pétitions n’y sont pas astreintes et ne passent pas
en votation populaire. Il arrive par conséquent souvent que les pétitions ne
sont pas traitées assez rapidement dans les commissions et que la réponse
aux citoyens arrive trop tard.

Le cas de la Poste de Saint-Jean
Durant l’été 1999, les habitants du quartier de Saint-Jean furent informés
par la direction de La Poste que leur bureau de poste serait fermé le 31
décembre 1999. Une citoyenne retraitée, trouvant cette mesure totalement
injuste, décida alors toute seule de faire une pétition à la Direction, et
c’est ainsi que, appartement par appartement, commerce après commerce, elle
réussit à recueillir 2200 signatures en l’espace d’un mois environ.
Un député du canton de Genève, membre de l’Association suisse des Amis du
Monde diplomatique et président d’attac-genève, eut vent de cette action.
Conscient, d’une part, que le délai pour agir était extrêmement court et
que, d’autre part, la réponse du politique risquait d’être extrêmement
longue à venir, il conseilla à cette dame de convoquer les habitants et
habitantes du quartier à une assemblée afin de les informer de ce qui se
préparait, de la récolte de signatures et des possibilités qui s’offraient
de résister. Lors de cette réunion, il fut décidé de constituer un comité
citoyen afin de légitimer l’action de la pétition et les actions futures
face aux autorités. Ce comité serait ouvert à tout citoyen et citoyenne au
sens large et aurait comme mission de mobiliser la population par des
assemblées citoyennes, de proposer des délégations de négociation et
d’assurer les tâches liées à la communication. C’est ainsi qu’avec l’appui
de militants d’attac-genève, la première assemblée citoyenne fut convoquée
au moyen d’affiches, de tracts, etc.

Les assemblées citoyennes
Trois cents citoyens et citoyennes répondirent à l’appel. Lors de cette
première assemblée fut constitué le comité citoyen, dont la présidence fut
confiée à la personne qui avait pris l’initiative de la pétition. Il y fut
décidé d’envoyer la pétition aux différentes instances tant communales que
cantonales et fédérales ainsi qu’à la Direction de la poste. L’assemblée
donna également mandat d’inviter cette direction à venir présenter son
projet de restructuration aux citoyens et aux autorités politiques.
Lors de la deuxième assemblée, qui eut lieu en présence du Directeur
régional de La Poste et à laquelle un conseiller administratif et quelques
députés et conseillers municipaux se présentèrent spontanément, après un vif
débat parsemé d’interrogations, le Directeur ne donna aucun espoir quant à
la possibilité de laisser ouvert ce bureau de poste. L’argument principal
était que ce petit bureau de poste étant déficitaire comme d’autres
d’ailleurs, il était logique de concentrer les bureaux de poste de plusieurs
quartiers en un seul lieu se situant sur un axe stratégique ou flux de
consommation.
Il nous faut ajouter que cette mobilisation était portée en majorité par des
personnes âgées. En effet, pour elles, La Poste n’est pas simplement un
bureau administratif mais un lieu où des liens sociaux se tissent, avec des
fonctionnaires mais aussi avec les autres habitants du quartier. C’est aussi
la présence de l’Administration dans le quartier, et le dernier lieu où l’on
peut exister, grâce au service de poste restante, même si on n’a pas de
domicile fixe. La Poste, pour ces personnes, est souvent le dernier lien
avec la société.

Diverses formes de mobilisation
Face à l’intransigeance de la direction de La Poste, d’autres formes de
luttes et d’actions virent le jour et c’est ainsi que le Front de libération
de Saint-Jean (" FLSJ : canal postal ")se constitua avec humour et
détermination. La première action de ce groupe fut le changement du nom des
rues du quartier : la rue du Beulet devenait la rue de la Poste, un
carrefour était baptisé du nom du ministre responsable de La Poste, une
impasse du nom du directeur de La Poste etc.
Une deuxième stratégie fut mise en place par le comité et le Front pour
informer la population. Elle consistait à mobiliser les médias afin qu’ils
relaient l’information. Ils étaient donc, d’une part, invités aux réunions
et, d’autre part, sollicités par les actions mises sur pie toujours avec
beaucoup d’humour et de créativité par le Front. En plus de ces actions et
des injonctions infructueuses aux politiques et à la direction de La Poste,
le comité citoyen décida, avec l’appui de l’ensemble des habitants du
quartier, d’occuper leur bureau de poste.
L’occupation commença par une distribution de vin chaud devant le bureau,
puis, 20 minutes avant la fermeture, les citoyens et citoyennes furent
invités à boire un verre à l’intérieur du bâtiment. Evidemment, la
gendarmerie fut appelée à la rescousse, mais devant la bonne humeur des
occupants et leurs justes revendications, elle resta discrète. Les occupants
demandaient que le directeur régional de La Poste se présente devant eux
pour négocier l’évacuation, les conditions étant la fourniture des chiffres
démontrant que ce bureau était déficitaire et la garantie que des
pourparlers seraient engagés. Ces conditions furent acceptées par le
Directeur et les locaux libérés sans dommage.
Parallèlement à ces actions, des motions et résolutions furent votées dans
les parlements municipal et cantonal demandant aux différentes autorités
d’agir dans le sens d’empêcher toute fermeture du bureau de Saint-Jean et de
mettre en place une politique de concertation entre La Poste, les autorités
municipales et cantonales et les représentants des citoyens , c’est-à-dire
le comité. C’est alors qu’eut lieu la première rencontre officielle entre
les autorités politiques, le comité citoyen et la direction de La Poste dans
le but de négocier la non fermeture de ce bureau. Au grand étonnement des
citoyens, non seulement les autorités politiques décidèrent de les exclure
de la négociation, mais encore les chiffres promis ne leur furent pas
fournis. Elles prétextaient que la présence des citoyens pourrait gêner la
Direction de La Poste dans ses propositions. Par contre, elles
s’engageaient à donner devant l’assemblée des citoyens les propositions et
le résultat des négociations. Quelle ne fut pas la surprise des citoyens,
quelques jours après, d’entendre les autorités leur dire que la réponse tant
attendue leur serait donnée par la Direction de La Poste lors d’une émission
de télévision qui était consacrée à la problématique de la Poste et qui
était programmée deux jours plus tard. Entre temps, le ministre de tutelle
alerté par l’ampleur que prenait l’affaire au niveau national, se déplaçait
sur les lieux, mais il faut l’avouer sans même en avertir le comité de
citoyens et ceux-ci, dans le but de faire pression, appelaient les citoyens
du canton à manifester leur solidarité dans les rues de Genève et devant le
bureau central. Tous étaient pleins d’espoir. Mais, le jour tant attendu de
l’émission, on put voir et entendre à l’écran, la Direction de La Poste,
avec toute l’arrogance imaginable et bafouant les engagements donnés aux
autorités .politiques, annoncer que le bureau de poste de Saint-Jean serait
définitivement fermé à la fin de l’année.
Malgré la mobilisation, malgré les prises de positions des instances
politiques, la poste de Saint-Jean s’est fermée le 30 décembre 1999, en
présence d’une manifestation fête du quartier.

Pour conclure :
 Depuis janvier de nouvelles négociations ont été ouvertes. Le 14, un
Grand Conseil extraordinaire est convoqué et, malgré l’absence délibérée des
députés libéraux, il vote à l’unanimité une motion demandant la réouverture
du bureau, le gel des mesures découlant du projet Optima ainsi que
l’ouverture d’une large concertation.
La Poste ne parle plus de fermeture totale, mais de solutions de
remplacement.
Le Directeur général de La Poste démissionne subitement, soi-disant parce
qu’il a reçu une offre plus intéressante ailleurs, alors qu’il n’assumait ce
poste que depuis un an et demi.
Attac-suisse suggère d’organiser au niveau national des " Etats généraux "
pour développer une réflexion citoyenne posant au centre des débats la
question de la redéfinition et de la défense des services publiques.
Enfin, une proposition d’initiative fédérale est lancée et est envoyée en
consultation aux organisations politiques, syndicats et associations
potentiellement intéressées.

Les médias
Il faut souligner le rôle que les médias ont joué dans cette affaire. D’une
information locale relatant la mobilisation d’un quartier, on est passé
aujourd’hui à un débat national par médias interposés sur la libéralisation
de La Poste et concrètement sur le rôle du service public. Le mouvement
citoyen a non seulement fait plier La Poste, freiné le Plan Optima, mais a
poussé les médias à entrer dans le débat de ce service public. A ce titre il
est exemplaire.
Aujourd’hui on peut dire que toutes les solutions de substitution au local
proposées par La Poste (container, roulotte, service à domicile, etc.) ont
été rejetées à l’unanimité par les assemblées citoyennes. Contrairement à ce
que La Direction de la Poste croyait, le comité de citoyen n’est qu’un
relais entre la Direction de La Poste et l’assemblée, et ne peut prendre de
décision sans s’y référer. A l’heure actuelle, chaque semaine, le comité de
citoyens ouvert à tous se réunit, pour analyser les propositions qui lui
sont soumises, et organiser le traitement de la réponse.
Et l’affaire suit son cours. Trois mois après la fermeture, les habitants du
quartier, toujours aussi déterminés à lutter pour obtenir la réouverture de
leur bureau de poste, obtiennent l’ouverture de celui-ci. De plus, ils ont
compris que si l’on paie des impôts c’est pour le bien-être de tous,
bien-être qui peut se matérialiser, entre autres, par un bureau de poste
dans chaque quartier.
Aujourd’hui, non seulement ce bureau de poste va rouvrir, mais il est
question que le comité citoyen ait un regard sur la bonne marche financière
sur le bureau, afin d’éviter de s’entendre dire par la direction de la
poste, sans chiffre à l’appui, que la fermeture serait due à une question de
déficit.

Alberto Velasco et Andrienne Soutter
Les amis du Monde Diplomatique de Suisse