Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de Mars 2000 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

Accueil > Lettres de CSDPTT > Lettres de 2000 > Lettre de Mars 2000

Lettre de Mars 2000

Mars

mardi 1er février 2000, par Alain


La Lettre de Mars 
2000

No : 52

Sommaire :
Editorial  : Bamako2000 et après
Échos de csdptt  : 

- Réunion à Nice En Bref

- AG de CSDPTT

- en Bref
Échos des postes et télécoms dans le monde  : 

- Le réseau de le SOTELMA piraté

- Les discussions ONG- UIT piétinent

- La SONATEL lance un emprunt pour étendre son réseau

- Un journaliste au centre de tri de Ouagadougou

- Deux agents de FT dessinent des plans du réseau malien

- En bref : Rwanda, Mauritanie, Iridium 

- une sélection de sites internet
Article  : du Cybersonghaï pour les entrepreneurs agricoles de Léonce Sessou


Bamako 2000 et après
Plus de 1500 participants aux rencontres de Bamako2000 alors qu’on en
attendait 300, et l’écrasante majorité issue du continent africain ! 
La jeunesse africaine qui a accès à Internet y est donc particulièrement
attachée et se mobilise. Mais celle-ci reste dramatiquement. Car l’accès
Internet se heurte à un double obstacle, l’accès au téléphone d’abord (2
lignes pour 100 habitants en moyenne actuellement) et la possession d’un
ordinateur d’autre part. Ainsi le nombre de connectés à Internet en Afrique
serait de l’ordre de 0,024% du total mondial soit environ une personne pour
75000 fin 1999. Même si la progression de 18% est en Afrique le double de
celle du monde entier le rattrapage est impossible au rythme actuel.
Que ce soit dans la déclaration finale ou dans les différentes
recommandations issues des ateliers la plupart des questions sont abordées,
parité d’accès homme femme, mise à disposition des réseaux dans un esprit de
service public, nécessité d’accès collectifs communautaires, droit pour tous
et liberté, nécessité d’une implication plus grande des Etats... Reste la
question centrale des financements pour mettre les infrastructures à niveau.
De ce point de vue, il faudra bien un jour dépasser le stade des
déclarations et promouvoir de véritables solutions. 
Pourquoi ne pas taxer les fusions et autres spéculations boursières dont les
chiffres notamment dans le domaine des télécoms ne cessent de nous donner le
tournis ?
Bruno Jaffré


Réunion à Nice 
Une vingtaine de collègues de France Télécoms ont assisté à une réunion
d’information et de présentation de CSDPTT à Nice autour d’un verre de
l’amitié. L’affluence aurait pu être bien supérieure si la date n’avait pas
coïncidé avec celle des repas de Noël des cantines de la région.
Le comité de Nice a présenté le site Internet, et avec le support de
quelques photos, Emile et Claude ont relaté leur récente mission au Burkina
Faso. Cette réunion a été l’occasion d’une sensibilisation sur les besoins
des pays en développement et sur la nécessité de donner tous un peu de
nous-mêmes. Trois nouvelles personnes sont venues rejoindre CSDPTT à l’issue
de cette réunion qui a montré qu’il existe un intérêt pour notre activité.
Une vente d’artisanat a par ailleurs permis de recueillir des fonds pour nos
projets.


AG de CSDPTT
15 adhérents ont assisté à l’assemblée générale ordinaire de CSDPTT le 5
février. Le nombre d’adhérent est passé en un an de 23 à 37 et un comité
supplémentaire est en voie de constitution à Nancy. L’assemblée a pu
constater un accroissement de l’activité en quantité et en qualité ainsi
qu’une bonne santé financière bien que CSDPTT ne bénéficie d’aucune
subvention de fonctionnement. 
Le matin, les débats ont porté sur l’avenir des rapports avec France
Télécom, ainsi que la place que doit prendre CSDPTT au sein du CCOBF (Comité
de concertation des ONG intervenant au Burkina Faso).
L’après-midi les projets de télécentre au Mali et à Madagascar actuellement
en gestation ont mobilisé la réflexion des participants ; statut des
télécentres et contenu des prestations, partage des rôles entre les
partenaires et CSDPTT, nécessité de les rendre rapidement autonomes,
formations à mettre en place, liaisons avec les jumelages d’école etc. La
participation de CSDPTT à un projet de développement intégré dans le
nord-ouest de la Côte d’Ivoire a aussi été évoquée.
La nature de relations avec nos associations soeurs (groupant principalement
des agents des PTT au Mali et au Burkina) de même que les rapports avec les
opérateurs de télécommunications ont aussi été largement discutés. Les
participants ont exprimé le souhait qu’ils fassent l’objet de discussions
approfondies afin de bien en cerner la nature et les règles de
fonctionnement qui restent à établir. 
Le Conseil d’administration a été légèrement modifié afin d’y intégrer un
membre du groupe de Nancy. 


En Bref
Le groupe CSDPTT Toulouse a envoyé deux colis de petites matériels au Mali,
un à destination du bureau de poste de Yélémané, un autre à destination de
l’AVDPT (association des volontaires pour le développement de la poste et
des télécommunications) de Sévaré.


Le réseau de le SOTELMA piraté
Suite à des plaintes de plusieurs détenteurs de téléphones cellulaires qui
se plaignaient d’un hausse inexpliquée de leur facture, un vaste réseau de
piratage semble avoir été démantelé au Mali. La police malienne a arrêté
trois personnes de nationalité étrangère détenteur d’un important matériel
très sophistiqué. Le préjudice subi se monterait à 1 milliard de FCFA.
Les pirates arrêtés appartiendraient à un réseau opèrant dans la
sous-région. Ils branchaient leurs appareils sur les lignes téléphoniques de
particuliers, de l’administration ou d’organismes permettant à des tiers,
connectés au réseau de la SOTELMA, de téléphoner à leur guise et à moindre
coût.


Les discussions ONG- UIT piétinent
C’est en 1995 qu’est née l’idée d’étudier la possibilité d’établir des
relations entre l’Union Internationale des Télécommunications et des ONG, au
cours d’une réunion de la Table Ronde Mac Bride (du nom d’un ancien
Président de la Commission Internationale de l’UNESCO pour les problème de
communications). La Table Ronde Mac Bride est une ONG qui se réunit tous les
ans et pose la question de la durabilité et de l’équité des tendances
actuelles des médias et de la communication en relation avec les problème
sociaux, culturels et de développement. La table Ronde avait estimé qu’il
était essentiel que la société civile soit davantage impliquée dans ce
débat. 
Un premier rapport est publié cette même année. Celui-ci énumère les
avantages de l’instauration de relations entre les ONG et l’UIT
(enrichissement des débats pur l’UIT, possibilité pour les ONG d’influer sur
les décisions) mais en soulève les obstacles pratiques en particulier le
coût élevé de la participation aux travaux de l’UIT. 
En 1996, un groupe de 14 ONG internationales éprouvent le besoin de se
réunir et d’étudier la question des médias et de la communication en général
et créent le Programme de Coopération en matière de communication et de
démocratisation. Ces organisations parmi lesquelles on trouve la table ronde
Mac Bride, PANOS, le centre International des femmes, l’association mondiale
des radio diffuseurs communautaires, Vidéazimut, l’APC (Association for
Progressive Communication) adoptent un programme d’action pour que " le
droit de communiquer soit reconnu et garanti comme fondamental pour le
respect des droits de l’homme et qu’il soit fondé sur les principes d’un
participation pleine et entière, de la justice sociale, de la pluralité et
de la diversité reflétant les différents points de vue culturels, régionaux
et des deux sexes ". 
De plus elles ont souligné " la nécessité de plaider en faveur d’un espace
public ouvert permettant d’approfondir le débat et d’engager des actions
ayant pour objectif de mieux faire comprendre la déontologie de la
communication, l’urgence d’adopter des politiques démocratiques et le
caractère indispensable d’un accès équitable et efficace ". En se basant
sur le rapport relatif à l’UIT et aux ONG, les participants ont décidé
d’accorder la priorité à la question des relations avec l’UIT. D’autres ONG
se sont depuis réunis pour soutenir ces initiatives
En 1997, le Programme de Coopération sollicite au Conseil de l’UIT une
dispense de cotisation pour 1997 sans obtenir de réponse.
Ce n’est qu’en 1998, qu’a été prise la décision de créer un groupe de
travail au sein de l’UIT en associant les ONG signataires du Programme de
Coopération dont le sujet tourne autour de 3 questions : 

- En quoi les télécommunications sont-elles importantes pour les ONG ?

- Que devraient faire les Etats membres de l’UIT pour faire en sorte que les
télécommunications renforcent le capacité des ONG à résoudre les problèmes
de développement ? 

- Comment les autres organisations internationales comme l’OMC, la Banque
Mondiale, l’UNESCO etc. empiètent-elles sur ces questions ?
Le rapport est finalement publié et discuté en septembre 1999 (voir :
http://www.comunica.org/itu_ngo/.) et se termine entre autres conclusions
par la proposition de constituer un autre groupe de travail spécifique sur
les relations à mettre en place entre l’UIT et les ONG ! La suite à donner
est laissée à la discrétion du Directeur du Bureau de développement des
Télécommunications (une des instances de l’UIT chargés des pays en
développement) M. Hamidoun Touré nouvellement nommé. 
Dernier épisode en date, le forum pour le développement en Afrique en
octobre 99 où les ONG présentes ont rappellé les engagements de l’UIT (voir
lettre N°50). CSDPTT n’est resté en dehors de ces initiatives en reposant la
question directement aux représentants de l’UIT, notamment M. Hamidoun
Touré, présents au forum de la téléphonie rurale de Cotonou en décembre et
en relançant leur question relative à une organisation éventuelle de la
récupération du matériel désinvesti. 
Depuis le dossier semble ne plus avancer. 


La SONATEL lance un emprunt pour étendre son réseau
La Société nationale des télécommunications du Sénégal (SONATEL) a lancé en
décembre dernier, un emprunt de 12 milliards CFA sur le marché de l’Union
économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’emprunt, dénommé
"Extension 2000", entre dans le financement des grands projets que
l’opérateur Télécom du Sénégal veut mettre en oeuvre pour "la modernisation
et l’amélioration du réseau filaire à l’intérieur du pays, dans les zones
rurales ; l’extension et la qualité de couverture du réseau des mobiles au
Sénégal ainsi que les câbles sous-marins en fibres optiques ". La SONATEL
envisage de développer, d’ici à 2001, le parc de téléphone fixe de 60.000
nouvelles lignes qui viendront s’ajouter aux 140.000 recensées. Dans le
domaine de la téléphonie cellulaire, gérée par sa filiale Alizé, la société
veut atteindre le cap des 100.000 lignes sur la même période. 
Cet emprunt "Extension 2000", devrait permettre également d’étendre la
téléphonie rurale à 1000 villages du Sénégal contre 446 actuellement.


Un journaliste au centre de tri de Ouagadougou
Sous le titre, " Les postiers burkinabè craignent plus la poussière et les
rats que le bogue ", un correspondant de l’AFP écrit : 
" Les postiers du Burkina Faso sont quasiment certains d’être à l’abri du
bogue de l’an 2000 : leurs outils de travail se résumant pour l’essentiel à
des stylos bille, des registres et des tampons, ils craignent plus les rats
et la poussière que les aléas de l’informatique. 
Les ventilateurs du centre de tri postal de Ouagadougou brassent de l’air
chaud et soulèvent la poussière. Là transitent chaque jour 10.000 lettres,
classées et distribuées à la main. Une à une, elles sont oblitérées d’un
coup de tampon. La machine qui devait faire ce travail est stockée sous une
housse de plastique dans un des bureau de l’administration. "Elle ne marche
pas, on arrive pas à changer la date", explique un employé. De toute façon,
cette machine ne pouvait aller au delà de 1999, non pour une question de
bogue mais simplement faute de plaque portant la date 2000.
Bien que le volume de courrier traité ait été multiplié par dix ces cinq
dernières années, le Centre national de tri (CNT) du Burkina fonctionne
toujours de façon manuelle. Chaque jour les employés noircissent des pages
et des pages de registres, vite poussiéreux, où sont notées toutes les
opérations. Pour enregistrer par exemple l’ouverture d’une nouvelle boîte
postale, il leur faut remplir quatre registres différents.
Et comme les bureaux de poste ne sont pas reliés entre eux par un réseau
informatique, un mauvais payeur peut toujours aller se faire enregistrer
ailleurs, déplore René Toko, chef du CNT.
Possédant tout de même quelques ordinateurs, la Poste burkinabè fait partie
du comité national du Bogue de l’an 2000, mais son
objectif est plus de s’insérer dans le groupe des entreprises informatisées
que de prévenir un dysfonctionnement majeur au lendemain du jour de l’an.
L’ennemi numéro un des ordinateurs dans ce genre de service vétuste est
d’abord la poussière rouge et fine du Sahel qui s’infiltre partout et
endommage régulièrement les machines. "Une balance détraquée nous a causé un
manque à gagner de 54 millions de FCFA (540.000 FF) en 1998", raconte M.
Toko.
Des aspirateurs à poussière avaient été installés. Ils sont en panne depuis
plusieurs années. La rouille aussi a gagné les tables de tri devant
lesquelles les agents de la poste sont assis dès le matin, face à des
dizaines de petits casiers où s’effectuent la première étape du classement.
C’est également manuellement que le courrier est ensuite réparti dans les
milliers de boîtes postales que compte la capitale, où la livraison à
domicile du courrier n’existe pas.
"La poste est contrainte à un travail trop administratif", se plaint le chef
du CNT. L’informatisation, tant souhaitée par la Poste qui doit faire face à
une concurrence des messageries privées de plus en plus compétitives, est
toujours retardée faute d’argent.
Malgré cette vétusté, la poste burkinabè jouit toujours d’une bonne
réputation et le traitement du courrier n’y est guère
plus lent que dans la plupart des pays de la région, pourtant souvent mieux
équipés ".


Deux agents de FT dessinent des plans du réseau malien
A la demande du Directeur Régional et d’un chef de centre réseau de SOTELMA,
Jean louis HERVIEUX (Soutien Applicatif National) et Pierre CHARNEAU
(Dessinateur Projeteur), tous deux employés à France Télécom ont pris en
charge la réalisation des plans du réseau téléphonique de Mopti et de Sévaré
en collaboration avec des cadres locaux de la SOTELMA. Le seul plan existant
était obsolète, illisible et datait de plusieurs années. Ces plans
permettront maintenant d’avoir une meilleure connaissance du patrimoine
ligne, et de travailler avec des données pertinentes et actualisées.
Depuis plusieurs années, Jean Louis HERVIEUX, membre d’un jumelage, et
adhérent de CSDPTT, entretient un contact professionnel et amical avec des
agents de SOTELMA à Ségou, Mopti et maintenant Sikasso,.
Pour l’anecdote, il faut savoir que les deux compères avaient déjà réalisés
les plans de Ségou dans les mêmes conditions, à cette différence prêt que le
plan téléphonique de Ségou avait subi les foudres d’une révolution et que,
quelques morceaux (le 10 ème du plan) furent récupérés in extremis dans la
rue en feu et en sang. Aussi, depuis ces événement, ces morceaux étaient en
sûreté dans un coffre de SOTELMA, au cas ou de nouvelle manifestations
surviendraient et dans l’attente de jours meilleurs.
Aux dernières nouvelles, les deux collègues réalisent actuellement les plans
du réseau téléphonique de Sikasso, villes proche du Sénégal et ont d’autres
demandes de réfection de plan. 
Jean Louis Hervieux recherche d’anciens cartons FTA (vierges si possible)
afin de réaliser ou de mettre à niveau plusieurs FTA manuels au Mali. Toute
personne intéressée peut se manifester. Merci


En bref
Le directeur de Rwandatel SA a annoncé que la Rwanda allait se doter d’une
liaison numérique internationale de 256 kbits, d’un réseau RNIS et de
nouveaux services et routeurs ce qui représenterait une avancée décisive
d’Internet dans ce pays. Ces installations devraient permettre de supporter
6000 abonnés à Internet alors qu’on en dénombre 2000 aujourd’hui.
La Mauritanie a lancé en janvier un appel d’offre international pour
l’établissement et l’exploitation d’un réseau cellulaire. Il fait suite à la
promulgation d’une loi de privtisaiton des télécommunications adoptée en
juillet 99 et à la séparation de postes et des télécommunications jusqu’ici
réunies en deux entités distinctes. Cet appel s’inscrit dans le cadre du
programme général de privatisation exigé par le FMI et la Banque mondiale.
Iridium a reçu début février une rallonge de 75 millions de dollars ce qui
devrait lui permettre de tenir jusqu’en été. Premier système de
télécommunications par satellite, il avait été déclaré en faillite en août
dernier. C’est la société Graig McCaw qui a apporté cette somme. Celle-ci
est déjà actionnaire de Teledesic, le projet de constellation de Bill Gates
et d’ICO un autre système concurrent. Iridium aurait atteint 20000 client
fin 99 alors qu’elle en attendait 600000 et accumulerait aujourd’hui près de
4 milliards de dette. 


une sélection de sites internet
http://www.bamako2000.org/ Site officiel des rencontres qui viennent de se
terminer à Bamako sur le thème " Internet : les passerelles du
développement ". On y trouve un compte rendu complet avec en particulier la
liste des participants, la déclaration finale et celles des 10 ateliers.

http://www.cybergeography.org Superbe site réalisé par des chercheurs avec
de très belles illustrations notamment des cartes des flux internet
intercontinentaux mais aussi des représentations des satellites dan
l’espace. Voir en particulier l’atlas du cyberspace .

http://www.comunica.org/itu_ngo/ 
Ce site est géré par le groupe des ONG qui
ont entamé des discussions avec l’UIT pour obtenir que cet organisme accepte
" de collaborer avec elles officiellement. Ces ONG sont plutôt anglophones
mais on y trouve aussi des textes en français.

http://perso.wanadoo.fr/rtsf/ Site de l’association RTSF (Réseau télécoms
sans Frontières) qui rassemble des agents de France Télécom de la région de Tours.

http://www.africultures.com/articles/articles_fr.htm 
Il s’agit du site de
la revue africultures qui se consacre à la culture africaine. Le numéro 23
accessible à l’adresse ci-dessus (comme tous les numéros de la revue) est
consacré exclusivement à l’Internet en Afrique. 


Des CyberSonghaï pour les entrepreneurs agricoles

de Léonce SESSOU Réseau Béninois des Téléservices Communautaires

lsessou@songhai.org
lsessou@hotmail.com

Développer et décentraliser les technologies de l’information, telle est
l’ambition de Songhaï à travers la création d’un système multimédia de
partage et d’échange d’informations dans les zones rurales et péri-urbaines.

A la découverte des CyberSonghaï

lire l’article en entier...