Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre d’Octobre 1998 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre d’Octobre 1998

Octobre

jeudi 1er octobre 1998

csd.gif (5510 octets)

LA LETTRE D’OCTOBRE 98
No : 36

Sommaire :
-Editorial : La coopération en débat
-CSDPTT ouvre un site Internet.
-CSDPTT Brèves
-Assises de l’Internet solidaire
-Cameroun : état des lieux
-ALCATEL a un projet pour l’Afrique
-Initiative de l’UIT en faveur du développement
-Télécentre à Tombouctou
-En bref Télécoms dans le monde’INMARSAT, télécentres
en Argentine ,
afrique du sud, Internet dans le monde, Salavador, Afrique Australe,
Hong
Kong Telecom, SONATEL

-Film : " D’une brousse à l’autre " de Jacques KEBADIAN
-Article de fond : Solvabilite en zone rurale et
télécentres ?

-Editorial
Membre du CCOBF (Collectif des ONG engagées au Burkina Faso),
CSDPTT a
été invité à participer à la préparation
de la Commission mixte
franco-burkinabé. Ces commissions se réunissent tous
les 3 ans en ce qui
concerne le Burkina, et les OSI (ONG) et collectivités locales
y
participent en tant que telles aux côtés de Ministère
des Affaires
Etrangères et des représentants de l’Etat burkinabé.
Des réunions préparatoires sont organisées par
le CCOBF afin d’identifier
les thèmes qui paraissent prioritaires en matière de
coopération
franco-burkinabé.
Nous considérons la présence des ONG à ce type
de réunion comme une
avancée considérable dans la prise en compte de la politique
française
par les citoyens en dehors des seules élections. Si nous n’y
participerons pas cette année physiquement, c’est d’une part
que notre
association est encore un peu jeune, et D’autre part qu’elle ne compte
que des bénévoles déjà très pris
par la mise en route de ses projets.
Cela dit nous suivrons ces travaux de préparation avec intérêt
et il
n’est pas exclu que nous envoyions un courrier pour rappeler l’importance
du droit à la communication dans le développe-ment. L’apparition
des
projets dans les domaines de la poste et des télécommunications
est
récente mais ceux-ci sont appelés à se développer.
Mais nous prenons date pour 2002. Nous devrions pouvoir en être,
et qui
plus est, cette fois, nous l’espérons avec une solide expérience.
 Bruno Jaffré

-Internet solidaire
Les premières Assises de l’Internet non marchand et solidaire
se
tiendront le samedi 7 novembre 1998 à l’Assemblée nationale
à Paris à
l’initiative d’un collectif d’associations regroupées autour
d’IRIS
(Imaginons un réseau internet solidaire). Ces Assises sont organisées
par
un collectif réunissant Globenet, Iris, le Mini-rézo,
Neuronnexion/Humanet et le R@s (Réseau associatif et syndical).
Le but des Assises est de montrer qu’un autre Internet est possible.
Médium de l’exercice des libertés publiques et privées,
de l’expression
de la démocratie, Internet peut être un facteur majeur
du progrès social.
Parallèlement aux débats, un forum des initiatives permettra
de
promouvoir une utilisation non marchande et solidaire d’Internet. Des
stands seront mis à la disposition des associations oeuvrant
dans ce
sens.
pour plus d’information sur le web :
http://www.assises.sgdg.org
Télécentre à Tombouctou
Le télécentre communautaire (TCP) de Tombouctou fait
partie de
l’initiative de l’IUT en faveur du développement dont nous avons
parlé
plus haut.
Le budget du projet devrait se monter à 2 millions de FF, les
partenaires
étant L’UNESCO, l’UIT, le CRDI (Centre de Recherche pour le
Développement
international), la FAO et l’OMS.
L’objectif est d’offrir des applications favorisant le développement.
Le
TCP doit à terme être financièrement autosuffisant
voire rentables. Ainsi
les équipements, exceptée l’infrastructure des télécommunications
qui
appartient à la SOTELMA, seront la propriété de
la commune de Tombouctou.
Mais il est prévu à l’issue de 3 ans, durée du
projet, de rétrocéder le
droit de propriété soit à un consortium ou coopérative
de partenaires
locaux ? soit à un entrepreneur privé.
Le télécentre doit offrir des services de télécommunications
de base,
téléphone, fax, et de Bureautique classique, traitement
de texte,
photocopies mais aussi des possibilités d’accès à
Internet et au courrier
électronique. Il doit permettre de développer des services
publics
relevant des domaines suivants : santé, éducation, bibliothèque,
culture,
agriculture et pêche, artisanat.
L’atelier organisé par l’UNESCO, qui s’est tenu à Tombouctou
en mai 1998
a permis de faire en sorte que le projet colle un peu mieux aux réalités
locales et aux besoins des populations qui ont pu s’exprimer à
cette
occasion.
Les enseignants ont souhaité que le TCP prenne en compte le
formation
continue et qu’il participe aux échanges en matière d’animation
pédagogique. Un réseau d’entraide doit être constitué
à cette fin, les
animateurs devant être formés par téléformation
à distance. Les
enseignants ont demandé pourvoir être reliés entre
eux mais aussi à
l’Institut Pédagogique National de Bamako par le biais de liaisons
télématiques. Ils ont en outre demandé que les
liens puissent aisément
être établis avec les enseignants des villages alentours
(échanges
téléphoniques dans un premier temps, les villages n’étant
même pas encore
tous équipés de téléphones...).
Un atelier a réfléchi à la création d’un
site internet sur Tombouctou qui
sera confiée à une société malienne. Tombouctou
compte déjà 4
bibliothèques et il est prévu la création d’une
bibliothèque municipale.
Celle-ci doit être associée au TCP afin d’établir
une base de données et
de fournir des services de recherches d’information.
L’atelier consacré à la promotion de la femme a souhaité
que le TCP
facilite les échanges entre les femmes de Tombouctou, du ministère
et les
femmes de la région et qu’une partie du site sur Tombouctou
soit
consacrée à l’activité spécifique des femmes.
Elles ont en outre demandé que, dans le cadre du projet, une
part des
financements soit réservée pour faciliter les échanges
téléphoniques
entre les organisations de femmes de Tombouctou, et celles des localités
environnantes dans le désert (Diré, Niafunké,
Rharous etc...) :
installation du téléphone au plus vite dans ces localités,
fourniture
d’au moins un poste à haut-parleur et répondeur-enregistreur
dans chaque
localité et au TCP, possibilité d’accès au N°
" Femmes " du TCP depuis
ces localités par Numéro Vert (communications prises
en charge par le
budget du TCP), possibilité d’organisations de réunions
téléphone entre
les organisations de femmes des localités de Tombouctou sur
le budget du
TCP.
Le projet initial qui était très axé sur l’utilisation
de nouvelles
technologies (Internet en particulier) pour développer surtout
les
échanges entre Tombouctou et "le reste du monde" (i.e. Bamako
et les pays
"développés") devra dorénavant prendre en compte
les demandes (réalistes)
des futurs utilisateurs du TCP désireux de développer
également les
échanges entre Tombouctou les localités enclavées
du désert (pour
lesquelles le téléphone reste encore le seul moyen de
télécommunication
efficace, compte tenu du faible taux d’alphabétisation, et réaliste
à
court-terme). Nous essaierons de vous tenir informer de l’évolution
du
projet
_______________________________

" D’une brousse à l’autre " de Jacques KEBADIAN

Ce documentaire sur les sans-papiers de St Ambroise nous permet de
pénétrer plus particulièrement une famille de
4 personnes, à savoir les
parents et leurs enfants, 2 soeurs jumelles.
La caméra les suit depuis l’évacuation de l’église,
en passant par le
regroupement au Gymnase Japy, pour les accompagner jusqu’au village
natal
du père au Mali, dans la région de Kayes.
Film/reportage résolument sans pathos, il jette un regard distancié
sur
les protagonistes laissés à leur rythme, à leur
façon d’être.
Beaucoup d’émotions cependant, et d’intérêts, surtout
dans la 2ème partie
du film, quand la famille, une fois obtenus les papiers permettant
la
résidence en France, repart pour le village natal du père,
qu’il a quitté
sans y revenir depuis 10 ou 15 ans. Pudeur, joie des retrouvailles,
on se
réjouit de ce bonheur. On assiste aussi à la fascination
des villageois à
l’occasion de la projection du film retraçant les événements
de Paris.
On remarque, (ou on croit remarquer ?) la volonté du père
de faire
comprendre à ses compagnons restés au village combien
l’exil reste une
épreuve, une obligation douloureuse. On peut aussi imaginer
les probables
difficultés des 2 enfants ni tout à fait d’ici ni tout
à fait de là-bas,
avant qu’elles ne tirent forces et richesses de ce double enracinement.
Le film ne passe que dans une seule salle à Paris, pour combien
de temps ?
Quelques salles en banlieue, en Province ?....
 
Joël Perier



Nous publions ci-dessous un extrait d’un important travail sur la téléphonie rurale en Afrique, réalisé à la demande du ministère de la
coopération. Vous pouvez avoir la totalité de ce travail sur Internet à l’adresse suivante http://perso.club-internet.fr/sheintz/som/note1.htm.
Le passage que nous vous proposons traite des télécentres actuellement en plein développement en Afrique.
  La Rédaction.
 

Solvabilite en zone rurale et télécentres
 ?

1.SOLVABILITE EN ZONE RURALE
1.1 / Télécentres : de bons indicateurs .
Des formes de "Téléboutiques" ou de "télécentres"
se multiplient en Afrique Subsaharienne et plus particulièrement 
au Sénégal, au Mali, au
Niger, au Burkina Faso ou en Côte d’Ivoire. Ces télécentres
proposent des communications téléphoniques avec une surtarification
variable selon les
pays (au Mali, de 15 à 20% ; au Sénégal, de 30
à 70%).
Les télécentres sont intéressants pour étudier
la solvabilité des populations, que ce soit en milieu rural ou en
zone urbaine : les
télécentres sont présents aussi bien en zone rurale
qu’en zone urbaine, et la surtarification imposée permet de mesurer
s’il existe une vraie
demande solvable en télécommunications.

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