Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de Septembre 1998 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre de Septembre 1998

Septembre

mardi 1er septembre 1998

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LA LETTRE DE SEPTEMBRE 98
No : 35

Sommaire :
- Editorial : La bourse et les télécoms !
- Projet de téléphone dans la région de Toma au
Burkina.
- Salade niçoise façon burkinabé
- MALI : témoignage
- Cameroun : nouveau réseau cellulaire
- Grave revers pour Globalstar
- Difficultés pour Iridium
- En bref, Egypte, Afrique du Sud, grèves aux USA
- Réflexions :La privatisation des télécoms,
la meilleure solution pour

 l’Afrique  ?



 

La bourse et les télécoms !
Alors que l’on apprenait que les actions de la SONATEL allaient être
cotées à la bourse régionale d’Abidjan, la chute
de 38% en une journée de
la valeur des actions d’ALCATEL faisait la une des journaux. Certes,
ALCATEL est essentiellement un constructeur (contrairement à
la SONATEL)
mais ce géant des télécoms possède quelques
parts dans des opérateurs,
par exemple Skybridge et surtout GLOBALSTAR.
Sans doute, la perte de 12 satellites dont nous parlons plus loin
est-elle en partie responsable même si les commentateurs financiers
n’en
soufflent mot. Mais cette chute appelle quelques réflexions
en regard du
début des cotations des opérateurs africains en bourse.
Car ALCATEL n’est
pas en si mauvais état. Ses bénéficies sont seulement
en deçà des
prévisions. On notera parmi les explications, la baisse des
investissements prévus des opérateurs européens
pour cause
d’accroissement de la concurrence.
Etre côté en bourse, c’est attirer les capitaux étrangers.
Certes, mais
ceux-ci s’envolent ailleurs à la moindre inquiétude.
Ils ne se contentent
pas de chercher à gagner de l’argent mais ils se déplacent
massivement
dès qu’ils sentent pouvoir gagner plus ailleurs. Si ces mouvements
ne
touchent actuellement que les constructeurs, il n’y a guère
de raison
pour qu’ils n’atteignent pas bientôt les opérateurs.
Faut-il donc dans ces conditions se réjouir de l’introduction
de la
cotation de la SONATEL en bourse ?
 La rédaction

Projet de téléphone dans la région de Toma au
Burkina
.
En rentrant de vacances, nous avons eu l’agréable surprise de
recevoir
l’accord du ministère de la coopération pour la subvention
que nous
avions demandée.
Nous avons aussi d’autre part reçu la première phase
de l’enquête
préparatoire effectuée par M. Nyamba professeur d’ethno-sociologie
et
quelques-uns de ses des étudiants. Nous essaierons de la publier
dans un
tout prochain numéro.
L’évaluation de la valeur du matériel a été
faite par le comité CSDPTT de
Nice qui l’a envoyée à l’ONATEL afin de préparer
le passage en douane du
matériel. Ce comité a effectué en outre un bilan
des liaisons dont
l’installation est prévue. Nous publions ci-dessous un article
rédigé par
un adhérent de Nice investi dans le projet.
_______________________________
Salade niçoise façon burkinabé
La réalisation du projet de mission au Burkina Faso nécessite
une
préparation conséquente mais néanmoins fine dont
nous allons essayer de
vous énumérer les différents ingrédients.
1) Récupérer tout le matériel et les fournitures
nécessaires
2) Régler le nombre de liaisons complètes, 4 pour les
villages plus 2
pour la maintenance
3) Mettre ces liaisons à l’intérieur de coffrets appropriés
sans oublier
de fixer les-dits coffrets sur des supports équipés par
nos soins en vue
de leurs installations futures
4) Préparer un cours de formation des agents de l’ONATEL pour
leur
permettre une autonomie de fonctionnement
5) Confectionner une notice de réglage et d’aide au dépannage
6) Régler les problèmes de logistiques par téléphone
avec l’ONATEL,
implantation des poteaux, localisation des téléphones,
alimentation
solaire des sites
7) Trouver des emballages pour l’expédition du matériel
et de l’outillage
8) Etablir un devis estimatif du coût de du matériel donné
en vue du
dédouanement
9) Choisir un transporteur (ou le faire directement) pour expédier
le
matériel
Parachuter deux bonshommes motivés, compétents et habillés
de la panoplie
du parfait baroudeur des télécoms.
 Emile Quesada CSDPTT Nice
 

Grave revers pour Globalstar
Une fusée russe Zenit 2 transportant 12 satellites déstinés
au futur
réseau de télécommunications par satellites Globalstar
a explosé le 9
septembre entraînant la perte de 12 satellites.
Piloté par l’américain Loral, Globalstar a pour principaux
partenaires
les américains Qualcomm et Airtouch, les français Alcatel
et France
Télécom, le britannique Vodafone, les coréens
Hyndai et Dacom et China
Telecom. On y trouve aussi le financier Georges Soros célèbre
dans les
milieux de la finance.
De nombreux pays africains ont déjà signé des
accords, citons le Ghana,
le Nigéria, le Togo, le Bénin, le Soudan, l’Ethiopie,
l’Erythrée, la
Somalie, le Kenya, l’Ouganda, le Zaïre. La joint Venture entre
France
Télécom et Alcatel, TESAM, a annoncé par ailleurs
qu’elle assurerait la
distribution dans 6 pays africains, le Cameroun, La République
Centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Côte d’Ivoire et le Sénégal.
Le projet Globalstar, d’un coup total de 2,7 milliards de dollars,
prévoit de lancer 48 satellites plus 8 de réserve. Huit
autre avaient
pourtant été lancés sans problème au début
de l’année. Contrairement à
Iridium son principal concurrent, Globalstar se voulait dès
le début
complémentaire des réseaux locaux, Iridium affichant
la volonté de s’en
passer (les promoteurs de ce projet ont du revenir là-dessus
face aux
difficultés à être acceptés).
Globalstar maintient un objectif d’être opérationnel fin
99, alors que la
mise en service était initialement prévue au printemps
99. Pourtant, les
deux prochains lancements étaient programmés avant la
fin de l’année avec
le même lanceur russe, une fusée Zenit 2. Tout retard
représente un
danger relativement important pour la réussite du projet dans
la mesure
où la durée de vie des satellites ne dépassent
pas 6 ans. Le surcoût
occasionné par ce revers est estimé à 60 millions
de dollars.

Réflexions : La privatisation des télécoms,
la meilleure solution pour

l’Afrique ?

de Bruno Jaffré

La question de la privatisation des télécoms en Afrique
n’est qu’un
appendice du débat général concernant la mondialisation.
A ce propos, les
déboires de la Russie et des bourses d’Amérique latine
devrait peut-être
faire réfléchir les promoteurs des bourses africaines.
Remarquons
simplement que ce sont les petites gens qui en font les frais. Ceux
qui
avaient placé leurs économies dans les Bourses se trouvent
d’un seul coup
spoliés. Mais là n’est pas notre propos et revenons aux
télécommunications.

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