Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre d’Aout 1998 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre d’Aout 1998

Aout

samedi 1er août 1998

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La Lettre de AOUT 1998
No : 34

Sommaire :
 - Editorial Persévérons !
 - Réunion du CA.
 - Privatisation au Cameroun
 - RASCOM : pour un système satellitaire spécifique
à l’Afrique !
 - CI-Telcom : état des lieux
 - Vente aux enchères de l’opérateur
brésilien
 - France Télécom l’emporte au Salvador
 - ICO pour l’an 2000 !
 - En bref République démocratique
du Congo, Iridium
 - Reportage : mission au Burkina



 

Persévérons !
Les contraintes liées au développement par de faibles
investissements
dans le domaine des télécommunications sur un immense
et très pauvre
territoire, aux faibles infrastructures et avec une dissémination
de
l’habitat rural provoquent une attraction urbaine au détriment
des
campagnes. Les orientations de privatisation en cours de l’O.N.A.T.E.L.
au Burkina Faso creuseront à n’en pas douter de plus en
plus d’écarts
entre les villes et le reste du pays.
Même si j’ai pu constater, au cours de ma récente mission
au Burkina, une
prise de conscience importante des dirigeants de l’Office National
des
Télécommunications sur ce sujet , les besoins sont si
importants, la
volonté si évidente auprès des populations rurales
et l’Université nous
apportant son concours sur le plan sociologique, que notre action si
minime soit elle permet de soulager les besoins de service public dans
les villages .
Il nous faut persévérer même s’ils nous arrivent
d’avoir des malentendus
et si nos capacités financières ne sont pas à
la hauteur de nos espoirs
.
Les burkinabés, très attachants et plein de convivialité
nous sont
proches par la langue. Mais les différences culturelles peuvent
poser
problème lors de la mise en route de projet de développement.
C’est en
multipliant les échanges que nous apprendrons à mieux
nous connaître pour
être plus solidaires et plus efficaces.
 Alain Bergounioux
RASCOM : pour un système satellitaire spécifique à
l’Afrique !
RASCOM (Regional African Satellite Communication Organisation) est
né en
1992 et regroupe aujourd’hui 43 pays. Il s’agit d’assurer une couverture
satellite à l’Afrique maîtrisée par les pays africains.
L’objectif principal de RASCOM est de mettre en place des services
des
télécommunications couvrant les zones rurales pour des
coûts faibles tout
en assurant le développement des communications interurbaines
dans chaque
pays africain. Dans ce cadre, tous les réseaux locaux doivent
donc être
directement interconnectés. Les communications inter-africaines
ne
devraient donc plus transiter par des pays hors du continent ce qui
est
encore souvent le cas actuellement. Il s’agit aussi d’assurer la
couverture radio et télévision de chaque pays membre.
L’organisation RASCOM entend profiter des opportunités offertes
par le
développement des innovations technologiques. Mais elle considère
que les
systèmes actuellement mis en place, Iridium Globalstar ou autre
ICO, qui
s’adressent à l’élite de la planète, dont nous
rendons compte ici
régulièrement, ne répondent pas à aux besoins
spécifiques des pays
africains. RASCOM prône donc un système spécifique
avec une partie
satellitaire et une partie terrestre.
Le projet prévoit donc de lancer deux satellites, l’un servant
à doubler
l’autre en cas de problème, avec une capacité de 100000
circuits. La
couverture africaine sera assurée par une vingtaine de spots
et 2
répéteurs par spot pour un coût total prévu
de 500 millions de dollars.
Le projet prévoit aussi l’implantation de 400000 cabines publiques
pour
un pour un coût total d’un milliard de dollars. Les communications
devraient coûter entre 60 et 120 FCFA (1FCFA=1centime). On est
loin des
prix des Iridium, Globalstar ou ICO. Dans une récente interview
à
l’hebdomadaire Jeune Afrique le président de RASCOM, Goundée
Désiré
Adadja déclarait : "En Afrique il faut parcourir en moyenne
50 km avant
d’arriver à un téléphone. Nous voulons ramener
cette distance à 5 km "
La mise en service du système est prévue pour 2001. D’ici
là, les
ressources spatiales louées par les pays africains notamment
auprès
d’INTELSAT sont mises en commun et optimisées. C’est RASCOM
qui loue donc
ces capacités à ses usagers ce qui génère
suffisamment de revenus pour
prendre en charge les dépenses de fonctionnement.
Pour le projet proprement dit, RASCOM a lancé en 96 un appel
d’offre pour
un partenariat de type BOT (Build, Operate, Transfer). C’est-à-dire
que
l’entreprise choisie prend en charge le financement, la mise
en place et
l’exploitation du système pendant un certain temps mais doit
à terme le
rétrocéder. Pour RASCOM le délai a été
fixé à 10 ans Quatre sociétés ont
déjà été présélectionnées
et le choix définitif doit être arrêté en
octobre 1998.
Source : http://perso.club-internet.fr/ sheintz/projet/rascom.htm/
_______________________________
 

Nous publions ci-dessous un extrait des notes
de voyage d’Alain
Bergounioux lors de sa mission au Burkina, pour qui c’était
le premier
séjour en Afrique Noire. Il nous livre à chaud ses réflexions.
Il nous
rapporte aussi celles des burkinabés confrontés au problèmes
de
développement de leur pays et les premières réactions
à l’annonce de la
privatisation de l’ONATEL.
 
La Rédaction.

Mission au Burkina D’Alain Bergounioux CSDPTT Nice

Accueil Chaleureux
Après un voyage mouvementé, j’arrive enfin à Ouagadougou
à 23h30, 8
heures de retard ! L’accueil est très chaleureux. Je remercie
mes hôtes
et nous nous séparons. Le chauffeur de l’ONATEL me conduit au
centre
d’hébergement, là une surprise m’attend, je n’étais
pas prévu. Il
s’ensuit toute une série de conciliabules et de personnes qui
se
succèdent pour régler l’incident. Il est 1h quand tout
rentre dans
l’ordre et je peux enfin me détendre.
11/6/98. A 8h je rencontre tous les responsables de la "DILA" (Direction
de l’infrastructure et de l’approvisionnement) : Mr Koala, Mr Bonkoungou,
Mr Bouda, ceci dans le plus grand respect du coutumier. Mr Bouda s’excuse
pour l’absence des draps la veille. Je fais ensuite connaissance avec
les
personnes qui s’occupent des repas, tout cela dans un cadre pittoresque
 :
un ensemble de grandes bassines pas très nettes, contiennent
des plats
cuisinés d’un aspect pas très engageant, des tables basses
de fortunes
sont dressées sous un hangar qui tient lieu de réfectoire,
de nombreuses
personnes se restaurent en mangeant dans des écuelles avec leurs
doigts.
...

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