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Le retour des téléphones communautaires en zone rurale au Burkina Faso

lundi 16 octobre 2006, par Bruno JAFFRE

Cet article est extrait du livre "Télécommunications entre Bien Public et marchandises". La présentation du livre se trouve à l’adresse http://csdptt.org/article388.html. Vous trouvez aussi à l’adresse http://csdptt.org/article391.html, deux interviews sur la génèse du livre.


Au Burkina, où beaucoup de villages n’ont pas accès au téléphone, un mouvement citoyen composé de salariés du secteur et d’usagers reconstruit par le bas une amorce de service public via les téléphones communautaires. Non seulement ceux-ci répondent à des besoins évidents par l’offre de véritables biens publics, mais c’est aussi un excellent ferment de démocratie et de civisme.


Le retour des téléphones communautaires en zone rurale au Burkina Faso

Mousbila Sankara [1] (avec Bruno Jaffré)

La téléphonie rurale après l’indépendance

Construit pour les besoins de l’administration coloniale, le réseau des postes et télécommunications en Afrique de l’Ouest s’est implanté historiquement autour des centres de commandement administratifs. La communication entre les chefs-lieux d’entités administratives (capitales de territoires, chefs-lieux de cercle) empruntait selon les cas des liaisons postales ou téléphoniques. Sans être de très grande qualité, la téléphonie, qu’elle soit radio ou filaire, était le moyen le plus sûr pour établir les contacts entre l’administration et ses démembrements sur toute l’étendue du territoire, national ou régional, du domaine colonial.

Après les indépendances, à partir de 1960, les nouvelles autorités entreprirent la réorganisation de ce réseau de communication. En particulier, une nécessaire adaptation à la réorganisation des structures administratives s’imposait. Des conseils de collectivités furent en effet mis en place, y compris dans les zones rurales où ils étaient composés de délégués de village élus. Il devenait nécessaire de faciliter la communication entre ces nouvelles entités et les autres structures administratives via de nouvelles liaisons téléphoniques ou postales. La réalisation et la gestion en furent confiées en partie aux conseils de collectivités. Il s’agissait alors déjà souvent de liaisons bifilaires, mais quelques lignes s’appuyaient sur des liaisons unifilaires en fil de fer avec retour par la terre. L’entretien et la construction de ces liaisons furent confiés aux collectivités de chaque localité qui durent en assumer la charge, quant à l’exploitation elle revint à la charge de l’administration des PTT.

Les liaisons avec les centres urbains furent baptisées “ liaisons d’intérêt local ”. Les abonnés, essentiellement quelques privilégiés des subdivisions et des postes administratifs, devaient s’acquitter d’un montant forfaitaire pour les frais d’entretien. Celui-ci couvrait aussi les communications locales. Par contre, une taxation supplémentaire était prélevée lorsque la communication sortait du centre de rattachement. En échange de leur engagement, les conseils de collectivités bénéficiaient de retombées financières.

Les commutateurs (de très faible capacité) étaient généralement des tableaux, en fait des standards manuels, alimentés soit par une batterie locale (BL), soit par une batterie centrale (BC). Les liaisons interurbaines furent en général construites à l’aide de fils de cuivre ou de fils de fer, mais certaines régions bénéficièrent de systèmes radio.
Généralement, les appuis étaient en bois, provenant d’arbres coupés dans les environs et plantés sans traitement adéquat, ce qui entraîna de graves dysfonctionnements. Les feux de brousse brûlaient les appuis. Les arbres se faisaient rares à cause de la désertification. Petit à petit les appuis furent détruits sans qu’on puisse les remplacer. Les fils se mirent à traîner par terre, à la merci des voleurs coupeurs de fils et autres prédateurs.
L’administration des postes et télécommunications prenait en charge la maintenance des tableaux et des postes téléphoniques, mais les conseils de collectivité devaient assurer l’entretien de la ligne. Un agent était employé à cet effet, qui servait aussi de standardiste, d’où l’appellation de “ surveillant de collectivité ”
Petit à petit, les PTT entreprirent le développement du réseau. Elles récupéraient ainsi les liaisons anciennes. Les abonnés étaient rattachés au nouveau réseau et le “ surveillant de collectivité ” était généralement reversé dans le corps des surveillants des lignes PTT (postes, télégraphe, téléphone). La gratuité des communications locales fut supprimée. L’agent PTT, formé pour gérer les différents types de communications établissait alors les tickets en fonction du temps et des directions de l’appel.

On comptait en 1965 - donc cinq ans après les indépendances - plus de douze “ lignes d’intérêt local ” réparties dans six centres et auxquelles étaient raccordés plus de trente abonnés :
- Koudougou, où étaient rattachés Didir, Réo, Nanoro, Kindi, Sabou, Kokologho, Fara et Tenado.
- Tougan, où on avait Gassan et Toma.
- Fada, où étaient rattachés Diabo, Pama, Matiakoali, et Bogandé
- Ouahigouya, où était rattachéThiou
- Léo, où étaient rattachés Boura, et Ouessa
- Tenkodogo, où étaient rattachés Ouargaye et Komyenga

Les PTT se transforment en Office des Postes et Télécommunications

À partir de 1969, la transformation des PTT en Office des Postes et Télécommunications (OPT) se traduit par un essor significatif qui va permettre de reprendre la plupart des liaisons classées d’“ intérêt local ” pour les intégrer dans des projets de développement. Les lignes sont généralement reconstruites avec des câbles de cuivre supportés par des poteaux métalliques. L’installation de bureaux de poste entraîne par ailleurs des changements dans l’exploitation de ces lignes.

De 1969 à 1985, la téléphonie rurale se développe en complément de la Poste Automobile Rurale (PAR). Le courrier postal, qui avait été jusqu’ici confié à des transporteurs classiques pour la plupart des destinations intérieures, est désormais acheminé par des camionnettes affrétées par l’OPT.

Les lignes téléphoniques sur appui sont remplacées par des systèmes radio du type [2]dont certaines existent encore. La qualité de service s’améliore nettement, mais les frais de fonctionnement grèvent sérieusement le budget de l’OPT qui n’a pas les moyens d’associer le transport de personnel à celui du courrier [3] . Néanmoins, l’OPT tient bon et cherche même à pénétrer plus loin vers le milieu rural, avec le concours des populations.

En effet, celles-ci s’organisent et recrutent des facteurs appelés “ facteurs ruraux ” qui, à bicyclette, continuent l’œuvre des camionnettes jusqu’aux destinataires des correspondances dans les villages les plus reculés [4].

Cependant, il n’était plus possible aux habitants d’une localité, fussent-ils intéressés, de rassembler des poteaux, d’acheter du fils et de se proposer comme main d’œuvre pour obtenir leur rattachement au réseau téléphonique. L’arrivée sur le marché de nouvelles technologies pour la fourniture d’énergie rendait difficile la participation active des populations, et l’OPT n’acceptait plus la construction de ligne comme autrefois. Si dans les années 1960 à 1970, la pile sèche constituait la source d’énergie de la téléphonie dans les campagnes, à partir de 1970 elle laissa la place à l’énergie solaire et aux groupes électrogènes, hors de portée des populations rurales.

Malgré la nécessité et l’engouement des populations concernées, le développement de la téléphonie rurale atteint donc rapidement ses limites, puisqu’il se mit à dépendre exclusivement du programme de développement de l’OPT. La qualité des communications s’est certes notablement améliorée, mais l’accessibilité dans le milieu rural fut réduite.

Ce n’est qu’après le 3ème projet de télécommunications qu’une couverture de petites localités fut entreprise et que, à partir de ces points, une partie de la population rurale a pu avoir accès au téléphone. Cependant, malgré cette percée, la majorité des villages du Burkina reste enclavée téléphoniquement et parler de téléphone dans certaines localités reste toujours du domaine du rêve.

Le réseau aujourd’hui : actualités et perspectives

Articulé autour de treize centres de rattachement où viennent se relier des liaisons AMRT (accès multiples à répartition dans le temps), de trois concentrateurs d’abonnés, et plus de deux-cent-cinquante stations, le réseau du téléphone fixe au Burkina Faso est constitué par une combinaison de liaisons en faisceaux hertzien (FH) et de câble Mic. Les liaisons interurbaines en lignes aériennes (physiques) ont pratiquement disparu. Le réseau est presque entièrement numérisé.

L’essentiel des zones couvertes du pays se situe cependant dans les grandes villes et leurs alentours, alors que les centres administratifs et les localités situées sur les axes de certains circuits sont desservis par des dispositifs radio IRT. Cette architecture permet donc l’exploitation de toutes les possibilités qu’offrent les nouvelles techniques de communications.

C’est généralement à partir des stations AMRT avec abonnés que les installations de téléphones ruraux sont entreprises. Sur la base du découpage administratif actuel, nous constatons qu’il y a encore plus de cent centres administratifs (préfectures) qui ne sont pas encore raccordés au réseau téléphonique. A partir du réseau décrit ci-dessus et en rapport avec les besoins déjà exprimés, la Sodeptel-BF [5] (Solidarité Développement dans les Postes et Télécommunications) entrevoit une potentialité de deux mille raccordements par le système de “ déport d’abonné ”, qui consiste à déporter une ligne du dernier nœud du réseau pour peu qu’il existe des installations disponibles. Il s’agit donc pour la Sodeptel de prolonger le réseau actuel de l’opérateur Onatel jusqu’aux localités qui demandent une cabine communautaire.

La perspective de la privatisation de l’Onatel, qui rencontre de graves difficultés [6] , ne va pas dans le sens du développement de la téléphonie rurale. Mais une expérimentation a déjà permis que des cabines communautaires se mettent en place, à l’initiative de CSDPTT, avec la collaboration de la Sodeptel. Cela permet d’envisager des projets de plus grande ampleur auxquels la direction actuelle de l’Onatel semble vouloir collaborer.

Le retour des téléphones communautaires, une première expérience, un premier bilan

Un premier projet de raccordement au réseau téléphonique a pu être réalisé grâce à une collaboration entre CSDPTT et l’Onatel. L’Onatel a financé et installé les sources d’énergie, fourni des véhicules au moment de l’installation et mis des techniciens à la disposition de ce projet. Le matériel téléphonique utilisé, du matériel de récupération, a été fourni par CSDPTT, qui a participé à l’installation et a formé les techniciens locaux à la maintenance de ce matériel. Cette première expérience a permis de raccorder cinq villages, dont quatre dans la province du Nayala autour de la ville de Toma, Yaba, une préfecture, Nimina, Koin, Biba et le village de Sérékéni dans la Kénédougou, à la plus grande satisfaction des habitants de ces localités.

L’évolution du trafic, au départ des cabines, traduit une croissance notable malgré quelques interruptions dues aux pannes, généralement liées à la non permanence des sources d’énergie. Le trafic arrivée apparaît lui aussi particulièrement important, et même susceptible d’égaler dans certain cas celui du trafic départ en durée cumulée. Le besoin de créer une deuxième ligne se fait déjà sentir.

L’importance du trafic écoulé rend donc le projet économiquement bénéfique pour l’opérateur Onatel, viable pour le village et utile pour la société entière, qui peut désormais échanger en temps réel avec cette localité. Socialement, les différents acteurs de la zone affichent un certain soulagement de pouvoir régler des questions importantes ou urgentes sans être obligés de faire des déplacements périlleux, évitant ainsi les risques afférents à tout voyage sur des routes peu sûres.

La zone desservie par ces télécentres communautaires, actuellement en service, présente une forte densité en population immigrée, car les sols y sont relativement fertiles comparativement aux régions du Sahel d’où ils proviennent : le plateau central, le centre-nord et le centre-ouest. Ces immigrés tiennent à garder des liens étroits avec leur région d’origine. Ils sont donc tout naturellement devenus des usagers réguliers de ces cabines communautaires de proximité. Parmi les autres usagers, citons bien sûr les ressortissants des villages, mais aussi les associations diverses de développement agissant dans les zones pour le compte de la coopération décentralisée, dans le cadre de jumelage.
Un cadre régulier dans l’accomplissement de certaines tâches (gestion, utilisation des revenus, détermination des obligations, etc.) reste cependant à mettre en place, et l’implication de la Sodeptel devrait permettre de résoudre les problèmes en suspens.

Vers un projet de plus grande ampleur

Une approche est aussi amorcée pour diversifier les modes de réalisation des installations, afin de prendre en compte toutes les possibilités d’exploitation révélées lors de cette expérience.

Il n’est pas exclu que l’administration apporte son appui dans le futur, lorsque celle-ci voudra ou pourra assurer le service public dont elle devrait être la garante. Les opérateurs ont semble-t-il commencé à verser une part de leur chiffre d’affaires à l’ARTEL (Agence de Régulation des Télécommunications) mise en place au Burkina Faso. Mais l’utilisation de ces importantes sommes se heurte à la volonté des opérateurs, y compris ceux des mobiles, de se les approprier.

La Sodeptel-BF est en négociation avec les parties (CSDPTT, Onatel, et autres acteurs, notamment des ONG de développement) pour la signature d’une convention qui fixera les obligations et déterminera les processus et autres modalités de réalisation, d’exploitation et de maintenance des cabines rurales réalisées et surtout à réaliser.

Malgré son manque de moyens, la Sodeptel a pu commencer des études de prospection pour déterminer une première liste de localités à raccorder. Les villages pressentis sont généralement des villages à forte densité de population, mais dépourvus de moyens de communication autres que les pistes rurales (souvent dégradées) dont la praticabilité n’est pas permanente. Certaines des localités sont cependant des chefs lieux d’entité administrative comme les préfectures ou les sous préfectures, d’où la nécessité d’être jointes à tout instant par les administrés ou l’administration centrale. D’autres sont quasiment injoignables par la route, celle-ci étant coupée par les cours d’eau gonflés par les pluies, comme c’est le cas de Sérékéni. Les habitants de cette localité doivent chaque année procéder à la réparation de la route, et ils ne peuvent compter que sur leurs maigres moyens, qui sont bien insuffisants.

Pour ces localités situées pour la plupart hors des zones couvertes par les opérateurs du “ mobile ”, le seul espoir de bénéficier du téléphone réside dans le raccordement au réseau téléphonique fixe, dont l’Onatel est le seul opérateur pour le moment. Le réseau fixe est principalement limité aux alentours des localités desservies, à savoir un faible rayon de 5 kilomètres. Le reste du pays ou de la région est donc potentiellement exploitable par le système de téléphonie rurale.

Les villages en question sont des centres d’activités de populations diverses, installées de manière permanente et organisées en structures administratives, coutumières, religieuses ou sociales. Une forte demande existe d’entretenir des rapports plus soutenus entre les résidents et leurs attaches dans les autres localités du pays et à l’étranger. Tous les moyens sont donc utilisés pour favoriser les échanges, commissions verbales ou écrites, utilisation de communiqués radio, etc. Mais le téléphone s’avère encore le moyen le plus simple. Les commerçants, dans l’incapacité de communiquer à distance au préalable, hésitent à se déplacer faute d’être sûrs de pouvoir livrer ou recevoir les marchandises.

Les autres domaines d’activités, santé, éducation et autres besoins administratifs nécessaires à la vie de la communauté subissent également le déficit d’information dû au manque de moyens de communication moderne permanente.
C’est pourquoi, au niveau des localités non raccordées au réseau téléphonique, on peut parler d’un handicap majeur qui leur est imposé par l’organisation de la société actuelle dans le domaine de la communication.

Dans le choix des localités, la Sodeptel tient compte de trois critères : technique, organisationnel et économique.

- Du point de vue technique, le centre de rattachement auquel doit être relié le télécentre communautaire doit disposer, au moment de la demande, d’un équipement disponible de ligne d’abonné avec possibilité de retransmission de taxe, afin de faciliter la tenue des comptes. Les contraintes de distance entre le village et ce centre pourraient être levées si le projet dispose du matériel récent utilisant les technologies nouvelles. Enfin, l’alimentation en énergie électrique doit être assurée en permanence au terminal.
- Un comité villageois de gestion de la future cabine doit être mis en place, au nom de la communauté, pour assurer la sécurité de l’installation. Il doit en premier lieu réaliser un abri pour accueillir l’installation. C’est également ce comité de gestion qui aura la responsabilité financière du télécentre, et qui disposera alors des bénéfices qui en seront tirés.
- Au cas où il y aurait des difficultés de financement et en attente qu’elles soient réglées, les villages capables de fournir un apport financier seront prioritaires. Les modalités de remboursement restent à négocier, notamment pour les installations d’alimentation solaire. Le coût assez élevé au regard du pouvoir économique des localités reste un handicap dans le processus des raccordements envisagés. Mais les acteurs du projet solliciteront des subventions si le besoin s’en fait sentir.

La Sodeptel-BF examinera donc par la suite d’autres possibilités, afin de ne rien négliger dans les recherches de solutions aux multiples problèmes de l’enclavement du milieu rural. Les organisations agissant dans les projets du service universel (ARTEL, opérateurs divers de téléphonie, organismes onusiens et autres acteurs de coopération) seront approchés, aussi bien pour contribuer à l’émergence de solutions techniques adéquates que pour obtenir des financements.

Conclusion

La mise en place de télécentres communautaires apparaît comme le moyen le plus rapide de couvrir l’ensemble du pays. Il est dommage que, née après l’Indépendance, cette idée ait été par la suite abandonnée, car elle constitue une excellente expérimentation de la participation active de la population dans la maîtrise de ses moyens de communication.

Après une première expérience fructueuse, pendant laquelle il a fallu prendre le temps de mettre en place une coopération entre une ONG et un opérateur historique de télécommunications, ce qui n’aurait été possible sans une implication de son personnel, la généralisation d’une telle expérience apparaît aujourd’hui possible. Certes, ce type de projet ne répond qu’à des demandes urgentes et ne fait que satisfaire le droit élémentaire à la communication. Mais outre cet objectif, il a aussi le mérite de pointer les insuffisances des services publics tels qu’ils étaient conçus jusqu’ici, et de travailler concrètement à l’émergence de solutions où les citoyens, salariés d’opérateurs ou usagers, seraient partie prenante, acteurs de premier plan pour contribuer à la satisfaction de ce besoin élémentaire.

Reste que, pour satisfaire l’ensemble de la demande, des moyens de grandes ampleurs sont nécessaires. Ceux-ci ne seront débloqués que par des mobilisations massives auprès des décideurs nationaux et internationaux. De telles expériences en créent les conditions et, en plus de satisfaire un besoin, donnent confiance en l’avenir, en la capacité de la population de défendre ses droits ou de s’en octroyer de nouveaux.


[1Ancien élève du centre international de Turin (Italie), El Hadj Mousbila Sankara a suivi une formation de contrôleur des installations électromécaniques en Suisse et d’inspecteur au CPEC à Toulouse (France). Il a été chef de centre téléphonique de Ouagadougou (Burkina Faso). De 1983 à 1987, il fut également ambassadeur du Burkina à Tripoli (Lybie) sous la Révolution. Admis à la retraite le 1er janvier 2000, il est aujourd’hui président de Solidarité Développement des Postes et Télécommunications (Sodeptel - BF) au Burkina.

[2IRT Internet Radio Tuner, qui utilise la voie radio pour transmettre le trafic d’abonnés entre l’autocommutateur et les stations d’abonnés, et la voie filaire entre la station terminale et l’abonné. Ce système est plus adapté aux régions à faible densité de population et aux territoires étendus ou difficiles d’accès.

[3À l’instar des PTT en Suisse...

[4C’est pour appuyer ces facteurs d’un autre genre que CSDPTT France avait envoyé des vélos à l’administration des postes.

[5Cette association est composée de salariés ou retraités de la Sonapost ou de l’Onatel..

[6En particulier, il n’y a pas eu de candidat lors de l’ouverture des offres. Lire le chapitre « En Afrique, construire les alternatives aux privatisations » par Bruno Jaffré, dans le présent ouvrage.