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Lettre de novembre 2005

mercredi 4 janvier 2006, par Alain


size="4">Novembre
2005 - Numéro 120 -


SOMMAIRE

Edito :
size="3">Le
Laptop à 100 dollars

style="color: rgb(0, 0, 153);">Echo des postes et
Télécoms dans le Monde
size="2"> href="#Botswana">Botswana
style="font-size: 9pt;" size="2">Grand
chambardement à la Poste.
size="2">Albanie
La
vente d’Albtelecom est
annulée
size="2"> href="#Allemagne">Allemagne
style="font-size: 9pt;" size="2">Deutsche
Telekom (DT) va supprimer 33 000 emplois
size="2">Botswana
Le
Botswana Internet Exchange
(BINX) doit entrer bientôt en service
size="2"> href="#Cameroun">Cameroun
style="font-size: 9pt;" size="2">Le
FMI finance les réformes
des télécoms du Cameroun
href="#Congo"> size="2">Congo
« Le
Département
(sic) des Postes et Télécommunications signe un
accord
pour des services Internet et VoIP »

style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);">En
Bref

 :
size="2">RD
Congo, Lesotho, Maroc, Nigeria, tanzanie, Tchad,
 Togo

style="font-size: 9pt;" size="2">

size="3"> name="Le_Laptop_à_100_dollars">Le
Laptop à 100 dollars


Au Sommet
mondial de la
Société
de l’Information à Tunis, la
présentation par son
« inventeur », Nicholas
Negroponte, de
l’ordinateur portable à 100 dollars doit
être à
la fois l’événement
médiatique majeur et
un message fort pour les pays en développement. Pour les
protagonistes du Sommet, ce « miracle
technico-économique » est une des
solutions
décisives pour combler le fossé
numérique, une
fois distribué en nombre dans toutes les écoles
de PeD.
Et quelques uns se sont laissés emporter par leur lyrisme,
en
l’occurrence fort mal placé


En effet, en
supposant résolus
les problèmes industriels et celui des acquisitions et
distribution, il reste à connecter ces terminaux au
réseau.
A défaut, l’ordinateur-miracle
« tournera »
en local et finira au mieux comme « gadget
numérique »,
c’est-à-dire grand consommateur de supports et
périphériques.


Pour que ce
« miraculé
du SMSI » contribue effectivement à
combler le
« fossé
numérique » et à
inscrire les populations des PeD dans une société
de
l’information, encore faut-il qu’il puisse
accéder
au réseau ! L’accès et
l’infrastructure
sont donc des pré requis ou –à tout le
moins- des
problèmes à résoudre en


cohérence
avec le
déploiement de ces ordinateurs.


Et ainsi, on
en vient à
cet objectif fondamental de CSDPTT : créer un
accès
au réseau dans chaque village ou communauté
significatifs des PeD, que nous avons tenté par tous les
moyens mis à notre disposition depuis le début du
processus du SMSI, d’imposer comme objectif urgentissime et
prioritaire. Non pour voir notre objectif clairement
affiché,
mais parce qu’il constitue indiscutablement un besoin
indispensable des populations à l’écart
ou
marginalisées en même temps que leur droit le plus
absolu à communiquer et à échanger. Il
est ainsi
l’objectif majeur si on veut vraiment combler le
« fossé
numérique ».


Il se trouve
donc que la
priorité exigée par CSDPTT dans le Plan
d’action
du SMSI est parfaitement en phase avec un déploiement
d’ordinateur dans les écoles mais aussi dans
l’administration des villages éloignés
ou des
communautés à l’écart des
grands centres
urbains.


L’autre
demande
prioritaire de CSDPTT, est la mise en œuvre d’un
grand
réseau d’infrastructure pan-africain, successeur
du
réseau Panaftel dont il pourrait réutiliser les
sections compatibles. Aux opérateurs des pays africains
d’y
connecter leur réseau national


afin de
réaliser enfin
l’échange des communications intra-africaines sans
avoir
à passer –et à payer
chèrement ce transit-
par les pays d’Amérique du Nord,
d’Europe ou
d’Asie du Sud-Est. Rappelons simplement que le coût
cumulé des transits téléphoniques et
Internet
voisine le milliard de dollars par an !


Cette
demande de CSDPTT est,
elle aussi, parfaitement cohérente avec sa
première,
mais aussi avec le déploiement de terminaux Internet tels
que
l’ordinateur promu au SMSI. En effet, plus les
réseaux
terrestres sont déployés, plus le raccordement
des
accès éloignés devient
économiquement et
rapidement réalisable, rendant ainsi la communication
abordable aux populations concernées.


Conjugué
ainsi avec les
deux objectifs majeurs et prioritaires de CSDPTT, le projet de
déploiement d’ordinateur –celui promu
par le SMSI
ou le Simputer ou le futur terminal conçu par les africains
pour les africains- ne sera plus un rêve ou un gadget. Il
sera
alors l’outil utile aux populations des PeD, y compris celles
à
l’écart, pour participer à leur
manière et
selon leurs besoins à la société de
l’information qu’ils se seront librement choisie.

align="right" lang="fr-FR">
Jean-Louis Fullsack



Botswana

style="font-size: 9pt;" size="2">Grand
chambardement à la Poste....qui change de nom et de de
signalétique. La poste du Bostwana jusque là BPS
(Bostwana Postal Service) devient Bostwana Post.

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; text-indent: 0cm;"
lang="fr-FR">
Si elle conserve son statut de service public, les promoteurs du
changement d’identité pensent mettre en valeur le dynamisme
de
leur "entreprise". Au delà de ce simple ravalement
cosmétique, les dirigeants de Bostwana promettent de
réduire
les délais d’acheminement et de permettre à
chacun de
disposer d’une boite postale.

size="2">Albanie

style="font-size: 9pt;" size="2">La
vente d’Albtelecom est
annulée titre TeleGeography
le 17 octobre 2005. Selon
cette source, le gouvernement albanais a annulé la vente
projetée de 76% des parts d’Albtelecom
à un
consortium turc, affirmant que la procédure est contraire
à
la législation nationale et n’est pas dans
l’intérêt
du pays. Le consortium Calik Eneriji Telekom est une co-aventure
entre un opérateur
d’électricité turc et
Turk Telekom, et avait accepté de payer 144 M$ pour sa part.


Le
gouvernement albanais avait
projeté la privatisation d’Albtelecom depuis plus
de
sept ans, ayant annoncé qu’il vendrait une
participation
à un investisseur, tout en réservant de petites
parts à
la société nationale Albpost, à
d’ex-propriétaires fonciers et au personnel
d’Albtelecom. Le processus était ralenti entre
autres
par le conflit du Kosovo et l’éclatement de la
bulle
télécoms. Pour rendre cette cession plus
attrayante,
l’Etat a accordé une licence mobile GSM
à
Albtelecom dès 2004, qu’il détient
à
travers sa propre filiale Eagle Mobile. Selon les termes de
l’appel
d’offres international, les soumissionnaires
éligibles
(pour un réseau estimé à au moins 300
M$)
devaient soumettre leur demande au Ministère de
l’économie
avant le 3 décembre 2004. Le ministère a
annoncé
que six parties ont soumis leurs documents à la date
exigée
et, en juin 2005, Calik Eneriji Telekom a été
déclaré
vainqueur.


NdR :
Cette info me
rappelle quelques souvenirs, ayant été
coordinateur de
projet UIT pour élaborer le Plan Directeur des
télécommunications d’Albanie
… en 1982/83
au temps où ce pays était LE paradis du
« vrai »
communisme sous la férule d’Enver Hodja. Toute une
histoire ! Mais j’y ai aussi connu des hommes
d’une
grande disponibilité et d’un grand engagement
professionnel. Ils auraient probablement aimé aller
jusqu’à
une
style="font-style: italic;">certaine
amitié avec
les experts UIT du Projet, n’eût
été le
flicage continu, absurde et obsessionnel de la police de Hodja. Ce
flicage a disparu d’Albanie avec Hodja (remplacé
actuellement par le règne de divers groupes mafieux
…),
mais est toujours présent dans d’autres
« paradis »,
communistes (Chine, Corée du Nord) et autres tels que
l’Iran
ou –dans une mesure à peine plus supportable la
Tunisie,
le pays hôte du Sommet mondial sur la
société de
l’information.

style="font-size: 9pt;" size="2">Au-delà
de cette
anecdote, la position du gouvernement semble plausible surtout si
l’évaluation du réseau est
réaliste. Par
ailleurs sa stratégie est intelligente, ayant
« doté
la future mariée » d’un
réseau GSM
avant la cession. Probablement un peu trop tard si l’on
considère la durée très longue du
processus.

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
align="justify" lang="fr-FR">

size="2"> name="Allemagne">Allemagne


Après
avoir failli dans sa
tentative d’acquisition de l’opérateur
mobile
britannique « O2 »
(soufflé à sa
barbe par Telefonica avec 26 milliards d’euros), notre ancien
cousin Deutsche Telekom (DT) va supprimer 33 000 emplois, soit
12% de ses effectifs. Sombres perspectives pour nos
collègues
cousins … mais des analystes financiers ont
« apprécié »
cette réaction du Directoire de DT et le cours de son action
n’a pas trop souffert. Cette
« mesure » a
un prix : plus de 3 milliards d’Euros. On se
rappelle que
depuis sa privatisation en 1995, DT a réduit ses effectifs
d’environ 10 000 par an. Ce serait vraiment le
moment de
ressortir cette
« étude » de la
Direction générale des
télécommunications
–la fameuse DG XIII- à la Commission
européenne,
confiée dans les années 90 à CEGOS
pour
justifier son livre vert sur la déréglementation
du
secteur des télécommunications. Cette
« étude »
concluait en effet, que la concurrence allait créer des
dizaines de milliers d’emplois … dans
l’hypothèse
la moins favorable ! Mais qui s’en souvient encore
aujourd’hui ? L’étude a
été
(chèrement) payée, et les instigateurs-promoteurs
des
privatisations se sont
« recyclés »
ailleurs, comme M. Bangemann –l’ancien patron de la
DG
XIII- devenu Conseilleur de haut niveau … chez
Telefonica ;
Le monde est petit !


Entre
temps, DT regarde vers
l’Irlande dont l’opérateur national
n°1
–Eircom- semble « à sa
portée »,
histoire de « taille critique »

size="2">Botswana

style="font-size: 9pt;" size="2">Le
Botswana Internet Exchange
(BINX) doit entrer bientôt en service selon Balancing
Act
News Update
n° 279
(octobre 2005) ; 8 ISP se partagent
ce commutateur dont ils ont assuré le financement.
« Le
trafic Internet local reste ainsi dans le pays » se
félicite le chef du Département de la Technologie
de
l’Information (DIT). Cependant il reconnaît
qu’il
subsiste un « fossé
numérique »
important entre les villes et les zones rurales, essentiellement.
« Parmi les défis les plus important
qu’il
faudra gagner, il y a le manque d’infrastructure et
d’énergie,
mais aussi les tarifs trop élevés de
BTC ».

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
align="justify" lang="fr-FR">

size="2"> name="Cameroun">Cameroun


Le
FMI finance les réformes
des télécoms du Cameroun, titre TeleGeography
le
27 octobre 2005. Le Ministre des finances, Polycarpe Abah Abah, a
déclaré que les projets de privatisation et de
restructuration de l’opérateur public Camtel
détenu
par l’Etat, vont être
accélérés
suite à un prêt de 26,8 M$ sur trois ans
approuvé
par le FMI dans le cadre du programme de réduction de la
pauvreté (sic). Le Ministre a déclaré
que le
processus de privatisation sera lancé en juin 2006.


Le
gouvernement a d’abord
tenté la privatisation de Camtel et de sa filiale CamTel
Mobile en 1999. Cependant et alors que l’opérateur
mobile était vendu au groupe sud-africain MTN, la vente
d’une
partie de l’opérateur fixe s’est
avérée
bien plus problématique. Une co-aventure entre
l’opérateur
sud-africain Telcel et l’égyptien Orascom
était
le plus offrant dans ce processus initial avec 144 M$, mais cette
offre a ensuite été retirée du fait
des dettes
en instance de CamTel et la transaction a capoté. Une autre
tentative a échoué en juin 2002 lorsque
l’opérateur
public Tunisie Télécom et la
société
d’Etat tunisienne Sotetel se sont retirés de
l’accord
pour prendre une part de 51%. Agacé que les investisseurs
n’aient pas trouvé CamTel suffisamment
« attrayant »,
le gouvernement offre actuellement une troisième licence
mobile au soumissionnaire gagnant, bien que même cela
n’ait
pas jusqu’ici attiré d’acheteur.

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
lang="fr-FR">


size="2">Congo


« Le
Département
(sic) des Postes et Télécommunications signe un
accord
pour des services Internet et VoIP » titre Balancing
Act
le 30 octobre 2005.


C’est
un consortium
sud-africain comprenant Online Africa et Brooks African Investments
qui en est le bénéficiaire, pour une somme de 380
MRands (NdR : soit
près de 60 M$
) sur
cinq ans. Il
fournira des services via satellite et réseau sans fil
à
64 sites de bureaux de Poste dans le cadre du Projet Postnet. Comme
il n’y a pas de liaisons terrestres dans le pays
(sic !),
Intercel fournira la connectivité par voie satellitaire via
son téléport … à Long
Island, New York
(re-sic !) et des liaisons d’extension WiMax dans
les
grandes villes. Il reste encore quelques difficultés
à
vaincre vu l’absence d’infrastructure
routière et
la fourniture problématique de
l’énergie (sic).
Le responsable sud-africain pense lancer l’étude
de
faisabilité ( !!!) en janvier et commencer
l’exploitation
sur deux sites pilotes.


Il
déclare en conclusion
« Ceci est un parfait exemple de la
manière avec
laquelle le savoir-faire sud-africain peut aider au
développement
du continent, en sautant
(« leapfrogging ») les
technologies existantes pour fournir un service qui est
extrêmement
économique
(« cost-effective »).
Intercel assurera la responsabilité complète des
aspects techniques du service, la conception et la mise en
œuvre
du réseau IP satellitaire et radio et la logistique du
service, y compris la formation et le développement (sic) du
personnel. L’exploitation sera assurée par
CommsCo ;
Brooks African Investment est responsable de la gestion du projet et
des équipements de fourniture d’énergie
(!!!).


Commentaires
de CSDPTT sur cette information


On
est au moins surpris sinon
sidéré par de tels propos, à plusieurs
titres.

  • style="font-size: 9pt;" size="2">Faire
    signer un contrat avant de réaliser
    l’étude de faisabilité est une pratique
    originale et en tous cas en totale contradiction avec la pratique en la
    matière et les règles en vigueur.

  • style="font-size: 9pt;" size="2">Signer
    un contrat de 60 millions de dollars pour la fourniture de services
    satellitaires pendant cinq ans auprès d’un
    consortium alors que le satellite africain Rascom –dans
    lequel le Congo s’est engagé- doit entrer en
    exploitation dans moins de deux ans, témoigne d une
    incohérence évidente et d’une
    dépense injustifiable.

  • style="font-size: 9pt;" size="2">Faire
    transiter les communications locales du Congo à Long Island
    profite surtout au téléport d’Intercel
    et rappelle les transits à Paris et à Londres en
    d’autres temps. Voilà l’utilisateur
    congolais du Postnet revenu au temps du « 22
    à Asnières . On aura du mal à
    lui faire avaler la note et la modernité d’un
    service qui, pour couvrir les 70 km entre Brazzaville et Kinkala, doit
    faire 20 000 km en aller-retour via NewYork !

  • style="font-size: 9pt;" size="2">Parler
    de « saut de technologie » en
    mettant en œuvre des liaisons satellitaires est un abus de
    langage ou un excès publicitaire. En outre, les 60 millions
    de dollars dépensés par le Congo ne comportent
    aucune contrepartie en termes d’infrastructure durable.

  • style="font-size: 9pt;" size="2">Autre
    originalité et cause potentielle de futurs
    problèmes : les systèmes
    d’énergie sont singularisés
    (confiés à Brooks) et non
    intégrés dans l’équipement
    de communication.


On
peut aussi déplorer
que ce pays, troisième producteur de pétrole
africain,
soit qualifié de
« pauvre » par le
responsable sud-africain du projet, ce qui correspond
–hélas !-
à une triste réalité. Enfin, comme
concepteur du
Réseau Sud-Ouest du Congo dans les années 80, il
m’est
toujours douloureux d’entendre parler de l’absence
de
réseau terrestre, alors que le Congo pouvait
s’enorgueillir
de disposer dans cette zone et dès 84 d’un des
réseaux
les plus développés de toute la
sous-région
d’Afrique Centrale.


Bref,
en matière de
collaboration Sud-Sud on souhaite autre chose à
l’Afrique
si elle veut vraiment un développement correspondant
à
ses conceptions.


Mais
au fait qui est CommsCo,
le futur exploitant de Postnet ?


style="font-size: 9pt;" size="2">Réponse
(exhaustive)
sur son site
 :
« CommsCo a été
fondé il y a trois ans par le Groupe VeriFin, et est
propriété
conjointe des groupes Remgro, VeriFin et
Medi-Clinic ».
Remgro a des intérêts majeurs dans les mines de
diamants, VeriFin est l’institut finlandais contre les armes
chimiques ( ?), quant à Medi-Clinic il est un
acteur
important dans le secteur privé de la santé en
Afrique
du Sud et dans le « tourisme
médical »
(sic).


Bref,
de « vrais-faux »
spécialistes des TIC et des familiers de
l’exploitation
de réseaux de communication 

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
align="justify" lang="fr-FR">


name="En_Bref...">En
Bref...


RD
Congo


Projet SAPMP financé par la Banque Mondiale pour la
réalisation d’une liaison de
télécommunication
entre Inga et Kolwezi, soit une longueur d’environ
1 800
km. Cette liaison doit être prolongée sur Luano en
Zambie. L’originalité du projet repose sur la
technologie employée : un câble
à fibres
optiques intégré dans le câble de garde
de la
liaison de transport d’électricité
entre la
centrale hydro-électrique d’Inga et le sud-est du
pays
jusqu’en Zambie voisine. (source : Banque
Mondiale
,
octobre 2005).

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
lang="fr-FR">

size="2">Lesotho


TeleGeography
rapporte le
6 novembre 2005 que le régulateur national des
télécoms
LTA investira à la place de Telkom Lesotho –non
intéressé- dans le consortium EASSy. Cela lui
coûtera
2,5 M$ et exceptionnellement les autres membres du consortium, tous
opérateurs, ont accepté l’offre. LTR
vendra de la
capacité sur le câble sous-marin aux
opérateurs
de ce pays enclavé.

M size="2">aroc

style="font-size: 9pt;" size="2">Maroc
Connect sera le troisième
opérateur fixe, annonce le 23 septembre 2005 TeleGeography.
Ce fournisseur de services Internet (ex-filiale de Wanadoo) a
décroché une licence
d’opérateur fixe
auprès de l’ANRT au prix de 306 Mdinars, soit 35
M$.
Cette concession permet des services mobiles restreints à 35
km et nécessitera un investissement de 1 Gdinars dans la
Première année. Maroc Connect a battu
l’égyptien
Orascom.

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
lang="fr-FR">


Nigeria

align="justify" lang="fr-FR"> style="font-size: 9pt;" size="2"> style="">Selon
TeleGeography
du 19 octobre 2005, Harris Corp. (Etats-Unis) a
eu un contrat de MTN Nigeria pour augmenter la capacité de
son
réseau GSM d’environ 75%. A cet effet Harris
fournira
ses faisceaux hertziens SDH MegaStar 155 PX pour renouveler les
4 500
km de liaisons hertziennes de son réseau de transport dorsal
national.

align="justify" lang="fr-FR"> style="font-size: 9pt;" size="2"> style="">Toujours
selon la même source, NITEL a accordé un contrat
de 46
M$ à Ericsson pour l’extension de son
réseau
radio fixe CDMA200 1x. ce contrat prévoit la fourniture
d’infrastructure et de services nécessaires dans
la
région Nord-Ouest et Sud-Ouest du Nigeria (voix et
données).
Selon TeleGeoGraphy
un nombre croissant d’opérateurs
de PeD se tourne vers cette technologie comme solution dans la boucle
locale limitant les dépenses d’investissements
tout en
permettant d’offrir des liaisons fixes abordables
à une
plus grande partie de la population.

align="justify" lang="fr-FR"> style="font-size: 9pt;" size="2"> style="">TeleGeography
CommUpdate
titre le 1 novembre
2005 : Globacom continue le
déploiement agressif de services GPRS.

align="justify" lang="fr-FR"> style="font-size: 9pt;" size="2"> style="">Glo
Mobile la branche radio du second opérateur national a
étendu
son réseau GPRS/GSM récemment lancé
pour couvrir
32 Etats jusqu’à Katsina après avoir
déployé
ses services dans 20 villes les plus importantes et les axes routiers
majeurs. Glo Mobile déclare construire
« le plus
grand et le meilleur réseau en Afrique »
et couvre
plus de 400 villes de même que 30 axes routiers majeurs dans
le
pays. Il compte avoir 10 millions d’abonnés
à la
fin de l’année.

size="2">Tanzanie


Zantel,
deuxième opérateur
national (SNO) né en 1999 de la libéralisation du
secteur des télécoms en cette île de
Tanzanie,
envisage de concurrencer TTCL « sur le
continent »
après avoir négocié avec Vodacom un
accord pour
devenir Opérateur mobile virtuel (MVNO en anglais) en louant
des capacités pour son infrastructure. Il est aussi un des
acteurs convaincus du consortium EASSy. Son PDG, Noel Herrity, vient
de BTC (NdR : en fait
il vient d’Irlande
),
l’opérateur national de Botswana. Zantel est aussi
un
portail international (avec 4 stations terriennes dont une de
standard A) concentrant et interconnectant un trafic
téléphonique
important de la région pour le Moyen Orient,
l’Asie et
l’Europe. Il a depuis juillet 2005 accès a
réseau
de Vodacom ce qui lui permet d’offrir ses services GSM
« sur
le continent », tout en évitant une
duplication
d’infrastructure. Ce qui lui permet d’allouer des
ressources à d’autres parties de réseau
et au
projet EASSy. Le marché mobile tanzanien pourrait atteindre
10
millions d’abonnés d’ici Cinq ans et
trois
« gros » opérateurs se
le partagent.


S’agissant
du Projet EASSy,
c’est Zantel qui en est le coordonnateur
général ;
il prévoit la réalisation d’un
câble
sous-marin à fibres optiques de Durban (Afrique du Sud)
à
Port Soudan via Djibouti. Quant à sa participation
financière
elle n’est pas encore définie car
l’évaluation
totale du projet n’est pas encore terminée.
Cependant
l’engagement minimal pour une station
d’atterrissement
–et Zantel sera l’opérateur de la
station
tanzanienne- sera de 10 M$.

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
lang="fr-FR">


Tchad

align="justify" lang="fr-FR"> style="font-size: 9pt;" size="2"> style="">Millicom
International Cellular (MIC) a annoncé le lancement de son
réseau GSM sous la marque Tigo. MIC a eu une licence
d’exploitation de réseau GSM-900 de 10 ans en
novembre
dernier. Le service mobile est disponible seulement dans la capitale
N’Djamena mais sera étendu à six villes
de
province dans les semaines à venir. Selon la
société,
le réseau est évolutif vers GPRS et EDGE. Selon
un de
ses responsables, Marc Beuls, « malgré sa
pauvreté,
le Tchad à une démographie qui en fait un
marché
séduisant » (sic !). En effet,
le Tchad a une
population de 8,3 millions d’habitants, dont presque 67% sont
âgés de moins de 25 ans et une
pénétration
mobile de moins de 2%. Millicom Tchad sera en concurrence avec Celtel
Tchad, le seul autre opérateur mobile actuel, suite
à
la fermeture du réseau de Tchad Mobile en juillet 2004
(TeleGeography,
18 octobre 2005).

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0.11cm;"
align="justify" lang="fr-FR">

align="justify" lang="fr-FR">

align="justify" lang="fr-FR"> size="2">Togo

align="justify" lang="fr-FR"> style="font-size: 9pt;" size="2"> style="">L’opérateur
mobile n°1, Togo Cellulaire, a signé un contrat avec
Alcatel pour l’extension et l’évolution
de son
réseau GSM pour une valeur de 13 M$. Sous les termes de ce
contrat Alcatel fournira sa solution Evolium GSM/GPRS/EDGE qui
comprend des stations de base (BTS), des stations de contrôle
(BSC), des centraux pour communications mobiles (MSC) et des
équipements de transmission hertziens. Togo Cellulaire
espère
ainsi augmenter la capacité de son réseau de
400 000
à 500 000 abonnés et augmenter sa
couverture vers
d’autres régions portée d’ici
à
mi-2006. (source : TeleGeography,
19 octobre 2005).

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0.11cm;"
align="justify" lang="fr-FR">

align="justify" lang="fr-FR">

align="justify" lang="fr-FR"> size="2">Egypte


Le
1 novembre 2005 TelcomTV
News
annonce que Cisco et
Ericsson unissent leurs forces pour
améliorer le réseau égyptien. Ce
réseau
supportera VoIP et des services multimedia émergents.
L’évolution se fera à partir de
l’infrastructure
existante. Selon les termes de l’accord Ericsson fera
évoluer
une partie du réseau dorsal égyptien
basé sur
ses commutateurs de circuits AXE 10 et sur ses solutions de
téléphonie sur IP (Softswitchs). Cette solution,
basée
sur une combinaison de Softswitch d’Ericsson et de routeurs
Cisco de la série 12000, permettra à Telecom
Egypt de
migrer son RTC vers un réseau VoIP. Ericsson assurera
l’intégration complète des
systèmes.


style="font-size: 9pt;" size="2">NdR :
Sans juger du
« progrès »
réel –notamment
en termes de qualité des services
téléphoniques-
on peut noter un e approche logique du problème
d’évolution
des réseaux en général vers une
solution
intégrant l’ensemble des services dans la
communication
IP. On est ainsi plus convaincu du communiqué de TE qui met
en
avant la solution évolutive, en utilisant au mieux et autant
que possible l’infrastructure existante, y compris les grands
nœuds de concentration du trafic (Commutateurs Axe 10,
désormais
« flanqués » de
Softswitch jusqu’à l’extinction des
services
commutés). De même, la désignation
comme
intégrateur des systèmes dévolue
à
Ericsson traduit un réalisme de bon aloi.

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0.11cm;"
align="justify" lang="fr-FR">

align="justify" lang="fr-FR">


Ethiopie


TeleGeography
annonce le
25 septembre 2005 que l’ETC projette l’extension de
son
réseau fixe et des services Internet à
18 000
communautés rurales dans les cinq ans à venir. Ce
projet fait partie du plan de cinq ans d’ETC pour la
couverture
totale du pays, dans le cadre duquel il installera 10 000 km
( !) de liaisons à fibres optiques et renouvellera
ses
équipements. L’Ethiopie dispose actuellement de
30 000
connexions à l’Internet pour 71 millions
d’habitants
(NdR : nombre
estimée à 60 millions en 2000
).


Commentaire
de CSDSPTT :

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.07cm; margin-bottom: 0cm;"
align="justify" lang="fr-FR">
style="font-size: 9pt;" size="2">On a peine
à croire
qu’un pays disposant de si peu de ressources se lance dans un
programme aussi ambitieux, déployant la fibre optique
à
si grande échelle ce qui représente un
investissement
de l’ordre de 250 M € (à 25 K€
le km posé,
raccordé et réceptionné). Il disposait
en
principe d’un très bon réseau FH dans
les années
80-90 et cette infrastructure devrait être partiellement
réutilisable ou réhabilitable pour
déployer un
réseau mixte FO + FH qui permettrait de réduire
sensiblement le montant de l’investissement.


Kenya

style="font-size: 9pt;" size="2">TeleGeography
note le 13 octobre 2005 que
CelTel Kenya a atteint son 2
millionième abonné, soit une augmentation de 200%
en 18
mois, alors que son rival Safaricom avait annoncé compter 3
millions d’abonnés.

style="font-size: 9pt;" size="2">Le
20 octobre la même source annonce que Siemens a
décroché
le contrat de construction du réseau à fibres
optiques
de Kenya Data Networks. Ce réseau doit
s’étendre
sur 1 140 km et sera le plus grand dans son genre dans le
pays.
Il devrait être terminé en juillet 2006 et offrir
des
liaisons louées, des services en relais de trames (Frame
relay) et données IP.

style="font-size: 9pt;" size="2">Commentairede
CSDPTT :

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm;"
align="justify" lang="fr-FR">
Une
fois de plus l’Afrique
monte le (mauvais) chemin dans le réalisation de son
infrastructure, cédant aux volontés des lobbies
plutôt
que de concevoir une infrastructure nationale cohérente
comme
base de son réseau de transport. De telles initiatives font
dépenser des sommes importantes (que l’information
curieusement ne précise pas) mais aussi aboutissent
à
une infrastructure sans concept de base, notamment en termes de
couverture, de survie et de qualité.

size="2">Guinée

align="justify" lang="fr-FR"> style="font-size: 9pt;" size="2"> style="">TeleGeography
annonce le 25 septembre 2005 la quatrième ( !)
licence
GSM du pays. Elle est accordée à Investcom
Holding SA,
société basée à Luxembourg
(ça ne
s’invente pas) qui opère sous les marques Areeba
ou
Spacetel au Bénin, Ghana ou Guinée Bissau. La
société
investira 18,5 M$ en cinq ans. La licence avait
été
accordé&e « après un
vif débat »
entre le Ministre des PetT Jean Claude Jacques Sultan et le Premier
Ministre Cellou Dalein Diallo.

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm 0cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
lang="fr-FR">


Ghana


Kasapa
Telecom passe au CDMA,
annonce TeleGeography
le 20 septembre 2005. Basé sur la
technologie CDMA2000, le réseau est lancé en
septembre
2005 ; il a été construit par ZTE et
doit avoir
une couverture nationale pour cette filiale de Hutchison Telecom. Il
couvre actuellement les villes de Accra, Tema et Kumasi. Kanapa
utilisait auparavant une technologie analogique (NdR :
AMPS ?).
Selon son directeur, contrairement à GSM, CDMA
n’est pas
limité en capacité d’abonnés
de sorte
qu’il y a souplesse complète entre zones
à
« gros » utilisateurs et zones
à
« faibles » utilisateurs. Il
ajoute aussi que
CDMA demande moins de stations de base que GSM ce qui conduit
à
des économies significatives.

gutter="11" dir="ltr">

align="justify" lang="fr-FR">

style="border: 1pt solid rgb(0, 0, 0); padding: 0cm 0.14cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
align="center" lang="fr-FR"> Jean Louis
Fullsack, Alain Roblin Demont, Sebastien Granier et Bruno
Jaffré ont participé à la
rédaction de ce numéro.