Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre d’octobre 2005 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre d’octobre 2005

vendredi 16 décembre 2005, par Alain


size="4">Octobre
2005 - Numéro 119 -

style="font-size: 19pt;" size="2">SOMMAIRE

size="3">Editorial
 : CSDPTT
ne sera pas à Tunis

size="2"> style="color: rgb(0, 0, 153);" size="+1">Echos
des Postes
et Télécoms dans le Monde
Internet
la Fin de la Croissance exponentielle ?
href="#Quand_%AB_le_Sud_%BB_alimente_%AB_le_Nord_%BB"> size="2">Quand
« le Sud » alimente
« le
Nord », ou les marchés
extérieurs
rapportent !
href="#Une_bonne_lecture_:_le_New_York_Times"> size="2">Une
bonne lecture : le
New York Times
href="#Un_indice_d%92ouverture_au_num%E9rique"> size="2">Un
indice d’ouverture au
numérique
size="2">M$
is rich !


style="color: rgb(0, 0, 153);" size="+1">En
Bref :

Mali,
size="2">Namibie,
size="2">Kenya,
RD Congo, Ethiopie, RSA, Mozambique, ...

style="color: rgb(0, 0, 153);">Article :
size="3">Session
2005 du Conseil de l’UIT

CSDPTT ne sera pas à Tunis


Ce
n’est pas une décision
facile à prendre car CSDPTT est engagé activement
depuis son tout début dans le processus du SMSI. Alors
pourquoi cet « abandon de
poste » ?


CSDPTT
a toujours promu et
soutenu son objectif prioritaire, à savoir le raccordement
au
réseau de télécommunications des
villages et
communautés éloignées et
isolées des Pays
en Développement (PeD). Nous avons fait de nombreuses
contributions, techniques, économiques et
financières,
pour réaliser cet objectif, qui doit assurer
l’accès
aux TIC en fonction de leurs besoins aux populations
concernées.


Mais
la réalisation de cet
objectif –présentée dans le cadre du
SMSI- se
fait dans le processus plus large de l’insertion de ces
populations dans une société de
l’information de
leur choix. Et l’un des droits les plus
inaliénables des
populations concernées des PeD, c’est la
liberté
d’accès et de choix du contenu de la
communication.
C’est ce droit que mentionne explicitement la
Déclaration
des Principes, que les gouvernements ont signé au Sommet de
Genève en 2003. Y compris le gouvernement tunisien.


Les
ONG, qui avaient alors
quelques craintes fondées sur les problèmes des
droits
aux libertés d’accès et de contenus
rencontrés
par les citoyens tunisiens du fait d’un régime
autocratique, ont cependant pensé que le gouvernement
tunisien
allait progressivement relâcher son contrôle et ses
atteintes graves contre les droits de l’homme pour
préparer
au mieux « le terrain » pour la
tenue du Sommet
et pour en assurer le succès.


Or
la politique qu’a suivi
le Président Ben Ali a été tout le
contraire
depuis le début de la deuxième phase du SMSI, et
les
atteintes graves à la liberté
d’expression des
citoyens tunisiens ont franchi de nouveaux degrés dans
l’inadmissible. Ainsi a-t-on interdit le congrès
constitutif du Syndicat de la magistrature et celui du syndicat des
journalistes indépendants, tout en arrêtant et
maltraitant (c’est un euphémisme) celles et ceux
qui les
soutiennent. Une atteinte inadmissible aux droits les plus
élémentaires dans le domaine très
précis
du SMSI, en même temps qu’une rupture flagrante
avec les
engagements solennellement signés par le
Président
tunisien au Sommet de Genève.


Mais
là ne s’arrête
pas –hélas !- la nuisance tunisienne.
Conscient que
la Société civile du SMSI restait vigilante sur
les
aspects liés aux droits de l’Homme, le
Président
tunisien et son entourage ont placé leurs
« hommes
de main » -parmi lesquels les femmes sont
particulièrement
actives- dans tous les rouages du SMSI, depuis le
Secrétariat
exécutif jusque dans les instances de la
société
civile, comme l’attestent ces « ONG de
nouvelle
génération »
entrées en nombre dans
la deuxième phase du SMSI. La plupart de ces soi-disant ONG
ont eu comme seule stratégie de noyauter les Caucus et
groupes
de travail et de miner ceux qui ne leur semblaient pas
« conformes ».
Leurs attaques se sont même portées sur des
membres de
la SC suspects à leurs yeux de soutenir la lutte des
militants
tunisiens des Droits de l’Homme. Ils ont ainsi
gêné
voire interrompu les interventions de ces membres, même dans
les plénières de la SC, même sur des
thèmes
éloignés des droits de l’homme en
Tunisie.


Il
est dès lors clair que
si la « société civile
tunisienne »
se comportait de cette manière
« à
l’extérieur », elle aura les
coudées
encore bien plus franches lorsqu’elle
« jouera à
domicile ».


Voilà
donc quelques motifs
objectifs pour expliquer la position de CSDPTT.


Comme
par ailleurs nous ne
disposons pas d’une trésorerie qui nous permette
de
financer notre participation à Tunis (voyage +
séjour),
il m’est difficile de quémander des fonds
auprès
de sponsors éventuels pour une participation à un
événement se déroulant dans des
conditions que
notre association réprouve. D’autant plus
qu’à
ces motifs tuniso-tunisiens, s’ajoutent d’autres.


Ainsi
le PrepCom-3 a montré
une fois de plus les limites du « partenariat
multiple »,
la SC étant toujours reléguée au rang
subalterne
comme le montre à l’évidence le temps
de parole
qui lui a été assigné dans les
plénières
inter-gouvernementales : 15 minutes par session de six
heures !
Et dans les groupes de travail son maintien après son
intervention -5 minutes au début de la réunion-
était
soumise au bon vouloir du président !


Autre
dérive constatée
au PrepCom-3 : la SC est de plus en plus
« noyautée »
par quelques éminences qui jouent
généralement
« perso », à
l’instar du
coordinateur du Groupe de travail B de la société
civile, alors que les attributions de ce groupe de travail
étaient
d’une importance capitale pour les objectifs du SMSI,
puisqu’il
devait proposer des solutions à même
d’assurer une
mise en œuvre réelle des objectifs du Plan
d’action
de Genève et de mettre en place un organisme capable
d’en
assurer l’évaluation et le suivi.


Cette
évolution est une
régression grave dans l’implication
réelle de la
SC au SMSI et devra être redressée dès
l’après-Tunis.


CSDPTT
suivra donc le Sommet de
Tunis à distance et continuera à être
présente
et active dans la phase ultérieure qui devra marquer plus
concrètement l’insertion des objectifs du SMSI
dans ceux
–beaucoup plus importants et universels- des Objectifs de la
Déclaration du Millénaire (ODM). C’est
la seule
manière de pérenniser un processus associant la
Société
civile à ses travaux et à
l’évaluation de
ses résultats, en vue de réduire la
pauvreté
dans le monde et donner une éducation aux enfants des pays
en
développement, car ils en seront leur avenir.

align="right" lang="fr-FR">
Jean-Louis
Fullsack

style="text-indent: 0.32cm;" lang="fr-FR">


name="Internet_:_La_fin_de_la_croissance">Internet :
La fin de
la croissance exponentielle ?


La
récente étude de
TeleGeographie sur le trafic mondial Internet, citée par
LelecomTV News Desk le 10 octobre 2005, montre de très
intéressantes évolutions de ce trafic.


Croissance :
elle se
ralentit.


Sur
les grandes routes
internationales elle était de 109% en 2004 ; elle
atteint
à peine 40% en 2005.


Par
contre en intrarégional
la croissance a fait un bond spectaculaire, passant à +102%
en
2005 en Asie et atteignant même +330% en Amérique
Latine.


Cette
différenciation de
la croissance est en grande partie due à
l’équipement
des régions concernées en Points
d’Echanges
Internet (IXP) subrégionaux, qui retiennent en
région
le trafic auparavant mondialisé. Cependant cela
n’empêche
pas que 94% du trafic international est encore centralisé
(« hubbed ») via les Etats-Unis.


Evolution
future


Selon
les résultats et
analyses du trafic Internet, TeleGeography prévoit un
doublement du trafic tous les deux ans sur les grands axes
internationaux. TeleGeography en déduit que le trafic
Internet
international se situera aux environs de 10 Tbit/s vers 2008. On
notera que ce débit –impressionnant à
première
vue- est relativement
« modeste », car il
correspond à peine à la capacité
potentielle
d’un seul câble à Fibres optiques au
standard
actuel.


Que
dire des pronostiqueurs
(zélateurs …) médiatiques de
l’Internet
qui continuent de nous abreuver de la loi de Moore et
considèrent
un doublement tous les six mois de ce trafic ?


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style="text-indent: 0.32cm;" lang="fr-FR">


name="Quand_«_le_Sud_»_alimente_«_le_Nord_»">Quand
« le Sud » alimente
« le
Nord », ou les marchés
extérieurs
rapportent !


Selon Les
Echos du 13 octobre, la firme états-unienne
Dupont a rapatrié 9,4 milliards de dollars de
bénéfices
de ses opérations à
l’étranger ou de ses
« Investissements Directs à
l’Etranger (IDE).
Pas étonnant qu’au SMSI le lobby du Secteur
privé
(la CCBI) rame à fond pour insérer dans les
documents
directifs que les Etats -des PeD en particulier-
« doivent
mettre en place une réglementation nationale favorables aux
IDE », en clair permettre aux IDE
d’échapper
à la taxation locale et de revenir … à
leur
société mère. Bref, en faire
bénéficier
les pays riches originaires de ces IDE. Une belle astuce pour faire
payer le luxe « du Nord » par les
pays « du
Sud ». Cela n’empêche pas une
bonne partie de
la Société civile de soutenir cette aberration
économique par « solidarité
avec la CCBI »
(sic) comme on l’a vu au dernier PrepCom, et
« parce
que c’est la seule manière d’attirer les
investisseurs dans les PeD !


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style="text-indent: 0.32cm;" lang="fr-FR">


name="Une_bonne_lecture_:_le_New_York_Times">Une
bonne lecture : le
New York Times


Dans
son édition parue en
supplément du Monde le 25 août 2005, le NYT
présente
très intelligemment la communication mobile ou
« cellulaire »
en Afrique.


Il
rappelle que le continent est
passé de 7,5 millions d’abonnés en 1999
à
76,8 millions en 2004, soit un taux de croissance de 58% par an alors
qu’il a été de 35% en Asie.


A
elle seule, la République
Sud-Africaine (RSA) a assuré plus du cinquième de
cette
croissance.


Les
coûts : 5 minutes
de communication (« airtime »)
reviennent à
1,90$/mois en moyenne, alors que le
« portable »
d’occasion peut s’acquérir pour 50$.


Un
africain sur 11 est un abonné
cellulaire, alors qu’un africain sur 33, seulement, est
abonné
au réseau fixe.


Au
Nigeria la demande est si
forte qu’entre 2002 et 2003 on a dû interrompre la
vente
de cartes SIM pour cause de blocage des réseaux mobiles.
Selon
le quotidien, 60% des africains sont « à
portée
d’un signal radio cellulaire ». Note
personnelle : ce chiffre a priori impressionnant
s’explique
par la couverture des métropoles et des zones les plus
peuplées, notamment par les opérateurs
privés,
et doit donc être sérieusement
pondéré,
d’autant que cette couverture est souvent
aléatoire.


Néanmoins
le Directeur du
Bureau du Développement de l’UIT, Hamadoun
Touré,
déclare : « the economic
blessings of
cellphones (are) magnified in the developing world. What is the
alternative ? ». Ce que l’on peut
traduire
par : « les
bienfaits
(blessing a aussi le
sens de bénédiction …) des
téléphones
cellulaires (sont) grossis dans le monde en développement.
Quelle est l’alternative ?

On peut rappeler à
cette éminence de l’UIT que les bienfaits sont
chèrement
payés par les utilisateurs africains (tarifs plus que
triples
par rapport au monde développé) et
qu’il est
moins question d’alternative que de
complémentarité !
Et le NYT d’ajouter que le réseau MTN du Nigeria
coûte
2,5 fois plus cher que le réseau de la RSA par suite du
manque
d’infrastructure. Ce qui devrait inspirer des propos plus
argumentés sinon plus imaginatifs à
l’UIT. Il est
donc grand temps -comme le réclame
régulièrement
CSDPTT au SMSI- de réaliser ce réseau
d’infrastructure
dont l’Afrique a un pressent et impérieux
besoin !

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name="Un_indice_d’ouverture_au_numérique">Un
indice d’ouverture au
numérique

élaboré « en petit
comité »


(Digital
Opportunity Indicator,
DOI) a été mis au point par l’UIT pour
« mesurer
la fracture numérique ». Selon cette
agence, il a
été élaboré dans le cadre
du
multipartenariat (Multistakeholder Partnership) avec les
« parties
prenantes » suivantes :


l’UIT,
la société
KADO de Corée du Sud et la CNUCED.


Voilà
au moins un
multipartenariat original pour définir cet indice. On aurait
aimé le voir discuté –avant adoption-
au SMSI,
puisque celui-ci se proclame urbi
et orbi
une application
« en
vraie grandeur » de ce substitut indéfini
de la
coopération qu’il est.


Au
vu de sa présentation
sur le site de l’UIT on ne peut que déplorer que
le DOI
est un concept étriqué et statique, sans aucune
référence spatiale et donc sans réel
intérêt
pour les PeD. Du moins dans la mesure où cet indicateur
devrait aider ces pays à assurer au mieux et à
suivre
le développement de l’infrastructure et des
accès
dans le domaine des TIC.


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name="M_is_rich_">M$
is rich !


Pour
arrêter les poursuites
judiciaires engagées contre lui pour abus de position
dominante, plagiat et autres babioles, Microsoft (M$) est
prêt
à passer à la caisse. Ainsi il a
préféré
régler à l’amiable (sic) son
différend
avec Real Networks avec un chèque de 761 millions de $. Ceci
juste après avoir successivement réglé
de la
même manière ses bisbilles avec Time Warner avec
un
chèque de 750 millions de $ et Sun Systems avec un
chèque
de 1,95 milliards de $. Il faut espérer que Mr Gates a
encore
un chéquier de réserve …car
l’Union
européenne l’attend au coin du bois et pour
régler
ce différend Mr Gates devra sortir un chèque
d’un
montant comparable. Décidément, être
monopoliste
et première fortune du monde –ceci expliquant
cela- ne
dispense pas de cette vertu que l’on proclame de
façon
récurrente et ad
nauseam
au SMSI : la
bonne
gouvernance. A ceci près que les
« parties
prenantes » réellement influentes du SMSI
–les
pays riches et le secteur privé- exigent cette vertu
exclusivement des pays en développement.

lang="fr-FR">_____________________________________

lang="fr-FR"> name="En_bref"> style="color: rgb(0, 0, 153);">En
Bref


Mali


La
BM a approuvé un crédit
AID de 60 M$ pour « improve living conditions in
rural
communities in Mali ». Entre autres
objectifs :
assurer un environnement durable dans les zones rurales,
…favoriser
les micro-investissements pour des PME rurales, …
améliorer
l’administration locale. Le projet sera mis en
œuvre dans
les régions de Mopti, Tombouctou, Segou et Sikasso et
concernera 140 communes, soit environ 1 000 villages et
910 000
habitants. Deux fonds ont été
constitués :
un Fonds d’initiative communal et un fonds
d’Initiatives
de productions locales.


size="2">Note
CSDPTT : Il reste à
souhaiter que ces projets s’inscrivent dans une logique de
développement rural réellement durable et
profitable
aux populations, c’est-à-dire tirent un
bénéfice
maximal de la cohérence avec d’autres projets dans
ces
régions. Ceci concerne les programmes
de desserte
téléphonique des villages

aussi bien que
d’approvisionnement en énergie
–notamment solaire,
cela d’autant plus que l’on vise des petites
entreprises
et l’amélioration de l’administration
locale et
régionale.


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Namibie


Moins
163 = 1843


Suite
au lancement du programme
de « Séparation
volontaire » (cela ne
s’invente pas), 221 agents de Namibia Telecom souhaitaient en
profiter, mais 163 seulement ont été retenus.
L’opérateur pense que cela contribuera
à plus
d’efficacité, une meilleure organisation (sic) et
à
mettre à jour les métiers de base (re-sic). Il
reste
donc encore 1843 agents à NT jusqu’au prochain
« programme » … ou au
repêchage
des non retenus de celui-ci (Info fournie parTeleGeography
le
8 septembre 2005).

size="2">_________________________________


name="Tarifs_d’usage_sur_SAT-3">Tarifs
d’usage sur SAT-3


Selon
des indiscrétions
rapportées par Balancing Act News Update, il faut payer 4500
$/mois par Mbit/s entre un pays africain et Sesimbra (Lisbonne) en
mode non secouru ; coût supplémentaire de
400 $
pour un mode secouru. Ces prix peuvent être obtenus
auprès
des membres des pays développés du consortium.
Alors
que les plus mauvais des membres du consortium vendent la
même
capacité pour une quelconque destination au Nord pour
20 000
$.


Kenya

size="2">TeleGeography
note le 13 otobre 2005 que
CelTel Kenya a atteint son 2
millionième abonné, soit une augmentation de 200%
en 18
mois, alors que son rival Safaricom avait annoncé compter 3
millions d’abonnés.

size="2">Par
ailleurs, le vandalisme coûte 400 millions de shillings
kenyans
(KES) à Telkom Kenya comme le signale TeleGeography le 10
octobre. C’est en effet ce montant ue
l’opérateur
public a déboursé pour réparer les
installations
de câbles aériens et souterrains. Pour la seule
ville de
Mombasa la facture est comprise entre 20 et 30 millions de KES.

size="2">_________________________________

size="2">Afrique
du Sud (RSA)


Balancing
Act
signale le
11 septembre 2005 que la RSA devrait avoir son 2ème
opérateur national (SNO) d’ici à
novembre pour
concurrencer Telkom sur son réseau fixe, comme
l’affirme
le responsable de l’ICASA. On se rappelle les
« anomalies »
dans l’octroi de licences à deux partenaires de ce
futur
SNO par la Ministre Matsepe-Casaburri et le retrait de Nexus
Connexion pour des problèmes juridiques. L’indien
Tata
Group est un partenaire/actionnaire stratégique du SNO.


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Egypte


Le
Groupe koweïtien MTC
devrait entrer dans le marché mobile comme
troisième
opérateur annonce Balancing
Act
le 11 septembre 2005.
Ses responsables insistent sur « les contributions
de MTC
dans les domaines social, éducatif, médical et du
développement » et rappellent que 11
millions
d’abonnés font confiance dans le monde
à MTC, qui
couvre 18 pays au moyen Orient et en Afrique.


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Nigeria


TeleGeography
évoque dans
son édition du 7 septembre 2005 la privatisation future de
NITEL et de sa filiale mobile MTel. Le BPE (Bureau of Public
Enterprises) a préqualifié 6
sociétés en
juillet pour acquérir 51% des parts au titre de partenaire
stratégique : le consortium Telkom et Vodacom
(République
Sud Africaine) et le consortium Huawei (NdR : aucune
expérience
d’opérateur) qui ont été
« shortlistés »,
Orascom Telecom Egypt,
Celtel International, MTN Group (RSA), NewTel Consortium (quasi
inconnu, formé par « prominent african
businessmen,
including N. Mandelas’ son-in-law, Kwame
Amouah »).


On
se rappellera la
calamiteuse gestion de la privatisation de NITEL
gérée
par la société hollandaise Pentascope qui
s’est
traduite par un échec et dont le contrat a
été
annulé pour « incompétence
notoire ».


NITEL
lance un test en réseau
d’accès fixe sans fil CDMA (FWA) pour
5 000
utlisateurs à Lagos. Il précède le
déploiement
de 290 000 lignes d’ici la fin de
l’année et
c’est Motorola qui réalisera le réseau.
(TeleGeography, 31 août 2005)


Primetrica
note le 3
octobre 2005 qu’Ericsson assurera l’extension du
réseau
de Vee Networks (V-Mobile) pour 200 M$. Ce contrat s’inscrit
dans le plan d’extension biennal de Vee Networks
d’un
montant de 2 G$ qui doit porter le nombre
d’abonnés à
10 millions.


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R.D.
Congo


Projet
SAPMP financé par
la Banque Mondiale pour la réalisation d’une
liaison de
télécommunication entre Inga et Kolwezi, soit une
longueur d’environ 1 800 km. Cette liaison doit
être
prolongée sur Luano en Zambie. Loriginalité du
projet
repose sur la technologie employée : un
câble à
fibres optiques intégré dans le câble
de garde de
la liaison de transport d’électricité
entre la
centrale hydro-électrique d’Inga et le sud-est du
pays
jusqu’en Zambie voisine. (source : Banque Mondiale,
octobre 2005)


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Ethiopie


L’éditition
hebdomadaire de Balancing Act
News Update
n° 272 du 12
septembre 2005 rappelle que le gouvernement est toujours
opposé
à une privatisation d’ETC
préférant
d’abord le doter d’un réseau de
qualité
capable d’offrir des services à large bande,
notamment
aux services publics –administrations et écoles-,
sur
l’ensemble du territoire. A cette fin ETC déploie
un
réseau à fibres optiques important (voir
ci-dessous) et
déploie des services large bande cependant très
coûteux : un service à 512 Kbit/s
coûte 1511
$/mois ( !!!) et ne concerne donc que des
sociétés
ou des cyber-cafés. Mais le gouvernement introduit
progressivement Wiridanet et Schoolnet via le réseau ETC
dans
les 550 Wiridas du pays (semblables aux Arrondissements
français).
On peut résumer la situation réglementaire en
disant
que ETC reste maître unique de la couche infrastructure et
support, et ouvre à la concurrence les couches services et
applications, notamment mobiles. Dans ce secteur il connaît
des
difficultés vu la forte demande d’une part et sa
politique très prudente d’autre part. En outre il
vient
de dénoncer un contrat avec ZTE qui devait fournir
l’équipement pour 200 000
abonnés
supplémentaires, celui-ci étant incompatible avec
l’équipement existant fourni par Ericsson (NdR :
il s’agissait probablement d’équipement
CDMA alors
que le réseau mobile éthiopien est en GSM).


On
note en parallèle, un
programme financé par la BM (formation dans le secteur
public)
qui comporte un volet TIC comme pour la collecte des impôts
et
la douane, et un programme TIC du British Council pour 4
Télécentres
dont Axum et Gondar. En outre l’UNESCO offre une
série
de services dans ses 5 centres qu’il a mis en place comme
Hara
et Lalibello ; ce dernier est utilisé par CDRE qui
est un
collectif de 200 ONG.


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Mozambique

size="2">En
septembre 2005 la BM annonce que le Mozambique a
bénéficié
d’un prêt de 120 M$ au titre du programme de
réduction
de la pauvreté ; une partie sera
utilisée pour
l’amélioration de l’administration et
des
infrastructures. 60 M$ seront au budget 2005 et autant à
celui
de 2006. Le prêt est alloué sous les conditions de
l’AID : taux = 1,25%, sur 40 ans dont 10 de
grâce.


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Niger


Balancing
Act’s News
Update
du 26 septembre
révèle que CelTel a
récemment annoncé qu’il a atteint le
nombre de
80 000 abonnés et qu’il couvre 80% de la
population
du pays. Le Premier Ministre a annoncé que la SONITEL perdra
son monopole vers la fin de décembre 2005. Le syndicat des
employés de SONITEL a perdu la partie contre la Directeure
chinoise de ZTE : la cour a statué que parce
qu’ils
on t quitté leur travail unilatéralement, ils ont
rompu
leur contrat.


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Zimbabwe


Tel’One,
l’opérateur
public fixe du Zimbabwe doit faire face à une dette de 350
M$
qui est préjudiciable à son rôle dans
le domaine
des télécoms et pose de sérieux
problème
à l’introduction d’un système
de
facturation efficace. (Balancing
Act
, 11 septembre 2005)


align="center" lang="fr-FR">
name="Session_2005">Session
2005 du Conseil de l’UIT :


Le
Conseil s’est réuni
en mai et a, entre autres, traité des sujets suivants.


Budget
de l’UIT


Pour
la période
2006-2007 : 340 millions de Francs suisses (MFS)


L’Unité
contributive
qui établit la base du barême des cotisations (UC)
a été
fixée à 318 kFS pour les Etats Membres, 63,6 pour
les
Membres des Secteurs


Tout
déficit devra être
compensé par retrait du fonds de réserve (qui ne
doit
cependant pas tomber en dessous de 3% du budget de fonctionnement).


Prélèvement
de 4,8
MFS « pour annuler les factures excessives pour la
notification des réseaux à
satellite » ( !)


size="2">NdR :
Encore des
notifications (dont une partie probablement
« bidon »)
lancées par les opérateurs sans en acquitter le
prix.


Pour
le suivi du SMSI « après
Tunis »,


le
Conseil estime que « l’UIT
s’impose comme le candidat naturel pour la coordination des
efforts mondiaux en matière de TIC »,
tout en
notant que « d’autres pays ont
déclaré
( …) que l’UIT ne devrait jouer aucun
rôle dans
les mécanismes de suivi du SMSI (…) surtout en
raison
de ses contraintes budgétaires », sans
toutefois
les citer. Consensus : répartir la mise en
œuvre du
PA du SMSI entre diverses institutions ». Les
compétences
fondamentales de l’UIT doivent lui conférer
« un
rôle de premier plan dans la promotion (sic) des buts du
SMSI ».


Dans
leur Résolution sur
le rôle e l’UIT dans la mise en œuvre du
Plan
d’action du SMSI et du Pan d’action
d’Istanbul, les
conseillers participants ont aussi rappelé
l’importance
du Plan de Doha pour consolider (sic) les objectifs du SMSI. Ils ont
en outre décidé d’appuyer un
renforcement du rôle
de l’UIT dans la mise en œuvre, la coordination et
le
suivi des décisions du Sommet. Ces décisions
seront
défendues par les Etats membres de l’UIT de la
région
Afrique lors de PrepCom-3 et à l’occasion du
Sommet de
Tunis (cf UIT-D e-FLSH n° 13).


L’établissement
d’un
Plan stratégique et d’un Plan financier pour
l’Union
pour 2008-2011 « tiendra certainement
dûment compte
des résultats des deux phases du SMSI »
(cf
Nouvelles de l’UIT 8/2005).


La
prochaine Conférence
des Plénipotentaires (Plénipo)
se
déroulera à Antalya (Turquie) du 6 au 26 novembre
2006.


CMDT’06


La
prochaine Conférence
mondiale de développement des
télécommunications
(CMDT) se tiendra du 7 au 15 mars 2006 à Doha (Qatar).


La
Réunion
préparatoire


de
la CDMT’06 pour la
Région Afrique a eu lieu à Abuja (Nigeria)


Président
A. Adebayo :
« identifier les principaux problèmes
auxquels sont
confrontés les pays de la région Afrique aux fins
de
réduire la FN » … Cette
réunion doit
faire « ressortir des recommandations
adaptées aux
aspirations et intérêts (NdR : et les
besoins !)
des Africains qui seront présentées à
la
CDMT’06.


Directeur
du BDT-UIT :
coordonner les priorités concernant les thèmes et
méthodes sur lesquels l’UIT devra cibler son
action au
cours de la période 2007-2010.


Les
Etats Membres et Membres du
Secteur ont proposé 40 ( !) initiatives selon 4
catégories :

  • size="2">Environnement
    propice

  • size="2">Infrastructure

  • size="2">Renforcement
    des capacités

  • size="2">Coopération
    et partenariats


Des
propositions et contributions
concrètes avec leur calendrier seront
présentées
aux réunions des commissions d’études
de
septembre comme à la CDMT’06.


Initiatives
intéressantes de l’UIT en
matière de formation

  • size="2">Extension de
    son réseau de
    « Centres
    d’excellence » au Ghana

  • size="2">Programme
    d’enseignement
    universitaire en ligne pour la région Amériques
    (NdR : Cisco attribuera « sur
    dossier » des bourses partielles couvrant la
    moitié des frais d’inscription)

  • size="2">Avec NORAD
    (Agence norvégienne de
    développement) et l’UNU (Université des
    Nations unies), assistance aux instituts universitaires et
    scientifiques africains : Réseau des
    universités africaines (AFUNET).


size="2">Il est
surtout intéressant
de suivre ces initiatives et d’en faire un bilan
réel
(en principe les résultats d’étape de
la 3ème
initiative devraient être présentés au
Sommet de
Tunis). On constate néanmoins un
« progrès »
dans la mesure où Cisco n’est plus fournisseur (et
exécuteur) du contenu des formations mais contributeur
financier …

gutter="11" dir="ltr">

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style="border: 1pt solid rgb(0, 0, 0); padding: 0cm 0.14cm 0.04cm; margin-bottom: 0cm;"
align="center" lang="fr-FR"> Jean Louis
Fullsack, Alain Roblin Demont, Sebastien Granier et Bruno
Jaffré ont participé à la
rédaction de ce numéro.

lang="fr-FR">