Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de septembre 2005 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre de septembre 2005

vendredi 4 novembre 2005, par Alain

size="4"> color="#0000a0">La Lettre de septembre 2005

No :
118

color="#0000a0">Jean
Louis Fullsack, Sebastien Granier, Alain Roblin Demont et Bruno
Jaffré ont participé à la
rédaction de ce numéro.

color="#0000a0">  size="5">Sommaire
  :

size="4"> color="#0000a0">Editorial

size="2">Un Partenariat efficace.
______________________

href="#Journ%E9e_en_m%E9moire_de_Fran%E7ois-Xavier"> style="font-size: 11pt;" size="2">Journée
en mémoire de François-Xavier Verschave le 18
septembre à Paris


size="4"> color="#0000a0">Echos des postes et
télécoms dans le monde


size="2">Dissolution de l’assemblée et
crise politique au Japon [Août 05]
size="2">
href="#BURKINA_FASO:_lonatel_entre_en_bourse_"> size="2">BURKINA FASO : l’onatel entre en bourse
style="font-weight: bold; font-style: italic;"
href="#ORANGE_MADAGASCAR"> size="2">ORANGE MADAGASCAR-GULFSAT : UN ACCORD POUR
DES TARIFS PLUS BAS
href="#BENIN:_application_arbitraire"> style="font-style: italic;"> size="2">BENIN :
application arbitraire des tarifs de communication dans les cabines
privées – l’OPT doit passer à la phase
offensive
size="2">SENEGAL :
gestion de l’ART – Malick Gueye entendu pour la
quatrième
fois
href="#ANGOLA:_lancement_"> size="2">ANGOLA :
lancement des services de téléphone fixe sans fil
permettant l’accès à l’Internet

size="2">BENIN :
Non payement des redevances : Les opérateurs
privés
veulent tuer Bénin Télécoms

href="#En_bref_">En bref :  style="font-size: 9pt;" size="2">Namibie,
Nigeria, Ouganda, Tanzanie, MTN, Vodacom, Algerie, Cameroun, Ethiopie, Kenya, Maroc, Nigéria, Soudan, Zambie, Mais où est donc l’UIT ?

size="4"> color="#0000a0">Article
href="#article"> size="2">SMSI : compte rendu de la
Réunion informelle du WGIG (groupe de
travail sur la gouvernance de l’Internet) du
20
juillet 2005

(Palais
des Nations, Genève ) par Jean louis Fullsack


name="edito"> size="4"> color="#0000a0">Editorial

  style="font-size: 11pt;" size="2">Un
partenariat efficace

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Fin juillet,
le président de SODEPTEL
(Solidarité-Développement des Postes et
Télécommunications) du Burkina Faso a
informé CSDPTT de l’installation
réussie des trois télécentres
communautaires de Saarma, Manessa et Poura par les membres de son
association et les agents de l’ONATEL (Office national des
télécommunications). Le projet avait
été initié par CSDPTT en
étroite collaboration avec nos deux partenaires
burkinabés ci-dessus. Il a été
réalisé ensuite par eux avec du
matériel fourni par CSDPTT.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Cette
réussite est exemplaire à plusieurs
égards :

  • align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">elle
    démontre l’importance de la solidarité
    professionnelle dès lors qu’elle est
    pratiquée avec engagement par chacun des partenaires
    impliqués ;

  • align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">elle montre
    la maturité des techniciens et cadres burkinabés
    dans la maîtrise de la chaîne de
    réalisation de cet objectif emblématique
    qu’est le désenclavement des villages et
    communautés isolées dans un PeD ;

  • align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">elle montre
    enfin que l’un des objectifs que s’est
    fixé notre association a été
    réalisé : travailler ensemble pour
    transférer le savoir et le savoir-faire de telle
    manière que CSDPTT devienne de plus en plus inutile
    … sauf pour entretenir l’amitié et la
    foi réciproque dans un avenir meilleur pour les populations
    rurales.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Il faut en
féliciter chaudement nos amis burkinabés qui ont
participé à cette réalisation, avec
une mention particulière au président de
SODEPTEL, Mousbila Sankara, qui s’y est fortement
impliqué.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Voilà
un bel exemple de partenariat entre une entreprise publique,
l’ONATEL, et deux associations de la
société civile étroitement
liées sur le plan humain et professionnel, et
profondément convaincues de la finalité de leur
projet commun. Ce sont précisément ces liens et
cette conviction partagée qui en ont fait un partenariat
productif.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Au moment
où le SMSI s’approche de sa conclusion, avec ses
déclarations ronflantes sur les bienfaits des partenariats
publics-privés (les
« 3P ») qui restent encore
à prouver, et les résultats tangibles de son Plan
d’action qui sont renvoyés à
l’horizon 2015, cette réalisation
burkinabé est particulièrement
révélatrice et doit interpeller
l’ensemble des partenaires du Sommet, notamment les
gouvernements des PeD. Car elle n’est en fait qu’un
épisode d’un projet beaucoup plus vaste, portant
sur la mise en œuvre sur trois ans d’une centaine
de télécentres communautaires de villages
isolés, qui fait l’objet d’une
convention entre l’ONATEL, la SODEPTEL et CSDPTT
paraphée respectivement par M. le Directeur
général et les présidents des deux
associations le 27 juillet dernier.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">CSDPTT
remercie très sincèrement ses partenaires pour la
confiance qu’ils lui témoignent ainsi, et tout
particulièrement M. le Directeur
général de l’ONATEL, Moussa SANFO.
Cette confiance contribue fortement à la réussite
de ce vaste projet, à l’instar des
réalisations citées.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Elle renforce
encore la conviction et l’engagement de CSDPTT dans le SMSI,
notamment pour mettre l’objectif emblématique du
raccordement au réseau de
télécommunications de chaque village des PeD au
premier plan, à la fois en termes d’urgence et de
priorité. Cet objectif ne saurait en aucun cas attendre
2015, car il en va de la survie des populations entières des
zones rurales, indispensables par leur production vivrière
à l’alimentation des populations des pays en
développement.

align="right"> style="font-size: 9pt;" size="2">Jean-Louis
Fullsack

______________________

style="text-indent: 0.32cm; margin-bottom: 0.5cm;"
align="center"> style="font-size: 11pt;" size="2"> name="Journée_en_mémoire_de_François-Xavier">Journée
en mémoire de François-Xavier Verschave le 18
septembre à Paris

style="text-indent: 0.32cm; margin-bottom: 0.5cm;">

align="justify"> color="#000000"> style="font-size: 9pt;" size="2">En
mémoire de François-Xavier Verschave,
décédé le 29 juin 2005, un temps de
partage sera organisé le dimanche
18 septembre de 14 heures à 19 heures, à la
chapelle de la congrégation du Saint Esprit, 30 rue Lhomond
à Paris dans le 5ème arrondissement.

style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"
align="justify"> color="#000000"> style="font-size: 9pt;" size="2">François-Xavier
nous a montré l’importance de la parole et de l’action
collective. Nous évoquerons ensemble les moments de vie
partagés avec lui et les espoirs que ses écrits
ont éveillés, afin de continuer d’oeuvrer
ensemble pour concrétiser ces espoirs.

align="justify"> color="#000000"> style="font-size: 9pt;" size="2">Nous
souhaitons également remercier chaleureusement les
très nombreuses personnes qui, à travers leur
message, nous ont témoigné leur soutien dans
cette douloureuse période et nous ont fait part de leurs
encouragements pour continuer notre action dans le sillage des travaux
et de l’engagement de François-Xavier.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">La
famille de François-Xavier Verschave, ses amis proches,
l’association Survie.

size="1">______________________

style="text-indent: 0.32cm; margin-bottom: 0.49cm;"
align="center">

align="left"> name="echoptt"> size="4"> color="#0000a0">Echos des postes et
télécoms dans le monde


Dissolution
de l’assemblée et crise politique au Japon [Août
05]

align="left">La
privatisation de la poste japonaise, projet phare du Premier ministre
Koizumi, a été rejetée par le
Sénat. Se considérant comme mis en
minorité, il convoque des élections
législatives anticipées

style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"
align="justify"> size="2">Comme il l’avait menacé, le
Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi a
décidé de dissoudre la Chambre des
représentants après le rejet par le
Sénat de son projet de privatisation de la Poste. Selon les
médias locaux, le Premier ministre doit rencontrer
aujourd’hui les dirigeants de son Parti
libéral-démocrate (PLD, droite) avant de
réunir d’urgence son gouvernement dans
l’après-midi et d’arrêter une date pour les
élections anticipées qui auront vraisemblablement
lieu le 11 septembre.
La réforme postale, projet phare de Koizumi a
été repoussée ce matin par 125 voix
contre 108, sous les acclamations des sénateurs. C’est un
dur revers pour le premier ministre qui avait fait de ce projet, aussi
ambitieux que controversé, sa priorité. Junichiro
Koizumi avait fait savoir dès samedi qu’il
considérerait tout rejet comme un vote de
défiance.

align="left">Projet
phare du second mandat de Junichiro Koizumi, qui se termine dans un an,
cette privatisation prévoyait notamment la division, sous le
contrôle d’un holding de tête, en quatre
entités (épargne postale, assurance-vie,
distribution du courrier, réseaux) de la Poste. Cette
dernière, créée en 1875 et
gérant 355.000 milliards de yens (2.640 milliards d’euros)
d’épargne et d’assurance-vie, est
considérée comme la plus importante institution
financière de la planète en termes de
dépôts. Les divisions épargne et
assurance-vie auraient ensuite dû être vendues au
secteur privé entre 2007 et 2017 avant que le holding de
tête ne soit mis sur le marché, l’Etat conservant
toutefois un tiers du capital.
Mais ce projet a divisé profondément le PLD. Une
rébellion sans précédent a
éclaté au sein du parti le 5 juillet lorsque,
bravant les menaces de sanctions, 37 députés
avaient voté contre la privatisation, la réforme
n’étant alors adoptée par la Chambre qu’avec 5
voix d’avance. Les détracteurs de la réforme
s’inquiétaient d’une dégradation du service
postal et craignaient également de s’aliéner le
soutien des 270.000 facteurs et de leurs familles, qui
pèsent un million de voix traditionnellement acquises aux
conservateurs. Un total de 22 sénateurs du PLD a donc
aujourd’hui voté avec l’opposition entraînant le
rejet du texte au Sénat.
L’ex-Premier ministre Yoshiro Mori, dirigeant de la principale faction
du parti, calculait que la moitié des 250
députés du PLD (sur un total de 480
députés) pourraient perdre leur siège
en cas de législatives anticipées.

Le marché n’apprécie guère. Le yen
chutait ce matin face aux principales devises après
l’annonce du rejet et de la convocation d’élections
anticipées. L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a
chuté de 1,15% immédiatement après le
rejet par le Sénat du projet de loi de privatisation mais a
toutefois terminé la séance de lundi sur un
léger gain de 0,11%.
_________________________________

align="center"> size="2"> name="BURKINA_FASO:_lonatel_entre_en_bourse_">BURKINA
FASO : l’onatel entre en bourse

align="justify">

align="justify"> size="2">L’Office national des
télécommunications du Burkina (ONATEL), en
partenariat avec la Société burkinabé
d’intermédiation (SBIF) a organisé et
réussi la collecte d’un emprunt obligataire de 6,65%
2005-2011 d’un montant de 16 milliards.

align="justify">

style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0.5cm;"> size="2">Ce montant permettra à la
nationale des télécommunications
d’accroître ses offres de services et de se voir coter
à la Bourse régionale des valeurs
mobilières d’Abidjan. La cérémonie de
la première cotation a eu lieu le jeudi 28 juillet 2005
à la Chambre de commerce de Ouaga.

style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0.11cm;" align="left">
(Source:balancing
act)


align="center"> size="2"> name="ORANGE_MADAGASCAR">ORANGE
MADAGASCAR-GULFSAT : UN ACCORD POUR DES TARIFS PLUS BAS

align="justify"> size="2">L’opérateur
mobile Orange Madagascar va baisser encore davantage ses tarifs dans
11 localités de la Grande île grâce
à un
accord signé avec la société GulfSat
Téléphonie,
qui opère justement dans ces endroits. Selon les
explications
des responsables d’Orange Madagascar, les clients peuvent
désormais
se servir des cabines GulfSat de leur localité pour appeler
des numéros Orange et aussi des correspondants à
l’étranger.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">(Source:balancing
act)

align="justify">


align="justify">

align="center"> size="2"> name="BENIN:_application_arbitraire">BENIN :
application arbitraire des tarifs de communication dans les cabines
privées – l’OPT doit passer à la phase
offensive

align="justify"> size="2">La taxation
des frais de communication dans ces télécentres
est
pour la plupart des plus arbitraires. Le coût varie d’un
télécentre à un autre et oscille dans
la
fourchette 100f à 50f Cfa. C’est dans le souci
d’éviter
cette disparité que le Directeur
général de
l’Opt rappelle aux abonnés et aux exploitants de
télécentres,
par le biais d’un communiqué de presse, qu’« une
minute
de communication locale qui correspond à une impulsion est
cédée à vingt six (26) F ttc par l’Opt
et ne
doit être vendue à plus de trente cinq (35) f Cfa
dans
les cabines privées sur toute l’étendue du
territoire.

align="justify"> size="2">Face à
cet état de choses, une équipe de la
rédaction a
fait une descente pour s’imprégner des
réalités
du terrain. Dans certaines cabines, les prix sont jusqu’à
nos
jours maintenus à 100f la minute tandis que dans d’autres,
elle varie entre 75f, 60f et 50f Cfa. Quelques gérants de
télécentres expliquent que leurs tarifs tiennent
compte
de certains paramètres tels que : les frais de loyer pour
l’emplacement du télécentre, les frais de
réparation
des appareils, la famille à nourrir et d’autres
problèmes
qui échappent pour la plupart à ceux qui ne sont
pas du
domaine. Des clients interpellés à ce sujet ont
laissé
entendre qu’ils ne comprennent plus rien en ce qui concerne
l’application des tarifs de communication dans les
télécentres
de l’Opt.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">(Source:balancing
act)

align="justify">


align="center"> size="2"> name="SENEGAL:_gestion_de_lART">SENEGAL :
gestion de l’ART – Malick Gueye entendu pour la
quatrième
fois

align="justify"> size="2">L’ex-Dg de
l’Agence de régulation des
Télécommunications a
été entendu hier pour la quatrième
fois par la
Division des investigations criminelles autour de la gestion de son
établissement après la série
d’interrogatoires
dont il a fait l’objet depuis le déclenchement de la
procédure
ouverte à son rencontre, sur instruction du Parquet.
style="font-size: 9pt;" size="2">(Source:balancing
act)

align="justify">


align="center"> size="2"> name="ANGOLA:_lancement_">ANGOLA :
lancement des services de téléphone fixe sans fil
permettant l’accès à l’Internet

align="justify"> size="2">L’entreprise de
télécommunications et services Nexus lance, dans
les
prochains jours à Luanda, le service de
téléphone
fixe sans fil permettant l’accès à l’internet.
Selon son
président du conseil d’administration (PCA), Rui Santos, le
nouveau service se trouve en phase d’expérimentation et
près
de 600 téléphones sont déjà
installés
dans la capitale angolaise. La nouvelle technologie, a-t-il dit,
peut-être installé sur un rayon de 30
kilomètres
de la ville.


align="center"> size="2"> name="BENIN:_Non_payement_">BENIN :
Non payement des redevances : Les opérateurs
privés
veulent tuer Bénin Télécoms

style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"
align="justify"> size="2">Les
consommateurs des télécommunications sont ceux
qui
payent le plus lourd tribu découlant du non payement des
redevances dues à la société
Bénin
Télécom Sa par les opérateurs
privés,
dont les travailleurs de l’ex-Opt viennent d’exiger
et d’obtenir
la suspension des lignes. Tout se passe comme si, ce que la
société
étatique prestataire n’arrive pas à
recouvrer auprès
de ses créanciers privés, elle le tire
abusivement des
poches des consommateurs qui utilisent le service public de
télécommunication. Sinon comment comprendre que
le coût
de la communication téléphonique au
Bénin est
plus élevé au niveau des services publics par
rapport
aux services privés. Alors pendant qu’un usager
dépense
100 F Cfa pour une durée (d) de communication sur un service
privé, un autre est obligé de payer le double
voire le
quadruple pour la même durée de communication sur
le
conventionnel ou la carte
« Téléplus »
notamment relevant directement des prestations des services publics
de télécommunication. Cette situation est
d’autant
plus gênante que certains citoyens profitent des richesses de
l’Etat mieux que d’autres. Puisque, pour la
plupart, ces
opérateurs privés de
télécommunication
actuellement débiteurs de l’ex-Opt sont
malheureusement
béninois. L’un d’entre eux, le plus gros
débiteur
sans doute, en plus du fait qu’il ne paye pas les prestations
réglementaires de son partenaire qu’est
l’ex-Opt, il
serait aujourd’hui le seul à avoir le
privilège
d’exploiter à des buts commerciaux les
installations de
fibre optique dont les caractéristiques de
compétitivité
ne sont plus à démontrer. de ressources
financières
publiques en République du Bénin.

_________________________________

size="2">En
bref

size="2">

align="center"> style="font-size: 11pt;" size="2">Du
neuf dans le ciel

align="justify"> size="2">Intelsat
dans le rouge…

Après
sa privatisation discutable qui devait lui assurer un avenir
prospère, Intelsat annonce une perte nette de 54 millions de
dollars pour le trimestre terminé en juin. Ceci porte
à
205 millions de dollars la perte nette du 1er semestre de 2005. Au
temps où Intelsat était organisation
intergouvernementale elle n’a jamais connu de tels avatars

mais
il s’offre Panamsat !

pour la
somme rondelette de 3,2 milliards de dollars (G$). Le nouveau groupe
aura une flotte de 53 satellites et un chiffre d’affaires
cumulé
de 1,9 G$ en 2005. Intelsat devient ainsi le 1er opérateur
satellitaire mondial devant le luxembourgeois SES Global (plus connu
avec Astra) qui ne compte « que »
35
satellites.
Ce qui est
aussi paradoxal, c’est que malgré son endettement,
Intelsat
a « réglé »
en numéraire !
Par le truchement d’un emprunt bancaire. Dans cette
transaction
Panamsat a
« revalorisé »
(survalorisé ?) son action de 40% …

style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm; text-indent: 0cm; margin-bottom: 0.11cm;"> size="2">Enfin, la
cerise sur le gâteau : cette acquisition implique
aussi la
reprise de la dette de Panamsat, soit 3,2 G$ !
Les lois du néolibéralisme sont
insondables…

align="center"> style="font-size: 11pt;" size="2">Les
grandes manœuvres reprennent dans le secteur des
télécoms

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Le
conglomérat chinois Huawei
(entre autres, équipements
de télécommunications) est sur le point
d’acquérir
l’équipementier britannique Marconi
pour 560
millions de livres, soit environ 825 millions
d’euros : une
bonne affaire … pour Huawei ! Car Marconi
–ex GEC- est un
fleuron de l’industrie britannique des
télécoms et
l’équivalent d’Alcatel en France (GEC
avait conçu
le « Système X » de
commutation
temporelle, rival de l’E10). En fait Marconi a connu des
problèmes
tant au niveau de sa gestion que d’acquisition de parts de
marché,
et –suprême humiliation- n’a pas
décroché de
contrat dans le cadre du
« méga-projet »
du réseau du 21ème
siècle de BT (plus
de 10 milliards d’euros en investissements), alors
qu’il en était jusqu’ici son fournisseur
attitré. Comme son
PDG estimait que son entreprise « n’a pas
la taille
suffisante » pour soutenir la concurrence, il ne
restait
plus qu’à se faire phagocyter par le groupe
chinois !
Comme quoi le
« libéral-travaillisme »
ne réussit pas à tous les coups ! On ne
peut qu’en
féliciter –sur ce point- nos Alcatel et SAT/Sagem
qui
résistent … Pourvu que ça
dure !

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">France
Télécom
a
racheté l’opérateur
mobile espagnol n°3 AMENA pour 10,4 milliards
d’euros. FT sera
ainsi un opérateur fixe + mobile en Espagne ; il
reste à
espérer que cette acquisition sera plus rentable que celle
–au
moment de la « bulle » et
partielle- de
Mobilcom en Allemagne qui a englouti le même montant en perte
nette.
Cette
acquisition mérite toutefois un
« arrêt sur
image » ; En effet, pour cette acquisition
FT a
recours à l’augmentation du capital et lance une
campagne
d’offre d’achat d’actions à
hauteur de 3 milliards
d’euros. De ce fait la part de l’Etat passe en
dessous des 33,3%,
perdant du coup sa majorité de blocage ! Cela pas
fait de
titres dans les gazettes !

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Pendant
ce temps, Deutsche Telekom
a acquis l’opérateur
mobile n°2 autrichien pour 1,3 milliards après avoir
échoué à acquérir
l’opérateur
mobile n°3 britannique O2. Deutsche
Telekom
consacrera le
même montant pour investir dans le déploiement de
la
fibre optique dans ses les réseaux de desserte des 50
métropoles allemandes. Cela en vue d’une offre de
service à
très haut débit (50 Mbit/s, en
téléchargement
ou « download »), qui commencera
–en version
pilote- le mois prochain à Hambourg et Stuttgart. La fin de
l’opération est prévue en 2007

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Aux
Etats-Unis, l’opérateur Sprint
–2ème
opérateur longue distance- a acquis Nextel pour 70 milliards
de dollars. Ca rappelle le « bon
temps »
d’avant la bulle … Pour certains analystes on y
reviendrait tout
doucement mais sûrement. A preuve, disent-ils, le
« phénomène
Google ».
En effet cette société,
entrée en bourse avec une action à 85$, a vu
passer
celle-ci à 285 à son 1er
anniversaire. Du
coup, Google s’est
« offert » un cadeau de 4
milliards de dollars en vendant une part correspondante de ses
actions
« surgonflées ». Avec
les trois
milliards déjà disponibles, le voilà
donc doté
d’un pactole impressionnant-en cash !- qui ne va pas
traîner
dans les tiroirs. Si ça ne vous rappelle rien … .

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">En
Grande Bretagne, Cable
& Wireless

achète son
concurrent Energis.
C&W, qui chasse sur les mêmes
terres qu’Equant, et absorbe ainsi le 3ème
opérateur anglais de services fixes. Energis
était
autrefois pionnier dans le déploiement de la fibre optique
sur
le réseau de transport
d’électricité (la
société était
l’émanation de National
Grid, « l’EdF
anglaise » et avait mis en
place un réseau à couverture nationale (hors
Ecosse)
d’une remarquable qualité. C&W a donc
réalisé
une bonne affaire, même s’il a dû
débourser près
de 600 millions de livres en cash (la confiance n’est plus ce
qu’elle était …), soit plus de 880
millions d’euros,
alors que son chiffre d’affaires au Royaume-Uni en 2004 a
été
l’équivalent de 2,35 milliards d’euros.
Pour sa part,
Energis a réalisé un CA de 1, 060 milliard
d’euros
pendant la même période. Sa gestion avait
cependant
connu des déboires, et en 2002 il avait
été
repris par des fonds de placements, donc peu
intéressés
par les prouesses technologiques … mais
décidés à
boucler une bonne affaire. Ce qui paraît être le
cas
puisque Energis était plombé par plus
d’un milliard
d’euros de dettes.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">L’opérateur
historique Telstra va
être entièrement privatisé,
titrait « Les Echos » le 16
août, en
annonçant que le gouvernement conservateur a vendu sa part
de
51,8% dans l’opérateur pour 23 milliards de
dollars. Pour
compléter son information, le « quotidien
économique » aurait pu ajouter que
–en guise de
préparation de cette privatisation- Telstra a
supprimé
plus de 40 000 emplois depuis 1996. C’est sans doute
cela que
l’on appelle « rendre
l’entreprise plus sexy »
pour attirer les acquéreurs financiers. Cependant la grande
majorité des australiens -70% selon TeleGeography-
désapprouve
cette décision gouvernementale car mettant en cause un
développement des zones rurales. Le gouvernement
s’est donc
vu « forcé »
à répondre à
cette critique en affectant 1,3 milliard de dollars (2 milliards de
dollars australiens) de cette vente au profit de la desserte des
zones rurales.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">(Source :
TeleGeography, 2 septembre 2005)

style="text-indent: 0cm;">Il
reste à
attendre les évaluations -impartiales et objectives
( ?)-
des « retours sur
investissements » de ces
opérations !

style="text-indent: 0cm;">


align="center"> size="2">Mais

est donc l’UIT ?

align="justify"> size="2">COPIREP, une
société conseil spécialisée
dans le
domaine pétrolier, a été
appelée pour
« remettre à flot »
l’OCPT (Office
Congolais des Postes et Télécommunications,
Kinshasa).
La Banque Mondiale finance –et probablement a
suscité-
l’opération qui a commencé le 1er
janvier
2005 et arrive vers la fin, du moins quant au
« volet
social », le tout « sous
l’œil vigilent du
Ministère des PTT » assure Balancing
Act
« Dernière »

Edition française,
juillet 2005. Ainsi « 2500 agents et cadres de
l’OCPT
pour un effectif total de plus de 4 000 sur
l’ensemble du
territoire national, ont
« déjà
bénéficié
du paiement de leur décompte final »
selon la
source citée. (voir aussi plus loin)

align="justify"> size="2">Cette info
mérite un arrêt sur image :

  1. align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Le fait que
    la BM finance un tel projet -dont on ne précise pas les
    principales caractéristiques- et l’attribue
    à une société privée (y
    compris de connaissance du milieu et du secteur) est
    carrément choquant. En d’autres temps, un tel
    contrat aurait atterri au siège de l’UIT
    à Genève et aurait été
    exécuté par le BDT, dont la vocation
    première est précisément
    l’aide à l’opérateur public
    dans le PeD ! Effet collatéral : un tel
    contrat aurait
    « renfloué »
    l’UIT qui en a bien besoin …

style="font-size: 9pt;" size="2">Dès
lors on peut s’interroger pour quelle(s) raison(s)
l’UIT n’a
pas été impliquée dans cette
restructuration,
sans écarter une part de responsabilité de cette
« Agence
spécialisée » des
Nations Unies dans cet état de fait.

  1. align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">On peut
    légitimement douter de la
    « vigilance » du
    Ministère des PTT, car il lui manque les
    compétences et les moyens pour assurer valablement ce
    rôle. Il se repose par conséquent sur le
    « maître
    d’œuvre » du projet.

align="justify"> size="2">Suite de
l’information tirée du journal kinois Le
Phare :
Elle révèle
que près de 300 agents des trois provinces du sud-est ont
été
payés pour un montant de près de 600 000
$ (soit
environ 2 000 $ par agent) et que la campagne se poursuit dans
les trois provinces nord-est. La ministre est cependant
contestée
par des agents victimes d’exclusion ou de litiges. Elle les
renvoie
au gouvernement qui assure le suivi et à la COPIREP qui
gère
les dossiers via le SESOMO (qualifié de
« Cellule
technique d’appui » sic) avec le
Comité de
gestion de l’OCPT. Tout ça est clair comme le
nyamba …

align="center">… size="2">et
où est donc passé tout ce pactole ?

align="justify"> size="2">Le sujet est
d’actualité : le financement du Plan
d’action de
Genève élaboré dans le cadre du SMSI
cherche
toujours des milliards, désespérément,
pour
financer ses objectifs affichés. Il n’est donc pas
sans
intérêt de rappeler le montant des sommes
pharamineuses
censées avoir été investies dans le
secteur des
télécommunications dans les PeD ; la
Banque
Mondiale les a évaluées à 500
milliards de
dollars entre 1995 et 2004. A voir ce qui est en place en Afrique on
peut avoir quelques doutes sur les destinations finales de ces
« investissements ».

align="justify"> size="2">L’Afrique
sub-saharienne (ASS) consacre 6,3% de son PIB aux
télécommunications,
alors que les pays industrialisés –et riches- leur
consacrent 8,2%. Est-il alors opportun de recommander à ces
pays d’augmenter leur effort dans ce secteur qui par ailleurs
n’apparaît pas comme prioritaire pour les
populations
concernées, pour qui l’eau et
l’électricité
sont primordiales. Alors Elyo plutôt que Cisco ?

align="justify"> size="2">Une autre
donnée intéressante concerne la participation du
secteur privé dans le financement des infrastructures TIC,
ne
serait-ce que parce que le SMSI accorde à ce secteur
« une
fonction prépondérante pour la
réalisation de la
Société de
l’information ». Selon l’UIT
elle-même, le secteur privé a participé
à
hauteur de 210 milliards de dollars aux investissements dans le
secteur télécoms entre 1992 et 2002.
Lorsqu’on
observe la courbe des investissements en fonction des
années,
on observe un « pic » en 1998
avec environ 60
milliards de dollars, suivi d’une chute
régulière
jusqu’à 28 milliards en 2002. Ce qui, selon
l’UIT
représente 60% du total des investissements. En moyenne sur
le
total, ou à l’année optimale pour la
démonstration ?

align="center">


align="center"> style="font-size: 11pt;" size="2">Nigéria

align="justify"> size="2">La NCC
déclare que les opérateurs cellulaires GSM
devront
reposer leur candidature pour des licences unifiées, signale
TeleGeography du
30 août 2005. L’article qui suit
mentionne que la NCC a encore mis en colère les
opérateurs
GSM du pays avec son schéma de licence unifié, en
suggérant qu’ils ne verront pas leur concession
renouvelée
automatiquement lorsque le système sera applicable
l’année
prochaine Ce schéma de licence qui sera applicable
à
partir de février 2006 autorisera les fournisseurs de
services
CDMA à concurrencer un à un les
opérateurs GSM
dans tout le pays au lieu de se voir limités à la
couverture des zones géographiques particulières.
Cela
signifie qu’ils concurrenceront directement les
opérateurs
cellulaires GSM, dont les tarifs sont en moyenne six fois
supérieurs
(sic).
Les
opérateurs GSM invoquent qu’une telle
législation
découragera l’investissement dans le secteur et
affaiblira
encore davantage une industrie fragilisée par des
installations obsolètes et des taxes
élevées. La
NCC a rétorqué cependant, en disant que le
changement
accroîtra l’essor des services. Le
régulateur a
stipulé maintenant que tous les opérateurs futurs
–qu’ils soient actuellement GSM ou CDMA- devront
reposer leur
candidature pour les nouvelles concessions. « Les
opérateurs désirant migrer vers une licence
unifiée
devront poser leur candidature et répondre aux conditions
spécifiées dans le cadre des
licences » a
déclaré le Directeur de la NCC à
Reuters.

align="justify"> size="2">NdR :
Voilà très concrètement le
résultat du
lobbying intense qu’effectuent les groupes
nord-américains
auprès des régulateurs africains des
télécoms
pour promouvoir la technologieUSqu’est CDMA et ainsi
augmenter sa
partdemarché actuellement nettement minoritaire par
rapport
à GSM. L’article ne précise pas par
quel cheminement
« on » est arrivé
à cette
situation qui menace fortement les opérateurs GSM. Dans un
pays champion de la corruption et aussi terrain de chasse africain
privilégié par les sociétés
pétrolières
US, la conjonction entre ces deux réalités est
prégnante de dérives qui défraient les
chroniques des (rares) journaux objectifs de la région.

align="justify"> size="2">Pendant ce
temps, MTN –le 1er
opérateur mobile nigérian-
lance le service GPRS (qui inclut le Multimedia Messaging Service,
MMS) sur son réseau GSM, à l’ensemble
de sa
clientèle, lui permettant de titer profit d’une
technologie
« 2,5G » dans des conditions
économiques
« supportables ». Il passera
à l’étape
« 3G »
l’année prochaine.

align="justify"> size="2">NdR :
size="2">On serait
intéressé par une comparaison des
résultats du
déploiement des deux types de services, notamment en termes
économiques, sachant que l’offre
« 3G »
nécessite des investissements assez lourds sans compter les
coûts annexes (exploitation, formation, etc …)
style="font-size: 9pt;" size="2">

style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0.11cm;" align="center">


align="center"> style="font-size: 11pt;" size="2">Le
« fixe » reviendrait-il
à la mode ?

style="text-indent: 0cm; margin-top: 0.16cm; margin-bottom: 0.21cm;">
Dans ce continent, dont l’UIT saluait le déclin de
la
communication fixe au profit du
« mobile »
(voir l’éditorial de ses Indicateurs des
télécommunications
en Afrique), les opérateurs mobiles scrutent leurs courbes
d’« ARPU » (revenu
moyen par abonné).
Vodacom, le n°1 en République Sud Africaine,
constate
ainsi que plus son parc d’abonnés croît,
plus l’ARPU
décroît, ce qui montrerait que le revenu
à
attendre du développement du mobile tend vers une asymptote.
L’opérateur mobile estime donc plus
intéressant de
développer le réseau fixe, à la fois
en termes
de services et de couverture géographique, car ses
coûts
d’usage y sont nettement moins importants. Il ne reste plus
qu’à
espérer que le veilleur technologique de l’UIT a
pu
intercepter ce message pour
« pondérer »
la prochaine édition des Indicateurs …

align="center">

align="center"> style="font-size: 11pt;" size="2">Et
si on parlait (encore) un peu de la dette ?

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">(Rapporté
par JAI, le 28 juin 20005)

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">En
20 ans, l’Afrique a enregistré 217 Milliards
d’euros (G€)
de pertes du fait de l’ouverture des frontières,
selon un
rapport de Christian Aid (Royaume-Uni) du 20 juin 2005.
L’étude
a été réalisée sur 32 pays,
majoritairement en Afrique, à partir de données
de la
Banque Mondiale, du FMI et de l’ONU.

style="text-indent: 0cm; margin-top: 0.16cm; margin-bottom: 0.21cm;">
Si la libéralisation du commerce a
entraîné des
pertes de revenus pour les pays pauvres, c’est parce que
leurs
importations ont augmenté plus rapidement que leurs
exportations. « Le manque à gagner est
l’équivalent
de l’aide reçue par le continent au cours de la
même
période (…). Nous ne disons pas que les pays qui
libéralisent leur économie ne croissent pas, mais
que
sans la libéralisation, la croissance aurait
été
nettement plus importante et la réduction de la
pauvreté
plus rapide ». A quelques jours du Sommet du G8
à
Gleneagles, Christian Aid prévient que tant que
l’augmentation
de l’Aide au développement et les annulations de
la dette
restent conditionnées à une ouverture accrue des
marchés des pays pauvres, ces décisions feront
plus de
mal que de bien.

style="text-indent: 0cm; margin-top: 0.16cm; margin-bottom: 0.21cm;">


align="center"> style="font-size: 11pt;" size="2">Le
feuilleton « bonne gouvernance »

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">ENRON
peine à se
faire oublier. La banque JP Morgan versera
encore entre 350 millions et 1 milliard de dollars pour
régler
l’affaire Enron, après avoir versé 2,2
milliards de
dollars aux investisseurs de la société
américaine,
la banque dédommage à présent Enron
elle-même.
(Les Echos, 16. 08 05)

align="justify">

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Et
ils osent parler de « bonne
gouvernance » 
 !

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">La
société canadienne Bonte Gold Mines se retire du Ghana
après avoir
laissé sur place une triple
catastrophe : écologique, sociale et
économique.
En effet, elle laisse derrière elle des surfaces
impressionnantes contaminées, des ouvriers
ghanéens mis
au chômage sans avoir été ni
prévenus ni
–a fortiori- indemnisés, et 18 millions de dollars
de dette
aux institutionnels ghanéens ! Un triste exploit
que ce
petit pays africain va avoir du mal à
« gérer »,
comme on dit par euphémisme.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Cela
n’empêche pas le Canada
–pourtant
relativement
respectueux dans ses rapports avec les PeD- d’invoquer
« la
bonne gouvernance » comme préalable
à son
aide au développement ou à l’annulation
partielle de
la dette multilatérale.

style="text-indent: 0.32cm;">

style="text-indent: 0.26cm; margin-bottom: 0.08cm;"
align="justify">

 


name="article">
size="4"> color="#0000a0">Article

align="center"> size="4">Document
CSDPTT

style="margin-top: 0.16cm; margin-bottom: 0.37cm;"
align="center"> size="2">Balancing
Act News Update, Issue n°268 titre le 1 août 2005

I style="font-size: 9pt;" size="2">nfinity
Worldwide projette un nouveau câble à FO
ouest-africain
pour concurrencer SAT-3

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">La
récente conférence d’e-Africa
a révélé
qu’un nouveau câble à fibres optiques
(FO) longeant la
côte ouest-africaine est projeté, qui augmentera
la
concurrence dans la région en rivalisant avec le tristement
célèbre (sic)
(« infamous », dans
le communiqué d’e-Africa !)
câble SAT-3,
actuellement le seul câble à FO desservant
l’Afrique
sub-saharienne. L’objet de la conférence,
organisée
par la Commission e-Afrique di NEPAD était la
création
d’un système régional
intégré en
examinant les divers projets à base de FO pour
l’Afrique de
l’Ouest et Centrale, et de rationaliser (sic) les
recouvrements
(« overlaps »). Parmi les sujets
en discussion
figuraient des câbles terrestres proposés par la
Sonatel
et la société française Marais, mais
c’était
le câble sous-marin ouest-africain proposé qui
soulevait
le plus d’intérêt, écrivait
Mapara Syed.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Project
West Africa
a
été conçu pour fournir une
connectivité à haut débit à
l’Afrique
de l’Ouest par l’intermédiaire de la
construction d’un
câble à FO ouest-africain avec une
connexité
amont avec l’Europe, l’Asie et les Etats-Unis. La
phase initiale
du projet consiste en « un système
sous-marin à
FO dans l’état de l’art, longeant la
côte de l’ouest
africain depuis le Portugal jusqu’au Cameroun avec des
liaisons
supplémentaires (sic) vers le Sénégal,
le
Libéria, la Cote d’Ivoire, le Ghana, le
Bénin et le
Nigéria ». Cette route double celle de
SAT-3, qui
relie tous ces Etats sauf le Libéria.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Cependant,
à la différence du système
point-à-point
de SAT-3, ce qui a été proposé par les
concepteurs du projet, Infinity
Worldwide Telecommunications Group
of Companies
(IWTGC), est un
système régional qui
interconnectera tous les pays ouest-africains. « Le
système fournit non seulement de la capacité vers
le
reste du monde, mais aussi la capacité régionale
qui
reliera tous les pays ouest-africains » a
expliqué
Robert Woog, Directeur et COO de IWTGC. « Nous avons
un
concept différent de SAT-3 en ce sens que nous
amènerons
directement les câbles dans chaque pays. Nous avons ce que
nous
appelons des unités de branchement
(« Branching
Units ») qui nous permettent d’inclure
chaque pays
individuellement ».

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">IWTGC
est une société américaine
fondée par des
africains et des afro-américains, et constituée
en
société commerciale en 2003.
« Notre vision
est d’apporter les télécommunications
les plus
raffinées (« finest »)
à
l’Afrique, comparables à celles des USA et de
l’Asie ».
a déclaré Woog. Le personnel de la
société
a une profonde connaissance de la technologie sous-marine de
même
que de la fourniture de services, et la plupart de
l’équipe
dirigeante a trente à quarante années
d’expérience.
« S’agissant de Project
West Africa
, nous voulons
apporter la dernière version de la technologie et des
services
aux africains de l’Ouest, afin qu’ils puissent
concurrencer
économiquement le reste du monde (sic). Nous voulons assurer
la meilleure connectivité à la région
pour
permettre la fourniture des meilleurs services » a
dit
Woog. « Le câble physique (sic) est
l’aspect
prédominant de ce projet, mais nous envisageons aussi de
nous
interconnecter avec d’autres systèmes pour
étendre la
connectivité et la couverture. Nous voulons desservir
directement les ISP, les opérateurs
(« carriers »)
et d’autres prestataires de services. C’est pour
cela que nous
sommes davantage qu’un fournisseur de
câble »
ajouta-t-il.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Nous
apporterons une immense quantité de bande passante (sic)
à
la région, via notre concept de système
à
térabits, qui est semblable aux systèmes
transatlantiques les plus récents. Le système
d’équipement assurera au moins 10 Gbit/s en
capacité
dans chaque pays via une approche basée sur la longueur
d’onde » a-t-il
précisé.

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Le
mode de distribution est aussi un aspect fondamental du projet. IWTGC
est en cours de procédure d’acquisition de
licences dans
chaque pays, ce qui lui permettra de vendre la capacité
directement lui-même. Toutefois « les
procédures
ne sont pas encore formalisées », dit
Woog. « Il
faut comprendre que dans la plupart de ces pays il n’existe
pas de
procédures pour des choses de cette nature (sic) de sorte
que
nous travaillons dur pour coopérer avec les
différentes
autorités de régulation pour les aider
à se
procurer les informations » (sic).

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">IWTGC
a eu l’adjudication pour les droits de vendre la
capacité
une fois le câble construit ; il assurera un
accès
égal à tous selon Woog. « Nous
établirons
une succursale dans chaque pays et nous aurons ainsi notre propre
service d’exploitation à partir duquel nous
pouvons vendre
de la bande passante à tous les fournisseurs (sic). Cela est
en contraste avec SAT-3 qui est vendu (sic) comme un monopole par les
opérateurs historiques, ce qui conduit à des
coûts
élevés (sic) pour la bande passante. Pour les
africains
de l’Ouest, le coût est un facteur important qui
doit être
pris en considération (sic) ».

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">« Actuellement
les installations existantes sont coûteuses ce qui rend
difficile le développement des communications dans la
région
et donc de moderniser ».

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Commentaire
de ce morceau d’anthologie
néolibérale :

  1. align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Il est ainsi
    prouvé que e-Afrique
    - la Commission chargée du déploiement des TIC au
    sein du NEPAD, animée par le président Wade- a
    clairement opté pour la concurrence (le dogme
    néolibéral), au détriment de la
    réalisation d’un réseau
    d’infrastructures sous régional. En effet, elle
    préfère
    « doubler » dans tous les sens du
    terme « l’infâme câble
    sous-marin SAT-3 » que construire un
    réseau terrestre ouest africain complémentaire
    à celui-ci pour en tirer les avantages évidents.
    Le président Wade prévoit-il le financement de ce
    doublon de luxe par le Fonds de Solidarité
    Numérique ?

  1. align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">A lire cette
    prose franchement ultra-commerciale et vaguement pseudo-technologique,
    on se croit revenu au temps d’Africa
    ON
    E ! Les
    mêmes mots, la même phraséologie, les
    mêmes truismes. Il ne reste plus qu’à
    espérer le même sort final !
    Décidément, le
    néolibéralisme rend aveugle et sourd !

  1. align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Alors que Africa
    ONE
    était -au moins-
    présentée, soutenue et prise en main par une
    société avec « pignon sur
    rue » (AT&T
    puis Tyco International),
    aucun professionnel du secteur télécoms ne
    connaît IWTGC ! Sauf peut-être quelques
    « initiés du
    NEPAD »…

align="justify"> style="font-size: 9pt;" size="2">Au
moment où les partenaires du SMSI –en tout premier
la
Société civile- s’escriment
à trouver des
nouvelles sources de financement, urgentes et indispensables pour
permettre à l’Afrique de réaliser son
infrastructure
de réseau de base, une telle proposition soutenue par
l’Union
Africaine est une provocation. Une fois de plus, les
déjà
maigres ressources financières seront
déviées de
leur priorité, reconnue par tous les acteurs du
développement,
au profit d’une société de
« copains et de
coquins ».

align="right"> size="2">Jean-Louis
Fullsack