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Assemblée Générale de CSDPTT les 20 et 21 mai 2005 à Lyon

lundi 24 octobre 2005, par Alain

Assemblée Générale de CSDPTT les 20 et 21 mai 2005 à Lyon

Première journée :

Atelier sur l’organisation de l’association :

Nous veillons à avoir une représentation géographique pour les membres du Conseil d’Administration afin de mieux relayer l’information. Nous regrettons en même temps la place trop faible des femmes dans notre association et donc dans son CA. Nous nous réunissons sous forme de téléréunion et il a été décidé d’inviter, comme nous avons l’habitude de le faire, systématiquement un adhérent de FT R&D où nous comptons de nombreux adhérents et occasionellement un adhérent concerné par un sujet en discussion. Avec le départ de Bruno se pose la question de la répartition des tâches.

- Pour ce qui concerne le fichier des adhérents, le trésorier, Félix Belrose en est le coordonnateur (adhésions, mises à jour, relances)

- Un effort devra être fait pour inclure davantage les femmes dans notre activité ; une première mesure pourrait être la consultation du fichier suivie par un entretien avec nos adhérentes en vue de mieux les insérer dans nos activités et d’accroître leur rôle.

- La lettre de CSDPTT est une source d’information appréciée et économiquement appréciable. Aussi faut-il la faire vivre. Dans l’immédiat Bruno se charge des 2 prochaines lettres et de relancer les abonnements. En tant que Président Jean-Louis Fullsack, est chargé de l’édito de la responsabilité de la publication. Alain est chargé de la diffusion.
Chacun peut apporter sa contribution au contenu de la lettre, y compris de l’éditorial, sur un sujet d’actualité par exemple.

- Les Nouvelles que nous rédigeons périodiquement pour relater l’actualité paraîtront en alternance avec les compte-rendus du CA.

- Un débat s’est engagé sur les moyens de financement de l’association. Notre trésorerie est essentiellement consacrée à la réalisation de nos projets et nous limitons nos frais de fonctionnement. Mais les financements de projets sont difficiles à concrétiser et nous devons bien souvent avancer des fonds puis nous faire rembourser. Plusieurs idées ont été proposées : (a) faire payer l’accès à notre documentation, fruit de notre travail sur le terrain et lors des projets ; elle soulève cependant des réticences (b) la nécessité d’être plus performants dans la vente de tee-shirts (c) la recherche de nouveaux adhérents, (d) l’abonnement de nouveaux lecteurs de la lettre ; un abonnement à la lettre à toute personne intéressée par notre travail.

- Dans le même registre nous devons nous renseigner sur la façon dont nous pourrions collecter les dons, notamment les conditions à remplir pour que les donateurs éventuels puissent bénéficier des avantages fiscaux afférents.

- Une autre piste doit être explorée : elle consiste à s’informer sur les possibilités de subventions qui sont attribuées par les institutionnels et les collectivités territoriales. CSDPTT Rhône-Alpes est un exemple et un potentiel à explorer. Possibilités à explorer auprès des institutions européennes.

Atelier de téléphonie rurale : il est l’occasion de faire le point sur les projets dont vous trouverez le détail dans le rapport d’activité ci-joint .

- Niger : nous avons fourni des cartes OFE identiques à celles utilisées sur le terrain mais subsiste un problème de configuration de la liaison concernée : Guy est en relation avec les techniciens sur place.
- Rapports avec la Sonitel : si nous avons des contacts avec des techniciens il nous manque un réel dialogue avec les responsables de l’opérateur. Ceci est d’autant plus regrettable que la Sonitel est dans une situation très critique du fait de sa privatisation.
- Liaisons via satellite sur Terra au Niger, et plus généralement sur des sites très à l’écart de réseau terrestre : le concours de Jacques Dupas ouvre des perspectives dans ce domaine et en matière de liaisons radio. Il effectuera une mission d’étude dans le projet des 100 villages du Burkina-Faso où du matériel neuf devra être utilisé.
- Mali. Nous manquons toujours de nouvelles précises pour nos projets dans ce pays. Pour le pays Dogon où nous sommes en relation avec une association partie prenante du projet, nous avons tardé à fournir un devis détaillé. Pour la région du Guidimakha la Sotelma doit s’engager plus concrètement. Décision prise d’envoyer une mission en fin d’année pour faire évoluer les choses.
- Projet complet à proposer au PNUD pour le Niger : ce projet est très important pour nous car dans ce cas notre partenaire est de dimension internationale (ONU) et très intéressé pour la réussite de l’opération qui pourrait ainsi se répéter ailleurs. Le principal objectif consiste à relier entre elles par liaisons téléphoniques des radios communautaires rurales qui diffuseront ainsi l’information recueillie sur des territoires plus importants.
- Concernant le projet du PNUD, nous devons monter un dossier avec une partie financement qui réponde à leurs critères. Une ligne budgétaire concerne les frais de fonctionnement de l’association pour la réalisation du projet et nous devons la faire apparaître dans le coût global de l’opération.

Deuxième journée :

Bruno parcourt rapidement le rapport d’activités qu’il nous a fait parvenir préalablement pour que nous en prenions connaissance. Il revient notamment sur la nécessité de consolider les projets en cours, suite à la discussion de la veille, et celle de s’engager ou non sur de nouveaux projets.

- Guy évoque le rapprochement avec la coopération décentralisée qui permet de trouver des partenaires pour monter des projets. Dans ces cas, les contacts sur le terrain terrain et les financements se trouvent facilités. Il y a une réelle demande en matière de compétence télécoms ou NTICs, souvent partie constituante des projets de coopération ou de jumelage.
- Sébastien, nouvel adhérent, pose la question de l’ouverture ou non à des adhérents extérieurs à La Poste et France Télécom, ce que ne permettent pas actuellement nos statuts. Le sujet va faire débat toute la journée et il s’impose à nous car, via notre site internet ou nos rencontres, des personnes « extérieures » nous sollicitent régulièrement. Un consensus se fait autour de l’idée que d’autres personnes partageant nos principes, et travaillent en dehors des opérateurs « publics » mais dans nos domaines d’activités, doivent pouvoir participer pleinement à nos activités, y compris lorsque le candidat est originaire de pays avec lesquels nous travaillons. L’adhésion de ces candidats devra aussi être envisagée en fonction de capacité d’accueil de CSDPTT eu égard à sa talle modeste. Le débat est bien entendu toujours ouvert et sera une des priorités du nouveau CA.
- Félix Belrose en sa qualité de trésorier présente les comptes pour 2004 et le budget prévisionnel pour 2005. Il revient sur un point particulier qui est l’avance de trésorerie. Pour faire avancer les choses nous sommes bien souvent amenés à acheter du matériel ou avancer des fonds puis à nous faire rembourser, ce qui n’est pas forcément facile et provoque un travail supplémentaire. Dans certaines missions c’est inévitable mais dans d’autres, avec des partenaires, nous devons être plus exigeants. Un projet comme celui du Niger avec le PNUD nous apportera certainement plus d’expèrience.
- Le débat s’engage sur ces problèmes de financement. Chercher des subventions pour l’association sans nous lier ? Ou des subventions pour les projets sauvegardent-t-elle notre indépendance ? Même questions d’ailleurs pour le matèriel utilisé. Devons nous solliciter le ou les Comités d’Entreprises de FT ? Voire des CE d’autres entreprises à l’avenir si nous accueillons des adhérents d’autres horizons ? L’idée d’une « banque pour le développement des télécoms » est proposée qui permettrait d’y placer les sommes récoltées, dons , partie dédiée de subvention, etc, pour les redistribuer sous forme de prêts à taux zéro pour les projets . Principale difficulté : la gestion d’un tel dispositif.

Jean-Louis Fullsack nous fait un compte-rendu des sujets évoqués lors de la matinée, avant de passer aux décisions.

- Décision pour changer les statuts de l’association : l’assemblée générale est le le lieu de discussion et de débat ; accord sur le fait que le CA doit se positionner sur la question et présenter des propositions ou au moins les résultats de réflexion lors de l’AG 2006.
- Quitus à donner au bilan financier : approuvé
- Présentation des comptes sur notre site : à voir au préalable avec un comptable , la réserve porte sur la forme qui doit être conforme à la loi .
- Approbation du rapport moral .

Election du Conseil d’Administration : élus à l’unanimité

- Président : Jean-Louis Fullsack (Strasbourg)
- Vice Président : Guy Blanc (Lyon , Annecy)
- Secrétaires : Alain Roblin-Demont (Paris) , Philippe Darrouy (Toulouse)
- Trésorier : Félix Belrose (Paris)
- Membres : Emile Quesada (Nice) , Jacques Dupas (Nantes)

L’AG unanime tient a remercier Bruno pour tout le travail accompli et nos membres n’oublient pas que CSDPTT est le fruit de ses convictions et de son abnégation. Pour ceux qui débutaient dans l’associatif il nous a tout appris. Son départ de la présidence et du CA est une véritable remise en question et un défi à relever. Bien entendu il y a l’aspect relationnel qu’il impulsait sans cesse, son implication énorme dans tous les dossiers, mais aussi son expérience et sa vision globale qui lui permettait d’intervenir opportunément.
Cette AG était l’occasion pour clarifier la situation, et répartir les rôles suite à la décision -irrévocable cette fois- de Bruno d’abandonner la présidence après dix-sept années d’exercice. Il y a peu de changement au niveau du CA ce qui va nous permettre de continuer sur la même voie.
En la personne de Jean-Louis nous avons un Président d’expérience et de contact, qui a cependant quelques handicaps : hors activité, situation excentrée, pas d’accès gratuit aux -ni utilisation des- moyens bureautiques et de communication de FT ou de La Poste, ...qui pourraient avoir des incidences sur les finances de l’association. Il a accepté son élection à la demande et sous la pression amicale de Bruno. Sa présidence devrait toutefois être comprise comme transitoire et de permettre le choix d’un Président de préférence parmi les membres en activité de CSDPTT.
Quant à Bruno, il reste adhérent de CSDPTT ce qui nous permet de le considérer désormais comme le Président fondateur de notre association. L’AG -que l’on aurait souhaité plus nombreuse pour marquer ce départ de Bruno- lui souhaite chaleureusement bonne chance dans ses nouvelles activités dont il ne manquera pas de nous parler, et le remercie sincèrement pour ce qu’il a fait de CSDPTT.