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lettre de juillet 2005

mardi 6 septembre 2005, par Bruno JAFFRE

La Lettre de juillet 2005
No : 116

Jean Louis Fullsack, Sebastien Granier, Alain
Roblin Demont et Bruno Jaffré ont participé à la rédaction
de ce numéro.

 Sommaire
 :

Editorial
Signature
d’une convention ONATEL - CSDPTT - SODEPTEL pour la connexion de 100 villages
au réseau téléphonique du Burkina Faso
de
Bruno Jaffré

______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

En bref : Un ordinateur portable
pour notre partenaire au Burkina la SODEPTEL, prochaine sortie d’un
livre réalisé en collaboration avec l’association BPEM (voir
http://www.bpem.org)

______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

La poste sénégalaise
s’ouvre à Internet

Afrique du Sud : Telkom boosté
par sa filiale Vodacom

Angola : le sans fil en force
Ghana : du mieux dans le flou...
En bref : Au Kenya, Nigéria,
Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Zambie

__________________________________

Article

Les télécommunications
un bien public à l’échelle mondiale
 de François
Xavier Vershave

Message de
CSDPTT au Forum des Peuples de Fana
(6 juillet 2005)


Editorial
Signature d’une convention ONATEL - CSDPTT - SODEPTEL
pour la connexion de 100 villages au réseau téléphonique
du Burkina Faso

Cette convention, qui a été signée
courant avril par les 3 partenaires, l’Office Nationale des Télécommunications
du Burkina, l’ONG burkinabè Solidarité Développement
dans les Postes et Télécommunications, qui rassemble des
salariés et retraités de l’ONATEL et de la SONAPOST, et CSDPTT,
porte sur la réalisation d’un projet de connexion de 100 villages
au réseau de télécommunications....

voir l’édito en entier à http://csdptt.org/article371.html

Bruno Jaffré.
______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

En bref
Nous avons pu faire parvenir à nos partenaires
burkinabés de la SODEPTEL (Solidarité Développement
dans les Postes et télécommunications), un ordinateur portable
dans
le cadre du soutien à cette association particulièrement
dynamique dans la prise en charge des projets de téléphonie
rurale ? Ce don a été possible grâce à l’association
africacomputing (voir http://www.africacomputing.org) qui nous a cédé
cet ordinateur à cet effet.

En collaboration avec l’association BPEM (Biens
Publics à l’Echelle Mondiale) voir http://www.bpem.org,nous
avons pu mener à bien la rédaction d’un livre intitulé
"Telecom en Biens Publics et Marchandises"
qui devrait sortir en novembre
2005 pour être diponible lors du Sommet Mondial de la Société
de l’Information à Tunis. Cet ouvrage collectif contient des
contributions du Sud, dont celle d’un député du Niger, comme
du Nord, ecrits par des chercheurs, des syndicalistes, des militants altermondialistes,
des militants associatifs, notamment de CSDPTT. C’est à cette
occasion que nous avons collaboré avec François Xavier Verschave
dont nous avons pu apprécier, la plume alerte, la rigueur et l’engagement 
malgré la maladie qui déjà le tenaillait

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Echos
des postes et télécoms dans le monde

La poste sénégalaise s’ouvre à
Internet

Mansour Guèye, Directeur de la Production et du
Réseau de La Poste sénégalaise, a annoncé mercredi
1er Juin le prochain lancement d’un nouveau service dans les bureaux de
poste connectés à Internet. A partir de septembre 2005, les
abonnés de la SDE (Sénégalaise Des Eaux) et de la
SENELEC (société Sénégalaise d’Electricité)
pourront régler leurs factures au guichet d’un bureau de poste disposant
d’une connexion à Internet.

Dans la stratégie de la direction de la poste,
les NTIC tiennent une bonne part, avec les projets d’interconnexion de
tous les réseaux postaux du Sénégal, devant à
terme permettre le lancement d’un service de mandat électronique
et du suivi du courrier et du colis.

En marge de cette annonce, Mr Guèye s’est voulu
rassurant sur l’avenir des autres secteurs de la poste, et sur la sécurité
des envois acheminés. (source : Ndèye Awa Lo - journal Wal
Fadjri - Dakar)

NDR : Il faut souhaiter que la qualité
technique mise en oeuvre pour le développement des NTIC soit meilleure
que celle utilisée pour le site internet de l’opérateur postal
sénégalais (http://www.laposte.sn/index.php). Le 3 juin 2005,
bien peu de rubriques fonctionnent, et plus intéressant, le site
du cabinet de consultant créateur fonctionne encore moins. ARD

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Afrique du Sud : Telkom boosté
par sa filiale Vodacom

Telkom publie des résultats annuels impressionnants,
titre TeleGeography le 6 juin 2005. L’opérateur sud-africain a annoncé
un bond de 48% en bénéfice net à 6,8 GZAR (1,1 G$)
pour l’année fiscale terminée en mars 2005. Ce résultat
arrive à la suite de revenus d’exploitation de 43 GZAR en augmentation
de 6,5%. Selon le PDG de Telkom ces chiffres sont dus à la croissance
des services de données et des services mobiles de sa filiale Vodacom
(une croissance de plus de 4 millions dont trois pour la seule Afrique
du Sud, qui a porté son total à 15,5 millions d’abonnés)
et à la diminution des charges (NdR : suite aux licenciements massifs
de près de 10 000 agents). Le nombre de lignes fixes est resté
inchangé à 4,8 millions mais le nombre d’abonnés ADSL
a fait un saut de 188% à près de 60 000.

Vodacom compte 14 000 abonnés UMTS après
avoir lancé ses services à Jo’burg, Midrand, Pretoria, Durban
et quelques Centres de vacances, indique Balancing Act le 8 juin 2005.
Il offre des appels video au même prix que les appels vocaux et a
multiplié par quatre ( !) son ARPU mensuel (24,4$). L’opérateur
doublera le nombre de ses stations de base à 900 d’ici la fin de
l’année. (source : Balancing Act, 8 juin 2005)

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Angola : le sans fil en force
La densité « sans fil » atteint 8%
titre Telegeography, le 19 juin 2005. Selon le Directeur de l’Institut
National des Communications d’Angola le nombre de lignes « sans fil
 » dépasse d’un facteur 10 à 1 celui des lignes fixes
(1 million et 100 000respectivement). Deux réseaux mobiles sont
en exploitation : Movocel (opérateur détenu par l’Etat) et
Unicel C (associé Portugal Telecom), alors que pour le fixe Angola
Telecom est concurrencé tout récemment par le nouvel entrant
Nexus.

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Ghana : du mieux dans le flou...
Selon Balancing Act du 8 juin 2005, GhanaTelecom introduira
en décembre -avec un retard important dû à son différend
avec Telecom Malaysia- un service à cartes prépayés
pour ses abonnés résidentiels de ses services fixes. Le système
à cartes permettra aussi aux utilisateurs d’utiliser les publiphones.
En fait ce service aurait dû être offert en 2004, mais le différend
entre l’Etat qui possède 70% des parts de GT et avec Telecom Malaysia
actionnaire minoritaire a bloqué le financement du projet. L’opérateur
malais a été réticent à donner sa permission
à un prêt de 150 millions d’Alcatel Shanghai Bell pour le
projet en avril 2004. Le différend devant prendre fin, la société
de gestion de GT, Telenor Management Partners, pousse à la réalisation
de projets d’extension du réseau de l’opérateur vers certaines
nouvelles villes : 40 000 lignes doivent être ajoutées au
central de Kumasi, 4 000 pour Dormaa Ahenkro et 30 et 60 respectivement
à Domoase et New Edubiase. D’autres projets comprennent le renouvellement
de liaisons téléphoniques obsolètes vers Kete Krachi
en technologie SDH, le déploiement de services à Nkwanta
et d’autres villes le long de la Volta septentrionale et l’extension des
services à Navrongo, Akatsi, Sekondi et Teshie-Nungua. Cet œuvre
est partie du plan de l’Etat ghanéen d’extension du réseau
de GT à environ 400 000 lignes fixes et 750 000 lignes mobiles pour
2007. L’opérateur a reçu sa première livraison d’équipement
d’infrastructure du fournisseur néerlandais Teledata Networks. L’opérateur
doit encore annoncer les autres fournisseurs, le Ministre des Communications
ayant exprimé son intention de conclure un certain nombre de contrats
avec Ericsson (« Nous connaissons Ericsson et nous avons une grande
estime pour cette société (...) Nous sommes prêts à
nous entendre avec vous pour le bien du secteur des télécoms
au Ghana »).

NdR  : Certes, Ericsson est une société
valable sur le plan de la technologie et de son savoir-faire. Cependant
on peut regretter que, vu le montant important de tels contrats, l’Etat
n’ait pas respecté la procédure de l’appel d’offres. Cette
procédure est plus transparente et permet d’obtenir des coûts
réduits par la mise en concurrence. Il est toujours possible au
dépouillement de « faire un deuxième tour » avec
les deux ou trois « mieux disants » dont Ericsson ... si cette
société est vraiment intéressée dans le projet.
Par ailleurs il reste le problème de compatibilité des nouveaux
équipements avec ceux déjà installés.

Deuxième observation : la préférence
donnée à un système de pré-paiement des services
par cartes pour l’ensemble des services assurés condamne de fait
toute la chaîne taxation- tarification- recouvrement. De ce fait
l’opérateur n’a plus la vision ni la perception par les usagers
de son réseau, ni la maîtrise de ses revenus des différents
services et de la qualité de leur recouvrement, et peut donc fermer
l’ensemble des ses services de recouvrement ans cette chaîne en licenciant
le personnel. En contrepartie le recours à un tel système
évite les impayés, mais seulement en principe. On a en effet
vu des systèmes de prépaiement à cartes « verminé
 » par de fausses cartes ! En outre, le montant annoncé de
150 M$ pour une telle opération paraît singulièrement
exagéré et met en cause la rentabilité immédiate
de ce système.

Enfin, s’agissant du fond de cette information, on
voit ici un exemple concret d’échec de la politique de déréglementation
des années 90 fortement soutenue par l’UIT. Le « partenaire
stratégique » Telecom Malaysia a non seulement failli à
remplir ses obligations contractuelles, mais s’est opposé à
la stratégie d’extension du réseau de GT. Il est donc d’autant
plus réjouissant de voir le gouvernement ghanéen reprendre
sa vocation dans l’aménagement du pays et soutenir pleinement son
opérateur national dans une planification qui prend en compte les
besoins réels du pays...

L’extension du réseau de GT continue, titre TeleGeography
News Update le 27 juin 2005. GT a en effet étendu son réseau
dans la Région « Upper East », en augmentant la capacité
des équipements après les avoir renouvelés. L’opérateur
historique a aussi étendu son réseau mobile qui opère
sous la marque One Touch aux Régions de Bawku et Navrongo. Cet ouvrage
est une partie du Plan de l’Etat pour l’extension du réseau de GT
à environ 400 000 lignes fixes et 750 000 lignes mobiles pour 2007.

NdR : Cette information confirme que le rôle de
l’Etat peut être déterminant ... lorsqu’on lui laisse l’initiative
et lorsque ses responsables savent utiliser les moyens en leur pouvoir
dans le sens du développement harmonieux du pays.

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En bref
Au Kenya, selon Balancing Act du 8 juin 2005,
la société de portail Internet UUNet, filiale d’UUNet Kenya,
consacrera 160 millions de KES au déploiement de services via sa
station terrienne de Nairobi activée en juillet. En fonction de
la demande, une deuxième station terrienne pourrait être installée
dans l’ouest du pays.

 Selon le régulateur, la NCC, le Nigéria
compte désormais 12 millions d’utilisateurs de téléphone,
alors qu’ils n’étaient qu’un million en 1999. Les 19 ( !) opérateurs
fixes n’en totalisent qu’un peu plus d’un million, alors que les quatre
opérateurs mobiles, Globacom, MTN, M-Tel et Vee-mobile s’adjugent
le reste. (info donnée par TeleGeography le 11 mai 2005).

NdR  : Voilà une distorsion quasiment
caricaturale de la libéralisation, mais qui permet aux « statisticiens
 » comme l’UIT de proclamer que la pénétration téléphonique
atteint désormais 9% dans ce géant de l’Afrique. On n’est
pas à un paradoxe près
...
Selon TeleGeography News Update du 27 Juin 2005, le gouvernement
de l’Etat de Jigawa au Nigéria a commencé ses essais
d’un réseau local GSM dans sa région. L’Etat teste actuellement
1 000 lignes dont la majorité est utilisée par le gouvernement,
pour s’assurer de la fiabilité et de la qualité du réseau.
Le gouvernement espère lancer le service avec une capacité
de 20 000 lignes dans la capitale de l’Etat, Duste. Cependant, il devra
encore assurer l’accord d’interconnexion avec l’opérateur national
NITEL.

En Ouganda, TeleGeography News Update annonce le
27 Juin 2005 que Celtel Uganda recherche un tribunal (sic !) pour récupérer
2,9 milliards de shillings ougandais (1,67 M$) en taxes d’interconnexion
outre des dommages et intérêts pour 28% que, selon Celtel,
Uganda Telecom (UTL) lui doit. Il fait allusion à un MoU signé
par les deux parties en 2000 pour établir des taxes d’interconnexion
dans leurs réseaux respectifs qui n’incluaient pas les services
mobiles dans cet accord. Pour ces taxes ils prévoyaient qu’un nouvel
accord d’interconnexion serait élaboré incluant le secteur
mobile. Cependant il apparaît que les deux sociétés
ont failli à élaborer un nouveau contrat, ne trouvant pas
d’accord sur les taxes et l’affaire a été résolue
seulement en décembre 2003 lorsque le régulateur a émis
son propre barême de taxes d’interconnexion.

Au Rwanda, et suite à l’introduction d’Internet
en 1997 par Rwandatel qui devint le premier ISP, cinq autres se sont ajoutés
en six ans et le trafic Internet a fortement crû. Grâce à
l’intervention de SIDA (Sweden International Development Agency) et la
collaboration de l’Institut technique royal (KTH), assistés par
l’Université Nationale du Rwanda le projet Rinex a été
mené à bien. Les problèmes rencontrés ont été
plus managériaux que techniques, le Rwanda n’ayant pas d’association
d’ISP c‘est l’agence gouvernementale RITA qui assure la continuité
de la gestion pendant six mois afin de permettre aux membres de RINEX de
s’organiser. Mais aucun contrat n’a jusqu’ici été signé.
Conséquence : les contributions ne sont pas payées et il
n’y a donc pas de ressources pour payer la maintenance et l’achat de sous-ensembles.
Il est donc plus qu’urgent de penser à un plan de gestion pour RINEX
car il est menacé quant à son avenir. (info transmise par
Coco Rulinda, coordinatrice TIC et chef de projet du Rinex, le 1 mai 2005.)

NdR : « Les nouvelles technologies » n’ont
pas beaucoup changé les mentalités managériales !
Ou le RINEX sera-t-il une victime de plus de la culture de gratuité
qu’on attache complaisamment à Internet ?

En Tanzanie, le 27 juin 2005 TeleGeography News
Update titre « Celtel s’apprête au lancement de GPRS en Tanzanie
 ». Celtel International a signé un contrat avec Ericsson pour
la fourniture et l’installation d’équipement pour améliorer
la couverture et la capacité de son réseau tanzanien, incluant
la fourniture de services GPRS. Selon les termes de ce contrat Ericsson
déploiera sa solution Soft-Switch qui peut supporter des volumes
élevés de trafics voix et données à travers
une architecture de réseau optimisée en termes de coûts.

NdR : C’est aussi la solution la plus compatible avec
le réseau commuté existant, donc la plus économique,
tant en termes d’investissement que de fonctionnement.

En Zambie, selon le Rapport de l’Export Board of
Zambia (EBZ) cité par Telegeography du 29 mai 2005, le manque d’infrastructures
de télécommunications dans la Province de l’Est empêche
le développement du potentiel de la région qui dispose de
ressources naturelles importantes, telles les zones vastes et fertiles,
des produits agricoles de haute qualité ainsi que des pierres précieuses.
Des réseaux routiers faibles, des routes d’adduction impraticables,
des interruptions de courant constantes, et des coupures du fourniseur
le plus important d’électricité du pays Zambia Electricity
Supply Corporation (Zesco), de même que les installations de télécommunications
inadéquates de différents opérateurs de télécoms
comme ZamTel, Zamnet Communications, Microlink Technologies, Celtel, Telecel
et Copernet Solutions « entre beaucoup d’autres » (sic). L’EBZ
indique que compte tenu de la situation qui prévaut, le développement
de la région a été retardé, ce qui pourrait
inverser l’économie de la région. Malgré qu’elle ait
été le premier pays d’Afrique (avec l’Afrique du Sud) à
être connectée à la toile mondiale en novembre 1994,
la Zambie se débat toujours pour statuer sur sa politique des TIC.
Les diverses parties prenantes dans l’industrie des télécoms
et de l’information qui ont soumissionné aux deux projets TIC attendent
toujours le document final.

NdR : On perçoit dans ce dysfonctionnement
- vraiment dommageable pour l’économie d’une région- le manque
de coordination et d’une saine planification : concurrences multiples et
auto-destructrices, cumul de projets sans visée de l’intérêt
général, etc .... On notera que la Zambie est aussi inscrite
dans le projet Comtel, lui-même « doublé » par
le (récent) projet Comafrica ...



Article

Les télécommunications, un bien public
à l’échelle mondiale

François Xavier Verschave 25/08/2003

Nous vous proposons en guise d’hommage cet article
écrit par François Xavier Verschave (page 4 de cette lettre),
à l’issu des premières réunions que nous avons eu
avec BPEM dans le cadre de la constitution d’un groupe sur les télécommunications
qui a produit un ouvrage à paraître en novembre dont le titre
sera "Télécommunciations : entre Biens Publics et marhandise".
On appréciera particulèrement son esprit de synthèse
et sa capacité à se saisir de sujet dont il n’était
pas à priori un spécialiste, pour en tirer des analyses pertinentes
en vue de préciser dans la plus grande rigueur le concept de Bien
Publics Mondiaux, un autre sujet sur lequel il s’était aussi beaucoup
investi.

 La rédaction
 

Bref rappel des enjeux et du contexte
Nul ne conteste la pertinence et la nécessité
de biens publics. Une certaine idéologie veut nous faire croire
qu’étant un pis aller, il en faut le moins possible - seulement
lorsque l’appropriation privée est un non-sens, ou comme " béquilles
du marché " dans les secteurs où celui-ci est déficient,
ou non intéressé. Nous refusons que cette priorité
mercantile devienne la loi du monde, sous prétexte d’efficacité,
et en particulier qu’elle sacrifie les droits fondamentaux d’un grand nombre
d’êtres humains. Du point de vue qui est le nôtre (privilégier
l’humain, aller vers la plénitude des droits de l’Homme), cet a
priori est non avenu. Il s’agit plutôt de rechercher l’extension
souhaitable des biens publics, en termes sectoriels, territoriaux et de
durabilité. Avec la certitude, confortée par les travaux
des Nations-unies (PNUD), que cette extension optimale inclut des biens
publics " choisis ", comme la santé et l’éducation : non
seulement un haut niveau de prestation de certains biens, généralisé
par leur caractère public, améliore la vie personnelle et
sociale, mais encore il démontre son efficacité économique,
de par les " jeux à somme positive " qu’il suscite.

...

Cliquez
pour lire l’article en entier ...

François Xavier Verschave




 
 

Message de CSDPTT au Forum des Peuples

à Fana (Mali) le 6 Juillet 2005

En ce jour d’ouverture du 4ème Forum des Peuples,
CSDPTT tient à féliciter la Coalition alternatives africaines
dette et développement (CAD) pour son organisation, et à
saluer l’ensemble des participants, membres des organisations de la Société
Civile africaine.

Nous partageons un certain nombre de valeurs comme la
solidarité et l’engagement personnel, et nous menons les mêmes
combats pour une plus grande égalité entre peuples, pour
un développement librement choisi par les collectivités et
individus concernés, contre le néolibéralisme qui
lamine les cultures traditionnelles, érige le marché en nouveau
régulateur et démonte systématiquement les services
publics. Nous nous sentons donc proches de votre action et coopérons
depuis des années avec nos partenaires africains -les associations
de volontaires professionnels des Postes et des Télécommunications
et les associations des villages isolés et éloignés
qui nous sollicitent afin de les désenclaver- en installant dans
ces communautés oubliées par le la marché, l’accès
au réseau de télécommunication qui leur permet de
garder le lien social et économique avec le pays et la communauté
nationale.

.....

Cliquez pour voir
le message en entier ...

Avec les salutations solidaires à tous

Jean-Louis Fullsack