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Interventions de CSDPTT lors de la Réunion du Groupe des Amis du Président à Genève, le 13 juin 2005

dimanche 3 juillet 2005, par Alain


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Interventions de CSDPTT
lors de la

Réunion
du Groupe des Amis du Président

à
Genève, le 13 juin 2005

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Lire le compte rendu de la réunion

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style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Première
intervention
, suite à
l’annonce par M. le Utsumi
d’un accord conjoint de l’UIT et de
l’UNESCO qui
définit désormais l’activité
des deux
agences et leur champ d’intervention respectif dans le
processus de suivi du SMSI. Cette proposition sera
présentée
plus en détail à la reprise de la
deuxième
partie de la réunion.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">CSDPTT
remercie MM. Utsumi et Khan pour cet accord
conjoint entre
l’UIT et l’UNESCO

qui ne peut que réjouir
notre organisation. En effet, elle reprend strictement les principes
d’une proposition de CSDPTT présentée
au tout
début de son processus, basée sur le fait que la
problématique implicite soumise au SMSI pouvait se ranger
dans
deux domaines très distincts : les supports
(réseaux
d’acheminement de l’information et de la
communication et
l’accès à ceux-ci) et les contenus
(liberté
de créer et échanger, services de nature diverse
comme
santé, éducation, gouvernance …,
diversité
culturelle, …). Une telle approche où
l’UIT
devait assurer la maîtrise d’œuvre du
domaine
« Supports » et
l’UNESCO celle du domaine
« Contenus » aurait à
notre avis
simplifié le travail du SMSI et l’aurait rendu
plus
efficace et plus compréhensible à
l’extérieur.
Malheureusement cette proposition n’avait alors pas
été
retenue, même pas au niveau de la SC.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Cependant,
cet accord conjoint –nécessaire- entre
l’UIT et
l’UNESCO n’est pas suffisant pour
répondre à
l’objectif majeur et prioritaire du SMSI : le
comblement
du fossé numérique entre pays
industrialisés et
PeD. Celui-ci relève d’un ensemble de solutions
aux
problèmes
transverses

dont le plus important est
la disponibilité de sources
d’énergie
appropriée

pour alimenter les divers terminaux
d’utilisateurs et les équipements complexes des
réseaux.
Au risque de me répéter pour les
habitués du
SMSI, CSDPTT a insisté depuis le début du SMSI
sur le
fait que dans les PeD « le fossé
électrique »
précède le « fossé
numérique »,
faisant remarquer que sans énergie viable et abordable, les
TIC y sont tout simplement inertes. S’agissant de
l’Afrique,
ces sources d’énergie doivent être
majoritairement
renouvelables et basées sur le solaire. Il faut donc
associer
étroitement l’agence
spécialisée des
Nations unies en charge de ce domaine qu’est l’UNEP
basée
à Nairobi.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Enfin,
dans le cadre de cet accord conjoint l’UIT doit prendre en
charge un vaste programme pour la mise en œuvre du Plan
d’action. Je m’interroge toutefois la
capacité
réelle de l’UIT
pour
y faire face vu ses
graves
problèmes financiers
.
Je saurai donc gré
à Monsieur Utsumi de rassurer cette assemblée
quant à
la faculté de l’UIT pour faire face aux
tâches
supplémentaires que le SMSI lui confie.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nota :
L’ambassadeur du Ghana, au nom de Groupe Africain, a
souligné
en écho « l’importance vitale
de l’énergie »
qui conditionne la mise en œuvre des objectifs du Plan
d’action.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Deuxième
intervention
, suite à
la déclaration de M. Khan
(UNESCO) et du commentaire du Président Karklins, relatifs
à
l’intégration des objectifs du SMSI dans les
objectifs
de la Déclaration du Millénaire (ODM).

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">CSDPTT
salue cette convergence
attendue par les ONG fortement
impliquées dans le développement. Elle
s’observe
aussi bien à l’intérieur
qu’à
l’extérieur du SMSI.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Jusqu’ici
en effet, le SMSI se considérait comme un
événement
per se,
affirmant avec une prétention choquante que les
TIC et le marché réunis offraient une solution
–une
e-solution-
à tous les problèmes auxquels le
monde est confronté. Depuis la reprise de sa
deuxième
phase, le SMSI admet que les TIC sont en fait un outil -à
facettes diverses- indispensable pour le développement,
contribuant ainsi à atteindre les ODM. C’est bien
plus
qu’un changement de paradigme.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Pendant
ce
temps, les institutions internationales ou régionales

le SMSI est jusqu’ici peu reconnu, conçoivent de
plus en
plus que les ODM ne peuvent être atteints qu’au
prix d’un
effort financier supplémentaire accompagné
d’un
recours soutenu aux TIC, donc implicitement à travers une
série d’actions recommandées par
ailleurs par le
SMSI. Cette convergence entre ODM et TIC s’est
exprimée
en particulier lors des deux dernières sessions du Parlement
Européen (PE) débattant des problèmes
du
développement et de l’accroissement de
l’aide
financière de l’Union Européenne en vue
d’atteindre les ODM. En tant que
« Personne focale »
auprès du PE, j’ai personnellement
demandé au
Commissaire et aux parlementaires concernés une plus grande
prise en compte des travaux et recommandations du SMSI dans leurs
directives et rapports, et je me félicite de
l’écho
reçu à cette occasion.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">CSDPTT
en
appelle donc à la représentation de
l’Union
européenne au SMSI et, au-delà, à
l’ensemble
des responsables et participants à ce processus pour que
cette
convergence entre le SMSI et les ODM soit permanente et
réellement
efficace.

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style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La
troisième intervention

fait suite à la proposition
de W. Kleinwaechter (Caucus Gouvernance Internet de la SC) de caler
sur les mêmes échéanciers les suivis
des ODM et
du SMSI, par exemple en 2010 et 2015.

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style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">CSDPTT
approuve le principe mais estime que certains objectifs du SMSI dont
la priorité et l’urgence sont
évidentes, comme la
création d’un
accès au réseau TIC
par village

ou communauté significative dans les PeD,
ne sauraient attendre 2010 pour leur évaluation.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">En
outre,
les TIC étant un des outils déterminants pour
atteindre
les ODM, une évaluation
« synchrone »
des deux processus apparaît moins évidente. Pour
ces
raisons, CSDPTT propose l’échéance de
2007 ou
2008 pour l’évaluation de la mise en
œuvre du Plan
d’action du SMSI, à l’instar des
propositions
faites au titre du Chapitre 1, Mécanismes de mise en
œuvre,
par diverses parties prenantes mentionnées dans le document
qui nous est soumis (Document WSIS-II/PC-3/DT-6). Cette
évaluation
des objectifs
« superprioritaires » en 2008
n’est pas incompatible avec la tenue d’un
« Sommet
conjoint ODM et SMSI » en 2010,
suggéré par
Wolfgang Kleinwarchter.

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style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La
Quatrième intervention

de CSDPTT a porté sur la
proposition conjointe de l’UIT et de l’UNESCO et
des
commentaires de Monsieur Utsumi, Secrétaire
général
de l’UIT, rappelant que l’UIT
est ouverte à la
SC
comme le prouve
l’ICANN (sic) qui est Membre de son
Secteur de la Normalisation. Il en appelle donc aux organisations
intéressées de la SC pour se joindre à
l’Union.

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style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Pour
CSDPTT, l’invitation du Secrétaire
général
de l’UIT soulève quelques interrogations.
D’abord
l’ICANN ne saurait être représentative
de la SC.
En outre, une grande partie des organisations engagées au
SMSI
–et tout particulièrement celles agissant sur le
terrain- n’ont pas de ressources financières
suffisantes
pour s’acquitter annuellement d’une cotisation
à
l’UIT, même comme Membre associé du
Secteur du
Développement.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Mais
être
membre de l’UIT n’est pas une fin en soi pour une ONG.
Il se pose en effet la question primordiale  :
« pourquoi
faire ? ».

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Pour
ces
raisons, CSDPTT pense qu’il est temps maintenant de
réfléchir
sur la forme et le fond de la participation active et volontaire des
ONG aux travaux de son Secteur du Développement, et rappelle
sa position –exprimée dans ses interventions aux
différentes réunions du SMSI- sur l’indispensable
recentrage de l’UIT

sur ses fonctions de base, en
clair : privilégier le développement des
réseaux
dans les PeD au lieu de promouvoir la
déréglementation
et le démantèlement des opérateurs
publics des
télécommunications (OPT). CSDPTT invite donc M.
le
Secrétaire général de l’UIT
à
entreprendre une démarche plus innovante et plus ouverte
afin
d’inclure réellement la SC dans son agence, car
celle-ci
constitue non seulement un potentiel en termes de réflexion,
mais traduit plus concrètement les besoins et leurs
solutions
adéquates.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Par
ailleurs, en tant qu’ancien expert principal de
l’UIT et
Président de l’ONG française CSDPTT, je
m’étonne
que cette agence des Nations Unies, qui dispose d’un fichier
impressionnant d’experts ayant fait preuve de
compétence
et d’engagement en faveur du développement
réel
des PeD, n’ait pas su susciter
–à
l’instar d’autres agences de l’ONU- la
création
d’un
corps de volontaires

pour poursuivre leur
œuvre de manière
désintéressée. Je
suis persuadé qu’une telle création
apporterait
des compétences indispensables et contribuerait à
soulager l’UIT dans les processus nécessairement
complexes, longs et coûteux, de la mise en œuvre du
Plan
d’action de Genève.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A ce
propos CSDPTT fait remarquer aux délégations
gouvernementales et sociétés du Secteur
privé
présents, leur situation
paradoxale

au SMSI. En
effet, en tant qu’acteurs du SMSI ils chargent
l’UIT des
fonctions supplémentaires –importantes et
coûteuses-
au titre du suivi des objectifs du SMSI
« après
Tunis », alors qu’en tant que Membres
de
l’Union

ils lui ont refusé lors de la dernière
Conférence des Plénipotentiaires à
Marrakech,
les ressources financières
élémentaires pour
simplement satisfaire au programme d’actions qu’ils
y ont
adopté dans le cadre de ses fonctions de base ! Il
faut
en effet rappeler que leur refus quasi unanime d’augmenter
(même symboliquement) leur contribution de Membre de
l’UIT
a plongé cette dernière dans une crise
financière
dramatique qui l’a obligé de se séparer
d’une
partie de son personnel. Celui-ci serait à
présent bien
utile si le SMSI confirmait le rôle majeur de l’UIT
dans
la mise en œuvre et le suivi du Plan d’action de
Genève
et des objectifs adoptés dans ce cadre à Tunis.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Pour
pallier les effets de cette situation critique, l’association
de la SC –et en particulier d’un
« corps de
volontaires » tel que proposé plus haut-
aux
travaux de l’UIT, s’avère comme une
solution au
moins transitoire et devrait donc être soumise dans les
meilleurs délais à ses instances de
décision.

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Jean-Louis
Fullsack

style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Président
de CSDPTT et représentant de l’association au SMSI