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Lettre de juin 2005

lundi 22 août 2005, par Bruno JAFFRE

La Lettre de juin 2005
No : 115

Jean Louis Fullsack, Christian Nguekeng, Joël
Perier et Bruno Jaffré ont participé à la rédaction
de ce numéro.

 Sommaire
 :

Editorial
Changement de Président dans
la continuité à CSDPTT

______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

AG de CSDPTT
En bref : action de CSDPTT durant
la préparation du SMSI, stage d’un élève ingénieur
étudiant au Niger pour CSDPTT, télécentre communautaire
à Sérékéni, délégation des maires
dans le Guidimakha

______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Niger : Les syndicats se font entendre
de nouveau

Ghana : accord du gouvernement - Telecom
Malaysia

L’Etat sénagalais va-til se
retirer de la SONATEL ?

La SONATEL et l’Etat sénégalais
critiqués

Nigéria : colère des
opérateurs contre le régulateur

Telecom Namibia en Angola
Dette de téléphone de
l’Etat Ougandais

En bref : Zambie,Kenya,
Tanzanien, RDC, Malawi.

__________________________________

Article

Déclaration préalable
de CSDPTT remise au Président de la Réunion informelle

sur les mécanismes de mise en œuvre du SMSI du 2 mai 2005 à
Genève de Jean Louis Fullsack

A qui profitent les transferts financiers
des travailleurs immigrès
de Joël Perier (CSDPTT
Ile de France
)

Document synthèse mission
téléphonie rurale au Niger
Du 11/04 au 05/05/05
de Christian Nguekeng stagiaire


Editorial
Changement de Président dans la continuité
à CSDPTT

Depuis deux ans le président fondateur de CSDPTT,
Bruno Jaffré, a demandé au Conseil d’administration de pourvoir
à son remplacement après plus de quinze ans d’exercice de
cette charge qu’il a assurée avec engagement et au prix d’un lourd
investissement personnel. Il a donc « fortement » proposé
au dernier Conseil d’administration ma nomination comme président,
et celle de Guy Blanc comme vice-président.

L’Assemblée générale de notre association,
réunie à Lyon les 19 et 20 mai, a adopté à
l’unanimité la proposition de Bruno présentée par
le Conseil d’administration. CSDPTT a ainsi tourné une page de son
histoire, dont elle ne peut que se féliciter, en se rappelant la
part essentielle qu’y a prise Bruno et en lui manifestant sa franche reconnaissance.

Tous ceux qui connaissent CSDPTT comprendront qu’il n’est
pas facile d’assurer non seulement la succession de la présidence,
mais aussi la continuité de l’action dans tous les domaines d’intervention
de notre association. Cependant, l’engagement de chacun de ses membres,
et le militantisme collectif de CSDPTT dans le combat quotidien pour une
coopération réellement solidaire, permettront de continuer
à contribuer, à notre échelle, au comblement de ce
fossé humainement insoutenable entre le Nord et le Sud.

Plus que jamais, nous nous appuyons sur cette conception
de notre travail solidaire qui distingue CSDPTT de la plupart des ONG et
qui repose sur un réel partenariat avec nos homologues africains,
dans le raccordement de villages isolés au réseau, dans la
formation des intervenants africains dans les projets communs ainsi que
des agents, techniciens et cadres de l’opérateur national de la
poste ou des télécoms, et enfin dans la participation active
aux réunions régionales et internationales dont la finalité
est le développement des pays du Sud à travers la coopération
multilatérale. C’est cet ensemble d’activités et ce partenariat
étroit avec nos amis africains qui justifie la présence active
de CSDPTT au Sommet mondial de la société de l’information
(SMSI) et valide ses interventions.

Au nom de tous nos adhérents et sympathisants
je remercie Bruno pour tout ce qu’il a fait afin que CSDPTT soit ce qu’elle
est réellement : une association de professionnels volontaires et
solidaires, reconnue par tous les acteurs du développement : agences
internationales, états, opérateurs, organisations de la Société
civile.

Avec le concours de tous ceux qui soutiennent son action,
et surtout de tous ceux qui acceptent d’y participer activement, CSDPTT
maintiendra ce cap et continuera ce combat.

 Jean-Louis Fullsack.
______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

AG de CSDPTT
L’assemblée générale de CSDPTT s’est
déroulée à Lyon les 20 et 21 mai 2005 en présence
d’une douzaine d’adhérents venus de Nice, Strasbourg, Lyon, Toulouse,
Annecy, Nantes et Paris, sur un total d’environ 55 adhérents.

Deux ateliers le vendredi après-midi ont été
consacrés, l’un à réfléchir à l’organisation
de l’association et l’autre aux projets de téléphonie rurale.

Le lendemain la discussion générale a porté
sur les évolutions de l’association. Quelques pistes ont été
évoquées comme la création d’un fond pour soutenir
les projets de téléphonie rurale ou l’ouverture de l’association
aux adhérents au-delà des seuls salariés ou retraités
de la Poste et de France Télécom. Un consensus semble s’être
dégagé sur le deuxième point mais la décision
formelle devrait être prise l’an prochain pour laisser le temps de
murir et de mieux consulter l’ensemble des adhérents.

Les rapports moral et financier ont été
adoptés. L’assemblée a élu un nouveau conseil d’administration
qui consacre le changement de Président, Bruno Jaffré ayant
souhaité de démettre de ses responsablités. Jean Louis
Fullsack a été élu Président et sera secondé
par Guy Blanc qui devient vice président. Les deux secrétaire
sont Phlippe Darrouy et Alain Roblien Demont, Felix Belrose reste le trésorier.
Pour le reste, la composition du CA reste stable avec 2 départs
et une arrivée.

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En bref
Dans le cadre de l’action de CSDPTT durant la préparation
du SMS
I (Sommet Mondial de la Société de l’Information),
Jean Louis Fullsack a participé à la Réunion informelle
sur les mécanismes de mise en œuvre du SMSI où il a fait
la déclaration que nous publions ci-dessous (voir le tesxte intégrale
de la déclaration à http://www.csdptt.org/article360.html)
.

Christian Nguekeng, élève de a effectué
un stage au Niger, du 11 avril au 5 mai, pour le compte de CSDPTT dans
le cadre d’un projet de connexion des radios rurales installées
à l’initiative du PNUD, au réseau de télécommunications. 
Ce stage a pu avroi lieu grâce au financement de la coopération
du Luxembourg. Nous publions http://www.csdptt.org/article364.html
son premier compte, un rapport plus complet est en cours de rédaction.

Les habitants de Sérékéni (province
du Kénédougou au Burkina Faso) ont constitué un comité
de gestion du téléphone communautaire installé par
CSDPTT en collaboration avec l’ONATEL. (voir le compte rendu de la réunion
à http://csdptt.org/article359.html)

Les maires de la région du Guidimakha au Mali
ont été reçus en délégation par le directeur
régional de la SOTELMA de la région de Kayes. Il leur a promis
qu’une ligne budgétaire sera prévue pour l’année prochaine
pour le projet de téléphonie rurale. En effet, en collaboration
avec l’ADER (Association pur le développement de l’Economie Régionale),
CSDPTT travaille sur un projet de connexion de 30 villages dans cette région.

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Echos
des postes et télécoms dans le monde

Niger : Les syndicats se font entendre de nouveau
A l’issue d’une réunion entre les cadres de la
la SONITEL et les syndicats du secteur de télécommunications, 
Synatel, Syntratel, Synpostel, et Synapostel réunis en collectif,
celui-ci a adressé une correspondance au Directeur Général
de la SONITEL.

Le Collectif des syndicats du secteur de télécommunications
constate que le partenaire stratégique ne s’est pas du tout préoccupé
du développement du réseau de la société. Il
assimile ce manquement à une escroquerie qui se traduit par le transfert
du produit de la cession de 51% en février 2002, et ce, en contradictions
avec les clauses arrêtées avec l’Etat du Niger.

Par ailleurs, le personnel constate les différents
blocages des projets montés dans le cadre d’un développement
fiable et rapide du réseau notamment les cas de :

- l’interconnexion sous régionale en fibre optique
 ;

- la modernisation et l’extension du réseau local
dans la communauté urbaine de Niamey et les autres régions
du pays ;

-le blocage de 34 liaisons faisceaux hertziens pour toutes
les régions (départements et arrondissements).

L’autre situation de blocage signalée concerne
le financement BOAD négocié par l’Etat du Niger pour atteindre
les objectifs de la privatisation de la SONITEL. Ce blocage résulte
du refus de l’institution bancaire d’accepter des marchés gré
à gré qui à terme a transformé le Niger
en véritable dépotoir de matériels ZTE, une société
chinoise, repreneur stratégique de la SONITEL, a dit la correspondance.

Le collectif des syndicats du secteur des télécommunications
termine par une mise en garde contre les risques d’un retour à des
tensions sociales au sein de l’entreprise au cas où la direction
persiste à vouloir adopter le projet CDMA et de revenir sur le financement
BOAD à travers l’exécution de la 2ème phase des différents
projets déjà en cours. (Source La Roue de l’Histoire n°
248 du 18 mai 200)

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Ghana : accord du gouvernement
- Telecom Malaysia

La NCA (Agence de régulation) est censée
proposer que toutes les sociétés, y compris ISP, payent une
taxe d’Accès Universel, et autoriser l’extension de services VoiIP
(Balancing Act News Update, 2 mai 2005).

Le gouvernement du Ghana et Telekom Malaysia (TM) ont
annoncé le 8 mai leur accord à l’amiable dans la procédure
de règlement international relatif au différend entre les
deux parties par rapport à l’opérateur fixe historique Ghana
Telecom (GT). Les détails de l’accord n’ont pas été
dévoilés mais l’Etat est prêt à payer à
TM une somme non divulguée pour racheter la part détenue
par TM dans le capital de GT. L’arrangement reste conditionné au
paiement et celui-ci sera étalé sur deux ans.

Commentaires : En 1997, l’Etat a vendu
30% des parts dans GT au consortium G-Com, dans lequel TM détient
85% des parts, pour 38 M$. Un contrat de cinq ans a été convenu
avec TM pour exploiter la société pendant la période
de duopole sur le service fixe de GT avec le nouvel entrant Westel. Au
moment de l’expiration du contrat TM présidait un réseau
pauvrement configuré avec à peine 275 000 lignes en service,
loin des 400 000 assignés. Le nouveau gouvernement a refusé
de renouveler le contrat avec TM et a mis en appel d’offres la gestion
de la société. Les relations entre l’Etat et TM se sont détériorées
depuis lors au point que TM a essayé de revendre sa part au gouvernement
et de récupérer le montant déposé qu’il a payé
pour la holding, ainsi qu’un montant significatif de dommages et intérêts
pour ce qu’il a qualifié de « traitement injuste ».
Le gouvernement a dit qu’une fois le différend réglé
il rembourserait la part de TM et la laisserait « flotter »
à la Bourse du Ghana. (TeleGeography, 9 mai 2005).

On notera la similitude de cet échec avec celui
de TM en Guinée mais aussi la désinvolture de TM qui brandit
« le traitement injuste » alors qu’il a complètement
failli non seulement à ses obligations contractuelles mais aussi
à sa vocation d’opérateur, car il a laissé un réseau
« pauvrement configuré ». Dans un pays qui détient
le réseau à fibre optique le plus important rapporté
à sa superficie (Réseau de Volta River) et ... le moins chargé
par rapport à sa capacité, voilà un scandale de plus,
ou une brillante démonstration de la faillite du modèle imposé
de privatisation du secteur des télécoms
. JLF

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L’Etat sénagalais va-til
se retirer de la SONATEL ?

 « L’Etat sénégalais va-t-il
se retirer de la Sonatel ? » se demande Balancing Act News Update
du 4 mai 2005. La lettre de politique sectorielle de janvier 2005 indiquait
que « L’Etat étudiera les options relatives à son désengagement
partiel ou total et dans cette attente fera preuve d’impartialité
en tant qu’ultime garant des nouvelles règles régissant le
secteur ». Il convient dès lors de se demander si l’Etat gagne
à se désengager de la Sonatel. L’article de Balancing Act
reprend l’information de « Liens pertinents Afrique de l’Ouest, NTICI
et Télécommunication » qui écrit : « Aujourd’hui,
l’Etat exerce un rôle protéiforme, étant en même
temps un stratège qui définit la politique de télécommunications,
un actionnaire dans le capital de la Sonatel, et un régulateur garant
de la concurrence saine et loyale dans le secteur. Pour éviter d’être
écartelé entre ces trois fonctions mettant en œuvre des intérêts
divergents (sic), le plus raisonnable serait que l’Etat choisisse de n’en
exercer qu’une seule (la définition des politiques et des stratégies),
de cesser d’être un acteur (en se désengageant entièrement
de Sonatel) et de transférer l’exercice de la régulation
à une autorité réellement indépendante, dotée
d’une autonomie financière et qui rendrait compte non pas au Président
de la République, mais Parlement. Tel est le modèle idéal
(sic) et le Sénégal convergera tôt ou tard vers ce
schéma.

Le vrai débat n’est donc pas de savoir si l’Etat
doit se retirer de la Sonatel (il doit le faire) mais quand et à
quelles conditions. Le tout est donc d’évaluer si le contexte est
suffisamment adapté pour que l’Etat s’engage ici et maintenant dans
cette voie. Très clairement la réponse est non. »

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La SONATEL et l’Etat sénégalais
critiqués

Le journal Wal Fadjri (Dakar) publie dans son édition
du 10 mai 2005 un critique virulente de la SONATEL et de la politique de
l’Eta sénégalais écrit par un étudiant en communication
du nom de Bara Gaye sous le titre "Ce que cachent les bénéfices
colossaux de Sonatel
". Nous vous en livrons ci-dessous quelques extraits.

"... En terme de bénéfices, voyez ce qui
est tombé dans la gibecière de la Sonatel, rien que pour
ces trois dernières années : en 2002 : 46,48 milliards de (NDRL
CFA) francs ; en 2003 : 56,142 milliards soit une hausse de 20,8 % et tenez
vous bien en 2004, ce chiffre a presque doublé car il est de 76,3
milliards soit une hausse de 37,5 % par rapport à 2003. Et le chiffre
d’affaire quant à lui, il caracole à 252,263 milliards pour
l’exercice 2004.

L’objet de notre propos n’est point de remettre en
cause les chiffres, encore moins mettre en doute la bonne gestion de cette
boite qui, quoi qu’on puisse dire, fait la fierté de nombre de nos
compatriotes du fait qu’elle constitue l’une des rares sociétés
pour ne pas dire la seule à ne jamais être éclaboussée
par un scandale de détournement financier, ou de successions perpétuelles
de directeurs généraux à sa tête. ...

... le hic c’est que la Sonatel est liée à
France Télécom par une convention léonine qui fait
que cette dernière prélève 20 % de l’accroissement
du résultat d’exploitation ce qui porte sur plusieurs milliards.

Et Me Wade, en bon économiste depuis son accession
au pouvoir, ferme les yeux sur cette injustice. En général,
des sociétés comme Sonatel font beaucoup de rétention
de bénéfices qui sont comptabilisés dans les provisions,
ce qui réduit considérablement l’impôt sur les sociétés
qui est de 35 % du bénéfice à payer à l’Etat.
Dans ce même sillage, l’Etat doit revoir les redevances des concessions
de services publics en mettant d’une part une partie fixe et une partie
variable à calculer sur le résultat d’exploitation, ceci
permettrait à l’Etat de rattraper ce qu’il a perdu dans le cadre
de la convention léonine avec Fcr (France Câble Radio) à
défaut d’y revenir.

L’Etat étant le plus gros client de la Sonatel,
pourquoi ne négocie-t-il pas ses propres tarifs ? (C’est de la livraison
à soi-même soumise à la Tva) ; cela se justifie amplement
d’autant plus qu’à chaque session parlementaire portant sur le budget,
on entend les complaintes du ministre des Finances sur l’énormité
des factures téléphoniques que l’Etat doit honorer. Finalement,
le seul recours est de mettre sous gescompte les services de l’Etat...

... signalons à ce sujet que même l’annuaire
téléphonique de la Sonatel a été réalisé
par ces étrangers au détriment de nos imprimeries de la place.

Pour clore notre propos, nous disons que les clients
de la Sonatel admettent difficilement le fait que cette dernière
puisse engranger autant de milliards de bénéfices alors que
de nombreux dysfonctionnement affectent régulièrement son
réseau...
."

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Nigéria : colère
des opérateurs contre le régulateur

Selon Telegeography’s Comms Update du 16 mai 2005n la
NCC se prépare à affronter la colère des quatre opérateurs
mobiles nationaux GSM en poussant en avant un schéma de licence
qui permettra aux fournisseurs d’accès fixes sans fils(FWA) de
concurrencer directement les opérateurs mobiles sur l’ensemble du
territoire. Sous les nouvelles propositions et à partir de février
2006 les fournisseurs de FWA ne seront plus limités à des
zones
spécifiques mais seront libres d’offrir des services de roaming
à travers le pays. Cela signifie qu’ils seront en concurrence directe
avec les opérateurs cellulaires GSM dont les taxes d’appel sont
six fois plus élevées. Les opérateurs GSM déplorent
que la nouvelle législation découragera l’investissement
dans ce secteur déjà sous-financé et affaiblira en
outre une industrie compromise par des installations obsolètes et
des taxes élevées. La NCC affirme que cette orientation accroîtra
le décollage des services et a justifié son plan en se référant
à l’augmentation de vingt fois des abonnés GSM depuis l’ouverture
à la concurrence du marché mobile il y a quatre ans.

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Telecom Namibia en Angola
Telecom Namibia reçoit le feu vert pour l’Angola,
titre TeleGeography le 11 mai 2005, en rapportant une information de Angolan
Private Investment Agency (ANIP) selon laquelle Telecom Namibia (TN) a
eu l’autorisation d’opérer dans le marché fixe via sa part
de contrôle dans Mundo Startel. Cette « start-up » est
le premier et unique opérateur ayant obtenu la licence de fournisseur
de services fixes résidentiels et professionnels de même que
de téléphones publics et d’accès Internet. Telecom
Namibia a signé l’an dernier un accord d’actionnaire à hauteur
de 44% dans Mundo Startel. Les autres actionnaires sont la Commercial Bank
of Angola, Mundo Telecommunications, Jemba Technical Assssistance et deux
investisseurs privés. TN devra investir 14 M$ dans les trois ans
à venir pour faire décoller Mundo Startel. (NdR : Pendant
ce temps il emprunte pour développer son propre réseau national
...).

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Dette de téléphone
de l’Etat Ougandais

TeleGeography du 9 mai 2005. Selon l’information le gouvernement
ougandais doit 16 milliards d’UGS (soit 9 M$) pour ses communications téléphoniques
entre le début de 2003 et juin 2004. Le gouvernement aurait admis
sa dette et convenu de payer ses arriérés mais n’a rien entrepris
en ce sens jusqu’à présent.

NdR : Voilà une tare non exclusivement africaine
(le montant des arriérés des services de l’Etat en France
auprès de FT devraient être du même ordre ...) mais qui
y fait des dégâts mal connus. Une des causes de l’ampleur
des arriérés -et donc des problèmes quasi insolubles
pour les rembourser- est le dysfonctionnement des services de facturation-recouvrement,
lui-même accéléré par la « mode africaine
 » des cartes prépayées qui se passent de « comptabilité
lourde ». Pendant ce temps l’opérateur national est obligé
de recourir aux crédits internationaux plombés par le facteur
risque, autre spécialité africaine. JLF

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En bref
En Zambie, La Communication Authority of
Zambia (CAZ) a accordé la licence pour une liaison en FO de 800
km de Zesko, le service public d’électricité de la Zambie.
Une autre liaison est prévue pour relier Livingstone à Kitwe
des dissussions sont en cours pour créer de liaisons en FO avec
la RDC et la Namibie voisines. La CAZ met aussi en place un Fonds d’Accès
Universel avec 2 M$ et une nouvelle législation doit être
décidée par le gouvernement. (Balancing Act, 3 mai 2005).

Au Kenya, selon, Telegeography’s Comms
Update du 15 mai annonce que la vente de Telkom aura lieu en 2006. Selon
le gouvernement, la privatisation de Telkom Kenya prendra encore un an,
juin 2006 constituant la date butoir. L’Etat qui a essayé depuis
2001 de vendre sa part dans la société, a engagé des
consultants de PKF Consulting pour le conseiller dans le processus. L’échéance
initialement retenue pour la fin de l’année est maintenant considérée
comme irréaliste.

Selon TeleGeography du 21 mars 2005, Telkom SA
(l’opérateur historique de la République Sud Africaine) cherche
à entrer dans le capital des opérateurs historiques du Kenya
(Telkom Kenya), de Tanzanie et de la RDC.

En République Démocratique du Congo,
le boom de la téléphonie cellulaire a amené
le parc téléphonique de 60.000 abonnés en l’an 2000
à plus de 2.000.000 d’abonnés au début de l’an 2005,
mais la densité téléphonique n’est que de 3,3%. Les
équipements se concentrent essentiellement dans des zones urbaines
au détriment des zones rurales.

Au Malawi, le directoire de Malawi Communications
Agency, le régulateur national, a été licencié
par l’Attorney general. Il a été jugé responsable
de l’échec du déploiement de Malawi Mobile après plus
de trois ans. La société est liée au précédent
Président. (Balancing Act News Update, 2 mai 2005)



Article

Déclaration préalable de CSDPTT

remise au Président de la Réunion informelle

sur les mécanismes de mise en œuvre du SMSI

du 2 mai 2005 à Genève

Nous remercions le Président du Groupe de
travail du Conseil de l’UIT sur le SMSI (Council WG-WSIS) pour son invitation
à participer à cette réunion dont l’objet -le suivi
de la réalisation des objectifs du Plan d’action de Genève-
est d’une grande importance pour notre association.

CSDPTT déplore cependant qu’aucun objectif
clair et prioritaire
n’ait été assigné à
ce Plan d’action, pour être réalisé dans le cadre programmatique
et temporel du SMSI. Ainsi l’objectif prioritaire de notre organisation,
à savoir le raccordement au réseau de (télé)communication
de tout village et communauté significative dans les PeD d’ici à
la fin de 2005, n’a-t-il pas été pris en compte dans le Plan
d’action, malgré les multiples interventions et contributions de
CSDPTT sur ce sujet dès le tout début du processus, alors
qu’il a été repris par Monsieur le Secrétaire général
de l’UIT à l’issue de la Conférence mondiale sur le développement
des télécommunications en 2002 (CDMT 02). Un tel objectif
est pourtant à la fois urgent pour les populations concernées
et hautement emblématique pour les résultats du SMSI qui
affiche « le comblement du fossé numérique »
comme sa préoccupation majeure. Si nos propositions avaient été
adoptées, il aurait incombé au Sommet de Tunis d’évaluer
dans quelle mesure cet objectif aurait été atteint, et d’analyser
afin de les corriger les raisons des échecs enregistrés.
Le SMSI aurait été ainsi réellement concret, et aurait
constitué un immense espoir pour les peuples en marge du développement.

Cliquez
pour lire la déclaration en entier ...

A Genève, le 1 mai 2005

Jean-Louis Fullsack (Délégué de
CSDPTT au SMSI
)
 



A qui profitent les transferts financiers des travailleurs immigrès

Joël Perier (CSDPTT Ile de France)

Les travailleurs émigrés n’ont jamais autant
envoyé d’argent vers leurs pays d’origine.

Les flux ,selon les calculs de la Banque Mondiale,
ont progressé de 50% en cinq ans, pour atteindre ,à l’échelle
de la planète, 93 milliards de dollars l’an passé.

Ce chiffre correspond par ailleurs à une estimation
basse qui ne prend pas en compte les transferts informels (l’argent
de la main à la main), et selon certains experts, il faudrait gonfler
de moitié les statistiques officielles pour s’approcher de la réalité.

Cliquez
pour lire l’article en entier ...

Incontournable Western Union......
La filiale française, crée en 1995, a ouvert
quant à elle des agences spécialisées à Paris,
Lille, Lyon et Sarcelles et prévoit de s’étendre dans une
quinzaine de villes, sans compter les 2900 points de vente partenaires
de La Poste et des banques.

Joël Perier




Nous vous proposons ci-dessous le compte rendu de stage de Christian Ngegueng, qu’il a effectué pour le compte de CSDPTT dans le cadre de son diplôme d’ingénieur réseau à la informatique Faculté des Sciences, de la Technologie et de la Communication à l’Université du Luxembourg. Le stage a pu être financé grâce à la participation de la coopération du Luxembroug. Il entre dans le cadre d’une demande du PNUD pour relier l’ensemble des radios rurales au réseau téléphonique.   La rédaction
_____________________________

Document synthèse mission téléphonie
rurale au Niger

Du 11/04 au 05/05/05

Christian Nguekeng

Le présent document de synthèse soumis
jette un premier regard sur l’orientation de l’étude de terrain.
Il ne constitue en soit le rapport final. Il n’est pas figé et reste
évolutif en fonction du déroulement de l’étude. Actuellement
je suis en train d’explorer les systèmes de messageries VHF et UHF
qui peuvent permettre de couvrir 50 voire 60 km à vol d’oiseau.
Actuellement leur coût s’élève à moins de 1000
US.

Compte rendu du 11/04
- Rencontre avec Dioffo du PNUD et discussion sur les
priorités du PNUD, à savoir, la mise en service de la station
de Bankilaré.

- Rencontre avec Oldi Directeur Régional réseau
Nord-Ouest SONITEL Niger qui est ma zone d’étude. Il a été
question de présenter les termes de références de
mon étude et les zones à visiter. A cet effet M.OLDI m’a
rassuré de son entière disponibilité en vue du succès
de mon étude. Il a sommairement souligné la crise qui règne
actuellement au sein de la SONITEL qui, il faut le rappeler a été
privatisé. Il m’a proposé de faire ma tournée sur
le terrain et une fois celle-ci achevée, nous nous rencontrerons
pour échanger. Il m’a par ailleurs confié au technicien en
charge du réseau à savoir Ali.

Compte rendu du 12/04
- Séance de travail à SONITEL avec Ali
BADARA et arrêt de la feuille de route pour les sites à visiter.
Discussion sur la possibilité d’établir la liaison MAHANNA-TILLABERI.
Un problème se pose à savoir celui de la distance de couverture
par l’équipement existant. Normalement l’équipement couvre
une distance recommandée de 25 Km, or l’axe en question s’étale
sur 39.85 Km. A cet effet, nous décidons de contacter Guy Blanc
(CSDPTT Rhône, Alpes) afin qu’il fasse les calculs exacts et nous
en informe.

Cliquez
pour lire l’article entier...

Christian Nguekeng