Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Document synthèse mission téléphonie rurale au Niger du 11 avril au 5 mai 2005 (...) - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Document synthèse mission téléphonie rurale au Niger du 11 avril au 5 mai 2005 (pré rapport de stage))

lundi 22 août 2005, par Bruno JAFFRE

Nous vous proposons ci-dessous le compte rendu de stage de
Christian Ngegueng, qu’il a effectué pour le compte de CSDPTT dans
le cadre de son diplôme d’ingénieur réseau à
la informatique Faculté des Sciences, de la Technologie et de la
Communication à l’Université du Luxembourg. Le stage a pu
être financé grâce à la participation de la coopération
du Luxembroug. Il entre dans le cadre d’une demande du PNUD pour relier
l’ensemble des radios ruales au réseau téléphonique.  
La rédaction

____________

 

Pré rapport de stage

Du 11/04 au 05/05/05

Christian Nguekeng

 
Le présent document de synthèse soumis
jette un premier regard sur l’orientation de l’étude de terrain.
Il ne constitue en soit le rapport final. Il n’est pas figé et reste
évolutif en fonction du déroulement de l’étude. Actuellement
je suis en train d’explorer les systèmes de messageries VHF et UHF
qui peuvent permettre de couvrir 50 voire 60 km à vol d’oiseau.
Actuellement leur coût s’élève à moins de 1000
US.

Compte rendu du 11/04
- Rencontre avec Dioffo du PNUD et discussion sur les
priorités du PNUD, à savoir, la mise en service de la station
de Bankilaré.

- Rencontre avec Oldi Directeur Régional réseau
Nord-Ouest SONITEL Niger qui est ma zone d’étude. Il a été
question de présenter les termes de références de
mon étude et les zones à visiter. A cet effet M.OLDI m’a
rassuré de son entière disponibilité en vue du succès
de mon étude. Il a sommairement souligné la crise qui règne
actuellement au sein de la SONITEL qui, il faut le rappeler a été
privatisé. Il m’a proposé de faire ma tournée sur
le terrain et une fois celle-ci achevée, nous nous rencontrerons
pour échanger. Il m’a par ailleurs confié au technicien en
charge du réseau à savoir Ali.

Compte rendu du 12/04
- Séance de travail à SONITEL avec Ali
BADARA et arrêt de la feuille de route pour les sites à visiter.
Discussion sur la possibilité d’établir la liaison MAHANNA-TILLABERI.
Un problème se pose à savoir celui de la distance de couverture
par l’équipement existant. Normalement l’équipement couvre
une distance recommandée de 25 Km, or l’axe en question s’étale
sur 39.85 Km. A cet effet, nous décidons de contacter Guy Blanc
(CSDPTT Rhône, Alpes) afin qu’il fasse les calculs exacts et nous
en informe.

Compte rendu du 13/04
- Rencontre avec le Directeur de la Communication
- Rencontre avec le Directeur des médias communautaires
M. GAMBO DOUNA

- Visite au CNS (Centre National de l’énergie
Solaire) Resp Etude Suivi et Evaluation M. SOUMANA ABOUBACAR ; nous avons
évoqué les différentes missions du centre ainsi que
des projets qui ont vu le jour. Il en ressort que le Niger est le pionnier
dans le secteur de l’énergie solaire (dès 1965 le centre
a vu le jour) ; le centre a bénéficié par le passé
d’un important soutien financier extérieur et a pu développer
l’expertise locale dans le secteur de l’énergie thermique, qui était
utilisée pour les chaudières (hôpitaux) et pour le
séchage des aliments (application agricole). Un grand projet avait
vu le jour à savoir la mise sur pied d’une pompe à eau pour
irriguer les rizières avec une puissance de 10KW ; ce que le photovoltaïque
n’est en mesure de faire.

Cependant, le véritable problème du thermique
résidait au niveau de l’étanchéité qui n’a
pu trouver de solution faute d’abandon par les pays du Nord qui ont
dû entre temps pencher pour du photovoltaïque, malgré
sa priorité prouvée pour combler les difficultés énergétiques
du Niger. A titre d’exemple, avec une pompe thermique il était possible
d’atteindre un débit de 1200 à 1300 m3 par jour, alors que
le photovoltaïque ne fait que 80 m3.

- En 2001, le Niger a loupé par inertie le rachat
d’une usine clef en main pour l’encapsulation des plaques solaires. Le
montant était évalué à 120.000.000 FCFA. En
2001 le centre a voulu se doter d’un système photovoltaïque
pour un montant de 41.000.000 FCFA avec une puissance de 7Kw, mais le financement
n’a vu le jour. Il n’existe aucune politique sectorielle pour la vulgarisation
des ER (Energies Renouvelables). Moins de 2% d’ER au Niger.

Compte rendu du 14/04
- Visite à la Direction Général
des Programmes Sectoriel du Ministère du Plan au sujet du programme
sectoriel concernant les routes. Selon Mme Boureima, attachée du
directeur le bitumage des routes suivantes estt programmé :

Axe Distance Année
d’exécution Source financement
Ayorou - Frontière Mali 41 Km 2005-2006
FED

Tera - Frontière Burkina 93.5 Km 2005-2006 BAD,
BOAD, UMOA

Niamey - Oualam 100 Km nd BOAD

- SONITEL avec ALI pour envisager les possibilités
du rétablissement de la liaison MEHANNA-TILABERIE, suite aux
propositions de Guy.

- Rencontre à la NIGELEC (Société
Nigérienne d’Electricité) du chef d’exploitation M. Aman
Moussa, qui m’a fait savoir que son entreprise a un programme d’électrification
de la région Tilabérie et que les financements sont déjà
disponibles. Dans les prochaines semaines les travaux débuteront.
Malheureusement, je n’ai pu obtenir la fiche du projet en question.

Compte rendu du 15/04 au 19/04
- Réunion avec Théodore du PNUD sur les
potentiels partenaires pouvant faire partie du projet une fois l’étude
bouclée.

- Rencontre de Dioffo, lequel a insisté pour que
soit établie la liaison Ayorou-Bankilaré lors de la descente
sur le terrain. Compte tenu des circonstances, j’ai dû revoir la
feuille de route avec SONITEL. A priori, il nous est impossible de relier
directement Bankilaré à Ayorou, par conséquent, nous
avons opté de faire un déport à partir du central
téléphonique de Tillabéri vers Mehana, soit un bond
de 39,8 km avec du matériel TERA (Terminal Radio Electrique) uniquement
sans carte OFE (Organe Fonctionnel d’Equipement). Par la suite, nous allons
faire un bond Tillaberi-Ayorou (déport du central téléphonique)
et enfin Ayorou-Bankilaré avec carte OFE.

Compte rendu du 20/04 au 22/04
- rencontre avec M. DIADE BOUREIMA du FNUAP et évocation
des difficultés rencontrées auprès des radios non
commerciales (formation incomplète, matériel limité,
ect)

- gestion autonome et manque de suivi
- Rencontre du Directeur production SONITEL. Il en ressort
que le DIRPRO n’est responsable que du volet technique et non des projets
de développement de l’infrastructure. A cet effet, il m’a recommandé
de rencontrer le Directeur des études qui a le plan réseau
horizon 2005-2006, ou du moins ce qui est prévu pour l’évolution
actuelle du réseau SONITEL. Le directeur m’a fait savoir qu’il n’a
jamais comptabilisé les pertes en terme d’exploitation et ne connaît
par conséquent pas les chiffres. Je lui ai franchement posé
la question de savoir si sa direction était prête à
mettre à ma disposition les informations nécessaires en vue
d’une telle évaluation, il m’a fait savoir que cela dépendait
de la hiérarchie.

- Retour chez Ali pour évoquer l’alternative face
à la non compatibilité des cartes OFE pour la liaison BANKILARE-AYOROU.

- Rencontre avec Ali ABANI de ACMAD et évocation
de RANET (Radio INTERNET) permettant de télécharger (aspirer)
tout le contenu d’un site Web et de le consulter. Il faut noter qu’au niveau
de la station radio situé en milieu rural, le téléchargement
se fait via FTP (File Transfer Protocol) depuis le serveur situé
aux USA et que le débit des trop limité 4 pages web (système
unidirectionnel) pas du tout intéressant pour l’étude en
cours. Il est également possible pour ces radios d’envoyer des SMS
entre elle pour un débit de 8Kb. Un autre système était
en cours de développement pour permettre à ces radios de
pouvoir s’échanger des mails mais il n’a vu le jour.

- J’ai appris que le Nigéria a lancé
son satellite et ceci pourrait être une occasion pour bénéficier
d’une bande passante importante pouvant couvrir la sous région Afrique
de l’Ouest (à voir).

Compte rendu du 26/04 au 29/04
 - Début
de la tournée, cap sur Fillingué située à environ
190 Km de Niamey

Avec à bord, Ali BADARA Technicien SONITEL et
SON ALLAH CRPI. L’axe est desservi par un bifilaire. A Balleyara, il existe
une cabine publique datant de 1970 et alimentée par du 220V.

- La radio communautaire Tondi-Kandia a une alimentation
solaire équipée de deux batteries en parallèle fournissant
du 12V en continu. Sur les lieux, nous avons trouvé l’animatrice
qui n’a aucune notion d’Internet.

- Au central de Fillingué, la situation est critique
car depuis plus d’un mois, pas de liaison sur Niamey. Le véhicule
de dépannage est en panne et aucun de remplacement n’est disponible.

 Cependant, j’ai pu constater que le relief est
trop accidenté pour pouvoir desservir la radio avec du WIFI 
comme je le croyais. De plus, après cette première descente
sur le terrain, j’ai dû réviser mes prévisions technologiques.
Compte tenu de la gravité de la situation, le satellite qui pour
moi s’avérait le dernier recours, me semble être la solution
la plus envisageable et tout à fait réaliste.

 Cependant, il va falloir prioriser les besoins
et utiliser les ressources de façon rationnelles, car la BP (Bande
passante) est limitée et les coûts de communication élevés.
Par contre, la réception des appels de l’extérieur me semble
prioritaire et vient ensuite la messagerie. Concernant la navigation sur
Internet, j’envisage faire installer un aspirateur de page web (option
à voir).

- OUALAM, situation idem. Liaison en panne depuis le
06 décembre 2003. Le responsable adjoint fait office de circuit
commutateur. Les communications interurbaines ne sont que possibles aux
heures d’ouvertures (7h30-12h30 15h30- 18h30).

- La station radio SIMIRI est très bien
localisée et bien entretenu. De plus les matériaux utilisés
pour sa construction sont adaptés au climat. Pas problème
d’énergie en cas d’ajout d’un kit téléphonie mobile
via satellite. Seul problème au niveau de la formation des animateurs
à Internet.

Rencontre du DEP (Directeur Etudes et Projets) SONITEL
et prise de RDV dès mon retour de l’intérieur du pays. Il
me présentera la situation sur le plan infrastructure de SONITEL
au-delà de 2005.

Phase II mission 02 au 06 mai
Il était normalement prévu que l’équipe
de SONITEL se joint à celle que je conduisais pour la deuxième
phase qui comprenait également les installations des liaisons téléphoniques
avec du matériel TERA. Pour des raisons de lenteurs administratives,
les techniciens de SONITEL n’ont pu rentrer en possession de leur ordre
de mission alors la demande avait été introduite longtemps
à l’avance (10 jours). Compte tenu des contraintes de temps et de
disponibilité, j’ai dû effectuer la descente sur le terrain
sans l’équipe de SONITEL. Dès mon retour sur Niamey le mercredi
en fin d’après-midi, je me suis rendu au bureau du directeur de
production et respectivement de celui des études et projets ; Lesquels
étaient absents ! C’est alors que je décide de me rendre
au bureau de M. Yayé Kimba, lequel me fait savoir qu’il n’a pu mettre
la main sur les directeurs. Même la réunion concernant la
projection du réseau de SONITEL au-delà de 2005 qui devait
avoir lieu est annulée. Le jeudi je me rends chez Ali, lequel me
fait savoir que l’ordre de mission se trouve chez le directeur des ressources
humaines, lequel pourrait le transmettre au service financier et qu’en
début de semaine, ils pourront descendre installer les équipements
TERA sur Bankilaré et Mehanna.

Conclusion :
Tel que j’ai eu à le mentionner plus haut, suite
à ma première descente sur le terrain, je tiens à
réitérer qu’en l’état actuel de l’infrastructure de
SONITEL, il m’est pratiquement impossible d’envisager une solution pouvant
se greffer au réseau existant.

En plus de cela, SONITEL chavire depuis son entrée
en phase de privatisation, et la téléphonie rurale ne fait
certainement pas parti de ses priorités. Son plan de développement
n’a pu atteindre 2% du cahier des charges.

A cet effet, il y a lieu d’envisager une option technologique
indépendante de la SONITEL face à l’ampleur de la situation.
Ceci étant, nous sommes amenés à rechercher des partenaires
opérant surtout sur les technologies satellitaires, et qui pour
cause d’isolement des zones éloignées, pourront mettre à
contribution leurs ressources (bande passante) à un taux raisonnable
et comparable aux prix des communications en vigueur au Niger.

L’accent doit être mis par ordre de priorité
sur :

1. réception des appels téléphonique
et des fax sans restriction

1’. Messagerie électronique (envoi/réception)
2. Envoi et réception des SMS
3. Emission des appels avec (système prépayé)
Il faut souligner que le choix du matériel devra
respecter les contraintes énergétiques et environnementales
en faisant recours à du solaire (il faut souligner que le rayonnement
solaire global du Niger atteint 700 watts au m². Ainsi l’énergie
totale recueillie au Niger sur une surface de 1m² exposée au
soleil pendant une durée de 8h de temps vaut 5,6 KW. Ceci correspond
à un appareil électrique de 1KW de puissance qui fonctionne
pendant cinq heures ; soit l’équivalent de 10 ampoules de 60 watts).

La disponibilité des pièces de rechanges
et de la documentation doivent être exigée lors du choix
technologique. Il en sera de même pour la garantie.

Hormis la direction réseau Nord Ouest SONITEL,
laquelle m’a permis de visiter ces installations, je n’ai eu aucun document
projetant les projets programmés au-delà de 2005 ; Raison
pour laquelle, dans l’orientation de mon étude, j’envisagerai des
options technologiques indépendantes des infrastructures quasi inexistantes.

Concernant les équipements TERA, je ne serai en
mesure de donner des prévisions faute de les avoir testés.
Cependant, d’après les caractéristiques techniques exfiltrés
de la documentation, ces équipements peuvent désenclaver
certaines zones à condition que le minima requis soit réuni
(support technique) ; Hors dans la région faisant parti de mon étude,
théoriquement Bankilaré et Mehanna pourront être concluant
d’après les calculs de seuil effectués.

Optimisation de l’énergie solaire
Lors de ma descente sur le terrain, j’ai constaté
le problème récurrent d’énergie. Son Allah m’a fait
comprendre qu’un expert Belge était venu et a conclu que la source
du problème était l’utilisation des batteries avec acide.
Sur ce, j’avais immédiatement mentionné que les batteries
du système solaire sont utilisées en cas de mauvais temps
(pluie continue en journée, ciel nuageux pendant un long moment,
conditions météo dégradées, ect). Il
va de facto que la source du problème est ailleurs et non au niveau
des batteries qui servent d’appoint.

Pour mieux comprendre, il faut prendre le cas d’une voiture
dont le moteur tourne. En ce moment, l’alternateur génère
le courant nécessaire au bon fonctionnement du véhicule.
La batterie ne sert que d’appoint lorsque le moteur ne tourne plus et qu’on
veut par exemple écouter la musique ou laisser les phares allumés.
Voilà le scénario qu’on retrouve auprès des radios
que j’ai visitées. Un tel montage n’est pas du tout optimisé.

Qu’est ce qu’il faut faire pour optimiser l’énergie
solaire ?

- Pour augmenter la puissance électrique du panneau
solaire afin d’alimenter plusieurs appareils électriques, il est
préférable d’utiliser un convertisseur DC/DC. Ce que j’ai
constaté c’est que chaque fournisseur de tel ou tel matériel
vient installer sa plaque de façon isolée alors qu’on pourrait
anticiper les besoins en énergie.

- Implanter les plaques solaires de façon à
recevoir les rayons solaires à la verticale sur les plaques

- S’assurer des conditions d’aérations entre la
plaque et le sol (respecter une hauteur minimale de 1,50 m)

- Planter de la pelouse (ou couler une dalle avec une
peinture absorbante de chaleur) au pied des panneaux solaires)

- Le plus important est d’Evaluer l’intensité
des rayons solaires (énergie/m²) au sol, à l’aide d’un
appareil approprié (pyranometre) sur quelques sites.

- Ensuite simuler les données recueillies et faire
une comparaison avec l’énergie réelle produite par les plaques
solaires.

Quelques modules de formation des formateurs à
l’usage du matériel informatique en général seront
programmés

Christian Nguekeng
Ingénieur élève en réseau informatique

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