Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de mai 2005 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre de mai 2005

mardi 5 juillet 2005, par Bruno JAFFRE

La Lettre de mai 2005
No : 114

Jean Louis Fullsack et Bruno Jaffré
ont participé à la rédaction de ce numéro.

 Sommaire
 :

Editorial
Signature d’une convention ONATEL -
CSDPTT - SODEPTEL au Burkina

______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Algérie : Ca bouge dans les
mobiles

Kenya : interrogation sur un nouvel
opérateur cellulaire

Investissements au Nigéria
Investissements au Mozambique
La Tunisie se connecte au câble
à Sea Me We 4

Maroc : mise en place du service universel
L’OCPT pourra récupérer
les recettes de l’interconnexion en RDC

Madagascar : 50000 lignes supplémentaires
_________________________________
En bref :  Contrat
avec Alcatel en Ethiopie, investissement en Gambie,
au Ghana contrat avec Siemens pour l’Internet haut débit, 
Ghana Telecom étend son réseau GSM, la Lybie signe
avec ZTE pour étendre son réseau, La Camtel va ouvrir un
réseau mobile au Cameroun, Mauritius Telecom vend
1% de ses actison aux salariés, statistiques sur les télécoms
en Afrique
, VoIP autarisé en Ouganda, le Sénégal
compte
aujourd’hui 12 opérateurs de centres d’appel, au Nigéria 
NITEL a déconnecté 19 « opérateurs alternatifs
 » qui n’ont pas payé l’utilisation de son réseau, téléphonie
rurale au Sénégal.

__________________________________

Article
La traque aux réseaux télécommunication
mobile
 : mission dans le Sud Ouest du Burkina Faso (Reportage effectué
en avril 2005) par
Sylvestre OUEDRAOGO


Editorial
Signature d’une convention ONATEL - CSDPTT - SODEPTEL
au Burkina

Cette convention, qui a été signée
courant avril par les 3 partenaires, l’Office Nationale des Télécommunications
du Burkina, l’ONG burkinabé Solidarité Développement
dans les Postes et Télécommunications, qui rassemble des
salariés et retraités de l’ONATEL et de la SONAPOST, porte
sur la réalisation d’un projet de connexion de 100 villages au réseau
de télécommunciations.

Cette signature l’intervention déjà ancienne
de CSDPTT dans ce pays, où 5 villages ont déjà été
munis de téléphone communautaire. Quatre autres devraient
l’être très bientôt.

Nous espérons que d’autres partenaires viendront
participer à ce projet et notamment les ONGs SOS Sahel Burkina qui
a donné son accord mais aussi Afrique Verte qui a été
sollicitée. La SODEPTEL a déjà recensé de nombreuses
demandes et des villages ont déjà construit les locaux devant
abriter ces téléphones communautaires.

Cet accord vient valider notre stratégie de construire
des partenariats entre l’opérateur, une association de salariés
et des représentants des populations que seront les ONGs.

Nous espérons bien pouvoir appliquer ce modèle
dans les autres pays où nous intervenons, le Mali où c’est
en bonne voie mais aussi au Niger où le PNUD a déjà
fait appel à nos services pour connecter au réseau téléphonique
les radios rurales.

Bruno Jaffré
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Echos
des postes et télécoms dans le monde

Algérie : Ca bouge dans les mobiles
Trois opérateurs mobiles, Mobilis (filiale d’Algérie
Télécom), Djezzy (filiale de l’égyptien Orascom) et
Nedjima (filiale du koweïtien Watanya) se partagent le marché.
Celui-ci est en progression en 2004 de 237% selon l’ARPT portant le nombre
actuel d’abonnés à près de 6 millions. Djezzy est
le premier opérateur avec 70% des parts et plus de 4 millions d’abonnés.
Mobilis vient en second avec 24% du marché et plus de 1,2 millions
d’abonnés. Enfin, Nedjima après 8 mois d’activité
compte plus de 450 000 abonnés. Le coût d’accès en
prépayé (cartes) se situe entre 1 400 et 2 990 DA (100 DA
 1 euro) après une très forte chute des prix. Le GSM domine
le marché avec 90% du parc. Les opérateurs affichent encore
de grandes ambitions pour 2005 : Mobilis 3 millions d’abonnés et
90% de couverture, Djezzy compte sur 6 millions d’abonnés et une
couverture des 48 Wilayas d’Algérie. Nedjima a investi plus de 300
M$ depuis son lancement et compte porter ce chiffre à 1 G$ dans
les trois ans. Djezzy a injecté 1,7 G$ depuis 2002 (c’est le plus
gros investissement étranger en dehors des hydrocarbures). Le développement
se heurte cependant à des problèmes d’interconnexion (sauf
pour les SMS). (Source dJAI du 20 avril 2005.

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Kenya : interrogation sur un nouvel
opérateur cellulaire

Au Kenya, le nouvel opérateur mobile Econet Wireless
Kenya a payé 30 M$ pour l’acquisition de sa licence et d’équipements
pour son réseau. Il espère lancer son service commercial
avant la fin de 2005. (TeleGeography, 1 avril 2005). Cependant le gouvernement
estime qu’il n’est pas solvable et qu’il va lui retirer sa licence (Primetrica,
11 avril). Il réplique le 13 avril en niant ces spéculations
et en annonçant que dès juin il envisage d’offrir des services.
Son DG, Zachary Wazara ajoute qu’il investit 500 M$ (37,5 milliards
de shilling kenyan KES) dans le déploiement du réseau dans
les cinq ans à venir. (PriMetrica, 13 avril 2005)

De son côté, Safaricom prévoit 3,5
millions d’abonnés en mars 2006. Il vient d’intégrer une
plate-forme de réseau intelligent (IN) dans son réseau avec
l’aide du fournisseur chinois Huawei et a alloué plus de 6 milliards
de KES pour l’installation de plus de 300 (station de base) BS. (TeleGeography,
28 mars 2006)

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Investissements au Nigéria
Vee Networks (qui exerce sous la dénomination
V-Mobile) est le deuxième plus important opérateur mobile
nigérian et a signé avec Huawei un contrat de 80 M$ pour
l’extension de son réseau GSM (Selon TeleGeography du 7 avril 2005).
Huawei fournira des BS et de l’équipement pour 15 des 36 Etats et
a aussi signé un accord de coopération avec le Ministère
des communications pour assister le déploiement de services de nouvelle
génération. Huawei offrira à Vee networks et à
ses concurrents des UMTS, des routeurs nodaux et de la formation technique
pour aider les opérateurs cellulaires à mettre en œuvre les
services avancés sur leurs réseaux.

L’opérateur fixe et mobile Globacom a signé
un contrat avec la société étasunienne iBasis pour
se connecter au réseau mondial de ce dernier pour des services vocaux
internationaux. Aux termes de cet accord le trafic vocal international
de Globacom sera acheminé via le réseau VoIP d’iBasis ce
qui aidera l’opérateur à diminuer les coûts d’exploitation
et accéder à un domaine mondial comprenant une centaine de
pays (PriMetrica, 12 avril 2005).

Huawei ajoute un autre contrat à son portefeuille
nigérian, titre TeleGeography le 18 avril 2005. Huawei a en effet
étendu son accord de coopération avec le gouvernement en
signant un contrat de 200 M$ pour la couverture radio de régions
reculées et peu desservies par les opérateurs nationaux.
La Banque de Développement de Chine a fourni un prêt pour
ce projet qui permettra aussi de relier les 320 bureaux locaux gouvernementaux.
Huawei a déjà atteint 340 M$ en ventes annuelles (voir articles
ci-dessus) et compte voir ce montant grimper à 600 M$ cette année.

 « NITEL lance un service de vente en gros
IP pour l’accès au câble SAT-3 » titre un communiqué
de TeleGeography le 21 avril 2005. Le service offre une connexité
IP à largeur de bande non limitée (sic) à des sociétés
d’affaires du pays et l’opérateur pousse les sociétés
à utiliser au mieux les possibilités offertes par la nouvelle
liaison notamment pour créer des services à forte valeur
ajoutée comme la vidéo à la demande et du commerce
électronique. Selon le Directeur de NITEL ce service « changera
la face des services Internet dans le pays ».

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Investissements au Mozambique
TeleGeography note le 16 février 2005 que la Commission
Européenne fournit le financement pour l’évolution du réseau
à Gaza et Inhambane. Selon all_africa.com la Commission européenne
a révélé ses projets qui accordent 10,7 M$ pour améliorer
les réseaux de télécommunications rurales dans les
provinces Sud du Mozambique de Gaza et Inhambane, en utilisant les équipements
de BLR (WLL). L’opération comprend la réhabilitation de liaisons
de communications dans les villes de Xai-Xai, Chokwe et Chiberto, à
Gaza, la ville d’Inhambane, Vilanculos et Maninga en province d’Inhambane.
(NdR : ces projets sont en train de conforter la Zone d’Imhanbane comme
un vrai pôle d’activités ce qui confirme bien l’utilité
de création d’un nœud de télécommunications, et milite
pour le point d’atterrissement du futur câble sous-marin de la côte
Est de l’Afrique, actuellement dans les cartons de la Commission européenne,
à Inhambane. JLF)

L’opérateur fixe national TDM annonce qu’il va
investir 50 M$ dans les deux années à venir pour étendre
son infrastructure dorsale en prévision de l’arrivée de la
concurrence dans le marché fixe. Le Mozambique a commencé
à déréglementer son secteur dès 1999 en commençant
par la libéralisation partielle des liaisons longue distance domestiques
(DLD) puis internationales (ILD), mais dispose toujours d’un monopole de
fait sur les réseaux d’accès et les services vocaux locaux,
DLD et ILD. Cela cinq ans après la libéralisation de l’opérateur
historique. La vente de tout ou partie de TDM était initialement
prévue en 2004 mais attend toujours sa matérialisation. (Primetrica,
14 avril 2005).

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La Tunisie se connecte au câble
à Sea Me We 4

Le câble sous-marin "Sea-Me-We 4", long de
18.500 km environ, qui doit être opérationnel en octobre 2005
doit relier 14 pays dont la Tunisie, l’Algérie, la France, l’Italie,
l’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Pakistan, l’Inde,
le Sri Lanka, le Bangladesh, la Malaisie, l’Indonésie et Singapour.
Une partie terrestre de 400 km doit cependant relier les villes égyptiennes
d’Alexandrie et du Caire.

L’opérateur tunisien Bizerte, Tunisie-Télécom
est l’un des seize opérateurs qui participent à ce projet.
Il y contribue à hauteur de 30 millions de dollars américains,
pour un coût global estimé à 600 MD US. Il doit fournir
à le Tunisie une capacité supplémentaire de connexion
de l’ordre de 1,28 tbit par seconde, soit dix fois la capacité actuelle.

La Tunisie vient de lancer les travaux de pose d’un câble
de 102 km entre Bizerte port situé à 60 km au Nord de Tunis,
à la ville italienne de Palerme d’où il sera connecté
au câble principal reliant la France, à partir de Marseille,
à Singapour. (Source Panapress)

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Maroc : mise en place du service
universel

Les opérateurs de télécommunications
vont enfin devoir régler leurs contributions aux fonds du service
universel comme le prévoit pour la première fois la loi de
Finances 2005, après une très longue situation de blocage.

Ils vont devoir versés à 2% du chiffre
d’affaires (hors taxes) pour les dernières années et ce depuis
l’adoption de leurs cahiers de charges respectifs fixant les modalités
de leur contribution. Le montant total n’a pas été annoncé
mais devait être considérable compte tenu des performances
de ce secteur au Maroc.

Maroc Telecom, l’opérateur historique contrôlé
par Vivendi Universal est cependant exonéré, sauf pour la
téléphonie mobile, du fait qu’il est considéré
comme ayant assuré le service universel pour la période allant
d’octobre 2000 à 2002.

Un projet d’équipement et de connexion au réseau
Internet d’un total de 1.800 établissements scolaires, d’un montant
estimé à un milliard de dirhams, vient d’être annoncé
qui devrait être le premier a bénéficié des
fonds ainsi récolté. Il doit être piloté par
l’Agence Nationale de Régulation des Télécommunications
conformément aux missions qui sont les sienne.

Ce service universel fait l’objet de cahiers de charges
spécifiques des exploitants et approuvés par décrets.
Dans la loi 55-01, ce service est défini comme comprenant "un service
minimum consistant en un service de télécommunications dont
un service téléphonique d’une qualité spécifiée,
à un prix abordable" (Art 21 du chapitre dédié aux
Définitions). Et L’Article 13 bis de la même loi stipule que
"Font partie du service universel et sont obligatoires pour les exploitants
de réseaux publics de télécommunications, I’acheminement
des appels d’urgence, la fourniture d’un service de renseignement et d’un
annuaire sous forme imprimée ou électronique". (Source Libération
Casablanca 4 Avril 2005).

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L’OCPT pourra récupérer
les recettes de l’interconnexion en République Démocratique
du Congo

Après 4 mois d’arrêt de travail et la pression
de leur syndicat, les salariés ont obtenu du gouvernement que l’OCPT
récupère ses droits de rétrocession des recettes et
taxes sur l’interconnexion, c’est-à-dire 75% de ces recettes.

En effet et contrairement à ce qui a cours dans
la plupart des autres pays, la gestion du code d’interconnexion des réseaux
243 échappait jusqu’à cette décision récente
à l’opérateur public, depuis la libéralisation.

Ainsi jusqu’ici, l’Ocpt était privé des
ses droits sur les taxes payées par les opérateurs privés
et l’Etat congolais se trouvait dans l’impossibilité de contrôler
la qualité et le volume des appels entrants ou sortants des frontières
nationales.

On estime l’apport financier qui en résultera
de l’ordre de 1,5 million de dollars américains par mois ce qui
constituera une salutaire une bouffée d’oxygène à
cette unité de production de l’Etat en ce qui concerne, notamment,
le paiement de ses agents et son fonctionnement normal. En effet les recettes
actuelles de l’OCPT ne se montaient jusqu’ici qu’à 150 000 dollars
à comparer à la masse salariale pour la direction de la ville
de Kinshasa qui se monte à 175.000 dollars, sans compter les quelques
1040 cadres et agents retraités.

A ce déficit financier, il faut ajouter les difficultés
d’ordre technique et de logistique dues, entre autres, à la détérioration
des infrastructures de l’entreprise, la vétusté du matériel
ainsi que le retard dans le domaine technologique. Avec plus de 1 million
500 mille de dollars américains par mois, l’Ocpt pourra entrevoir
son avenir avec espoir et repartir sur des nouvelles bases.

L’entreprise compte également bénéficier
de l’annulation d’une bonne partie de ses dettes extérieures évaluées
à
30 millions de dollars américains envers France Télécom,
Belgacom et de Fiscom.

Cette décision annoncée par M. Jean Pierre
Bemba en charge de la commission économique et financière
du gouvernement doit encore être confirmé par décision
formelle du gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres. (Source
Kinshasa Le Potentiel 9 Avril 2005)

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Madagascar : 50000 lignes
supplémentaires

L’opérateur historique de Madagascar Telma récemment
repris par Distacom au détriment de France Télécom
vient d’annoncer la mise en place d’ici la fin de l’année de 50.000
nouvelles lignes téléphoniques et de 500 publiphones.

Ce projet doit s’appuyer sur la technologie CDMA, née
aux USA et concurrente du GSM. Ce système permettrait d’éviter
de tirer des câbles. Le système serait très simple
 : grâce aux Packs Telma, à l’achat, Telma fournit au client
un terminal et un numéro. Il suffit alors pour ce dernier de brancher
son terminal sur la prise de courant de son domicile ou de son bureau et
il peut communiquer aisément. Le terminal dispose d’une autonomie
de 24 heures. Il donnerait accès au fax et à l’Internet jusqu’à
144 kbit/s. Selon l’Administrateur Délégué de Telma
Eugène Beckers, cette solution est la meilleure pour réaliser 
rapidement l’objectif du gouvernement de connecter le maximum de localités
rapidement.

Les 10.000 premières lignes sont déjà
disponibles pour Antananarivo et Nosy-Be. 1000 lignes seront installées
à Morondava d’ici le mois de mai. Enfin les 40.000 autres lignes
seront réparties à Antananarivo, Mahajanga, Toamasina, Toliary.

Telma annonce comme autres priorités la connexion
de 200 localités qui pourront bénéficier des
services de TIC, l’installation de 5000 nouveaux publiphones, la mise en
place du backbone national pour la communication par fibres optiques et
la connexion sous-marine actuellement en négociation avec Eassy
et Comtel. (Source : Midi Madagasikara).

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En bref
En Ethiopie, ETC a signé un contrat
avec Alcatel pour l’extension de son réseau de transport dans les
régions orientale et australe du pays avec sa solution optique multiservices.
Cette extension doit relier les villes de Nazareth, Dire Dawa, Debrezeit,
Shashemene et Awasha. En outre, Alcatel reliera aussi Addis Abbeba à
Djibouti ce qui permettra à ETC d’être connecté au
réseau sous-marin. Le projet doit être terminé en 2008
et le gouvernement espère qu’il améliorera significativement
le décollage des services mobiles et Internet du pays. (Source
TeleGeography).

En Gambie, Gamtel déclare s’apprêter
à connecter 10 000 lignes dans la zone de Banjul dans le cadre de
son Projet d’extension générale de son réseau qui
doit fournir l’accès aux communautés urbaines et rurales.
En outre, l’opérateur a signé un contrat de 3 M$ avec Cerrillion
pour l’implantation d’un système de facturation moderne et négocie
un contrat de 6 M$ avec Alcatel pour 25 000 lignes supplémentaires
dans et autour de la capitale. La Gambie met la touche finale à
la loi sur les télécommunications qui donnera àGamtel
deplus grandes possibilités d’exploiter avec profit dans un environnement
libéralisé des télécoms. (Source TeleGeography)

Au Ghana, Siemens a signé un contrat de
30 M$ avec Ghana Telecom. Ce contrat) doit permettre à GT de déployer
des services Internet haut débit dans le pays. Par ailleurs, selon
ce contrat, de type BOT (Build Operate, Tranfer) Siemens doit mettre
en œuvre, exploiter et gérer le nouveau réseau de GT pendant
que les agents de GT seront formés pour en prendre la succession.
(Source TeleGeography)

Au Ghana, Ghana Telecom étend son réseau
GSM mobile à la Région de Bibiani au Sud du pays. GT possède
ainsi un total de 195 sites cellulaires et offre ainsi de loin la couverture
la plus importante au Ghana bien qu’il ne soit que n°2 des mobiles
derrière Mobitel, la filiale ghanéenne de Milicom (Source
PriMetrica, 13 avril 2005)

En Libye, l’opérateur de téléphonie
mobile Libyana a signé un contrat de 38,5 M$ avec ZTE pour l’extension
de son réseau. Aux termes de ce contrat ZTE fournira ses services
de soutien technique pendant trois ans. Libyana a lancé ses services
en septembre à Tripoli, Benghazi et Sebha en concurrence avec l’historique
El Madar. A la fin de mars 2005 il annonce 183 000 abonnés. Il espère
étendre son réseau à 45 villes dans le pays.

Au Cameroun, David Nkoto Emane, le DG de Camtel,
a annoncé l’exploitation imminente d’un réseau de téléphonie
mobile par l’entreprise. La Cameroon Telecommunications (Camtel), dont
le processus de privatisation jusqu’ici avortée, a connu de nombreuses
péripéties est l’un des seul opérateurs historiques
africains à ne pas s‘être lancé dans la téléphonie
mobile. Il va devoir affronter la concurrence de MTN Cameroon et Orange
Cameroun qui comptent ensemble un peu plus de 1,5 millions d’abonnés
à ce jour.

A l’Ile Maurice, le conseil d’administration de
Mauritius Telecom (MT) va procédé à la vente de 1
% de ses actions Ce qui équivaut à 1,9 million d’actions
qui seront vendues à Rs 16 l’unité. LMT compte mettre sur
pied un plan d’emprunt sans intérêt alors que les syndicats
demandaient jusqu’ci à bénéficier de ces actions
gratuitement. Le gouvernement détient à lui seul 34, 45 %
et le National Pension Fund (NPF) possède 6, 55 %. L’Etat et le
NPF étant considérés comme une seule entité,
les parts du gouvernement sont ainsi ramenées à 41 %. Les
autres actionnaires de MT sont la State Bank à 19 % et France Télécom
(FT), 40 %. Le gouvernement et France Télécom se trouvent
donc à égalité.

Le continent africain ne compte que 25 téléphones
pour 1000 habitants contre 673 aux Etats-Unis. L’Afrique qui compte 9,7
% de la population mondiale ne représente que 1,1 % des internautes
dans le monde. En outre, l’Afrique ne dispose que de trois serveurs Internet
pour 10.000 habitants, alors que l’Asie en possède 37, l’Océanie
955, l’Amérique 1.440 et l’Europe 2.293.

En Ouganda, l’agence de régulation UCC
a annoncé que la voix sur IP (VoIP) sera légalisé
en juillet lorsque les nouvelles lois sur les télécommunications
entreront en vigueur en juillet prochain.

Le Sénégal compte aujourd’hui 12
opérateurs de centres d’appel et de métiers liés aux
téléservices. Ces entreprises représentent 1.245 postes
de travail pour près de 2.200 employés. Le marché
est dominé par PCCI qui compte 800 postes déclarés
pour 1.200 employés. Mais en général, les centres
d’appel installés au Sénégal comptent 50 à
100 postes

Au Nigéria, NITEL a déconnecté
19 « opérateurs alternatifs » qui n’ont pas payé
l’utilisation de son réseau. Pour la plupart il s’agit d’opérateurs
à cartes prépayées comme Northwest Communications,
3Comms Nigeria, DGC Services, Sungold, Datatel et QV Communications. Les
19 opérateurs doivent ensemble 2,5 milliards de Nairas (19 M$) en
taxes impayées et NITEL menace maintenant 14 autres opérateurs
à moins qu’ils règlent la totalité de leurs impayés
soit 5,4 milliards de nairas. (TeleGeography, 19 avril 2005)

Le Sénégal enregistre après l’Afrique
du Sud la plus forte télé-densité urbaine en zone
subsaharienne mais ne couvre que 10 % des 13.000 localités rurales
de plus de 50 habitants dans la téléphonie simple.



Article

La traque aux réseaux télécommunication
mobile : mission dans le Sud Ouest du Burkina Faso

(Reportage effectué en avril 2005)

Sylvestre OUEDRAOGO

Nous publions ci-dessous un article particulièrement
intéressant comme nous aimerions pouvoir le faire régulièrement.
Pas seulement parce que Sylvestre Ouedraogo est un ami de CSDPTT et parce
que nous collaborons avec Yam Pukri depuis près de 3 ans. On y trouvera
la description de quelques réalités de la vie dans les villages,
qui réservent d’ailleurs aussi à Sylvestre quelques surprises
et étonnements. Mais surtout on remarquera la créativité
(une illustration de ce que le défunt Président Thomas Sankara
appelait le génie créateur du peuple) dont fait preuve la
population pour satisfaire ce besoin fondamental de communiquer. Un besoin
que les gens rencontrés expriment à chaque étape de
ce reportage. 
La Rédaction

________________________________
 

Du Lundi 28 Mars au 1er Avril 2004, une mission composée
de Mr Scott McConnel, Consultant d’Intelecon (www.intelecon canada) de
Ouédraogo Sylvestre et de 5 économistes et sociologues ont
parcouru plus de 3000 Km dans le Sud Ouest du Burkina Faso pour échanger
avec les populations à propos d’un projet pilote d’accès
au service universel de communication. En rappel, le Gouvernement du Burkina
Faso a décrété une loi à propos du service
universel et un fond a été mis en place. Brièvement,
l’idée consiste à alimenter un fond grâce aux contributions
des opérateurs de télécom travaillant dans le pays.
Ce fond doit financer le désenclavement des zones rurales en moyens
de communication appropriées (téléphone, Internet...)

Une étude a été commanditée
les bureaux Intelecon ,McCarthy Tétrault en partenariat avec Sylvestre
Ouédraogo de Yam Pukri ont fait le travail.

Nous tenons à remercier populations, les Responsables
Administratifs Villageois, les Chefs de terre, les Préfets, les
secrétaires généraux, les Hauts Commissaires ainsi
que le Gouverneur de la Région du Sud Ouest pour leur disponibilité
et accueil dans le cadre de notre travail. Les photos sont pour la plupart
la propriété de Scott McConnel et de Sylvestre Ouédraogo

La zone du Sud Ouest a été choisie par
le gouvernement du Burkina Faso pour mettre en œuvre le projet pilote.

Intelecon a pensé approfondir son travail par
une enquête de terrain afin de vérifier certaines hypothèses
comme la part de revenu des ménages utilisée dans les télécommunications,
la demande potentielle en service de communication ( téléphone,
fax, Internet...)

Je vous raconte ici nos expériences sur le
terrain.

Lundi matin, 10h, départ devant l’ARTEL (autorité de
Régulation des Télécommunication) : Traquer les réseaux
mobiles en cours de route

Depuis notre départ de Ouagadougou à bord
de 2 véhicules tout terrain, nous avons essayé de voir si
les réseaux de téléphonie mobile couvraient les zones
rurales. Nous avons constaté que l’axe Ouagadougou Bobo Dioulasso
était bien arrosé par les 3 opérateurs (TELECEL, CELTEL
et TELMOB), mais dans bien des cas, certaines zones ne sont pas couvertes
à cause des aspérités du terrain. Théoriquement,
une station de base (BTS) doit couvrir ou encore arroser 35 km autour de
l’antenne. La pratique se révéle bien différente dans
bien des cas.

Nous avons plus de 500 Km à parcourir et cette
activité que l’on peut assimiler à un jeu nous aident à
passer le temps, surtout que nous frôlons les 42° à l’ombre.
Mon compagnon Canadien, Scott a horreur de la climatisation. Nous comptons
donc sur le contact de l’air chaud venant de dehors et sur notre sueur
pour nous refroidir. Çà se passe sans problèmes tant
que le véhicule est en train de rouler.

Nous roulons à vive allure sur l’asphalte chauffée
à 70° . Pour faire un œuf au plat, très simple, il suffit
de le mettre dans une assiette en aluminium, de la poser sur le goudron
(bitume) et attendre quelques minutes, votre petit déjeuner est
prêt !

Par endroit nous perdons tout signal des réseaux
mobiles surtout quand nous bifurqons au niveau du village de Pa pour aller
tout droit sur Gaoua, la capitale de la région du Sud Ouest. Nous
faisons une première halte à Pa, les membres de l’équipe
me disent que ce n’est pas un bon arrêt parce qu’il n’y a rien à
manger ici. Je leur répondit que Pa est un paradis par rapport à
ce qui les attend. Ils le découvriront bien plus tard.

 

Pour lire le reportage en entier ... voir http://www.csdptt.org/article356.html

 Sylvestre Ouédraogo,
Directeur de Yam Pukri, http://www.yam-pukri.org/ et Coordinateur
de Burkina Ntic http://www.burkina-ntic.org/
en compagnie
de Scott McConnell,

Le texte est publié ici avec l’aimable autorisation de
l’auteur