Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre d’avril 2005 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre d’avril 2005

mardi 31 mai 2005, par Bruno JAFFRE

La Lettre d’avril 2005
No : 113

Jean Louis Fullsack, Enagnon Yevedo et Bruno
Jaffré ont participé à la rédaction de ce numéro.

 Sommaire
 :

Editorial
A quand le déblocage des sommes
versées pour le service universel ?

______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Bénin : Nouveaux DG à
l’OPT

Kenya : dissolution du régulateur
Afrique du Sud : Telkom SA contraint de
baisser ses tarifs

Inde : les syndicats se mobilisent pour
l’accès des zones rurales

Algérie : nouvelle licence
pour ORASCOM

En bref : En Sierra
Leone, Sénégal, Gabon, Celtel, République Démocratique
du Congo, Ghana, Ethiopie, Burkina Faso.

__________________________________

Net actus
Inauguration du Fonds de solidarité
numérique

Classement des « cyber-économies
 »

________________________________
Article
Compte - rendu du PrepCom-2 de la
2ème phase du SMSI
PC-2/II Genève, Palais des Nations
14 - 25 février 2005 de Jean Louis Fullsack

Lourdes sanctions à France
Télécom Marine
après un reportage de FR3 sur les
conditions de travail des marins malgaches de Max Vernet


Editorial
A quand le déblocage des sommes versées
pour le service universel ?

Décidément, participer à des débats
peut d’avérer tout à fait instructif. Ainsi lors d’un récent
débat à l’ENST de Paris, je me suis trouvé face
à un représentant de la Banque Mondiale et un avocat travaillant
pur les Agences de Régulation dans de nombreux pays d’Afrique.

 C’est ainsi que nous avons appris par ce dernier
que les sommes normalement prévues pour le service universel étaient
effectivement versées par les opérateurs mais qu’elles étaient
bloquées faite de procédures adéquates elles n’étaient
pour l’instant pas utilisées. Effet pervers de la concurrence, les
opérateurs se battent entre eux pour bénéficier de
cette manne financière tandis que les agences de régulation
peinent à trancher !

Cette nouvelle doit être largement diffusée,
ce que nous faisons ici, et que les pressions doivent s’exercer de la part
des usagers et des salariés des opérateurs pour que ces sommes
soient rapidement investies dans la téléphonie rurale, car
les besoins sont immenses en la matière.

Et pas pour qu’elle retourne vers les opérateurs
GSM, ce qui voudrait dire des services onéreux sans possibilité
d’accès à Internet, mais pour le déploiement d’infrastructures
fixes permettant des communications moins chères. Du matériel
récent performant permettrait d’aller très vite vers une
connexion communautaire par village à des coûts bien moins
élevés qu’il y a quelques années.

Bruno Jaffré
_________________________________

Echos
des postes et télécoms dans le monde

Bénin : Nouveaux DG à l’OPT
Sourou Goudohessi et Zachari Bouharima viennent d’être
nommés respectivement Directeur Général de Bénin
Télécoms et la Poste du Bénin. C’est ce qui ressort
du conseil des ministres du 16 Mars 2005 qui consacre officiellement la
mise en service des deux entités " Bénin Télécoms"
et Poste du Bénin, issues de la séparation de l’Office des
Postes et Télécommunications du Bénin.

La désignation de ces nouveaux directeurs n’est
pas due au hasard. Il semble bien qu’elle se soit déroulée
en toute transparence. A preuve, le ministre Frédéric Dohoe
a organisé un test pour recruter les directeurs généraux
de ces deux entités, test conçu et exécuté
par un cabinet d’experts et de consultants ivoiriens. Pour Bénin
Télécoms, 14 personnes ont déposé leur candidature.
Et c’est finalement Sourou Goudohesi, actuel directeur financier et comptable
de l’Opt qui a été retenu. Quant à la Poste du Bénin,
sur les 9 candidatures enregistrées, c’est Zachari Bouharima, actuel
directeur du Cne, et ex-secrétaire général de l’Opt,
qui s’est imposé à tous. Il est à noter que ce test
de recrutement a été organisé sous la surveillance
de la société civile représentée par le Fonac
(Front des Organisations Nationales Anti-Corruption) et l’ong Alcrer (Association
de lutte Contre Le Racisme, l’Ethocentrisme et le Regionalisme), histoire
de garantir la transparence dudit recrutement.

Commentaires : La validation finale des résultats
et la nomination sont du ressort du Ministère de la Communication.

L’ancien DG Sani Soumanou Sabi avait été
nommé grâce un test de recrutement où apparemment il
n’était pas le mieux placé. Les « règles »
de la politique ont prévalu et il a été nommé.

Le choix d’un financier à la tête permettra
t’il enfin à BENIN TELECOM de se consacrer au développement
du réseau de télécommunications au Bénin 
avec une gestion rigoureuse ?

Pouvons vous nous espérer qu’un audit financier
soit diligenté afin de mieux comprendre tous les scandales qui secouent
l’OPT depuis un certains temps et permettre à ce dernier de
recouvrer ses dettes ? En voici quelques uns : Titan (vor numéro
précédent de la Lettre de CSDPTT), attribution d’une licence
d’opérateur GSM sans appel d’offres à BBCOM, licence partiellement
payée par BBCOM et TELECEL, non paiement de la location des circuits
et des numéros attribués à BBCOM, terminaisons d’appels
NASUBA et autres opérateurs illégaux, commandes d’équipements
fantaisistes, appels d’offres biaisés ... liste non exhaustive.

La plupart des pays africains ont déjà
procédé à la séparation des postes et télécommunications,
première étape vers la privatisation et la libéralisation.
Depuis Août 2000 le gouvernement du Bénin avait adopté
une réforme séparant les postes et les télécommunications,
pourquoi ce retard dans l’application de la séparation structurelle
et comptable de ces deux entités ?
E. Y.

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Kenya : dissolution du régulateur
Les événements se sont succédés
tout au long de ce mois de mars. Au début du mois, Celtel Kenya
reproche au régulateur des télécommunications CCK
(Communications Commission of Kenya) d’être responsable du maintien
de tarifs élevés sur les mobiles. Cette société
a déclaré avoir été en mesure de baisser ses
tarifs dès mai 2004 mais qu’elle en a été empêchée
parce que le gouvernement a pris du retard dans l’attribution d’une nouvelle
licence d‘accès régional (regional gateway licence). L’opérateur
se plaint de devoir acheminer ses appels par le réseau de
Telkom Kenya.

Quelques jours plus tard, le gouvernement décidait
de dissoudre le directoire de la CCK au complet et de renvoyer son directeur
suite aux investigations après les allégations d’activité
illégale à l’intérieur de CCK. Les opérateurs
de télécoms au Kenya ont exprimé leurs préoccupations
suite à cette décision Ils craignent l’arrivée d’une
équipe moins « libérale » qui retarderait la
libéralisation et découragerait de ce fait les investisseurs.

Le « Caucus SMSI de la Société civile
du Kenya » a aussitôt publié un long communiqué
soutenant le Directeur renvoyé, Mr Kirui, (« We see Mr Kirui
as a well respected champion of the telecommunication and broadcasting
sector whose dismissal is a real loss for the country ») et demandant
le respect de la démocratie et une procédure transparente
pour trouver les coupables de malversations s’il y en a et les juger. Le
communiqué est signé par James Nguo et soutenu par A. Wanjira
Munyua, Coordinateur national de CATIA (Catalysing Access to ICTs in Africa)
qui est membre d’APC (Association for Progressive Comunications).

On annonçait par ailleurs la signature le 17 mars
d’un accord permettant à Bell Western, l’interconnexion de son réseau
avec celui de Telkom Kenya. Bell Western était la première
société à offrir une alternative aux services sur
réseau fixe lors de la libéralisation du marché en
1999, mais ses services étaient jusqu’ici géographiquement
limités.

Enfin, Telkom South Africa envisagerait d’entrer dans
le capital de Telkom Kenya, le gouvernement ayant prévu d’ouvrir
son marché des télécoms en privatisant Telkom Kenya
et en donnant une licence à un second opérateur national
(SNO), Mais le processus a été arrêté
suite à la dissolution de l’Agence de régulation (Source
Balancing Act).

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Afrique du Sud : Telkom SA contraint
de baisser ses tarifs

Les tarifs élevés de l’Opérateur
public des télécommunications ont été critiqués
par le Président Thabo Mbeki dans son discours sur l’état
de la Nation au mois dernier, lorsque le chef de l’Etat a déploré
que les appels des lignes fixes « sont dix fois plus élevés
que ceux des pays développés ».

Telkom SA a donc mis à l’ordre du jour de son
Conseil d’administration la baisse de ses taxes d’appels. Les tarifs longue
distance vont donc baisser de dix cents par minute et les appels internationaux
en moyenne de 28% (les appels vers les Etats-Unis et le Royaume Uni étant
à près de la moitié de leur tarif antérieur). 
Ces décisions ont été prises en prévision de
la concurrence accrue dans le marché, a déclaré Sizwe
Nxsasana à la Commission de la communication du Parlement.

Par ailleurs, les prix ADSL devraient être
baissés par paliers selon la progression de la demande pour ce service,
mais M. Nxsasana a déclaré que la société ne
pouvait baisser davantage ses tarifs d’appels locaux sans risque quant
au retour sur l’investissement dans la boucle locale. La société
a aussi baissé les tarifs de ses produits de vente en gros.

Le ministre de Télécoms a déclaré
que l’opérateur indien VSNL, propriétaire du puissant groupe
Tata, possède 26% du capital du second opérateur national,
la société d’Etat Eskom (15%) et le Black Empowerment group
NEXUS, 19%.

Par ailleurs Telkom SA cherche à entrer dans le
capital des opérateurs historiques du Kenya (Telkom Kenya), de Tanzanie
et de la RDC (Source Balancing Act).

Du côté » du personnel, les syndicats
de télécommunications du pays et la compagnie Telkom South
Africa ont signé un accord selon lequel TELKOM SA suspendait son
plan social pour une durée de deux ans. Elle envisageait de licencier
4.181 employés sur trois ans alors que les effectifs sont passés
de 61.237 en 1999 à 29.970 fin 2004. Telkom avait déjà
licencié 1.278 personnes, soit 31% de l’objectif des 4.181 licenciements
prévus avant la signature du nouvel accord. Désormais, Telkom
envisage différentes variantes par rapport au plan social afin de
réduire au minimum le niveau de licenciement requis, mais sans abandonner
les exigences financières établies. Les affiliés d’UNI
Télécoms, qui regroupe la plupart de syndicats de télécommunications
dans le monde, ont participé dans le monde entier à une campagne
internationale reposant sur l’envoi de messages de protestation à
la direction de la compagnie, depuis le site Web d’UNI (Source UNI
http://www.union-network.org/unitelecom.nsf).

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Inde : les syndicats se mobilisent
pour l’accès des zones rurales

Le forum conjoint des syndicats de télécommunications
indiens a envoyé une lettre au gouvernement pour que celui-ci prenne
des mesures visant à améliorer l’accès au réseau
de télécommunications dans les régions rurales et
à augmenter le nombre nettement insuffisant de connexions large
bande.

Les syndicats, estimant que les annonces récentes
d’une augmentation de l’investissement étranger direct pour les
besoins des opérateurs mobiles privés ne constituent pas
une réponse appropriée.

Ils affirment que d’autres mesures radicales et des modifications
de la réglementation s’imposent pour la réalisation des objectifs
considérés. Ils précisent que, dans l’état
actuel des choses, les opérateurs en question ne respectent pas
leurs obligations au titre des licences octroyées, préférant
payer les amendes qui correspondent aux différentes infractions
plutôt que d’améliorer l’accès au réseau dans
les régions rurales. On trouvera un exemplaire de la lettre et le
contenu de l’analyse de la situation sur le site Web d’UNI Télécoms,
à l’adresse suivante http://www.union-network.org/unitelecom.nsf/By+Date/F55B934895A76D55C1256FB10033560D?OpenDocument

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Algérie : nouvelle licence
pour ORASCOM

L’Algérie a accordé la licence longue distance
et internationale fixe au consortium égyptien soutenu par Orascom
et Telecom Egypt. La concession pour 15 ans d’un montant de 65 M$ n’a attiré
qu’un seul soumissionnaire. Le nouvel entrant est invité à
prendre part dans un marché sous-développé.

La licence appelée « interurbaine »
exclut donc des obligations de service des zones rurales. Les spécialistes
estiment à 200 M$ les investissements en réseau nécessaires
pour une couverture nationale. Algérie Télécom a gardé
le monopole des lignes locales (2,2 millions d’abonnés fixes à
la fin de 2003) et déclare vouloir investir 2,5 G$ ( !) dans les
années à venir pour développer son réseau et
offrir des services à large bande.

Orascom est déjà bien établi en
Algérie comme opérateur mobile avec 2,44 millions d’abonnés
à son réseau GSM Djezzy à la fin septembre 2004. (Source
Telegeography).

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En bref
En Sierra Leone, Africell, la 4 ème
société de téléphonie mobile
en Sierra
Leone vient de démarrer ses activités. C’est une filiale
du groupe de télécommunication Lintel basé au Liban.

Au Sénégal, alors que le gouvernement
s’apprête à vendre une 3 ème licence de téléphonie
mobile, le nombre des abonnés vient de passer la barre du million
en atteignant 1028 061 abonnés fin novembre 2004, soit environ 1
sénégalais sur 10, 9 ans après son introduction au
Sénégal. Sonatel Mobiles détient 68% des parts de
marché contre 32% pour son concurrent Sentel Mobiles dont la part
de marché a fortement augmenté puisqu’elle n’était
que de 18% en 2002.

Au Gabon, La Sonatel en partenariat avec France
Télécom, Detecon (Allemagne), Maroc Télécom
(Maroc), Télénor (Norvège) et ZTE (Chine) sont candidats
à l’acquisition de 50% des actions de l’opérateur public
gabonais dans le cadre du processus de privatisation de l’opérateur.

La société koweïtienne Mobile Telecommunications
devrait racheter le groupe privé Celtel
basé aux Pays-Bas
pour 3,32 milliards de dollars. Elle doit d’abord acheter 85% du capital
pour 2,8 milliards de dollars Puis le reste 2 ans après pour 500
millions. Celtel, troisième opérateur cellulaire en Afrique,
revendique 5,2 millions d’abonnés dans 13 pays d’Afrique. Mobile
Télécommunications est déjà présente
au Koweït, en Irak, en Jordanie, à Bahrein et au Liban où
elle compte 3,192 millions d’abonnés de Mobile Telecom.

En République Démocratique du Congo,
les travaux pour la construction d’une nouvelle station terrienne des télécommunications
ont commencé à Kinshasa. Ces travaux font suite à
un accord de partenariat signé en 2002 entre l’OCPT (Office Congolais
des Postes et télécommunications) et Lucent Communication,
société de droit tanzanien, pour la détermination
des modalités pratiques d’acquisition, d’installation, de gestion
et d’exploitation des infrastructures de télécommunications
grâce à une nouvelle technologie. La gestion commune de partenariat
se fera à travers la cellule de gestion de réseau de télécommunications
(CGRT), SEMATEL. L’apport attendu de Lucent Communication tourne autour
de 60 à 100 millions de dollars US. D’autres associés étrangers
sont aussi impliqués dans ce projet. (Source Le Phare à 
Kinshasa 11 Mars 2005)

Au Ghana, le Ministre des Communications, Albert
Kan Dapaah, a déclaré que Ghana Telecom aura un nouvel investisseur
privé dès que le différend avec Telecom Malaysia,
qui possède 30% des parts dans l’opérateur, sera résolu.
L’Etat envisage de les vendre à un investisseur privé et
n’est pas prêt à prendre une participation plus importante
dans GT car « la croissance et le développement des TIC doivent
être assurés par le secteur privé ».

NdR  : le gouvernement ghanéen n’a visiblement
rien retenu de la « leçon » du partenariat de GT avec
Telecom Malaysia qui avait été (à l’époque)
salué avec la même certitude ultra-libérale
. JLF

En Ethiopie, l’opérateur ETC a signé
un contrat de 48,5 millions de dollars avec Ericsson pour sa solution « 
GSM Expander ». Celle-ci doit étendre la couverture et la
capacité du réseau à Addis Abbeba et dans d’autres
régions d’ici à mi 2005.

Au Burkina, l’Office national des télécommunications
(ONATEL) a annoncé le lancement de 3 nouveaux services sur la téléphonie
fixe, le prépaiement sur carte, l’indication d’appel en instance
et la messagerie. Leur mise en place, prévue dans le plan stratégique
de développement, a coûté à l’ONATEL environ
un milliard FCFA.

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Net
actus

Inauguration du Fonds de solidarité numérique
Le Fonds de solidarité numérique a été
officiellement lancé le 14 mars 2005 à Genève lors
d’une cérémonie à laquelle ont participé de
nombreuses personnalités, chefs et hommes d’Etats, maires de grandes
villes.

Sa mission consiste "à promouvoir et à
financer des projets structurants aptes à assurer aux populations
défavorisées une chance d’entrer dans l’ère de la
société de l’information". Il doit permettre " de convertir
la fracture numérique en opportunités numériques ".
Il est le produit de la mobilisation des contributions volontaires souscrites
par les citoyens, des financements des institutions publiques locales (villes
et régions) et nationales, ainsi que du secteur privé et
de la société civile.

De nombreuses contributions ont déjà été
annoncées, 500 000 euros de l’Union Africaine, 300 000 euros de
la France, 500 000 dollars de l’Algérie, et 300 000 euros du maire
de Dakar. Le Sénégal dès son lancement avait annoncé,
par la voix de son Président M. Wade, une contribution de 500 000
dollars.

L’initiative en revient au président sénégalais
M.Wade qui a force de ténacité et avec le soutien des autres
chefs d’Etats a réussi à le faire adopter lors du dernier
PREPCOM2 de préparation. L’idée a longtemps été
combattue par les pays occidentaux qui ne voyaient là qu’un système
de financement supplémentaire déclarant vouloir souhaiter
travailler à l’amélioration de ceux déjà existants.

Quelques maires de grandes villes avaient rapidement
rejoint ses défenseurs entraînant le ralliement de l’Association
Internationale des Maires Francophones (AIMF) et les Etats de la francophonie
avaient exprimé leur soutien en novembre 2004.

Le Fonds est géré par une Fondation dont
le siège est à Genève et qui décide des critères
de contribution et de l’utilisation des fonds. Actuellement, 60 % des ressources
du Fonds sont affectés aux Pays les Moins Avancés, 30 % aux
pays en développement et 10 % aux pays en transition.

Le FSN a déjà récolté entre
quatre et cinq millions d’euros depuis sa création en décembre
2003. Environ 60% cent des fonds perçus devront aller aux 49 pays
les moins développés du monde, 30% aux pays en voie de développement
et 10% serviront au financement de projets dans les pays riches.

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Classement des « cyber-économies
 »

Selon le rapport sur les technologies de l’information
globale 2004-2005, rendu public par le World Economic Forum (WEF), Maurice
recule de quatre places, passant de la 43e place des économies les
plus avancées en matière de technologies de l’information
et de la communication à la 47e. Sur le plan africain, la Tunisie
(31e) et l’Afrique du Sud (34e) confortent leur position de leader. A la
tête du classement, on trouve respectivement Singapour, l’Islande,
la Finlande, le Danemark et les Etats-Unis, qui étaient en tête
l’année dernière. L’index du WEF est considéré
comme une référence mondiale qui couvre 104 économies.
Les critères sont notamment la qualité de l’enseignement
des sciences et de mathématiques, le coût du téléphone
et de l’Internet et la politique du gouvernement en matière de Tic.



Article

Lourdes sanctions à France Télécom
Marine après un reportage de FR3 sur les conditions de travail des
marins malgaches

 

Max Vernet

Cet article est le résultat d’un investigation propre menée
par Max Vernet.

 

Le 24 mars au soir, France Télécom Marine
(FT Marine) débarque en catimini le Commandant du navire câblier
Léon Thévenin et un matelot malgache. FT Marine fournira
comme motif des sanctions un non respect des règles du Code International
pour la Sûreté des Navires et des Installations Portuaires
(International Ship and Port Facility Security code, ISPS). Rappel de la
chronologie des évènements.

Le 23 mars dernier les Députés examinaient
le projet de loi sur le RIF (voir http://www.csdptt.org/article336.html)
pendant que les salariés du secteur étaient appelés
par leurs organisations professionnelles, à la grève et à
manifester leur opposition à ce projet qui était finalement
adopté.

Pour la CGT marins le RIF équivaut à la
mise en place d’un « pavillon de complaisance à la Française
 » qui « donne un coup de grâce à l’emploi de marins
français ». La CGT marins considère que « dans
2 ans lorsque le RIF se sera substitué à l’immatriculation
aux Iles Kerguelen », il aura « supprimé plus de 600
emplois de marins nationaux ». En même temps cette centrale
dénonce des dispositions qui officialisent « l’emploi de marins
étrangers et le transport maritime au coût le plus bas, avec
des aides publiques distribuées ont ne sait sur quels critères
 ». Dans un communiqué, la CGT reprochait aux députés
qui ont soutenu ce projet « de mettre en place la Directive Bolkestein
en pire »alors « qu’ils s’y seraient opposés ! »,
et même « d’étendre cette directive à l’extérieur
de l’Union Européenne » en officialisant « l’embauche
de marins issus du Tiers monde par des sociétés de manning
dans des conditions sociales d’un autre temps ».

Le même jour FR3 diffusait, dans les éditions
nationales de son JT de la mi-journée et de début de soirée,
une enquête tournée en caméra cachée à
bord du Léon Thévenin. Il s’agissait de montrer quelles étaient
les conditions de travail de marins étrangers embarqués sous
pavillon TAAF : sur le Léon Thévenin, les marins malgaches
effectuent des embarquements de six mois, travaillent 12 heures par jour
et sont embauchés par une "manning agency".

L’article entier est à l’adresse http://csdptt.org/article352.html

Max Vernet
CSDPTT Ile de France



Compte - rendu du PrepCom-2 de la 2ème phase du SMSI PC-2/II
Genève, Palais des Nations 14 - 25 février 2005
 

Jean Louis Fullsack

Ce PrepCom s’inscrit dans la deuxième phase du
Sommet, dite « phase de Tunis », et fait suite au PrepCom-1
qui s’est tenu en Tunisie en février. CSDPTT avait décidé
de ne pas y prendre part notamment au vu des nombreux problèmes
sur le plan du respect des droits de l’Homme que pose quotidiennement dans
ce Pays le gouvernement tunisien.

Comme prévu, PrepCom-1 avait été
émaillé d’incidents et son programme de travail n’a été
que très partiellement respecté, les réunions plénières
ayant été marquées par de nombreuses obstructions
et manœuvres dont une bonne partie étaient téléguidées
par les instances gouvernementales.

PrepCom-2 est donc revenu sur les rives du Léman,
plus paisibles et, bien que pas toujours à l’abri de critiques,
plus propices au travail et à aux débats. Quoique ...

Lire le compte rendu complmet à l’adresse http://csdptt.org/article351.html
 

Jean Louis Fullsack
Délégue de CSDPTT au SMSI