Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de mars 2005 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre de mars 2005

lundi 25 avril 2005, par Bruno JAFFRE

La Lettre de mars 2005
No : 112

Jean Louis Fullsack, Alain Roblin Demont, Enagnon
Yevedo et Bruno Jaffré ont participé à la rédaction
de ce numéro.

 Sommaire
 :

Editorial
PrepCom-2 : la Société
civile à la recherche d’un deuxième souffle

______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

France Telecom va supprimer 8000 emplois
en 2005

Bénin : Titan admet avoir payé
3,5 millions de dollars au conseiller commercial du Président Kérékou
l

Bénin : dysfonctionnement du
téléphone cellulaire fixe - les abonnés de l’OPT crient
leur ras-le- bol

Ouverture du marché au Maroc
Ghana : contrats pour Alcatel et Siemens
Tanzanie : Celtel sort de l’opérateur
fixe

Lancement d’un 2 ème satellite
nigérian

En bref : Mauritanie, Rwanda,
Kenya,

__________________________________

Net actus
La rétrospective de l’APRIL
SMSI : déclaration de la
société civile tunisienne indépendante

En bref  : Madagascar

________________________________
Article

Bridging the Divide : Le vieux et le
pont (Fable sur le développement)
de Alain Roblin
Demont

PrepCom-2 - Session du Sous-comité 23 février 2005 : Déclaration de CSDPTT, soutenue par
le Groupe de travail de la Société civile sur le financement
des technologies de l’information et de la communication (GT-SC-FTIC),
portant sur les § 18, 19 et 20 du Rapport sur les travaux du Groupe
d’Amis du Président, relatifs au Financement indispensable
et urgent pour combler le fossé « numérique »


Editorial
PrepCom-2 : la Société civile à
la recherche d’un deuxième souffle

Le 2ème Comité préparatoire (PrepCom-2)
de la deuxième phase du SMSI vient de se dérouler du 15 au
26 février à Genève. Il a rassemblé quelques
700 délégués des 160 Etats représentés
et des organisations internationales et régionales ainsi que des
représentants du secteur privé, et environ 180 membres de
la Société civile. Au programme : la préparation des
documents officiels du Sommet de Tunis, l’examen du Rapport du Groupe de
travail sur les mécanismes financiers (TFFM) mis en place par le
Secrétaire général des Nations Unies suite à
l’échec du Sommet de Genève sur cette question fondamentale,
comme sur celle de la gouvernance d’Internet qui a été évoquée
lors de deux sessions mais dont le Rapport final du groupe de travail (WGIG
ou « ouiguig ») sera « au menu du prochain PrepCom-3,
en septembre.

Pour le PrepCom-2 deux « gros morceaux »
étaient au programme et devaient faire durer les discussions : le
« Chapeau politique » du projet de document officiel pour Tunis
et le Rapport du TFFM qui fait l’objet du chapitre 2 de ce document. Sur
le premier sujet il n’y a pas eu consensus et en dernière minute
la Suisse a proposé un texte de compromis. Quant au Rapport du TFFM
il a été contesté par une grande majorité de
gouvernements (en particulier du « Sud », Brésil en
tête) pour son manque de vision, son analyse incomplète et
sa propension à donner au marché et aux investissements privés
des rôles dominants. Comme il doit constituer l’essentiel du Chapitre
2 du document officiel, celui-là n’a guère avancé
et le Fonds de Solidarité (boudé par le Rapport du TFFM)
a finalement réussi à s’y glisser sous une version consensuelle,
c’est-à-dire sans engagement des gouvernements représentés.

CSDPTT a critiqué pour des raisons identiques
ce Rapport dès qu’il a été divulgué (voir notre
compte-rendu de la Réunion du Groupe des Amis du Président
en janvier). Notre association est intervenue dans la Plénière
intergouvernementale pour rappeler quelques évidences financières
quant aux problèmes posés par les investissements indispensables
pour combler « le fossé numérique », et rappeler
les engagements -minimalistes- pris par les Etats à Monterrey pour
financer le développement.

Quant à la Société civile, elle
a visiblement perdu ses marques pour diverses raisons : une deuxième
phase du SMSI sans objectif(s) visible(s), une atomisation de sa structure
déjà plus que hétérogène par une « 
génération spontanée » de caucus, le débat
tuniso-tunisien qui a fortement miné son travail et empoisonné
les débats (notamment ceux organisés par le Caucus des Droits
de l’Homme et la rencontre entre la Présidence de l’Union européenne
et les ONG). Par ailleurs, les grandes organisations « transnationales
 » comme APC et CRIS ont essayé de prendre en main cette société
civile malgré les (ou à cause des) problèmes cités,
alors que CONGO, qui fédère les ONG sous statut agréé
des Nations Unies, a essayé par tous les moyens (y compris illégitimes
comme son Communiqué de presse abusivement intitulé « 
au nom de la Société civile ») d’imposer sa stratégie
« minimaliste » et consensuelle pour sauver ce SMSI bien mal
en point.

Ce ne sont pas par de telles méthodes que le SMSI
avancera mais par de réels débats sur les sujets les plus
importants et le consensus indispensable pour répondre aux attentes
de tous ceux, au Nord comme au Sud, qui sont absents des débats
et seront les exclus de la Société de l’Information quelle
qu’en soient sa nature et ses apports.

 Jean Louis Fullsack
_________________________________

Echos
des postes et télécoms dans le monde

France Telecom va supprimer 8000 emplois en 2005
L’opérateur vient d’annoncer une nouvelle baisse
d’effectifs de 8000 pour 2005 sur les 203500 que compte l’entreprise. Aucun
licenciement n’est prévu selon la direction, celle-ci compte sur
les départs volontaires, les départs à la retraite
ou les transferts vers la fonction publique.

En France, où France Télécom emploie
122.900 salariés, la suppression de postes devrait se chiffrer à
5.500 emplois, solde de 8.500 départs compensés par 3.000
recrutements. Les fonctionnaires restent majoritaires chez FT au nombre
de 95.000 postes. Ces nouvelles suppressions d’emplois viennent s’ajouter
aux nombreux départs effectués depuis l’arrivée de
Thierry Breton à la tête de l’opérateur.

En 2004, 25.000 postes avaient été supprimés,
soit une perte nette de 12500 si l’on tient compte des embauches. En 2003,
la réduction des effectifs avait concerné 13.100 postes dans
le monde dont 7.800 en France. Ainsi les effectifs du groupe sont passés
de 246.000 salariés en 2002, 203.500 en 2004, ils seront moins de
200.000 cette année.

________________________________
Bénin : Titan admet avoir
payé 3,5 millions de dollars au conseiller commercial du Président
Kérékou l

Titan, le fournisseur américain de l’armée
et du renseignement Titan a été condamné à
une amende de 28 millions de $ pour avoir payé un pot-de-vin de
2 millions $ pour la campagne de ré-élection du Président
du Bénin, Mathieu Kérékou afin de s’assurer l’achat
de l’opérateur national OPT avec une dot pour procéder à
des projets d’investissement.

L’affaire était une partie d’une incursion désastreuse
de Titan Wireless (maintenant disparu) dans le marché africain au
sommet du boom des télécoms. Il avait formé une co-aventure
avec l’OPT du Bénin. Sous les termes d’une description d’un projet
Build-Operate-Transfer (réaliser, exploiter et transférer),
elle devait installer et exploiter un réseau cellulaire GSM, un
réseau rural de téléphonie, une liaison dorsale en
fibre optique et un équipement de commutation téléphonique.
La plupart de ses réalisations devaient être approvisionnées
par Alcatel.

Titan a admis avoir effectué des paiements illicites
(via d’anciens agents de Titan Wireless) et a accepté de payer 28
millions de dollars d’amende. Les peines combinées sont les plus
grandes imposées à une société dans l’histoire
de la loi sur les actes de corruption à l’étranger. Cette
loi de 1997 met un obstacle aux pots-de-vin des sociétés
américaines à des présidents, princes et potentats
dans la recherche de contrats étrangers.

Titan a dit en février 1999 que son président
et son PDG, Gene W. Ray avait rencontré le président du Bénin,
Mathieu Kérékou, pour annoncer des plans pour un système
de communications « au sommet de l’art » pour le pays. Mr Ray,
66 ans, a été le Directeur général de Titan
depuis la fondation de la société en 1981.

La plainte de la SEC disait que, de 1999 à 2001,
3,5 millions de dollars ont circulé de Titan « vers son agent
au Bénin, qui était connu alors pour Titan pour être
le conseiller commercial du président du Bénin ». Environ
2 millions de dollars sont allés dans la campagne électorale
du président, a dit la commission, une partie pour acheter des T-shirts
portant l’effigie du président. Le Président Kérékou
a été réélu en mars 2001 par 84,1% des votants
contre son propre ministre d’Etat.

Un versement similaire aurait été fait
selon des rumeurs pour une campagne présidentielle en Afrique de
l’Ouest par une autre société investissant dans un opérateur
historique. (Sources : diverses comprenant BBC On-line et New York Times)

L’ancien Directeur Général de l’Office
Béninois des Postes et Télécommunications (Opt), signataire
du contrat avec Titan Barthélemy Agnan après avoir été
annoncé en caval début mars a déclaré peu après
ne pas avoir reçu de convocation. Agnan est l’homme qui, après
Macaire Zinsou le cerveau du dossier, est le plus impliqué dans
cette affaire. Il s’était lancé dans la politique et avait
crée son propre mouvement politique dénommé Groupe
de Réflexion et d’Action Politique (Grap). Il siège actuellement
à la mairie d’Abomey en tant que conseiller et voulait même
diriger la capitale historique du Bénin.

Karim AMADOU, le cerveau de l’opération 
a été écroué le 3 Mars 2005 puis relâché
peu après. C’est l’homme qui a monté toute l’opération
de corruption du groupe Titan pour la réélection du Général
à la magistrature suprême en 2001. Il jouissait jusqu’à
hier de la confiance et de la protection des intimes du Chef de l’Etat.
C’est lui qui avait négocié avec les dirigeants
du Groupe Titan. Karim Amadou est subitement devenu PDG de la société
Cari-Com spécialisée dans la distribution des crédits
Libercom, propriétaire de plusieurs parfumeries, et des boutiques
de prêt-à-porter qui pullulent partout. (Source http://www.village-beninois.com
qui reprend les articles de la presse béninoise)

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Bénin : dysfonctionnement
du téléphone cellulaire fixe - les abonnés de l’OPT
crient leur ras-le- bol

Lors de la législature du président Soglo
Nicéphore (1991-1996), le Canada a fait don du système AMPS
(Advanced Mobile Phone System). C’est une norme nord américaine
pour les systèmes cellulaires reposant sur la transmission analogique
de la voix. Elle fonctionne sur la bande de 800 MHZ.

Ce système de téléphonie cellulaire
a été transformé avec l’arrivée du GSM en l’an
2000 en cellulaire fixe. La maintenance étant un poste complètement
sous estimé par l’OPT (Office des Postes et télécommunications)
du Bénin, ce produit constitue aujourd’hui une cause de mécontentement
de nombre de personnes.

En effet, depuis bientôt trois ans, les abonnés
de l’Opt qui utilisent le cellulaire fixe sont confrontés à
un problème de dysfonctionnement de leur ligne téléphonique.
Un dysfonctionnement qui se manifeste sous trois formes :

- soit la ligne n’est du tout fonctionnelle ; -
soit quand elle l’est, la communication connaît des interruptions
intempestives, faisant dépenser inutilement des unités à
l’appelant.

- Parfois, en appelant d’un combiné fixe conventionnel
un correspondant utilisant le cellulaire fixe, l’usager perd des unités
sans même que vous n’ayez accès à la ligne de votre
correspondant. Ce dernier cas est souvent source de querelles entre les
gestionnaires de cabines téléphoniques privées et
leurs clients. Car ces derniers n’entendent souvent pas payer de l’argent
pour les unités consommées alors qu’ils ne sont pas parvenus
à rentrer en contact avec leurs correspondants. Face à ces
problèmes, les populations ne cessent de crier leur désarroi.

Ce désarroi a été transmis à
l’association des consommateurs et plusieurs fois relayés par des
émissions radiophoniques, lieu d’expression du mécontentement
populaire.

Conscient de ce problème, l’OPT avait lancé
courant 2003 un appel d’offres pour s’approvisionner en pièces de
rechange de ce système désuet. Après avoir récupérer
les frais d’achat des dossiers (500 000 FC CFA), les soumissionnaires ont
été surpris de constater que le l’appel d’offres a été
annulé. En effet, un nouveau marchand de rêves comme il y
a en a dans le secteur des télécoms a grâce a un accord
avec l’OPT promis de résoudre le problème de ces abonnés
malheureux du cellulaire fixe en introduisant un nouveau système
la CDMA (Code Division Multiple Access) en 6 mois. Cette technique de téléphonie
sans fil utilise un spectre étalé pour répartir les
émissions sur de nombreuses fréquences.

Nous sommes en février 2005 et cet accord entre
la société GS Telecom, Univercell et l’OPT prend du retard
pour la mise en place de ce nouveau système. Espérons que
le nouveau gouvernement ne mette un coup de canif dans ce contrat et que
l’escroquerie ne continue pour ces abonnés.

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Ouverture du marché au
Maroc

Le Maroc s’apprête à ouvrir son marché
de la téléphonie fixe par l’adjudication d’une série
de nouvelles licences : six portant sur la boucle locale, deux licences
longue distance et deux licences internationales. La date limite de 
dépôt des offres est fixée au 24 mai. Les opérateurs
qui soumissionneront en même temps aux 3 types de licence devraient
se voir accorder un traitement préférentiel.

Le service de téléphonie fixe de Maroc
Telecom compte actuellement 1,3 millions d’abonnés, soit une pénétration
de 4,3%, et un chiffre d’affaires de 11,2 milliards de dirhams (1,32 milliard
de dollars) en 2004, 52,4% du chiffre d’affaires total de l’opérateur.

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Ghana : contrats pour Alcatel
et Siemens

TeleGeography note le 3 mars 2005 que Ghana Telecom (GT)
commencera bientôt la deuxième phase d’extension de la couverture
de son réseau dans l’ensemble du pays. Celle-ci est financée
par un prêt d’Alcatel Shanghai Bell et doit être achevée
au premier trimestre de 2006. La 1ère phase du projet, qui comprend
la localisation des nœuds de commutation de circuits Alcatel pour accroître
la couverture de GT en termes de services dans la capitale, doit encore
être complétée. La phase 2 implique des travaux d’extension
qui comprennent l’installation de 250 antennes radio ( ? : Stations de
Base probablement, NdR) qui doivent desservir environ 400000 utilisateurs
mobiles.

Siemens a par ailleurs signé un contrat de 30
M$ avec GT. Comme partie de sa stratégie pour l’Afrique de l’Ouest,
Siemens annonce que son contrat signé avec GT permettra à
l’opérateur de déployer des services Internet haut débit
dans le pays. Selon un contrat de type BTO qui demandera à Siemens
de mettre en œuvre, exploiter et gérer le nouveau réseau
de GT pendant que les agents de GT seront formés pour en prendre
la succession.

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Tanzanie : Celtel sort de l’opérateur
fixe

Le 3 mars 2005 Balancing Act News Update annonce : CelTel
sort de TTCL - Il pourrait devenir opérateur (d’opérateurs).
La TTCL (Tanzania Telecommunications Company Ltd) privatisée retournera
sous la gestion gouvernementale d’ici trois mois après que Celtel
a failli à ses obligations. Les sources de Dar-es-Salam disaient
la semaine dernière : « Cela n’est plus un problème
et le contrat de quatre ans qui a confié la gestion de TTCL
à l’investisseur hollandais a pris fin au 22 février ».

Le gouvernement a donné trois mois de plus pour
remonter l’affaire et finaliser le transfert. TTCL est avant tout un opérateur
de lignes fixes avec un réseau à couverture nationale. La
privatisation de TTCL a soulevé une controverse quand MSI/Detecon
(comme investisseur alors) proposait de l’acheter pour 120 millions de
dollars, près de deux fois le montant offert par les deux consortia
intéressés par l’offre.

MSI/Detecon s’est aussi engagé à installer
800 000 lignes téléphoniques en quatre ans finissant la semaine
dernière, qui auraient augmenté la connectivité des
162 000 lignes de TTCL. La semaine dernière, qui a marqué
la fin de la période d’exclusivité de TTCL, les lignes fixes
étaient au nombre de 300 000 avec 148 360 abonnés au niveau
national.

L’investisseur a acheté 35% des parts pour un
total de 65 millions de dollars. La plus grande part de l’argent a été
ré-investie dans la société cellulaire mobile Celtel,
une filiale de TTCL. La source a en outre révélé que
le gouvernement et l’investisseur étaient engagés dans d’intenses
négociations sur le partage des parts dans la société
cellulaire.

Mais un officiel bien placé de TTCL a dit à
l’East African : « Le sort de ces négociations est toujours
inconnu car il y a beaucoup de problèmes de base sur lesquels on
n’a pas trouvé d’accord. C’est la confusion » disait-il. La
semaine dernière, aucune déclaration officielle n’a été
produite par le gouvernement, ni par Celtel, ni par TTCL. Il est cependant
évident que les deux côtés ont été en
désaccord à propos du partage des parts dans la société
cellulaire qui est propriété de Celtel International.

Bien que la direction de MSI/Detecon n’ait pas publié
sa décision d’abandonner cette affaire de quatreans, des sources
ont indiqué que les intentions de l’investisseur étaient
de se désengager totalement de l’opérateur fixe TTCL pour
se concentrer au commerce plus profitable des téléphones
cellulaires.

La source a indiqué en outre que Celtel International
« veut se dégager de TTCL et a fait connaître ses intentions
au gouvernement en novembre ». Celtel International veut aussi que
la Tanzanie propose le prix de ses parts dans Celtel Tanzania de manière
qu’il puisse racheter toute la participation du gouvernement.

Suivant la source, la formation d’un opérateur
d‘opérateurs (carier’s carrier) national (NCC) sous TTCL est imminente
pour gérer la capacité excédentaire dans les câbles
à fibres optiques actuellement utilisés par Tanesco, la société
de chemins de fer de Tanzanie (TRC), Songas Limited et Tazara. La capacité
excédentaire sera louée à des clients. Le Directeur
général de TTCL, George Mbowe, n’a pas voulu commenter l’éclatement
TTCL-Celtel, mais a dit que Celtel Tanzania a commencé à
rembourser 65 millions de dollars de capital à TTCL. « Le
capital était une dette intra-société et Celtel est
en train de rembourser » a déclaré M. MBowe.

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Lancement d’un 2 ème
satellite nigérian

Le Nigéria s’apprête à lancer un
deuxième satellite dénommé Nigeria Sat II. Le gouvernement
bien en effet d’approuver le démarrage des travaux pour environ
300 millions de dollars. Celui-ci devrait apporter environ 200 millions
de dollars par an dans les coffres du gouvernement.

Le premier satellite lancé, Sat I nigérian
permet à certains pays ou agences d’acheter des données,
en particulier depuis la catastrophe asiatique du tsunami. Une seule carte
coûte en effet 1.000 dollars. Lancé par une fusée russe
en 2003, il a pour mission de contrôler les ressources en eau du
pays, l’érosion de ses sols, la déforestation et les catastrophes
naturelle, mais aussi de surveiller les infrastructures militaires et pétrolières
du pays.

 Sat II aura une durée de vie de 15 ans,
alors que celle de Sat I n’est que de 5 ans. Il doit en outre permettre
la création de deux millions d’emplois et de réduire considérablement
le coût de l’accès aux dernières informations et à
Internet dans le pays. De nombreuses sphères de la vie économique
et sociale devraient être concernées par les services offerts
comme la médecine, la radiodiffusion, l’agriculture, l’exploitation
minière, les transports et la navigation, l’éducation, l’exploitation
du pétrole et du gaz ainsi que la surveillance de la sécurité
et la collecte de renseignements. (Source Panapress).

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En bref
En Mauritanie, la Centrale Libre des travailleurs
de Mauritanie (CLTM) a dénoncé, "l’absence de dialogue social
au sein de la Mauritel", la Société mauritanienne de télécommunications
et demande l’ouverture de négociations. A l’origine de ce différent,
"la stagnation de la masse salariale depuis 2003" et "l’utilisation abusive
des travailleurs temporaires".

Au Rwanda, un projet communautaire rural conduit
par MTN Rwanda pour distribuer des téléphones publics cellulaires
à prépaiement a jusqu’ici largement dépassé
les prévisions de la société. Cette initiative appelée
Tuvugane « nous pouvons tous parler » était lancée
il y a un an. Près de 1 600 téléphones à prépaiement
ont été installés dans des régions rurales.
MTN affirme que le projet a mis plus de 95% de la population rurale à
la portée des services téléphoniques. Le système
Tuvugane implique des prêteurs locaux de microcrédit à
des entrepreneurs pour acheter des téléphones à prépaiement
et vendre du « temps d’antenne » (NdR : de la durée
de communication radio).

Au Kenya, le directeur général
de la Commission communication du Kenya (CCK), M. Sammy Kiru a déclaré
qu’il sera exigé aux acteurs du secteur de justifier les taxes prélevées
sur les consommateurs par rapport aux coûts de l’unité. Il
a par ailleursaffirmé vouloir atténuer les conditions d’octroi
des licences, pour créer un choix plus important pour que les investisseurs
pénètrent le marché à partir de n’importe quel
option de fourniture de service.

Les deux principaux réseaux fournisseurs de service
de téléphonie cellulaire du pays, Safaricom (appartient partiellement
à l’Etat à travers sa compagnie de téléphone
fixe Telkom Kenya), et Celtel Limited disposent d’environ 3,5 millions
d’abonnés, d’après les statistiques de CCK.

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Net
actus

La rétrospective de l’APRIL
L’APRIL (Association pour la promotion et la Recherche
en Informatique Libre) a publié sa rétrospective 2004, préparée
à partir de la « Sélection libre », la revue
de presse sur le logiciel libre, la documentation libre et les sujets afférents,
éditée par l’association depuis juillet 2003. Elle est basée
sur une approche thématique, avec une introduction par un contributeur
extérieur pour chaque thème.

Parmi les thèmes traités :
- Gouvernements et administrations
- Interopérabilité et standards
- Passage au libre
- Propriété, biens communs
http://april.org/articles/divers/retro2004/retrospective/t1.html
http://april.org/articles/divers/retro2004/retrospective.html
[monopage]

Le bilan moral de l’association est par ailleurs disponible
à http://april.org/articles/divers/rapport-moral-2004.html

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SMSI : déclaration
de la société civile tunisienne indépendante

Dans le cadre de leur mobilisation à l’occasion
du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI),
les organisations de la Société Civile Indépendante
Tunisienne se sont réunies au siège de la LTDH à Tunis
le 18 janvier 2005, afin d’élaborer leurs perspectives d’actions
pour la suite du SMSI.

Les organisations signataires :
- Rappellent que le Sommet intergouvernemental de Genève
a adopté une Déclaration de principes affirmant la centralité
des droits de l’homme et de la liberté d’expression comme principes
fondamentaux de la société de l’information.

- Considèrent que le SMSI va se réunir
dans un pays où les atteintes flagrantes aux libertés d’expression,
d’information et d’opinion par les autorités, sont dénoncées
par toutes les organisations internationales de droits humains.

- Rappellent que la Prepcom de Hammamet ne s’est pas
déroulée dans des conditions saines : tentatives d’obstruction
des travaux des ONG réunies en plénière en faisant
régner le chaos dans la salle et en amenant des gens par bus entiers,
désinformation, violentes agressions verbales, entraves à
la diffusion de documents et même à la liberté d’expression.
Elles espèrent que ce genre de comportements ne se reproduira plus.

- Considèrent que le SMSI constitue une opportunité
pour sensibiliser l’opinion nationale et internationale aux graves blocages
imposés par les autorités tunisiennes à la vie démocratique.
En effet, la censure exercée continuellement par les autorités
tunisiennes empêche le libre exercice de ces droits et libertés,
en particulier, la liberté de communiquer. De plus, des organisations
indépendantes existantes et actives depuis plusieurs années,
se voient dénier le droit de participer en leur nom propre au SMSI
à cause du refus des autorités tunisiennes de les reconnaître.

- Entendent coordonner leur action et saisir cette occasion
pour accentuer la pression sur le gouvernement tunisien afin que ces atteintes
au plein exercice des droits fondamentaux et des libertés soient
levées.

- Affirment leur volonté de continuer à
agir dans le processus préparatoire de la seconde phase du SMSI.

Dans ce but, les organisations, signataires retiennent
le principe d’un regroupement en une Coordination de la Société
Civile Indépendante Tunisienne, dont les modalités de fonctionnement
et les bases seront définies prochainement. Cette coordination,
ouverte à la participation de toutes les autres composantes de la
Société civile Indépendante Tunisienne, a pour but
 :

D’élaborer une plate-forme commune de revendications
et d’actions dans le cadre de la préparation du SMSI, portant sur
les questions nationales et internationales.

D’établir des liens avec la Société
Civile Internationale, en particulier les Caucus thématiques et
régionaux du SMSI, notamment à travers l’organisation de
forums civils ou toute autre initiative qu’ils jugent utiles à l’occasion
des réunions du SMSI qui se tiendront en Tunisie.

Chaque composante de la Coordination s’attachera à
élaborer des propositions spécifiques à ses préoccupations,
dans le cadre du SMSI.

La coordination de la société civile indépendante
tunisienne œuvrera en commun pour :

- La reconnaissance du droit à l’activité
légale des associations indépendantes de la société
civile, et au libre exercice de leurs activités en Tunisie.

- La reconnaissance, pour tous les citoyens, à
la liberté d’expression, incluant la liberté de créer,
publier et diffuser des journaux sur tous supports.

- La levée de toute forme de censure sur l’Internet
et le respect de la liberté de navigation selon les normes internationales.

- La libération des personnes emprisonnées
pour l’exercice de leur droit à la liberté d’expression et
d’association, conformément aux conventions internationales et notamment
les internautes de Zarzis et de l’Ariana.

- L’assurance pour les organisations locales et internationales
de défense des droits de l’homme et autres organisations de la société
civile ainsi que les médias locaux et internationaux de participer
librement au Sommet de Tunis, de publier, diffuser ou distribuer des documents
sans menace de censure ou d’intimidations.

La coordination se félicite des actions de la
Société Civile Indépendante Tunisienne déjà
réalisées ou en cours, telles que l’organisation de missions
d’observation et de contrôle des conditions nécessaires au
bon déroulement du SMSI.

- Amicale Nationale des Anciens Résistants (ANAR)
- Association des Ecrivains Libres (AEL)
- Association Internationale pour le soutien aux prisonniers
politiques (AISPP)

- Association de Lutte contre la Torture en Tunisie (ALTT)
- Conseil National pour les Libertés en Tunisie
(CNLT)

- Ligue Tunisienne pour la défense des droits
de l’Homme (LTDH)

- Observatoire pour la Liberté de Presse, d’Edition
et de Création (OLPEC)

- Rassemblement pour une Alternative Internationale de
Développement (RAID-Attac Tunisie)

- Syndicat des journalistes tunisiens (SJT)
_________________________________
En bref
A Madagascar, le pays compte près de 90 établissements
supérieurs publics et privés, dispensent des formations en
TIC mais une grande majorité des quelque 2000 intellectuels
malgaches (techniciens et ingénieurs) qui se sont spécialisés
dans cette branche de la technologie de l’information et de la communication
sont actuellement à l’étranger.

 
 



Article
Bridging the Divide : Le vieux et le pont
Fable sur le développement

Alain Roblin Demont

Un vieux paysan vivait au bord du fleuve. Pas bien riche,
il cultivait son carré de terre, et regrettait de ne pas pouvoir
visiter souvent son frère qui habitait de l’autre côté
du fleuve, avec sa femme et ses nombreux enfants. De temps à autre,
il faisait les 15 km jusqu’au pont le plus proche, mais 30 km faisaient
beaucoup pour ses pauvres jambes. Dans son village, nombreux étaient
ceux qui parcouraient avec lui le chemin pour vendre leurs produits au
marché de l’autre village. Mais que la route était longue
pour les poulets et les légumes. Nombre d’entre eux arrivaient en
mauvais état, cuits par le soleil, et ne trouvaient pas d’acheteur.

Un beau jour, arriva un superbe 4x4, rutilant sous le
soleil. Qu’ils étaient élégants ces beaux messieurs,
qu’ils parlaient bien, tellement que l’on ne comprenait pas tout, mais
leur voix coulait comme du miel.

« Nous avons compris votre problème, dit
le grand monsieur, et nous allons vous aider à vous rapprocher de
l’autre village, pour vendre vos produits, et développer vos ressources.
Nous avons un business plan, qui a été validé par
les plus grandes institutions mondiales. Nous allons construire l’équivalent
d’un pont pour réduire cette fracture fluviale qui obère
vos potentialités de développement économique et social
 »

Un pont se dit le vieux ? Mais c’est magnifique !!! Je
vais pouvoir aller voir mon frère plus souvent, et voir pousser
ses enfants. Il s’endormit le coeur en fête ce soir là.

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lire la fable en entier....

Alain Roblin Demont



PrepCom-2 - Session du Sous-comité - 23 février 2005

Déclaration de CSDPTT, soutenue par le Groupe
de travail de la Société civile sur le financement des technologies
de l’information et de la communication (GT-SC-FTIC),

portant sur les § 18, 19 et 20 du Rapport sur
les travaux du Groupe d’Amis du Président,

relatifs au

Financement indispensable et urgent
pour combler le fossé « numérique
 »

Les documents qui nous sont soumis pour traiter ce problème,
qui est avant tout un profond scandale humain, prônent comme solution
des recettes élaborées dans le dogme néolibéral,
omniprésent dans le processus du SMSI depuis son début. Il
en est ainsi de la promotion du rôle de pivot du secteur privé,
à la fois dans l’élaboration des politiques et dans la fourniture
de ressources pour les réaliser.

Or, ce dogme a produit le plus grand scandale financier
de tous les temps -avec ses conséquences économiques et sociales
désastreuses- précisément dans le domaine des TIC
qui est au cœur de nos débats. Paradoxalement il n’a jamais été
évoqué dans les enceintes successives du SMSI : amnésie
totale ou tabou intangible ? Quoiqu’il en soit pour nos docteurs en TIC,
la « bulle des télécoms et dot.com réunis »
n’a jamais existé.

Nous allons donc rappeler à l’honorable audience
quelques faits et chiffres qui justifient nos doutes quant aux solutions
présentées dans les documents officiels, et nous conduisent
à proposer d’autres solutions.

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Jean-Louis Fullsack
Délégué de CSDPTT au SMSI