Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre février 2005 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre février 2005

vendredi 1er avril 2005, par Bruno JAFFRE

La Lettre de février
2005

No : 111

Jean Louis Fullsack, Antonio Mele, Yves Bona
(Cameroun) et Bruno Jaffré ont participé à la rédaction
de ce numéro.

 Sommaire
 :

Editorial
Malaysia Telecom renvoyé de 
Guinée ! Quelle leçon ?

______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

SMSI : Jean Louis Fullsack représente
CSDPTT à la réunion des amis du Président

CSDPTT invité à l’UNESCO
Fréquentation du site de CSDPTT
 : la forte progression s’est poursuivie en janvier

Parution d’un livre avec des contributions
de membres de CSDPTT

________________________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Sénégal : le téléphone
partout d’ici 2010 ?

Telekom Malaysia quitte la Guinée
Licence pour CELTEL en Ouganda
En bref : Tanzanie, France,
Europe, Afrique du Sud, UIT.

__________________________________

Article

PRIVATISATION DE LA CAMTEL : Le
Programme d’Investissement Minimum en bonne voie de  Yves BONA

Reportage de juillet 2004, mission réussie et confrontation à une réalité difficile de Antonio Mele
 


Editorial
Malaysia Telecom renvoyé de Guinée !
Quelle leçon ?

Il ne suffit bien sur pas de se réjouir qu’un
"partenaire stratégique" defectueux, soit enfin dénoncé
et qu’il doive partir. Le scandale est connu depuis de nombreuses années
et on se demande comment se fait-il que la Guinée n’ait pas pu s’en
débarrassser plus tôt.

Y a-t-il des complicités au pouvoir ? Celui-ci
avait-il des craintes d’être poursuivi en justice pour ne pas avoir
non plus assumé sa mission. Le saura-t-on un jour ? En cet exemple
illustre la difficulté pour de petits pays de à traiter avec
une mutilnationale.

A cet égard, on ne peut que s’étonner que
l’UIT si prompt à pousser les pays à privatiser ne se soit
pas manifesté efficacement pour soutenir ce pays dans ce moment
difficile. Quant à la Banque Mondiale et le Fond Monétaire
International qui ne sont pas avares de pression pour obliger ces pays
à privatiser leurs services publiques et à faire le gendarme
de leur dépenses, on aimerait qu’ils soient aussi actifs pour dénoncer
et sanctionner des multinationales aussi peu scrupuleuses.

Toujours est-il que pendant tout ce temps le développement
des télécommunications dans ce pays a été bloqué.

Cet échec comme celui du Niger devraient pourtant
amener à prendre ses distances avec le dogmatisme libéral
destructeur. Seule la pression accrue et concertée des sociétés
civiles du Sud et du Nord pourraient changer la donne.

Bruno Jaffré
________________________________

Echos
de CSDPTT et de ces correspondants

SMSI : Jean Louis Fullsack représente CSDPTT
à la réunion des amis du Président

Ce groupe chargé de préparer les PREPCOM
(réunions préparatoires du Sommet) est composé de
représentants des 5 régions du monde à raison de 6
pays par région. La première séance, le 14 janvier
2005, était ouverte aux représentants de la société
civile (une dizaine présents) et du secteur privé ainsi qu’aux
organisations internationales.

Ce fut une nouvelle occasion pour Jean Louis Fullsack
de développer les thèmes qui nous sont chers à CSDPTT.
Ainsi au cours de cette réunion a-il pris la parole pour regretter
que sa contribution rappelant l’objectif emblématique de connexion
de chaque village ne soit pas prise en compte dans le document proposé
alors que l’on se fixe comme objectif de lutter contre la fracture numérique.
Il a donc redemandé pour la n ième fois qu’il soit rajouté
au document officiel et qu‘une date butoir soit fixée. Il a en outre
rappelé la nécessaire synergie entre les agences de l’ONU
pour prendre en compte l’utilisation d’énergies renouvelables.

Il est encore intervenu un peu plus tard pour affirmer
ne pas pouvoir souscrire au document ici du TFFM (groupe de travail sur
les mécanismes financiers) qui « ignore les structures de
coûts et les données macro-économiques des domaines
auxquels il est censé répondre à savoir les infrastructures
de TIC dans les PeD »

Il a par ailleurs relevé l’ampleur des flux financiers
« Nord-Sud » en provenance de la diaspora africaine, évalué
à 100 milliards de dollars par la déléguée
spéciale auprès de l’Union Africaine en ajoutant que près
de 20 milliards de ces sommes étaient prélevées par
Western Union pour ces transferts. Il a regretté que les « 
éminences » du TFFM ne l’aient pas vu et demandé que
« ce mécanisme financier soit rapidement analysé pour
que l’argent des expatriés profite exclusivement à leur pays
d’origine, entre autres pour réduire le fossé social, énergétique
et « numérique » ».

Enfin, s’agissant du Fonds de solidarité numérique
(FSN), il a accusé le TFFM de « jouer sur les mots »pour
éviter d’avoir à se prononcer, rappelant que le Président
Wade avait fait cette proposition lors de la Plénière
du SMSI lors du PrepCom-2 de la phase de Genève !

Un compte rendu détaillé de cette réunion
reprenant l’essentiel de chaque intervention et une analyse de cette journée
est disponible sur le site de CSDPTT à l’adresse http://www.csdptt.org/article332.html.

Commentaires de JLC. « Un constat d’absence
 : la France. On n’a pas entendu sa voix et, sans être « hexagonal
 », on aurait aimé qu’elle fût plus présente et
plus active, surtout après les déclarations (très
médiatisées) du Président de la République
sur l’importance des dispositifs multilatéraux internationaux et
en particulier sur le rôle que peuvent jouer les taxations sur les
transactions commerciales internationales comme base de ressources pour
financer le développement. On aurait aimé voir ici se concrétiser
dans le cadre du SMSI les propositions d’application de ce (généreux)
concept.

On peut cependant féliciter le Luxembourg qui
est non seulement intervenu fort opportunément (contraintes imposées
par la parution tardive du Rapport du TFFM notamment) mais a émis
quelques réserves ou proposé des alternatives au texte initial
(même si CSDPTT ne les approuve pas toutes) très intéressantes.
Ce qui témoigne d’un bon travail de préparation !

On a vu par contre, et avec une grande satisfaction
pour CSDPTT, les pays « émergents » notamment d’Amérique
du Sud, avec à leur tête le Brésil, faire des propositions
importantes, soulignant le rôle de la coopération internationale
multilatérale et agissant à la fois en faveur des biens publics
et des logiciels ouverts et libres. On espère que le Brésil,
avec l’ensemble de la Région LAC (Latin America-Caraibes) sera un
des animateurs de la phase de Tunis, avec l’Afrique.

L’Afrique, justement, a certes su soulever l’intérêt
de l’assemblée (notamment sur le FSN) mais on aurait attendu plus
de ses délégations notamment en ce qui concerne le financement
du développement où elle aurait dû au moins modérer
« l’ardeur » du texte du GFC en faveur du rôle « 
éminent » de l’investissement privé, en rappelant qu’il
n’a jamais été aussi faible que ces deux dernières
années, et en soutenant -au moins verbalement- les interventions
de CSDPTT en faveur de la priorité des priorités de ce SMSI
 : le raccordement de chaque village au réseau de communication.
C’est trop paradoxal que ce soit une ONG du « Nord » qui porte
cet objectif à bout de bras depuis le début du SMSI, et une
ONG africaine, la Diaspora, qui rappelle le volume et le rôle du
transfert de fonds entre ses expatriés et leur pays respectif.

Pour CSDPTT le bilan de cette journée est donc
au moins satisfaisant même s’il n’incite pas à un grand optimisme.
Il reste encore bien du grain à moudre. Et PrepCom-2 est dans un
mois. CSDPTT y sera l’ONG présente et active, et le prouvera par
ses contributions aux documents du SMSI, et par ses actions menées
(concrètement) en Afrique de l’Ouest par ses membres volontaires
pour contribuer à réaliser modestement certes, mais avec
savoir-faire et engagement, l’objectif n°1 que s’est assigné
l’association : le raccordement au réseau de télécommunications
des villages et communautés isolés
. » Strasbourg,
le 15 janvier 2005 ;

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CSDPTT invité à
l’UNESCO

Alain Roblin Demont et Bruno Jaffré (CSDPTT Ile
de France) ont répondu à une invitation du groupe de communication
du Comité de Liaison des ONGs de l’UNESCO le lundi 24 janvier à
l’annexe rue Miolis dans le 15 ème arrondissement.

Devant une quinzaine de personnes représentant
des ONGs internationales, la réunion a commencé par une présentation
de la fracture numérique par M. Bernard Loing organisateur
de la réunion. Bruno Jaffré a ensuite présenté
CSDPTT puis a fait un exposé sur la privatisation des télécommunications
en Afrique. Enfin Alain Roblin Demont a présenté la problématique
du développement de l’Internet sur le continent.

Cette première prise de contact pourrait être
suivie d’autres rencontres. En effet, devant le même public, Jean
Louis Fullsack doit intervenir sur le Sommet Mondial de la Société
de l’Information.

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Fréquentation du site
de CSDPTT : la forte progression s’est poursuivie en janvier

Le nombre moyen de visite quotidienne était passé
de 216 visites en octobre 2004 (190 en septembre) à 459 en décembre
2004. Eh bien, la barre des 500 a largement été dépassée
en janvier pour atteindre 548. Le record quotidien passé à
628 le 15 décembre 2004 a encore été pulvérisé
le 17 janvier pour atteindre 751. Le record du nombre de visites par semaine
a aussi été battu en atteignant 4190 dans la semaine du 16
au 23 janvier 2005 (précédents records 3589 du 2 au 9 janvier
2005 et 3468 du 12 au 19 décembre 2004). Ceci correspond à
un triplement par rapport à la même période en 2004.

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Parution d’un livre avec des contributions
de membres de CSDPTT

Le livre intitulé "Société numérique
et développement en Afrique - Usages et politiques publiques" sous
la direction de Jean-Jacques GABAS vient de paraître aux éditions
Karthala, collection Hommes et sociétés - Gemdev. Le GEMDEV
est un groupement interuniversitaire rassemblant les chercheurs travaillant
sur le développement. Ont participé à cet ouvrage
plusieurs chercheurs, des professionnels impliqués dans la mise
en place des agences de régulation, un cadre d’une conseillère
du Président Wade... et deux membres de CSDPTT Jean Louis Fullsack
et Bruno Jaffré qui ont contribué chacun à deux articles
dont un qu’ils ont écrit ensemble.

Nous vous livrons ci-dessous un extrait du 4 ème
de couverture : "

L’Afrique resterait-elle en marge de la société
de l’information ? Rien n’est moins sûr, mais rien n’est pour autant
acquis. L’Afrique porte en elle-même beaucoup de retards dans l’accès
aux nouvelles technologies de l’information : faiblesse dans les dotations
en équipements, coûts des communications encore prohibitifs,
accès limité aux logiciels libres,etc.

Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître,
les usages des services offerts par ces nouvelles technologies montrent
que les populations se les approprient très rapidement dans de multiples
domaines.

Quels sont ces usages ? Quel bilan peut-on tirer des
différentes politiques publiques mises en oeuvre ? Quels sont les
rôles joués par les différents bailleurs de fonds ?
Cet ouvrage donne quelques éclairages sur ces questions relativement
nouvelles qui s’appliquent à un domaine complexe : une innovation
technologique majeure en ce début de XXIème siècle".

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Echos
des postes et télécoms dans le monde

Sénégal : le téléphone
partout d’ici 2010 ?

La première annonce de cet ambitieux objectif
a d’abord été faite à la mi-décembre 2004 par
le ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles
Technologies de l’Information et de la Communication M. Joseph Ndong au
cours des débats à l’Assemblé Nationale sur le budget
de ce ministère. Il est ainsi prévu de porter le parc
téléphonique de 1 million d’abonnés en 2003 à
plus de 3 millions en 2008. Le gouvernement entend également améliorer
la desserte rurale en raccordant plus de 9. 500 villages d’ici à
2008 et la totalité des villages (14. 200) d’ici 2010.

 Rappelons cependant que déjà en 2004,
le directeur de la SONATEL annonçait la connexion de tous les villages
pour la fin de l’année 2004...

Au cours des débats, les députés
se sont inquiétés entre autres du coût élevé
de l’installation du téléphone, de la libéralisation
de ce secteur, de la cherté des factures et contrôle à
l’accès de certains sites sur Internet par les mineurs... Sur les
prix, le ministre a répondu en affirmant que l’ouverture du marché
devait se traduire par des baisses de prix !

La SONATEL a par ailleurs annoncé se préparer
à commercialiser la télévision via l’ADSL sur la ligne
téléphonique tandis que l’Agence régionale de Régulation
lançait un débat sur l’introduction du dégroupage
pour faciliter l’entrée sur le marché des opérateurs
« alternatifs ».

Alors que la cotation de l’action de la SONATEL
à la Bourse d’Abidjan battait un nouveau record pour atteindre 35750
FCFA (Source Le Soleil, Le journal de l’Economie), on apprend que l’État
va lancer un appel d’offres international au cours du premier trimestre
2005 en vue du choix d’un nouvel opérateur qui disposera d’une licence
globale lui permettant d’opérer sur tous les segments du marché.

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Telekom Malaysia quitte la Guinée
Telekom Malaysia a annoncé son intention de « 
sortir du marché de Guinée » L’opérateur était
présent en guinée depuis 1995, data à laquelle il
a payé 45 millions de dollars pour acquérir 60% du capital
de l’opérateur de réseau fixe historique Télécoms
de Guinée (Sotelgui). Telekom Malaysia évoque un reposionnement
stratégique dans un communiqué pour répondre à
une dépèche de l’AFP qui laisse entendre que la raison réelle
de ce retrait résidait dans son échec à remplir ses
obligations dans le pays. Pourtant, Malaysia Telecom annonce 150000 lignes
alors que Telekom Malaysia avait promis d’installer 500 000 en 3 ans, tandis
que le site http://www.kababachir.com/ annonce que la société
n’a satisfait que 21000 demandes au réseau fixe et 89000 au
réseau mobile. Selon cette même source la Sotelgui auriat
accumulé 19 millions de dollars de dette.

Les Guinéens ont également relevé
parmi les clauses du contrat non respectées par les Malaisiens leurs
promesses de transformer la Sotelgui en une "société de télécommunications
moderne et de haute technologie", de maintenir dans de bonnes conditions
de fonctionnement les biens et services de la compagnie, et d’assurer l’accès
des zones urbaines et rurales aux facilités des télécommunications.

Lors de la même rencontre, Telekom Malaysia a proposé
à la Guinée un processus de cessation des activités,
qui leur permettra de rester au sein de la Sotelgui jusqu’à ce que
celle-ci trouve un autre partenaire avant l’échéance du contrat.

Cette proposition a été rejetée
par la partie guinéenne, craignant "une gestion incorrecte des affaires"
dans la période du processus. Les autorités guinéennes
ont indiqué qu’elles allaient reprendre la gestion entière
de la société jusqu’à l’arrivée d’un nouveau
partenaire, pour lequel un appel d’offres doit être incessamment
lancé.

Commentaires de Jean Louis Fullsack : "Et l’UIT avait
alors montré comme un exemple de coopération Sud-Sud ce mariage
de la carpe et du lapin ! Les cadres africains qui ont participé
comme moi au Séminaire de l’UIT à Bamako en mai 1997 (thème
 : la gestion des réseaux) doivent s’en souvenir, tout comme ils
devraient se souvenir de mes propos demandant à l’UIT d’adopter
une vision plus réaliste, les promesses de TM étant techniquement
et économiquement infondées. Cela m’avait alors valu une
certaine inimitié au sein du BDT/UIT .... Cependant, selon les
derniers bruits qui circulent, le groupe chinois ZTE serait sur les rangs
comme repreneur éventuel ; certains disent qu’il aurait même
quelques faveurs au gouvernement. Il faut alors rappeler les antécédents
sulfureux en Afrique de ce groupe (Libye, Niger, etc ...) qui est un constructeur
d’équipements de télécommunications mais qui n’a aucune
expérience d’exploitation ni de développement d’un réseau,
et encore moins de gestion de personnel fort éloignée, même
dans les PeD, des « normes » chinoises ... A la place des citoyens
guinéens on serait plutôt inquiets.

Il ne nous reste qu’à souhaiter que la Guinée
trouve au plus vite ses marques, et que -avec le concours des cadres et
agents de la Sotelgui enfin à nouveau guinéenne- elle élabore
sa stratégie et déploie son réseau au prorata de ses
immenses et urgents besoins. Et que les autres pays africains, en voie
vers cette « libéralisation salvatrice » tant proclamée
par l’UIT et les institutions de Bretton Woods, aient bien en mémoire
cette lamentable aventure, avant de statuer définitivement -et irréversiblement-
sur le sort de leur Opérateur national."

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Licence pour CELTEL en Ouganda
L’agence de régulation ougandaise UCC a donné
son accord pour accorder à CELTEL une 3ème licence de prestataire
national de services, pour mettre fin au au duopôle MTN Uganda
et Uganda Telecom (UTL) d’ici à juillet 2005. Jusqu’ici Celtel
n’a exploitéquedesréseaux mobiles,mais la 3ème
licence ilpose d’autres contraintes comme celle de déployer un réseau
de fibres à couverture nationale avec autorisation de la louer aux
concurrents. La Commission déclare ne pas vouloir limiter le nombre
de licences aux nouveaux venus.

Par ailleurs l’UCC a déclaré qu’en dépit
de la contribution régulière du secteur (des télécoms)
au PIB national, l’accessibilité et les faibles marges bénéficiaires
des opérateurs laissent un effet globalement négatif par
rapport à l’investissement général dans les télécoms.
Le secteur des communications a crû en moyenne de 25% par an depuis
1998. Il a contribué au PIB à hauteur de 1,4% en 2002/03
par rapport à 0,9% en 1999/00. Le revenu généré
par le secteur est 20 fois plus élevé qu’il n’était
à la première année de sa saisie, contribuant significativement
à la croissance générale de l’économie ougandaise.
Pendant l’année fiscale 2003/04 l’économie a enregistré
une croissance de 6% mais inférieure à la cible de 7% prévue.

Les données de l’UCC montrent qu’en 1999 27 millions
de Shillings ont été générés qui se
sont multipliés pour atteindre 547 millions en 2003. Cependant l’impact
de la croissance rapide du secteur a été contenu par le niveau
d’imposition imposé au secteur comme cette taxe de 5% sur la durée
de communication radio (« airtime excise tax »). Introduite
en 2002, elle a collecté 7 milliards de Shillings, portée
à 7% en 2003 elle a rapporté 10 milliards, et en 2004 elle
est passée à 10%. Actuellement, 1,3% du total des impôts
collectés par le gouvernement provient de cette taxe. Les opérateurs
affirment que leur marge bénéficiaire est trop faible, une
fois satisfaites leur sobligations de déploiement et d’investissement.
Ils ne souhaitent pas non plus transférer ces taxes à leurs
clients qui ne veulent pas dépenser plus pour les télécommunications.
Le revenu moyen par ligne (« ARPU ») est estimé proche
de 20$ pour un revenu par tête de 200$.

Certains partenaires estiment aussi qu’il y a trop de
gaspillage de ressources dans le secteur. Mathew Lorika, un fournisseur
de services du district de Kotido, déclare qu’il y a un déploiement
parallèle d’infrastructures par différentes agences gouvernementales
alors que l’infrastructure pourrait être partagée au lieu
d’être redondante comme elle l’est aujourd’hui. (Source telegeography
du 07/01/2005 et du 16/01/2005)

Commentaires de JLC : Voilà au moins une voix
qui constate et fustige la conséquence de la déréglementation
(la multiplication des réseaux), hélas sans en mettre en
cause ... la cause !

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En bref
L’opérateur des télécoms des Emitats
Arabes Unis Etisalat, déjà actionnaire dans Zanzibar
Telecom va prochainement lancer ses services GSM en Tanzanie.

En France on comptait 130 exploitants de téléphonie
fixe en 2000, et 68 en 2004. Parmi ceux-ci, 15 se partagent les 25% du
marché abandonné par France Télécom. L’ensemble
du marché annuel de téléphonie fixe (abonnement +
utilisation) est de l’ordre de 35 milliards d’Euros. On compte en outre
40 fournisseurs d’accès à l’Internet (FAI). Par ailleurs
la valeur du marché de la téléphonie mobile a crû
de 15% en un an.

L’Europe compte environ 100 millions d’utilisateurs
Internet à la fin de 2004, soit 12% de plus qu’en 2003 ; 55 millions
d’entre eux sont connectés par DSL ou en large bande, soit une augmentation
de 60% d’une année sur l’autre.

En Afrique du Sud, des compagnies locales d’électricité
affirment être en mesure de proposer au 2 deuxième trimestre
2005, un abonnement téléphonique grâce au réseau
électrique mais aussi de diminuer du tiers le prix des communications. 
Actuellement seulement 10% des Sud-africains disposent d’un abonnement
téléphonique à cause des tarifs prohibitifs pratiqués
par la compagnie Telkom. Plus de trente six pour cent des Sud-africains
possèdent un mobile. Ces derniers représentent 77% des abonnés
au téléphone, fixe et mobile confondus.

L’Union internationale des télécommunications
(UIT)
a annoncé se lancer dans un nouveau projet visant à
créer un réseau d’au moins 100 télécentres
communautaires polyvalents (TCP) dans 20 pays africains.



Article

PRIVATISATION DE LA CAMTEL

Le Programme d’Investissement Minimum en bonne voie

de Yves BONA

Afin de la remettre à niveau dans la perspective
du processus de privatisation interrompu, le gouvernement camerounais et
la Cameroon Telecommunications (Camtel) ont signé, il y un an, une
convention qui autorise cette dernière à procéder
à un investissement minimum de 26 milliards de francs Cfa.

Après plusieurs tentatives infructueuses, le gouvernement
camerounais et la Camtel ont signé, il y a un an environ, une convention
de concession dite « convention de concession provisoire de réseaux
et services téléphoniques fixes » et d’un cahier de
charges destinés à mieux préparer que par le passé
les opérations devant mener jusqu’à la privatisation de cette
entreprise. Au cours de cette période de concession, la Camtel est
autorisée à réaliser un programme d’investissement
Minimum (PIM) d’un montant de 26 milliards de francs Cfa, de procéder
à un encadrement / rééquilibrage de ses tarifs et
de mettre en place un plan d’entreprise.

Pour lire l’article en entier voir http://csdptt.org/article342.html

Yves BONA
Journaliste-informaticien
Président de l’Association ADEVTIC CAMEROUN
yvesbona@yahoo.fr
 



Reportage de juillet 2004, mission réussie et confrontation à une réalité difficile

Antonio Mele

Le cadre de ma mission au Mali
J’ai effectué ma mission au Mali pour CSDPTT dans
le cadre de mon stage de fin de DESS en Géopolitique et Relations
internationales de l’IEP de Toulouse.

Mon travail principal devait être de mener une
enquête autour de la réforme du secteur des télécommunications
au Mali pour mon stage, mais j’ai profité de mon séjour pour
suivre les projets en cours de CSDPTT : à Tanima, au Pays Dogon
et au Guidimakha.

Mon arrivée
A la sortie de l’aéroport de Bamako j’ai entendu
dans la foule quelqu’un lancer "CSD ?" : C’était Yaya Niaré,
le président de l’AVDTM, qui m’attendait un peu plus loin avec sa
petite fille. L’accueil a été chaleureux dans la nuit agréable
de la saison des pluies ; les premiers échanges nous les avons fait
en voiture, pendant que Yaya me conduisait à la "Mission Libanaise",
une sorte d’auberge de niveau "sub-routard" dans le centre de Bamako, où
j’étais censé passer les premières nuits de mon séjour.
Je gardais la vitre baissée et je respirais l’air des nuits de juillet
des campagnes entourant Bamako, un air humide et chaud, et je regardais
le paysage noir fait de silhouettes d’arbres et de quelques maisons.

Pour lire le reportage en entier 
http://csdptt.org/article330.html

Antonio Mele (CSDPTT Ile de France)