Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de janvier 2005 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

Accueil > Lettres de CSDPTT > Lettres de 2005 > Lettre de janvier 2005

Lettre de janvier 2005

vendredi 25 février 2005, par Bruno JAFFRE

La Lettre de janvier 2005
No : 110

Jean Louis Fullsack,Alain Roblin Demont, Guy Blanc
et Bruno Jaffré ont participé à la rédaction
de ce numéro.

 Sommaire
 :

Editorial
Quelle année 2005 ?
______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

Fréquentation du site de CSDPTT
 : bond en avant

En bref  : Félicitations
à Benoît Sibaud qui vient d’être élu Président
de l’APRIL , un lot de 8 antennes est arrivé au Burkina Faso

________________________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Cap Vert : un étude sur le
projet d’interconnexion des îles.

Tanzanie : fin du monopole en de
Telecom Tanzania en 2005

Nigéria : autorisation d’emprunt
pour NITEL et intérêt de VODACOM pour les mobiles

La vente d’actions de Maroc Telecom
rapporte 800 millions d’euros

En bref : la majorité
des appels téléphoniques de l’Afrique vers les Etats-Unis
sont encore routés à travers l’Europe, Liberia, Kenya, Ouganda, 
Zimbabwe, Gabon, Algérie, Afrique du Sud, Inde, Vénézuela.

________________________________

Economie
Financement privé d’infrastructures
publiques et PPP

Privatisations : Rapport OCDE - BAD
2003

Financement du développement
Vous avez dit « Problème de financement » ?

NEPAD : le doute ?.
La situation financière de l’ONU
s’est dégradée.

________________________________

Net-Actus
Kenya : Feu vert pour la voix sur
IP (VoIP)

__________________________________

Article

ESCAPADE AU NIGER : Reportage sur
une mission de téléphonie rurale du 1er au 15 novembre 2004
de Guy Blanc (avec Richard Hauton)

 


Editorial
Quelle année 2005 ?
L’année 2004 s’est terminée par une effroyable

catastrophe.
Les moyens de communication nous font désormais partager ces évènements,
nous rappelant sans cesse combien notre terre est fragile.

L’année commence par un immense élan de
solidarité mondial. Formulons l’espoir qu’il sera employé
à bon escient et que les ONGs spécialisées dans l’urgence
s’en montreront dignes mais aussi qu’elles sauront s’appuyer sur les forces
locales.

CSDPTT n’est qu’un petit de chaîne de cette solidarité
humaine mondiale.

Cette année est pour nous celle de la négociation
de projets de téléphonie rurale de plus grande ampleur. Nous 
formulons le vœu que les dirigeants des opérateurs des télécommunica-tions
au Burkina au Mali et au Niger sauront se montrer à la hauteur des
besoins de leurs populations rurales jusqu’ici quelque peu oubliées
en matière de communication. Pour nous les responsabilités
doivent être partagées. En promouvant des accès communautaires
nous multiplions le nombre de personnes touchées tout en rendant
les investissements moins lourds. Notre intervention bénévole
doit permettre de diminuer encore les coûts pour servir le plus grand
nombre.

L’année 2005 c’est aussi celle de la deuxième
phase du Sommet Mondial de la Société de l’Information. Avec
constance, et détermination nous poursuivons notre action pour que
le besoin des villages africains soient entendus et pris en compte.

Deux facettes d’une même action !
Bruno Jaffré
________________________________

Echos
de CSDPTT et de ces correspondants

Fréquentation du site de CSDPTT : bond en avant
La fréquentation de notre site http://www.csdptt.org
a plus que doublé en 2 mois, passant d’une moyenne de 216 visites
par jours en octobre 2004 (190 en septembre) à 459 en décembre
2004. Le record quotidien est passé à 628 le 15 décembre
2004 après avoir atteint 624 le 2 décembre 2004 (précédents
records 384 le 20/10/2204, 325 le 30/09/2004 et 300 le 18/03/2004).

Il apparaît que ce bond en avant résulte
du fait que notre site ait été repéré par le
moteur google.news (qui selon ses explications a sélectionné
500 sites d’information) durant cette même période après
la publication d’articles originaux sur le Niger alors qu’il n’était
jusqu’ici référencé que par le google.

Pour lire
l’article en entier ...

________________________________
En bref
Nous souhaitons adresser toutes nos félicitations
et tous nos vœux de réussite à Benoît Sibaud qui vient
d’être élu Président de l’APRIL
(Association
Pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre). Benoît
avait en effet rejoint CSDPTT l’an passé alors que nous travaillions
à la mise en place d’une formation réseau au Bénin. 
Celle-ci n’a pu avoir lieu jusqu’ici mais nous avons pu apprécier
ses compétences en matière de logiciel libre. Il a par ailleurs
fortement contribué à mieux nous sensibiliser renforçant
ainsi Alain Roblin Demont. Par ailleurs ses interventions régulières
et précises sur la liste de discussion africa-net sont particulièrement
appréciées.

Un lot de 8 antennes est arrivé au Burkina
Faso
non sans péripétie. Ces antennes devaient préalablement
être transportées par camion mais celui a été
bloqué à la frontière marocaine et a du rebrousser
chemin. De retour dans les Alpes, les antennes ont été récupérées
dans le camion et transportées en voyage accompagné par avion
par Jean Claude Coste de CSDPTT Rhône Alpes qui a pu bénéficier
d’un accompagnement à prix réduit d’un employé d’Air
France. Les 4 liaisons doivent être installées par nos amis
burkinabé de la SODEPTEL (Solidarité développement
des Postes et Télécommunications), nos partenaires au Burkina
Faso, en collaboration avec l’ONATEL, l’opérateur national de Télécommunications.

________________________________

Echos
des postes et télécoms dans le monde

Cap Vert : un étude sur le projet d’interconnexion
des îles.

L’information qui suit est tirée du site de NSW
(Norddeutsche Seekabelwerke, www.nsw.com) qui a réalisé le
projet, et du site du Rapport d’évaluation du gouvernement autrichien
(www.bmaa.gv.at/up-media/901_2003_cape_verde.pdf) qui a co-financé
le projet. C’est une étude de cas intéressante d’un projet,
mené et réalisé dans le cadre de la coopération
bilatérale.

Le pays-archipel est connecté au câble sous-marin
Atlantis II qui fournit une liaison de 4 mégabit/s ( ???) par fibre
optique jusqu’au Brésil puis sur les USA. Il a été
construit par un consortium incluant CVT et financé par des fonds
de l’OPEC.

En fait, le réseau sous-marin inter-îles
résulte d’un projet de développement autrichien dont le contrat
a été signé en 12/1995. Siemens a été
chargé de la pose des câbles effectuée entre 1996 et
97 et qui a connecté les îles de Sao Vicente, Sao Nicolau,
Sal, Boa Vista et Santiago. La mise en service du réseau a eu lieu
en 1998. Le financement était mixte : le Fonds de l’OPEC a accordé
un prêt de 3 M$, l’aide au développement de l’Autriche a fourni
7 M$ et le Cap Vert a fourni 3 M$. Avec son bénéfice d’exploitation,
CVT a en outre financé un câble sous-marin entre les îles
de Santiago et de Sao Vicente dans une deuxième phase, pour un coût
d’environ 6 M$. Il est entré en exploitation en 2002...

Cliquez
pour lire l’article en entier...

_________________________________
Tanzanie : fin du monopole
en de Telecom Tanzania en 2005

En Tanzanie, selon Balancing Act News Update du 12 décembre
2004, le monopole de Tanzania Telecom Corp. Ltd (TTCL) prendra fin le 22
février 2005. L’agence de régulation TCRA envisage des licences
« technologiquement neutres » et d’autoriser la Voix sur IP
(VoIP) ; il voit ainsi trois différents types de licences : services,
applications et contenu. Le deuxième opérateur historique,
Zantel, qui a opéré jusqu’ici à Zanzibar pourra désormais
offrir des services dans toute la Tanzanie. La TCRA envisage des licences
par zones régionales pour favoriser la pénétration
des services. Il y aura aussi un Fonds de développement rural des
télécoms mais on ignore encore qui le gérera. La TCRA
cherche à établir une base de données de l’infrastructure
TIC, pour enregistrer en particulier la capacité en fibres. Il veut
surtout licencier la fibre que possèdent les sociétés
pétrolières, de distribution d’eau, les électriciens
et les chemins de fer.

________________________________
Nigéria : autorisation
d’emprunt pour NITEL et intérêt de VODACOM pour les
mobiles

NITEL empruntera 14 milliards de nairas avant sa privatisation,
annonce TeleGeography le 29 novembre 2004. L’opérateur historique
contrôlé par l’Etat, a eu l’autorisation du gouvernement pour
emprunter 14 GNN (108 M$) auprès des banques locales pour lui permettre
de mettre à jour ses installations et se forger une position financière
forte dans la perspective de sa privatisation. La date limite pour l’expression
d’intérêt des investisseurs pour acheter des parts dans NITEL
est fixée au 28 janvier 2005. NdR : Cette démarche est salutaire
en principe, mais beaucoup trop proche de la date butoir et surtout notoirement
modeste (voire insuffisante) eu égard à l’immensité
du réseau et à son état plus que déficient.

Par ailleurs, selon TeleGeography du 10 décembre
2004, l’opérateur mobile pan-africain Vodacom se dit intéressé
dans la relance d’une offre pour entrer dans le marché mobile nigérian
avec l’aide de sa société mère, Telkom SA après
avoir échoué dans une tentative précédente
pour s’assurer une part de contrôle dans l’opérateur cellulaire
nigérian V-Mobile (ex-Econet Wireless Nigeria). Selon le quotidien
« The Day » Telkom a transmis au BPE (Bureau for Public Enterprises)
son offre de soumission pour tout ou partie des 51% des parts dans NITEL
que le gouvernement a mis au concours. A cette fin Telkom a fait équipe
avec Vodacom qui prendra le contrôle de la filiale mobile de NITEL,
M-Tel, si son offre réussit. Interrogé sur son intention
de prendre le contrôle de NITEL, un responsable de Telkom a déclaré
que l’acquisition de licences fixes ne l’intéresse pas car elles
comportent des conditions très lourdes.

_________________________________
La vente d’actions de Maroc Telecom
rapporte 800 millions d’euros

Sous le titre « Maroc Telecom IPO to raise EUR800
million » TeleGeography donne l’info suivante le 13 décembre
2004 : Maroc Télécom dit que la forte demande d’actions pour
son OPA tenue hier pourrait rapporter environ 800 millions d’euros aux
coffres de l’Etat. La vente par le gouvernement de 15% des parts de l’opérateur
fixe monopolistique chérifien a été souscrite 21 fois,
un grand intérêt venant des USA, d’Europe et du Moyen Orient.
Les actions étaient valorisées à leur maximum indiqué
et commenceront à être mis en vente a Casablanca à
68,25 Dinars marocains et à 6,16 euros à la Bourse de Paris,
ce qui valorise la société à 5,4 milliards d’euros.
Selon le président de Maroc Télécom, les investisseurs
considèrent la société très attractive du fait
de « la part importante des bénéfices payée
en dividendes, ainsi que son potentiel de croissance, du fait de sa position
dominante et du niveau faible de pénétration du marché
 ». Outre qu’il tire profit de son monopole sur les services téléphoniques
de base, qui ont généré la moitié de son chiffre
d’affaires et 628 millions d’euros de bénéfices en 2003,
l’opérateur historique contrôle aussi environ 70% du secteur
mobile, un marché auquel on prédit une forte croissance l’an
prochain, augmentant de 10% la pénétration de 10% qui atteindra
40%.

________________________________
En bref
Au cours de la conférence internationale de suivi
du sommet mondial de la société de l’Information, qui se
tient du 22 au 24 novembre à Marrakech, le sous-directeur général
de l’UNESCO pour la Communication et l’Information, Abdul Waheed Khan,
a indiqué que la majorité des appels téléphoniques
de l’Afrique vers les Etats-Unis étaient encore routés à
travers l’Europe,
ce qui coûterait annuellement quelque 400
millions de dollars aux pays du continent noir.

Au Liberia, selon Balancing Act News Update
du 12 décembre 2004 le gouvernement de transition a ramené
le nombre de licences mobiles GSM à quatre, indiquant que les licences
GSM ont été prétendument sur-utilisées. En
effet, selon le Ministère des P&T a révélé
que des licences avaient été accordées à huit
( !) sociétés exploitant des réseaux dans le pays.

Au Kenya, Selon TeleGeography Comms Update
du 21 décembre 2004, Telkom SA « s’intéresse »
à Telkom Kenya. Il a pris une part dans le capital de TK selon allafrica.com.
Le gouvernement sélectionne un consultant pour le conseiller sur
la vente de Telkom, qui ne devrait pas avoir lieu avant la fin de 2005.
Telkom SA est en train de tisser sa toile à travers le continent,
ayant déjà exprimé son intérêt pour l’opérateur
fixe nigérian NITEL et son équivalent en Angola, Angola Telecoms.

En Ouganda, le gouvernement veut consacrer
5 M$ pour des services de télécoms en zones rurales vers
la fin de 2005. Le projet mettrait en oeuvre des cafés Internet
et des centres de formation aux TIC à travers le pays. Le gouvernement
négocie le financement de ce projet avec la BM. (TeleGeography,
23 novembre 2004).

Au Zimbabwe, la Société nationale
des télécommunications, Tel-One, a annoncé vouloir
investir 288 millions de dollars sur 5 ans pour étendre le réseau
téléphonique et augmenter d’environ 1,6 million le nombre
de lignes. Une partie du financement doit être assuré par
la Chine. Les deux premières phases du projet prévues pour
9 mois, devront ajouter 230.000 nouvelles lignes téléphoniques
au réseau. Tel-One, seul opérateur de téléphone
fixe, a une capacité de 300.000 lignes alors que la demande nationale
est estimée à 1,8 million de lignes. Par ailleurs,
selon l’UNI, l’organisation internationale qui regroupe la plupart des
syndicats des télécoms dans le monde, les grévistes
des télécoms et de la poste subissent au Zimbabwe un harcèlement
et une intimidation de la part des autorités. Fin octobre, une délégation
de la COSATU, syndicat sud-africain était même expulsée
par les autorités.

Au Gabon, le budget de L’Agence de régulation
des télécommunications gabonaise (ARTEL) a revu son budget
pour 2005 à la hausse en passant à 2,5 milliards de francs
CFA contre 1,7 milliard de F CFA en 2004.

En Algérie, le nombre total d’abonnés
aux trois réseaux de téléphonie mobile a atteint le
nombre de 4 327 000, dépassant les prévisions de 1,3 million
selon une déclaration récente du M. Amar Tou, ministre de
la Poste et des Technologies de l’information et de la communication.

En Afrique du Sud, la confédération
Congress of South African Trade Unions (COSATU) s’oppose à l’acquisition
par la Commission de l’investissement public (PIC) de 15,1 % du capital
de Telkom South Africa, cette part étant rachetée à
Thintana Communications. La PIC, qui gère le fonds de pension pour
les employés du secteur public, a dépensé 6,6 milliards
de rands, en puisant dans ledit fonds de pension, mais sans consulter ni
les syndicats ni les employés. Or l’acquisition d’actions de la
compagnie Telkom privatisée est une initiative à laquelle
s’opposent la majorité des syndicats.

En Inde, le gouvernement vient de débloquer
555 millions de dollars pour améliorer la « connectivité
rurale ». Plus de 520000 villages avaient été déjà
connectés dans une première phase. Cette somme doit permettre
d’ouvrir plus de 76 000 centres d’accès public au téléphone
et 5000 points d’accès au haut débit. Près de 50%
des accès radio ruraux ont déjà été
remplacés et la seconde moitié devrait être remplacés
courant 2006.

Au Vénézuela, les autorités
ont décidé de créer un opérateur public, CVG
pour concurrencer CANTV contrôlée par la société
américaine Vérizon. Le marché a été
ouvert à la concurrence en 2000 et la croissance est soutenue dans
le secteur.

________________________________

Economie
Financement privé d’infrastructures publiques
et PPP

(Résumé d’un article de Pierre Jacquet,
économiste en chef à l’Agence française de développement
et enseignant à l’Ecole supérieure des ponts et chaussées,
paru dans Le Monde du 9 novembre 2004.)

Il s’effectue essentiellement dans le cadre des « 
Partenariats Public-Privé (PPP) notamment à travers les Investissements
directs à l’étranger (IDE).

Le financement privé d’infrastructures publiques
s’est effondré dans les pays du Sud, passant de 127 à 41
milliards de dollars entre 1997 et 2003.

En Afrique les PPP ont eu des succès mitigés.
Les investissements lourds continueront largement à releverdu secteur
public -et donc de l’APD- dans les pays en développement et tout
particulièrement dans les PMA.

En revanche l’exploitation des infrastructures demeure
un point d’application important pour les PPP. Les acteurs privés
pourront apporter leur savoir-faire technique et managérial, leur
souci de la clientèle, leur capacité de recouvrement, etc.

Les PPP doivent instaurer un partage équilibré
des coûts et des risques sur toute la chaîne de production
des services publics : infrastructures, maintenance, distribution, facturation,
recouvrement, service clients, ...

Dans les PeD, la culture des PPP est à consolider.
Les partenaires locaux doivent comprendre que les entreprises, nationales
ou étrangères, ne sont pas philanthropes. La qualité
et la durabilité de leurs opérations dépendent de
leur profitabilité.

Le marché apparaît rarement solvable pour
les entreprises privées. Il y a encore un rôle pour les agences
d’aide qui pourraient par exemple envisager de prendre en charge, par l’APD,
une partie de la facture des populations les plus pauvres.

_________________________________
Privatisations : Rapport OCDE
- BAD 2003

Pour la première fois depuis 1995 la croissance
africaine est inférieure à 3% (2002)

Privatisations :
Avant 1990 334 privatisations
1990-2000 3 640
« Mais les effets escomptés sur les finances
des Etats et les retombées consécutives sur les politiques
de réduction de la pauvreté, n’ont pas été
au rendez-vous ».

« Pendant cette décennie la valeur annuelle
des cessions a représenté 0,65 % des recettes publiques du
continent. »

« Un des dogmes du Programme d’Ajustement Structurel
(PAS) chers au FMI a montré ses limites ».

L’OCDE serait-elle devenue un repaire d’ATTAC ? Ou :
Vendre son argenterie pour 0,65% de recette, cela valait-il la chandelle
 ? Jean Louis Fullsack

_________________________________
Financement du développement
Vous avez dit « Problème de financement
 » ?

« Plus de 550 Milliards de dollars sur les 1000
Milliards de dollars investis par des opérateurs de réseau
dans les infrastructures Fibres Optiques dans les quatre dernières
années auraient été gaspillés »

C’est ce qu’affirmait une étude publiée
par The Times de Londres, et citée par Public Network Europe dans
son numéro de février 2002. Il n’est pas inutile de rappeler
ce scandale, vu l’amnésie dont semblent atteints les hauts personnages
qui pensent encore (en 2004) qu’il est difficile de financer les télécoms
indispensables au développement des pays africains. La moitié
du gaspillage des nantis y suffirait amplement pour y déployer les
infrastructures nécessaires -routes, voies ferrées, électricité,
télécommunications- base essentielle du développement
futur de tout un continent.

_________________________________
NEPAD : le doute ?.
Le président sénégalais a déclaré
à Johannesburg qu’il a des « problèmes pour expliquer
les réalisations du NEPAD quand on lui pose cette question au Sénégal
et ailleurs dans le monde ».

"Nous sommes en train de gaspiller beaucoup d’argent,
et surtout, de perdre du temps avec des séminaires et conférences
qui se terminent sans que l’on sache ce que nous avons réalisé »,
a-t-il martelé.

Obasanjo et Mbeki, deux co-initiateurs du NEPAD, ont
essayé de donner une image plus positive durant leur intervention.

Mais les critiques ont depuis sauté sur les interpellations
de Wade, pour souligner que cette « confusion », ajoutée
au manque de persévérance des initiateurs du NEPAD procèdent
d’une certaine mentalité « de dépendance » par
rapport à l’aide et aux financements étrangers pour exécuter
les initiatives nationales.

Certains craignent même que la Commission pour
l’Afrique du Premier ministre britannique soit en fait du plomb dans les
ailes du NEPAD, alors que d’autres considèrent qu’aucune des deux
initiatives ne peut développer le continent. (extrait d’une dépêche
de l’agence PANA signé Paul Ejime du 24/12/2004 http://www.panapress.com)

_________________________________
La situation financière de
l’ONU s’est dégradée.

Le montant des arriérés a doublé
en un an et passe à 3 G$ en fin octobre 2004, soit 54% de son budget
annuel. Premiers débiteurs : les Etats-Unis (1,1 G$ soit 37% du
total), le Japon (586 M$), l’Ukraine (155 M$), le Brésil (85 M$).

L’ONU n’a pas de liquidités et est obligée
d’emprunter. Réélu le 2 novembre G.W. Bush a promis de verser
3OO M$ d’ici à la fin de l’année. Pour garder le droit de
vote des USA dans les Assemblées générales, les Commissions
et au Conseil de sécurité. (Source : JAI n° 2287 du 7
novembre 2004)

________________________________

Net-actus
Kenya : Feu vert pour la voix sur IP (VoIP)
 Selon TeleGeography du 14 décembre 2004,
la CCK a décidé que les ISP peuvent désormais offrir
des services VoIP. Le directeur de la CCK, Samly Kirui a demandé
aux ISP de retourner leur licence au régulateur afin qu’il y annule
les clauses restrictives.

 



Article

ESCAPADE AU NIGER

Reportage sur une mission de téléphonie
rurale du 1er au 15 novembre 2004

 

Guy Blanc (avec Richard Hauton)

Prologue
L’histoire commence un soir d’automne . Nous avons fixé
rendez-vous Jean-Louis et moi à notre ami Boureima Gado député
Nigerien au siège de l’ONU à Genève ou Jean-Louis
se démène entre deux séances de travail « de
la plus haute importance ». Je vais donc à sa rencontre sous
une pluie glacée au portail d’entrée. Nous nous installons
dans la pénombre de la grande salle des pas perdus et Boureima me
fait part de son désir d’équiper d’une ligne téléphonique
certains villages de sa région déjà dotés
par le PNUD de petites radios FM locales. Je lui explique donc, schémas
et dessins à l’appui, ce que nos bons vieux TERA peuvent faire pour
lui. Coïncidence, l’un des villages est jumelé avec la ville
de Bonneville et s’appelle.....Tera.

Quelques mois plus tard lors d’une prepcom du SMSI toujours
à Genève nous nous retrouvons, Boureima, Jean-louis et moi
en compagnie de Djilali Benamrane, ancien du PNUD, nous avons un bref entretien
avec le Premier Ministre Nigérien et le Ministre de la communication
qui approuvent notre initiative. Ce dernier souhaitera voir un équipement,
nous lui montrerons le soir même à son hôtel.

Premiers préparatifs
Après un premier report, la mission est fixée
au 1er novembre. Malheureusement le matériel expédié
par camion et qui devait arriver en même temps que nous est bloqué
au Maroc. Richard prépare donc à la hâte une liaison
de remplacement qui viendra avec nous. Nous voyagerons avec la joyeuse
bande du jumelage de Bonneville qui nous rendra grand service en répartissant
le surpoids de bagages. 13h30 décollage de St Exupéry avec
Air Algérie. Cinq heures d’attente à Dar el Beida et
arrivée à 23h30 à Niamey. Trente degrés à
minuit sur le tarmac Richard est un peu surpris, ça change de la
fraîcheur des sommets, moi je m’étonne de l’absence de lourdeur
humide, mais nous sommes en zone subsaharienne. Après un bref coup
d’œil circulaire nous apercevons Boureima assis dans le hall. Heureuses
retrouvailles et je savoure cet instant un peu magique de l’arrivée.
J’ignore encore qu’il nous accompagnera jour après jour tout au
long de la mission pour veiller sur nous et démêler chaque
problème.

Nous y sommes
Il est environ une heure du matin le président
de l’AFAN (Association France Amitié Niger) nous conduit vers notre
hébergement et nous pensons à un repos bien mérité.
Il n’en est rien, les « Bonnevillois » ont décidé
de renouer avec la « conjoncture », nous voici donc partis
en compagnie d’Isabelle et sa Suzuki pour la « Cloche » ou
nous les retrouvons devant leur breuvage fétiche. Coucher 3h00.

Mardi 8h Sam le chauffeur nigérian et Boureima
viennent nous prendre pour les visites protocolaires d’arrivée :
la SONITEL ou nous rencontrons le Directeur, le directeur de la production
Sadi Adamou ; Yayé Kimba de L’AFAN et les techniciens qui nous accompagnerons
 ; le PNUD ou malheureusement Dioffo sera absent mais nous verrons le Pdt
des comités des radios locales, Théodore et Abdou le représentant
qui nous accompagnera. Ensuite visite au central de Niamey. Ce qui me frappe
en traversant la ville c’est l’absence de grandes entreprises et
le nombre impressionnant d’ONGs et associations en tout genre, mais nous
n’avons pas tout visité. A midi déjeuner au maquis du coin
avec « Bonneville ».

 Pour lire l’article
en entier...

Guy Blanc Avec Richart Hauton
(CSDPTT Rhône Alpes)
_________________________________