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Lettre d’Octobre 1997

Octobre

mercredi 1er octobre 1997


La Lettre de octobre 1997
No : 24

 Sommaire
 :

Editorial
France Télécom privatisée !
______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Ile Maurice. Taux de connexion le plus
élevé d’Afrique.
Gros contrats pour Alcatel en Côte d’Ivoire.
Explosion du cellulaire en Côte d’Ivoire.
Grève anti-concurrence en Colombie.
Forte hausse des tarifs domestiques à Madagascar
En bref  : Internet, dirigeables au Japon,
Afrique du Sud, accord UE - fédération croato-musulmane,
Vietnam, Asie.sie-Pacifique.
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Article
Et le chaos naquit de la concurrence...de
Jeff Hecht


Editorial
France Télécom privatisée !
Après avoir longuement promis que le processus de privatisation
de France Télécom serait stoppé, les dirigeants du
pays viennent finalement de mettre en vente une partie de notre entreprise
que nous avons contribué à hisser au niveau où elle
est aujourd’hui. Entre temps a été organisée une pseudo
consultation qui s’avère surtout n’avoir été qu’un
léger délai pour gagner du temps et préparer les esprits.
Pour notre part nous ne pouvons défendre l’idée de la
nécessité de garder les télécoms dans le domaine
public en Afrique et se satisfaire de cette évolution récente
dans notre pays. Certes dans le domaine des télécommunications,
cela fait déjà longtemps que la coopération n’est
qu’un paravent pour des affaires juteuses et ce bien avant que l’on parle
de privatisation. Les acquisitions récentes de France Télécom
en Afrique dont l’objectif affiché est de faire des affaires n’ont
pas attendu la privatisation partielle de France télécom.
Simplement cette orientation risque de s’accentuer. Rappelons cependant
que les nouveaux opérateurs africains créés après
les privatisations au Sénégal bénéficient du
monopole pour quelques années sur la téléphonie fixe.
Pour notre part, nous ne baisserons pas les bras. Nous continuerons
dans la mesure du possible à faire vivre les valeurs de solidarité
et d’échanges y compris parmi les travailleurs des opérateurs
de télécommunications. 
La rédaction
______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Ile Maurice. Taux de connexion le plus élevé
d’Afrique
.
Avec 19 lignes téléphoniques pour 100 habitants, l’Ile
Maurice apparaît comme le pays où le taux de connexion est
le plus élevé d’Afrique (excepté les Seychelles).
L’Afrique du Sud arrive en seconde position avec 13 lignes pour 100 habitants
suivie du Zimbabwe, 10 lignes pour 100 habitants. En 1994, ce taux était
déjà à Maurice de 11,72 lignes pour 100 habitants 
1,66 pour l’ensemble de l’Afrique et 0,46 pour l’Afrique sub-saharienne.
L’Ile Maurice compte un peu plus de 1,1 millions d’habitants.
Durant l’année écoulée, près de 40000 lignes
supplémentaires ont été construites, soit une croissance
de 23% et le ministre des télécommunications, M. Sarat Lallah
a annoncé pour objectif d’atteindre un taux de connexion de 25%
d’ici un an. Il souhaite en même temps ramener le délais de
réponse à une demande d’installation de lignes à moins
d’une semaine contre 8 à 10 semaines actuellement.
Le téléphone cellulaire existe depuis 6 ans. La société
Emtel a bénéficié d’un monopole pendant environ 5
ans avant qu’une filiale de Mauritius Telecom, Cellplus n’entre sur la
marché des mobiles. Emtel compte aujourd’hui environ 18000 abonnés
contre 10000 à Cellplus.
Mauritius Telecom est détenu à 100% par l’Etat. Elle
est partie prenante du projet SAFE, auquel vient de se rallier tardivement
France Télécom sous la pression des élus locaux de
la Réunion. Le projet SAFE (South Africa Far East cable Network
voir la lettre N°19) prévoit l’installation d’un câble
de fibre optique entre la Malaisie et l’Afrique du Sud via l’Ile Maurice
et la Réunion (dont le raccord n’a été envisagé
qu’après l’entrée de France Télécom). Les partenaires
sont dont aujourd’hui, Cable et Wirelesse, Mauritius Telecom, Telecom Malaysia,
Telekom South Africa et France Télécom. ___________________________________
Gros contrats pour Alcatel en Côte d’Ivoire.
Alcatel a signé début septembre un contrat cadre avec
CI-Telcom pour la fourniture de 400000 lignes de commutation numérique
sur 5 ans visant à faire passer le nombre de lignes pour 100
habitants de 1 à 5. Un accord a été signé pour
la première tranche portant sur 102000 lignes. Par ailleurs un autre
accord à été signé pour des réseaux
de faisceaux hertziens de petite et moyenne capacité, ainsi que
pour 10000 lignes de réseaux d’accès et de réseaux
d’abonnés. Les installations devraient équiper les villes
d’Abidjan, de Bouaké et de San Pedro et seront installées
début 98. L’ensemble des contrats s’élève à
135 millions de francs. Cet accord fait suite à la convention
signée entre l’Etat ivoirien et France Télécom qui
détient désormais 51% du capital de CI-Telcom.
Enfin Alcatel a signé un autre contrat de 25 millions de francs
avec la société SIM (société ivoirienne de
mobiles détenue aussi à 70% par France Télécom
par l’intermédiaire de France Câbles et Radios et à
30% par Comafrique, une filiale du groupe Sifcom) afin d’étendre
le réseau de téléphonie mobile dénommé
Ivoiris (par analogie avec Itinéris) à Bouaké, Yamoussoukro,
Sassandra et San Pedro.
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Explosion du cellulaire en Côte
d’Ivoire
.
Au côté de la SIM (voir ci-dessus) deux autres sociétés
se partagent le marché du téléphone portable en Côte
d’Ivoire. Loteny Telecom exploite le réseau Telecel créé
en avril 1996 par trois partenaires, Access Telecom (leader de la radio
messagerie en Afrique de l’Ouest), Telecel International présent
dans la téléphonie cellulaire dans l’ex-Zaïre, la Centrafrique,
la Guinée, le Burundi, Madagascar et en Zambie et Loteny Electronics
une société ivoirienne spécialisée dans les
technologies. Cellular SA exploite le réseau Comstar avec comme
partenaire International Cable et Wireless qui détient des licences
cellulaires au Bénin, en Guinée, au Congo et bientôt
en Afrique de l’Est.
En juin 1997, le téléphone cellulaire était à
l’origine de la création de 210 emplois et comptait déjà
21050 clients, 5900 pour Comstar, 8350 pour Ivoiris et 6800 pour Telecel,
alors que le réseau de CI Telcom compte environ 120000 lignes. 
Chaque réseau cellulaire a gagné environ 1000 abonnés
nouveaux par mois d’octobre 1996 à février 1997, chiffre
tombé aujourd’hui à environ 500 par mois. Toutes les prévisions
ont été dépassées. C’est ainsi que la SIM 
prévoyait 5000 abonnés pour la fin 97, un chiffre déjà
très largement dépassé. Elle a dû doubler les
capacités de son réseau Ivoiris, 10 mois seulement après
son entrée en service. Les opérateurs pensaient que les tarifs
pratiqués allaient être largement dissuasifs, 155 FCFA la
minute sur Telecel. En réalité il semble que de nombreux
clients qui payent souvent en liquide sont des commerçants et artisans
issus du secteur informel alors que les opérateurs visaient au départ
les gros commerçants libanais, les jeunes cadres et les entreprises.
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Grève anti-concurrence en Colombie.
Les 8000 employés de l’entreprise publique des télécommunications
en Colombie ont fait grève le jeudi 28 août pour protester
contre l’ouverture du secteur des télécommunications longue
distance aux opérateurs privés. Les appels longues distances
par opérateur ont été perturbés et des incidents
ont opposés les grévistes et les forces de l’ordre à
Bogota devant les locaux de la direction.
Après la ratification de la décision par le président
de la république, l’entreprise nationale devra partager avec les
opérateurs privés le service des communications longues distances,
nationales et internationales.
Déjà en 1992, une grève d’une semaine, dirigée
contre la privatisation de Telecom avait gravement perturbé les
appels nationaux et internationaux.
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Forte hausse des tarifs domestiques à
Madagascar

Telecom Malagasy, l’opérateur malgache de téléphone
dont France Câbles et Radio détient 33% du capital vient a
annoncé en Août une importante réorganisation tarifaire
à travers un communiqué qui commence par : « La libéralisation
dans le secteur des télécommunications engage TELECOM MALAGASY
à rééquilibrer ses tarifs ».
Les calculs des journalistes font état d’une augmentation de
117 à 335% pour les communications locales. Sans trop entrer dans
les détails cette réorganisation tarifaire, se traduit par
une importante augmentation de la taxe de base de 3 mn qui passe à
500 FMG (franc malgaches), ce qui avoisine celle de la France alors que
le salaire minimum à Madagascar tourne autour de 100 à 200
FF. Les communications interurbaines passent selon les cas à
1000 FMG ou 1714 FMG la minute. L’abonnement devrait bientôt augmenter
pour inclure 20 taxes de base. Par contre les communications internationales
diminuent selon les destinations de 8% à 46%. Pour la France qui
est une des principales destinations la baisse n’est que de 8%.
La stratégie de TELECOM MALAGASY apparaît assez clairement.
On se préoccupe peu du développement de la téléphonie
publique et de la clientèle résidentielle pour qui les nouveaux
tarifs sont particulièrement dissuasifs. La préoccupation
première parait la clientèle des entreprises et des résidentiels
fortunés dont on redoute l’appel à d’autres opérateurs
pour faire transiter les communications à l’internationale.
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En bref
Un rapport de l’UIT, Union Internationale des télécommunications
prévoit 300 millions d’utilisateurs d’Internet dans le monde
d’ici à l’an 2000
, contre 40 millions actuellement.
En cas d’échec des différents projets de réseaux
de satellites, les postes et télécommunications du Japon
ont imaginé de placer des dirigeables
à 20 km au-dessus
de l’archipel. Munis de moteurs alimentés par des piles solaires,
ils resteraient fixes et permettraient de transmettre une grande quantité
de données. Vingt de ces dirigeables seraient suffisants pour couvrir
l’ensemble du Japon.
Les autorités sud-africaines ont décidé d’interdire
le call-back à partir du 1er septembre
. Les activités
des opérateurs utilisant les call-back représentaient une
perte annuelle de 8,3 millions de dollars pour la société
sud-africaine Telkom qui bénéficie du monopole pendant 5
ans bien que Telkom Malaysia en ait acquis 30%.
L’union européenne construira le réseau téléphonique
bosniaque suite à un accord signé en juillet entre
l’UE et la fédération croato-musulmane
. Le projet européen
permettra de reconnecter les systèmes téléphoniques
des territoires serbes et croato-musulmans de la fédération,
coupés depuis le début du conflit en 1992.
France Télécom a signé un contrat de coopération
de 460 millions de dollars pour la construction de 540000 lignes en 5 ans
à Ho Chi Minh-Ville au Vietnam. Le contrat prévoit
que FT partagera les bénéfices de l’exploitation de ces lignes
avec VNPT, les PTT vietnamiennes pendant 15 ans.
L’Australie, le Japon, la Malaisie, Singapour, la Corée du Sud,
Tonga, les Philippines et le Vietnam se sont réunis en août
et ont convenu de travailler à l’adoption de normes communes
pour les technologies de télécommunications dans la zone
Asie-Pacifique
.
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Article
 Sous le titre : Réglementation.. ; Et le
chaos naquit de la concurrence..., le Courrier International publie dans
son N° 551 du 24 au 30 juillet 1997, un article de la revue anglaise
New Scientist signé Jeff Hecht que nous publions ci-dessous. Nous
y trouvons l’éternel couplet sur les « lourdeurs bureaucratiques
 » et les « légions de gratte-papiers » des services
publics mais il contient aussi des réfléxions intéressantes.
A méditer ... Réagissez, nous publierons vos lettres. 
 
La Rédaction.

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Et le chaos naquit de la concurrence...
 
Les économistes de génie qui, d’un bout à l’autre
de la planète, ont contribué à briser les monopoles
de téléphone et à réglementer les transports
aériens reviennent aujourd’hui à la charge : aux Etats-Unis,
ils envisagent d’ouvrir le marché de l’électricité
à la concurrence. Ce remaniement devrait selon eux, produire le
même effet que la déréglementation des télécommunications
et de l’espace aérien, une politique que les Etats-Unis ont pratiquée
à fond, mais qui fait également recette en Europe. Je crains
qu’ils n’aient raison : la déréglementation multipliera les
actions commerciales et limitera les investissements technologiques.
Pour des générations d’économistes, les services
publics constituaient des « monopoles naturels » dont l’efficacité
reposait sur la présence d’une entreprise unique régie par
un cadre réglementaire. Ils estimaient qu’il aurait été
trop coûteux de bâtir des systèmes concurrents pour
offrir le même service à la même région et qu’il
valait mieux que chaque secteur soit desservi par une seule compagnie de
téléphone, un seul producteur de gaz, d’électricité
et d’eau. L’Etat était là pour faire en sorte que, dans chaque
secteur monopolistique, les investisseurs rentrent dans leurs frais et
que les usagers soient correctement servis. Ce système n’était
toutefois pas sans faille. Comme le soulignèrent ses détracteurs,
dans la mesure où l’Etat garantissait le retour sur investissement
aux entreprises publiques, celles-ci n’hésitaient pas à s’équiper
de matériel très coûteux même si ce n’était
pas vraiment nécessaire. En l’absence de concurrence, ces prestataires
régnaient sur le marché captif- à tel point que, dans
certains pays européens, les usagers étaient placés
sur une liste d’attente pour obtenir le téléphone. Peu à
peu, les services publics se sont laissés submerger par les lourdeurs
bureaucratiques, embauchant des légions de gratte-papier grassement
payés.

Des équipements vétustes qui ne sont pas remplacés.
Les économistes conclurent qu’il fallait briser ces monopoles
pour ouvrir le marché à la concurrence. La libération,
facteur d’innovation, déboucherait sur des services plus performants
et une maîtrise des coûts. Cette politique a en effet déjà
contraint certaines compagnies aériennes américaines à
revoir les tarifs à leur baisse. De même les usagers du téléphone
ont vu le coût des appels longues distances baisser et ils bénéficient
parallèlement des capacités accrues des équipements
numériques et des réseaux de fibres optiques installés
par les différents opérateurs. Tout ne va pas mieux pour
autant. Les exploitants de réseaux longue distance se livrent à
des stratégies de marketing incroyablement prédatrices et
agressives ; leurs télévendeurs harcèlent littéralement
les clients potentiels et les basculent parfois sur un autre réseau
sans même leur demander leur avis. Et pour l’heure, les compagnies
d’électricité et de téléphone doivent partager
leurs infrastructures avec la concurrence.
Pour offrir plus de choix à leur clientèle, les opérateurs
de télécoms privilégient le marketing et les ventes
au détriment des ressources techniques et de la maintenance. Sur
un marché compétitif, aucun acteur ne veut trop investir
pour remplacer des équipements existants, fussent-ils en piteux
état, car il ne peut être assuré de rentrer dans ses
frais, surtout s’il exploite conjointement un réseau avec ses rivaux
directs. Ainsi, dans certaines agglomérations, les services téléphoniques
locaux continuent de se dégrader, malgré l’intensification
de la concurrence et l’afflux de nouveaux produits : les coupures, qui
jadis étaient le simple fait d’une branche brisée par la
tempête, sont aujourd’hui monnaie courante. C’est du moins le cas
dans le quartier où j’habite, dans la banlieue de Boston ; de plus,
des infiltrations d’eau atteignent des câbles souterrains usés
et provoquent de la friture. Pourtant l’exploitant local, une compagnie
privée, hésite encore à les remplacer.
Pour le secteur aérien américain, la note est encore
plus salée : il semblerait ainsi que l’accident de l’avion Valujet
qui s’est écrasé l’année dernière dans les
Everglades soit en partir dû à l’incompétence des sous-traitants
chargés de la maintenance, qui ignoraient les risques présentés
par les générateurs d’oxygène. La déréglementation
s’est également traduite par une étrange grille tarifaire,
en vertu de laquelle un passager peut payer sa place cinq fois plus chère
que son voisin. Et bien entendu, les constructeurs font des sièges
de plus en plus étroits, afin d’accueillir de plus en plus de monde
à bord de leurs appareils.

Les commerciaux représentent la moitié des effectifs
Lorsque les Etats-Unis décideront de déréglementer
le marché de l’électricité, on risque de rencontrer
le même type de phénomène. Une étude récente
de Boston Globe révélait qu’un nouvelle compagnie d’éléctricité
de Boston avait affecté la moitié de ses effectifs au service
commercila. Pour faire face aux impératifs du marketing, les monopoles
d’hier seront contraints de se doter à leur tour d’une force de
vente digne de ce nom, d’investir dans des campagnes publicitaires et de
payer des juristes pour étudier le nouveau cadre réglementaire.
Dans l’esprit d’un directeur commercial, cadres et techniciens coûtent
cher, alors que les vendeurs rapportent gros. C’est pourquoi les entreprises
ont tendance à limiter l’embauche de personnel technique. Mais elles
oublient que, sans ces spécialistes qui développent leurs
produits ou leurs services, les commerciaux n’auraient rien à vendre.
Les anciens services publics avaient certes des frais de fonctionnement
considérables, mais leurs infrastructures étaient tournées
vers l’avenir et faites pour durer. Les vieux téléphones
noirs à cadran fonctionnent encore. Les câbles dont la capacité
est aujourd’hui insuffisante ont rendu de bons et loyaux services pendant
plus de 35 ans. Les nouveaux exploitants privés, soucieux de rentabilité,
investiront-ils autant sur le marché libéralisé ? Nous
pourrons nous estimer heureux s’ils consacrent une petite part de leur
budget aux infrastructures. Plus la concurrence est acharnée, moins
les acteurs du marché s’intéressent à la longévité
de leurs infrastructures. Je vois d’ici se multiplier les petites compagnies
d’électricité offrant un service minimum, mettant le paquet
sur le marketing, au détriment des services de recherche et développement
et de maintenance. Or il suffit que le moindre composant de base soit endommagé
pour que l’ensemble du réseau de distribution s’arrête - et
ledépannage n’est pas toujours une mince affaire
A l’heure actuelle, après une tempête, les monopoles publics
déploient des armées de techniciens pour réparer des
dégâts. Que se passera-t-il lorsqu’il ne restera plus que
des services de commercialisation et de comptabilité ? Les nouveaux
exploitants pourront peut-être tenir le choc, bon an, mal an, mais
tout comme un vieil avion menace à tout instant de tomber en panne,
une pièce finira par céder, avec des conséquences
plus ou moins graves. Hélas les promoteurs de la déréglementation
ne seront alors pas les seuls à payer les pots cassés.

Jeff Hecht