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Lettre de novembre 2004

jeudi 30 décembre 2004, par Bruno JAFFRE

La Lettre de novembre 2004
No : 108

Jean Louis Fullsack, Alain Roblin Demont,
Joël Perier et Bruno Jaffré ont participé à la
rédaction de ce numéro.

 Sommaire
 :

Editorial
Africa ONE : la fin lamentable d’un
scandale

______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

Des nouvelles fraîches du Burkina
Assemblée Générale
de CSDPTT Rhône Alpes

En bref : mission CSDPTT au
Niger, CSDPTT associé à la rédaction d’un livre
collectif sous sur le thème "Télécommunications Bien
Public Mondial", le mois d’octobre record en ce qui concerne la fréquentation
du site

________________________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Telecom Namibia signe avec Gateway
Communications

Suspension de l’accord SONATEL - SOTELMA
En bref  : Nigéria, 
Kenya, Libye, Ghana, Algérie

Bons mots
________________________________

Economie
Forte progression des transferts
financiers des travailleurs émigrés.

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Net actus
La voix sur IP pour bientôt ?
___________________________

Articles
Les Logiciels libres dans les pays
en voie de développement (V2)
de Alain ROBLIN DEMONT

Memorandum sur le processus de
privatisation partielle de l’ONATEL (Extraits)
 par SYNDICAT
NATIONAL DES BURKINA FASO TELECOMMUNICATIONS (SYNATEL)

Mars 2004
 


Editorial
Africa ONE : la fin lamentable d’un scandale
Ce projet porté par l’UIT dès 1994 avec
pompe et déclarations publiques ronflantes, n’a pas soufflé
ses dix bougies : il a été tout simplement déclaré
« mort-né » par le Directeur du BDT de l’UIT à
la veille du Sommet Mondial de la Société de l’Information
à Genève en décembre 2003 et dans la plus grande discrétion
 !

Trop simplement, Monsieur le directeur !
Car c’est bien l’UIT (à l’instigation de son directeur
du BDT de l’époque, Monsieur Laouyane) qui a engagé ce projet
en le confiant « de gré à gré » à
AT&T Submarine, contrevenant ainsi aux règles les plus élémentaires
pour une opération portant sur un investissement de plus de deux
milliards de dollars. C’est toujours l’UIT qui s’est proclamé Coordinateur
de ce Gigaprojet et y a racolé les Etats africains afin qu’ils se
portent candidats pour un point d’atterrissement ou pour un « accès
haut débit » sur cette future « Boucle circum-africaine
 » qui devait connecter le continent aux grands réseaux mondiaux.
Trente cinq pays africains -y compris des pays enclavés- ont signé
le Memorandum pour un tel accès au tarif de 15 millions de dollars.
C’est enfin l’UIT qui a maintenu un silence total sur les difficultés
rencontrées, notamment pour le montage financier de type « 
nouvelle économie », qui bloquaient tout passage à
la réalisation.

Il a fallu un événement de hasard pour
sortir l’UIT de ce silence inadmissible pour la communauté africaine
- le silence des responsables politiques africains l’est tout autant. Ce
hasard c’est l’entretien que le Directeur du BDT a bien voulu accorder
à Michel Egger, coordonnateur des ONG suisses au SMSI. Parmi d’autres
questions posées figurait celle sur la gestation douteuse d’Africa
ONE et l’incertitude qui pèse sur son sort, conformément
à ma proposition à Michel Egger. J’avais en effet interpellé
sur ce problème le Directeur du BDT lors de la Table ronde sur les
Infrastructures et le financement au PrepCom-2 mais n’avais alors pas eu
de réponse.

La réponse fournie par le Directeur du BDT lors
de cet entretien vaut d’être intégralement citée :
« C’était avant mon arrivée, et vous comprendrez qu’il
m’est difficile de m’exprimer sur ce sujet. Je n’ai pas à juger
la politique de mon prédécesseur. Tout ce que je puis vous
dire, c’est qu’effectivement les choses ne se sont pas passées comme
elles auraient dû ... » (sic)

A la question de Michel Egger « Peut-on estimer
que c’est un projet mort-né ? » le Directeur du BDT a répondu
« On le peut » (voir page 117 de l’Annuaire suisse de politique
de développement 2003).

Ces réponses sont aussi lamentables que la conduite
du projet, et carrément choquantes venant du n° 3 de l’UIT car
il met directement en cause son prédécesseur (pas très
fraternel entre africains !) et exonère implicitement l’UIT. Mais
alors on peut au moins se demander où sont passées les sommes
versées par les pays signataires du Mémorandum ? Et quelles
sommes l’UIT a dépensées en pure perte pendant des années
en réunions de coordination d’un « non-projet », et
en frais de personnel et de logistique, directs et indirects ? Les réponses
à ces questions sont particulièrement intéressantes
alors que l’UIT traverse la plus grave crise financière de son histoire
et a dû sacrifier plus de 10% de son personnel dans des conditions
inacceptables pour lui.

Non, Monsieur le directeur de l’UIT/BDT -c’est ainsi
qu’est désignée votre Direction- vous n’avez servi ni la
communauté africaine ni l’UIT, qui ne sort pas grandie de ce scandale
que restera dans les mémoires Africa ONE.

Jean Louis Fullsack
Ancien Coordonnateur de projets de l’UIT
________________________________

Echos
de CSDPTT et de ces correspondants

Des nouvelles fraîches du Burkina
Bruno Jaffré a séjourné au Burkina
Faso du 11 au 26 octobre 2004. Il a visité Sérékéni
où il a constaté le bon fonctionnement technique du téléphone
communautaire mais aussi quelques problèmes de gestion qui devraiant
pouvoir être bientôt résolus. Il s’est aussi rendu dans
le village de Sarama qui doit être bientôt connecté.

Il a par ailleurs rencontré différentes
personnalités, le ministre des télécommunications
M. Thombiano, le Secrétaire Général de l’ONATEL M.
Soungalo Traoré.

Ce séjour fut aussi l’occasion de nombreuses rencontres
amicales avec : El Hadj Mousbila Sankara, Ms Moustapha Koussoubé
et Jean Tiendrebeogo les animateurs de la SODEPTEL notre partenaire burkinabé
dans le domaine de la téléphonie rurale, M. Sylvestre Ouedraogo,
Président de Yam Pukri, M. Alfred Sawadogo Président de SOS
Sahel Burkina, les ressortissants de Sérékéni, qui
ont tenu à remercier vivement CSDPTT, et M. André Nyamba
professeur à l’université de Ouagadougou qui a exprimé
une forte motivation pour effectuer une étude sociologique avec
des étudiants dans les villages récemment munis de téléphones
communautaires au nombre de 5 dans ce pays.

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Assemblée Générale
de CSDPTT Rhône Alpes

L’assemblée générale de CSDPTT Rhône
Alpes s’est déroulée en présence de 6 adhérents,
2 étaient excusés le vendredi 15 octobre à Chambéry.
Guy Blanc a été reconduit Président, Jean Marc Roussel
Secrétaire et Michel Monnier trésorier.

La discussion s’est essentiellement orientée sur
les aspects pratiques concernant les projets actuellement en cours pris
en charge en Rhône Alpes : connexion de villages dans le pays Dogon
au Mali et de villages au Burkina Faso, 3 dans la région de
Tema plus le village de Doudou jumelé avec l’association balafon
savoyard.

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En bref
Une mission composée de Guy Blanc
et Richard Hauton (CSDPTT Rhônes Alpes) s’est envolée le 1er
novembre à destination de Nyamey au Niger. Il s’agit d’une
première mission dans ce pays où nous espérons mettre
en place des projets de téléphonie rurale. C’est aussi une
grande première pour CSDPTT, puisque cette mission est financée
par le PNUD et se fera en collaboration avec différentes villes
françaises jumelées avec des villes nigériennes.

CSDPTT est activement associé à la rédaction
d’un livre collectif sous l’égide de l’association BPEM 

sur le thème "Télécommunications Bien Public Mondial".
Plusieurs membres de CSDPTT devraient y contribuer directement, tandis
que l’association à proposé différents contributeurs
partenaires ou amis de CSDPTT en France ou en Afrique.

Le mois d’octobre est le mois de tous les records
en ce qui concerne la fréquentation du site

 ; record de visites par jour battu le 20 octobre avec 384 visites (précédent
record le 8/12/2003 avec 301 visites), record de visites mensuels avec
6943 visites (précédent record mars 2004 avec 6334 
visites), soit une moyenne de 224 visites (204 en mars 2004).

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Echos
des postes et télécoms dans le monde

Telecom Namibia signe avec Gateway Communications
Selon Balancing Act News Update du 17.10.04, Telecom
Namibia (TN) a signé un accord avec Gateway Communications (dans
le cadre d’un partenariat existant, NdR) qui inclut un l’interconnexion
internationale. TN est un opérateur complet au réseau entièrement
numérisé et est aussi ISP à travers sa filiale iWay
 ; il a en outre un réseau dorsal pour le réseau GSM de sa
filiale mobile MTC. Ce nouveau service (NdR : fourni par Gateway Communications)
permettra à TN d’augmenter son revenu grâce à l’augmentation
du volume des appels téléphoniques internationaux terminés
par ses réseaux fixe et mobile. TN a choisi Gateway Communications
« pour attirer des volumes substantiels de trafic à fournir
aux opérateurs africains » et parce que GC était prêt
à fournir la connexité nécessaire à la Namibie
selon des termes sans risque. Le choix s’est fait sans appel d’offres,
le trafic étant routé dynamiquement en fonction du tarif
momentanément pratiqué. GC est aussi un partenaire de TN
à travers leur co-aventure dans la licence SNO accordée par
le Ministre de la Communication d’Afrique du Sud.

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Suspension de l’accord SONATEL
- SOTELMA

Balancing Act News Update du 17 octobre 2004 révèle
que l’accord entre la Sotelma et Sonatel était suspendu, la première
voulant facturer à Ikatel le même montant pour (l’utilisation
de) la fibre sortant du Mali que Sonatel facturait à la Sotelma
pour atteindre le point d’atterrissement de SAT-3 au Sénégal.
Les deux ont été d’accord sur le montant de ces tarifs mais
(il n’en résulte pas moins que) la Sotelma n’utilise pas la fibre
et les prix (des communications internationales concernées) restent
élevés au Mali. (Cela est particulièrement déprimant
car la privatisation de la Sotelma a échoué parce qu’il n’y
a pas eu de repreneurs internationaux pour la société). (Les
ajouts entre parenthèses sont de l’auteur).

Note sur ce communiqué : Voilà une information
qui confirme les critiques que CSDPTT a émises lors de l’intrusion
de la Sotelma au Mali, non comme partenaire de l’opérateur historique,
mais comme concurrent de celui-ci (voir sur notre site www.csdptt.org IKATEL
 : Une chance manquée pour l’Afrique). C’est aussi une triste illustration
des ravages de la privatisation, et le fait que l’artère FO entre
le Mali et le Sénégal soit sous-utilisée voire carrément
inutilisée est tout simplement scandaleux.

Jean Louis FullsackF
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En bref
Au Nigéria, NITEL a signé
un accord avec un consortium bancaire (leader : Citybank) pour lever 14
M Nairas en prêt à court terme pour financer l’expansion du
réseau téléphonique de Lagos ainsi que d’autres projets
en particulier ceux de transmission. (Infos parues dans Balancing 
Act News Update du 17.10.04)

Au Kenya, des sociétés de haute
technologie dominantes d’Israël sont susceptibles d’entrer dans le
secteur libéralisé des télécoms. Dans le cadre
de la mise en place d’un second opérateur national (SNO) la licence
avait été accordée à Bell Western en Janvier.
Le nouvel entrant qui détient une concession d’exploitation d’opérateur
télécoms régional, a payé 500 000 $ pour celle-ci
qui lui permet de déployer ses services dans la Province du Nord-Est.
Selon les termes de la licence il doit déployer 21 000 lignes dans
les cinq premières années ainsi que 636 cabines. L’opérateur
déploie ses services sous la marque Warsan Communications services. 
(Source PriMetrica, 18.10.04)

Au Kenya, Safaricom annonce son 2 millionième
abonné à peine 4 ans après le démarrage de
son réseau GSM 900. La société a consacré plus
de 120 M$ rien que cette année pour étendre et améliorer
son infrastructure de réseau, l’installation de son 7ème
commutateur (MSC) à Mombasa et la construction de plus de 140 nouvelles
stations de base (BS). Safaricom est appartient à hauteur de 40%
à Vodacom (RSA). (Source PriMetrica, 26.10.04)

En Libye, le GPTC a accordé un contrat
de 120 M$ à Nokia pour l’installation d’un réseau mobile
national supportant GSM, EDGE et W-CDMA. Nokia fournira aussi les services
de planification et de gestion du projet. El Madar Telephone Company, une
filiale de GPTC, fournit des services via son réseau GSM sous la
bannière Orbit Telecom. Jusqu’en septembre 2004 c’était le
seul opérateur mobile ; le gouvernement a alors déployé
un second réseau mobile sous la bannière Libyana. (Source
PriMetrica, 18.10.04)

Le Nigéria vise 20 millions de lignes fixes/mobiles
d’ici à 2005
selon le directeur général de la
Commission nationale des communications, Ernest Ndukwe. Ce pays comptait
environ 700.000 lignes de téléphone fixe avant l’introduction
du système GSM en 2001.

Ghana Telecom (GT) a accru le nombre de lignes
principales dans la région Ashanti de 33 800 à 83 160 en
un an. Cette amélioration est une partie de la stratégie
de GT de déployer son réseau dans les parties éloignées
du pays en utilisant différentes technologies comme la boucle locale
radio (BLR). GT est une SARL propriété du gouvernement (70%)
et de Telekom Malaysia, TM, qui à travers ses filiales -incluant
G.Com, une société ghanéenne possédée
à 85% par TM- possède environ 30% des parts de GT. (Source
PriMetrica qui cite une source AllAfrica.com, 18.10.04)

En Algérie, PriMetrica annonce qu’Algérie
Télécom a choisi Huawei (constructeur chinois) comme fournisseur
unique de ses réseaux pilotes « 3G ». Aux termes d’un
autre contrat, Huawei fournira 80 000 lignes WLL CDMA à Algérie
Télécom.

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Bons mots
Voici une "formule historique" dont l’UIT est coutumière.
Elle a été prononcée par son directeur du BDT, Hamadoun
Touré, lors du PrepCom-2 à Genève, en février
2003 : "Le BDT est l’enceinte qui transformera la fracture numérique
en opportunité numérique" .

On ne saurait mieux choquer la communauté internationale
et plus particulièrement africaine, après la fin lamentable
et scandaleuse d’Africa ONE !

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Le PDG de Vodafone, n°1 mondial de la communication
mobile, a déclaré : "Un jour SFR appartiendra à Vodafone"

L’enjeu vaut cependant 15 milliards d’euros minimum pour
mettre la main sur cette société, 2ème opérateur
mobile en France, dont il détient déjà 44% du capital
(VU est actuellement majoritaire avec 56%).

Ira-t-on jusqu’à une OPA hostile dans un avenir
pas trop éloigné ?

Jean Louis Fullsack
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Economie
Forte progression des transferts financiers des travailleurs
émigrés.

Les travailleurs émigrés n’ont jamais autant
envoyé d’argent vers leurs pays d’origine.

Les flux, selon les calculs de la Banque Mondiale,
ont progressé de 50% en cinq ans, pour atteindre, à l’échelle
de la planète, 93 milliards de dollars l’an passé.

Ce chiffre correspond par ailleurs à une estimation
basse qui ne prend pas en compte les transferts informels (l’argent
de la main à la main), et selon certains experts, il faudrait gonfler
de moitié les statistiques officielles pour s’approcher de la réalité.

Deux raisons au moins expliquent cette envolée.
 - La croissance spectaculaire de l’immigration
 : 175 millions d’immigrants contre 105 en 1985.

 - La baisse continue de l’aide des pays développés
dans leur ensemble à l’égard du tiers-monde en 2002 : ainsi,
l’aide publique des pays de l’OCDE a atteint 68 milliards de dollars, soit
0,23% de leur PIB, contre 0,33% dix ans plus tôt.

La France, en particulier, a vu son effort se réduire
de 8,5 à 5,5 milliards de dollars pour la même période,
les USA voyant pour leur part leur contribution, même si elle
reste la plus importante à 15,7 milliards de dollars, chuter 
à 0,14% de son PIB seulement quand les transferts des travailleurs
installés là-bas s’élèvent à 35 milliards
l’an dernier, un doublement en dix ans...

Mais ces transferts, qui servent à assurer le
quotidien des familles et populations restées sur place( riz, médicaments,
frais de scolarité, bois, facture d’électricité, frigo,
vêtements, participations aux fêtes religieuses et de
villages, mais aussi projets collectifs comme motopompes pour l’irrigation,
bureau de poste, château d’eau, dispensaire médical, rénovation
de l’école , coopérative alimentaire...et plus encore : 
participation à coté de l’Etat au projet par exemple 
de construction d’une route pour désenclaver un village pendant
la saisons des pluies.. ) coûtentchers :entre15 et 20% de la somme
envoyée !!!

Réduire ce coût de 5% pourrait générer
une économie de 3,5 milliards de dollars pour les travailleurs a
calculé la Banque Mondiale

En France, deux députés de bord opposés,
le maire de Montreuil, Jean-Pierre Brard (apparenté PC), et l’ancien
ministre de la Coopération, Jacques Godfrain, ont déposé
en juin une proposition de loi pour mettre en place un livret d’épargne
pour le développement, qu’ils sont allés vendre cet été
à plusieurs banques, avant de la soumettre, cet automne au Parlement.

Concrètement, c’est la société Western
Union qui assure ces transferts financiers : 195 000 agents dans le monde,
et 81 millions de transactions, un chiffre qui a doublé en trois
ans et une efficacité redoutable : l’argent est viré
d’un point à l’autre de la planète en un quart d’heure, en
toute sécurité.

Une offensive marketing tous azimuts : le sponsoring
d’une émission télévisée diffusée sur
toute l’Afrique (Initiative Africa), une caravane publicitaire, la diffusion
d’une bande dessinée, l’organisation d’un concours pour gagner des
moutons au moment de la Tabaski, tout a été bon pour que
cette société tisse sa toile dans tout le Sénégal.

Et alors que 5% seulement des Sénégalais
possèdent un compte en banque, la société a doublé
en un an le chiffre des ses agences (260 en 2003), en signant des
accords de partenariat avec le réseau postal et les banques, et
1 million d’opérations ont été enregistrées
en 2003 dans le pays.

Incontournable Western Union......
La filiale française, créée en 1995,
a ouvert quant à elle des agences spécialisées à
Paris, Lille, Lyon et Sarcelles et prévoit de s’étendre dans
une quinzaine de villes, sans compter les 2900 points de vente partenaires
de La Poste et des banques. (L’Express du 13/09/2004).

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Net
actus

La voix sur IP pour bientôt ?
Selon une étude effectuée par la société
Balancing Act, entreprise de conseil et d’édition spécialisée
dans les nouvelles technologies en Afrique, le Nigeria compte entre 500
000 et 1 million d’internautes des chiffres en progression permanente.
Par ailleurs, après la Guinée Bissau, 6 pays d’Afrique
de l’Ouest, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, la Mauritanie,
le Nigeria et le Sénégal ont mis ou mettront fin, d’ici fin
2004, au monopole de leurs sociétés nationales de télécommunications
ce qui doit se traduire par la légalisation de la voix sur IP (VoIP).

Toujours en Afrique de l’Ouest, seuls le Nigeria, le
Ghana, la Côte d’Ivoire, le Togo, la Guinée, le Cameroun et
le Sénégal comptent plus de 10 000 abonnés au Net.
Dans la région, les internautes fréquentent surtout les cybercafés
qui se multiplient et se livrent une guerre des prix sans merci mettant
en danger ces structures qui ne peuvent être économiquement
viables.

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Articles

Les Logiciels libres dans les pays en voie de développement
(V2)

Alain ROBLIN DEMONT

Trois ans après avoir écrit le premier article
(http://csdptt.org/article110.html), il m’a paru nécessaire de refaire
un point sur ce sujet.

Si la problématique reste identique, l’environnement
a profondément changé.

Je ne reviendrai pas sur les différences entre
libre (freeware, open source et autre), gratuit (freeware !!!!), commercial
(adware), démos (demoware), partage (shareware), etc...

Deux notions sont à conserver à l’esprit
 :

- sources ouvertes (logiciel libre)
- sources fermées ou semi-fermées (logiciel
propriétaire)

Et il ne faut jamais oublier cette excellente phrase
de François ELIE, président de l’ADULLACT1 : « un logiciel
libre est gratuit, une fois qu’il est payé »

Les logiciels libres au Sud sont aujourd’hui une réalité
bien ancrée, après les efforts considérables de promotion
faits par les structures du sud comme du nord. Il n’y a pas de mois sans
que se préparent ou se tiennent des formations ou des séminaires
de vulgarisation des LL.

Réticents dans un premier temps, les acteurs du
sud (comme du nord d’ailleurs) commencent à percevoir que le modèle
économique autour du libre est viable et applicable dans leurs pays.

Cliquez
ici pour lire l’article en entier...

Alain ROBLIN DEMONT
Coopération Solidarité Développement
aux PTT

 Ile de France

PS : le texte de 2001 avait été rédigé
avec Microsoft Word 2000 sur Windows NT 4.0 SP3. Le présent a été
écrit avec OpenOffice 1.1.3 sur Linux Mandrake 10.1.

[1] ADULLACT : Association Des Utilisateurs des Logiciels
Libres dans l’Administration et les Collectivités Territoriales.

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Memorandum sur le processus de privatisation partielle de l’ONATEL 

SYNDICAT NATIONAL DES BURKINA FASO TELECOMMUNICATIONS (SYNATEL)

Mars 2004

Tables des matières :

INTRODUCTION
L’Office National des Télécommunications
(ONATEL) opérateur historique, a été élu à
une privatisation partielle par la loi N°058/98/AN du 16 Décembre
1998.

Le présent mémorandum est élaboré
à l’attention du Président du Faso et des partenaires au
développement qui appuient le Gouvernement dans le cadre de la mise
en œuvre de la réforme

du secteur des Télécommunications.

I - CONTEXTE DANS LEQUEL SE DEROULE LE PROCESSUS DE PRIVATISATION
I - 1 Contexte général
I - 2 Evolution du contexte national
I - 3 Situation des grands opérateurs
I - 4 Impacts sur le processus de privatisation
de l’ONATEL

II - SITUATION ACTUELLE DE L’ONATEL
III - PROCESSUS D’ADAPTATION DE L’ONATEL
III - 1 Atouts de l’ONATEL
III - 2 Perspectives
IV - ATTENTES DE L’ONATEL DE LA PRIVATISATION
V - EXAMEN DE LA SITUATION DES CANDIDATURES
VI - EXPERIENCES DE PRIVATISATIONS DANS LA SOUS-REGION
VII - STRATEGIE DE PRIVATISATION DE L’ONATEL
VIII - APPRECIATION DES PRESTATIONS DU CONSORTIUM
IX - ISSUE DU PROCESSUS DE LA PRIVATISATION DE L’ONATEL
X - CONCLUSION-PROPOSITIONS
 

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