Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de juillet 2004 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre de juillet 2004

jeudi 2 septembre 2004, par Bruno JAFFRE

La Lettre de juillet 2004
No : 104

 Sommaire
 :

Editorial
Burkina : le dogme néolibéral
mis à mal

______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

En bref  : interview pour 
l’émission de télévision Net d’Afrique, un stage pour
le compte de CSDPTT, une promesse de financement pour un mission au Niger

________________________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Burkina : pas de candidat pour la
privatisation de l’ONATEL

Madagascar : accord signé
pour la privatisation de TELMA au profit de DISTACOM

Renégociation entre Portugual 
Telecom et Guinée Telecom

SONATEL : profits en hausse à
l’approche de la fin du monopole au Sénégal

Rapide progression de la téléphonie
sur IP

Mali  : des banques maliennes financent
l’extension de MALITEL

SMSI : difficultés au sein de
la société civile à Hammamet

En bref  : Malawi, Kenya, 
Gabon, Algérie, Tunisie, Nigéria,

________________________________

Net actus
En bref  : statistiques
sur le Sénégal, le Sénégal bénéficie
depuis 2003 de l’Initiative américaine dénommée
Digital Freedom Initiative

_____________________________

Afrique altermondialiste
Forum de Kita au Mali
____________________________

Article

CSDPTT NE PARTICIPERA PAS AU PREPCOM1
DE LA DEUXIEME PHASE DU SMSI
 PREVU DU 24 AU 26 JUIN A HAMMAMET
EN TUNISIE. De

Déclaration du Conseil d’administration de CSDPTT
 


Editorial
Burkina : le dogme néolibéral mis à
mal

Après les déboires de l’Etat nigérien
avec les repreneurs Chino-lybien de la SONITEL, on apprend qu’au Burkian,
aucun des 4 consortium préselectionnés ne s’est présenté
à la date limite de dépôt de candidatures pour la reprise
des 34% du capital de l’ONATEL. Et pourtant les indicateurs de cet opérateur
sont loin d’être mauvais.

Une nouvelle preuve s’il en est de l’inepsie du dogme
libéral que nous ne cessons de dénoncer. Les investisseurs
s’intéressent en priorité à la téléphonie
mobile, où les taux de rentabilité sont élevés
et ne souhaitent pas qu’on leur impose trop de contrainte de couverture
du territoire sur le réseau fixe, faute de quoi cela les empêcherait
de faire trop de profit compte tenu des investissements nécessaires.
Il y a bien contradiction entre les besoins du pays et des populations
et les investissseurs privés.

 La privatisation de l’opérateur fait-elle
partie des conditionnalités imposées par le FMI et la Banque
Mondiale dans le cadre des prêts d’ajustement ? Auquel cas faudra-t-il
que ce pays brade son opérateur ? Nulle doute que lors du deuxième
tour, les éventuels candidats, s’il y en a, ne manqueront pas de
faire des offres en deça de ce que l’Etat burkinabé est en
droit d’attendre. La balle est donc désormais dans son camp.

 Bruno Jaffré
________________________________

Echos
de CSDPTT et de ces correspondants

En bref
Alain Roblin Demont (CSDPTT Ile de France), coordinateur
des projets NTICs, a été interviewé pour 
l’émission de télévision Net d’Afrique
diffusée
sur le réseau de Canal France International.

Antonio Mele (CSDPTT Ile de France) va effectuer un stage
pour le compte de CSDPTT
dans le cadre d’un DESS de relations Internationales.
Il partira au Mali où il étudiera l’environnement des télécommunications
au Mali sous les contraintes internationales et la viabilité dans
ce contexte des coopérations telles que celles que nous tentons
de mettre en place avec l’AVDTM (Association des Volontaires pour le
développement des télécommunications au Mali) et la
SOTELMA.

De bonnes nouvelles en provenance du Niger, une
promesse de financement
, nous permettent d’entrevoir, pour
très bientôt, une mission dans ce pays afin d’y initier des
projets de téléphonie rurale.

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Echos
des postes et télécoms dans le monde

Burkina : pas de candidat pour la privatisation de
l’ONATEL

La date limite de dépôt des candidatures
avait été fixée le 7 juin et aucun offre n’a été
enregistrée par la commission technique de privatisation. Quatre
consortium avaient été préqualifiés, il s’agit
de Dataport, Maroc Telecom, Telenor et Telecom Africa Corporation. En 2002,
des bruits avaient pourtant circulé sur l’intérêt que
portait à cette privatisation, ORASCOM qui détenait alors
Telecel mais l’a vendu depuis et France Télécom. Cette opération
de privatisation avait été confiée au consortium Price
Water House Coopers / Rothschild, en partenariat avec la Banque Internationale
du Burkina, un audit de la société ayant été
confié au cabinet ERNST & YOUNG.

Maroc Telecom a évoqué des closes du dossier
pour ne pas soumissionner, en particulier pouvoir acquérir
51% des parts alors que l’offre ne porte que sur 34%, Telenor des raisons
internes, Dataport a sollicité deux fois le report de la date limite
et Telecom Africa Corporation s’est présenté le 7 juin mais
après l’heure limite et n’a pu déposer son offre.

Pourtant l’ONATEL a
enregistré ainsi, à la fin de l’exercice 2002, un chiffre
d’affaires de 44 milliards de dollars et un ratio resultat net/CA de 10%. Les abonnements à la Telmob, opérateur de mobiles
rattaché à l’ONATEL sont passés entre fin 2002 et
fin 2003, de 30 000 à 90 000 et dépassent aujourd’hui 100
000 alors qu’il fait pourtant face à des concurrents de taille,
Telcel et Telecel. De nouvelles villes ont encore été raccordées
au réseau mobile ces derniers temps. Les clients se plaignaient
encore récemment de mauvaise qualité du service mais les
choses se seraient améliorés depuis.

Parmi les derniers investissements réalisés
par l’ONATEL, citons l’acquisition auprès d’une société
israélienne d’une nouvelle plate-forme pour la messagerie vocale,
d’une valeur de 900 millions de nos francs, l’extension du roaming et la
pose d’une fibre optique à Ouagadougou déjà opérationnelle
et d’une autre sur l’axe Ouaga-Bobo dont la mise en service est prévue
au plus tard en fin juillet.

Par ailleurs en attente de cette privatisation, le ministère
des Finances aurait refusé de récentes demandes d’emprunt
à la direction de l’ONATEL pour d’autres investissements alors que 
les besoins se chiffrent à plusieurs milliards de francs CFA. Il
faut en effet que ces demandes reçoivent l’aval du Trésor
et de la Commission nationale d’endettement public, ce qui alourdit la
procédure. Un second round est cependant prévu qui risque
de se traduire par des offres trop faibles. Les salariés rassemblés
au sein d’un syndicat unique le SYNATEL qui sont déjà intervenus
pour défendre leur l’ONATEL devraient faire entendre leur voix et
restent mobilisés. (Source exclusive et L’Observateur via le site
http://www.lefaso.net/)

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Madagascar : accord signé
pour la privatisation de TELMA au profit de DISTACOM

Lancé en juin 2001, l’appel d’offres pour la privatisation
de Telma avait abouti en juillet 2003 au choix de DISTACOM associé
à trois nébuleuses financières locales : la Financière
de l’océan Indien (FOI) Global Telecom et Madagascar Telecom pour
un montant de 12,6 millions dollars portant sur l rachat de 34,4% des actions
de Telecom Malagasy (TELMA).

Par ailleurs, DISTACOM rachetait les 34,4% de part détenus
France Câble Radio (Fcr), s’engageait à investir 165 millions
de dollars sur 5 ans à fournir des services de qualité, à
assurer la couverture nationale qui devra être effectuée dans
un délai de deux ans, et à ne licencier personne parmi les
employés de Telma. Par ailleurs 4% du capital devrait revenir au
personnel qui sera représenté par un siège au conseil
d’administration.

L’Etat malgache, pour sa part, acceptait d’attribuer
à Telma privatisée une licence de téléphonie
fixe, une licence Vsat et une licence de téléphonie mobile.
Sur ce dernier point, DISTACOM devait se séparer des actions qu’il
détenait dans MADACOM qui opérait déjà sur
la téléphonie mobile.

Des négociations s’engageaient par ailleurs pour
finaliser l’accord afin de vérifier les conditions essentielles
des termes de l’appel d’offres, ceci concernant aussi bien des domaines
comptables, juridiques, fonciers et sociaux que techniques.

Après l’accord de juillet les négociations
ont donc continué pour se terminer au début du mois de juin
2004. Malgré l’insistance de DISTACOM, l’Etat n’a pas cédé
quant à la possibilité pour Distacom de faire du mobile au
sein de Telma, tout en gardant Madacom. Ainsi DISTACOM a acheté
hier auprès de l’organe de régulation, l’OMERT, une licence
d’exploitation de téléphonie fixe et une autre pour le mobile,
pour un total de 700.000 dollars. La mise en place des infrastructures
pour le mobile prendra 2-3 ans, le temps pour Distacom de voir comment
lâcher Madacom. L’absence de licenciements a été confirmée.

Plusieurs réaménagements ont été
apportés au business plan. L’Etat a en particulier sollicité
la mise en place d’un backbone national et le maillage du pays par un réseau
en fibre optique. Ainsi les investissements prévus devront atteindre
200 millions de dollars au lieu 165 initialement prévus. Les objectifs
en terme de téléphonie fixe, par exemple la couverture des
62 chefs-lieux de préfecture et de sous-préfecture, ne changent
pas mais le calendrier de réalisation a été renégocié.
A cause de la nouvelle donne, il se peut que Telma choisisse de raccorder,
en priorité, des zones à fort potentiel mais encore vierges.

La santé de TELMA se serait dégradée
dans la dernière période. Les bénéfices auraient
récemment chuté de 32,8 milliards de Fmg en 2002 et 7,8 milliards
l’année dernière, notamment à cause du passage de
la clientèle à la téléphonie mobile mais aussi
de l’augmentation exponentielle des charges et de l’inadéquation
de la grille tarifaire. Ainsi les tarifs à l’international de TELMA
seraient deux fois plus chers que ceux des opérateurs de mobile
alors que les communications locales seraient 5 fois moins chères.
A ce propos lors des récentes négociations l’Etat n’a pas
cédé sur la libéralisation totale des prix qui resteront
encadrés.

Par ailleurs les créances clients non recouvrées
s’élèvent à 495 milliards de Fmg seuls 210 millions
sont des créances saines. Enfin des petits réseaux mafieux
spolieraient l’entreprise avec la complicité de quelques hauts
responsables. Leurs forfaits seraient estimés entre 300 et 500 millions
de Fmg par mois (Source http://www.lagazette-dgi.com 05/06/2004, 
http://www.lexpressmada.com, http://www.madanight.com  ; 07/2003)

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Renégociation entre Portugual 
Telecom et Guinée Telecom

En Guinée Bissau, un accord serait intervenu entre
"Portugal Telecom Ventures" (PT) et les autorités guinéennes
portant sur la restructuration de l’opérateur Guiné-Telecom
(GT). Depuis sa création en 1989, Guinée Telecom est détenu
par la PT à 51% et à 49% par l’Etat bissau-guinéen.
Mais le contrat d’exploitation, dénoncé de manière
unilatérale par le gouvernement bissauguinéen précédent,
prévoyait une durée de 20 ans, se terminant en 2009. Le nouvel
accord prévoit qu’il n’y aura plus de limite dans le temps et que
le capital de GT sera désormais détenu à 60% par l’Etat
bissau-guinéen, les 40% restant revenant à Portugal Telecom
(PT).

Par ailleurs "Spacetel Guinée-Bissau", qui a remporté
un appel d’offres international pour opérer dans la téléphonie
mobile, accuse l’opérateur historique Guinée Télécom
de mauvaise foi et de redouter la concurrence. Ce dernier a récemment
déclaré ne pas pouvoir assurer l’interconnexion faute de
moyens financiers. (Source Panapress http://www.panapress.com)

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SONATEL : profits en hausse
à l’approche de la fin du monopole au Sénégal

Au Sénégal, la SONATEL a réalisé
en 2003 un bénéfice net de 56,1 milliards de francs CFA,
contre 47 milliards l’exercice précédent. Le résultat
d’exploitation atteint 85,2 milliards, en hausse de plus de 22 % et représente
43,55 % du chiffre d’affaires consolidé de cette filiale de France
Télécom. Le chiffre d’affaires s’établit à
195,6 milliards, ce qui représente une croissance de 20%.

Ikatel, sa filiale au Mali qui exploite un réseau
de téléphonie mobile, a contribué pour 47,6 % à
cette croissance avec un CA de 17,4 milliards de FCFA, le reste étant
essentiellement du au service mobile Alizé et à la publiphonie.

Le chiffre d’affaires de la téléphonie
fixe au Sénégal s’est élevé à 137 milliards
de FCFA dont environ 36,8 milliards à l’international, celui d’Alizé
à 42,7milliards.

Les activités du Groupe ont permis de générer
près de 52 milliards de FCFA de recettes fiscales. La contribution
des activités aux exportations du Sénégal est estimée
à 35,4 milliards. Depuis 1997 la Sonatel a investi 350 milliards
de francs, versé 137 milliards à l’Etat au titre de la privatisation
intervenue en 1997. Plus de 60 milliards de dividendes sont versés
à l’Etat en tant qu’actionnaire. La Sonatel emploie près
de 1 600 salariés.

La SONATEL bénéficiait depuis d’une concession
de monopole sur la téléphonie fixe, mais l’Etat lui a signifié
la fin de cette concession à compter du 19 juillet 2004. (Source
le quotidien Walfadjiri http://www.walf.sn/)

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Rapide progression de la téléphonie
sur IP

La VoIP (voix sur IP, communication téléphonique
via le réseau Internet) est de plus en plus utilisée dans
le transport de la voix en longue distance et fait l’objet d’un nombre
croissant de tractations entre les grands opérateurs. Des millions
de personnes utilisent déjà la téléphonie sur
IP sans même le savoir. En effet, les interconnexions entre les réseaux
téléphoniques commutés traditionnels et les réseaux
de VoIP s’effectuent de manière invisible entre les opérateurs
longue distance.

Les deux principaux opérateurs de VoIP ce jour
sont les sociétés américaines ITXC et iBasis.

 Selon une étude publiée par le site
telegeography.com, en 2003, 12,8 % des appels internationaux ont transité
par Internet. Le nombre de minutes d’appels téléphoniques
internationaux est passé de 150 millions de minutes en 2003 à
24,1 milliards, soit un taux de croissance annuel moyen de 177% tandis
que durant la même période le nombre de minutes transitant
par le réseau téléphonique commuté (RTC) est
passé de 93 milliards de minutes à 166,6 milliards
soit un taux de progression annuel moyen de 12%.

D’autre part, une étude sur 25 opérateurs
européens menée en 2003 par le Yankee Group, sur demande
de Cisco Systems montre que les deux tiers d’entre eux ont estimé
que les services voix traditionnels (RTC) représenteraient moins
de 50 % de leurs recettes d’ici 2006, le reste étant issu de la
VoIP et 42 % d’entre eux envisagent une migration rapide vers des réseaux
IP d’ici 2005. (Source : jeudi 12 février 2004, 22h21 http://fr.news.yahoo.com/040212/1/3n4x0.html)

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Mali : des banques maliennes financent
l’extension de MALITEL

Au Mali, c’est un pool bancaire malien constitué
par la BDM-SA, ECOBANK-Mali et la BIM-SA qui a consenti à financer
à hauteur de 25,9 milliards de FCFA (48.340.732 dollars) le projet
d’extension du GSM de MALITEL, filiale de la SOTELMA (Société
des télécommunications du Mali). Il s’agit d’accroître
la capacité de connexion à son réseau et d’étendre
la couverture de son réseau à d’autres villes et localités
du territoire national. C’est la société SIEMENS ATEA qui
a remporté le marché. Ce projet d’extension portera d’abord
sur une capacité de 70000 dans un premier pour atteindre ensuite
231.000 utilisateurs. L’objectif est d’atteindre un parc de plus 525.000
utilisateurs à l’horizon 2007. Pour l’instant l’investissement de
MALITEL se monte à 12 milliards FCFA (22.397.252 dollars), et son
offre se limite à la couverture du District de Bamako et des villes
de Kati (Sud), Kayes (Ouest), Sikasso (Sud), Ségou (Centre), Mopti
et Sévaré (Centre). (Source Panapress)

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SMSI : difficultés au sein
de la société civile à Hammamet

Les informations que nous publions ci-dessous restent
encore parcellaires du fait de l’absence de représentants de CSDPTT
à Hammamet et devront être confirmés. Elles proviennent
de l’agence Panapress, d’articles de presse et de comptes rendus trouvés
sur Internet de membres de la société civile. On peut d’ores
et déjà constaté que la couverture journalistique
de l’évènement apparaît particulièrement discrète.

Quelques 900 représentants de gouvernement, d’institutions
internationales spécialisées, de la société
civile et du secteur privé ont participé, parmi lesquels
425 délégués représentant 127 gouvernements
et la communauté européenne, 272 observateurs de 113 organisations
représentant la société civile (entités du
secteur privé et organisations non gouvernementales) ainsi que 71
observateurs de 33 organisations internationales, ont assisté à
la première réunion préparatoirefinjuin à
Hammamet en Tunisie de la deuxième phase du Sommet mondial sur la
société del’information (SMSI) prévue à Tunis
du 16 au 18 novembre 2005.

Il a été convenu que la question du financement
de la réduction de la fracture numérique et celle de la gouvernance
de l’Internet seraient au centre des préoccupations de cette deuxième
phase. Aucun progrès notable n’a cependant été constaté
sur ces 2 questions à Hammamet.

Sur le premier point, les pays du Nord seraient réticents
à créer de nouveaux mécanismes pour financer les nouvelles
technologies dans les pays du Sud, arguant du fait que les aides directes
fournies jusqu’ici aux Etats n’ont, dans la plupart des cas, pas été
utilisées à bon escient. Ils exigeraient que des mécanismes
précis et efficaces soient mis en place.

Sur le second point, les Etats-Unis, alliés à
l’Union Européenne ne semblent toujours pas prêts à
lâcher prise sur la question de la régulation d’Internet arguant
du fait que c’est aujourd’hui le canal le plus utilisé dans les
activités terroristes alors que les pays du Sud souhaitent voir
la régulation d’Internet confiée aux Nations Unies.

Le montant total des contributions financières
annoncées pendant la réunion d’Hammamet s’établit
à 907.000 francs suisses, ce qui porte le total à 1,3 million
de francs suisses, soit 26% de l’objectif fixé. Avant la réunion
d’Hammamet, le fonds s’établissait à 8% de l’objectif total.

Le coût total de l’organisation des activités
préparatoires principales et du sommet de la phase de Tunis s’élève,
selon les estimations, à quelque 15 millions de francs suisses (en
espèces et en nature), compte non tenu des dépenses du pays
hôte.

Du côté de la société civile,
la participation africaine était très faible du fait du manque
de moyens financiers et des difficultés pour se rendre par avion
dans ce pays en provenance d’autres pays africains.

Les plénières de la société
civile ont été plusieurs fois houleuses du fait des préoccupations
de certains participants par rapport aux droits de l’homme dans ce pays.
Les provocateurs se disant membres de la société civile tunisienne
très nombreux, ont plusieurs fois envahi la salle tentant d’obtenir
une prise de parole pro-gouvernementale pour faire contre poids à
une déclaration de défiance par rapport aux droits de l’homme
dans ce pays. Aucun consensus n’ayant pu être obtenu c’est finalement
le bureau du Sommet qui a imposé que le représentant de la
Ligue des Droits de l’Homme Tunisienne puisse s’exprimer lors de la plénière
dans un déclaration qui s’est avérée relativement
modérée. (Source http://fr.news.yahoo.com/040627/5/3xu4z.html,
http://www.edwebproject.org/andy/blog et http://www.iris.sgdg.org/info-debat/comm-smsi0704.html,
http://www.panapress.com )

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En bref
Au Malawi, la Malawi development corporation
(MDC), la branche de financement du gouvernement du Malawi, qui détenait
10% du capital et IndeBank limited qui en détenait 7,3% se sont
retirés du capital de Celtel Malawi laissant comme seul actionnaire
Celtel international, qui exploite le second réseau téléphonie
cellulaire du Malawi. L’investissement de Celtel au Malawi s’élève
actuellement à 16 millions de dollars. Cette société
emploie actuellement 139 personnes.

Au Kenya, Celtel a acquis la majorité
des actions de Kencell pour un montant de 250 millions de dollars. Celtel
possède ainsi 60% des parts de cette société, initialement
détenues par Vivendi Telecom International, alors que le Groupe
Sameer du Kenya en détient les 40 % restantes. Kencell compte un
million d’abonnés.

Après l’acquisition de Kencell, le groupe international
Celtel, compte désormais quatre millions de clients dans 13 pays
africains dont 3 en Afrique de l’Est, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie.

Au Gabon, le FMI a récemment conclu
un accord qui, entre autres conditionnalités, prévoit l’accélération
du processus de privatisation des entreprises publiques parmi lesquelles
Gabon Telecom. Le Syndicat des professionnels des télécommunications
(SYPROTEL) s’inquiète du manque d’information sur ce processus et
a menacé d’entrer en grève si la direction de Gabon Telecom,
n’ouvrait pas un dialogue avec le personnel sur la dimension sociale de
la privation. Le SYPROTEL exige par ailleurs également que tous
les agents de l’ex Office des postes et télécommunications
du Gabon (OPT), entreprise scindée en deux entités - Gabon
Poste et Gabon Telecom - bénéficient « à titre
gracieux » de 15% des actions de Gabon telecom.

En Algérie, Les cartes téléphoniques
utilisées pour la téléphonie sur IP ont été
suspendues de vente par l’autorité de régulation des postes
et télécommunications. Certains fournisseurs d’accès
à Internet auraient en effet travaillé en noir et auraient
ainsi pu engranger de gros bénéfices sur une activité
non encore réglementée. Le marché de la téléphonie
sur Internet est estimé à 2.000.000 de dollars US par mois
en Algérie.

En Tunisie, Tunisie Telecom compte 1,9
million d’abonnés à son réseau GSM, contre 1,4 millions
fin 2003. Son unique concurrent l’opérateur privé Tunisiana,
en compte 640 000. Tunisie Télécom s’est fixé pour
objectif d’atteindre 2,5 millions d’abonnés GSM à la fin
de l’année, alors que Tunisiana projette d’en attirer 1 million
d’abonnés. La Tunisie compte 10 millions d’habitants

Au Nigéria, la société
sud-africaine Vodacom a renoncé au contrat de gestion avec Econet
Nigeria, le second de GSM du pays, deux mois à peine après
la signature de leur accord de partenariat. Econet Nigeria, compte 800.000
abonnés alors que MTN en 1,5 million.

Pourtant le contrat dans lequel Vodacom s’engeait à
investir 200 millions de dollars sous forme de placements en actions dans
la société nigériane venait d’être signé
seulement 2 mois auparavant à grand renfort de publicité.

Econet Nigeria, était auparavant dirigé
par Econet Wireless International (EWI) du Zimbabwe.

Un journal local avance que des "frais de courtage" payés
irrégulièrement aux gouvernements de trois Etats nigérians
ayant investi des fonds dans Econet, seraient à l’origine de ce
retrait.

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Net
actus

En bref
On compterait au Sénégal quelques
100000 internautes
occasionnels ou réguliers, ces statistiques
devant êtrte considérées avec une certaine distance,
de qui donnerait un taux de pénétration de 1%. Ce pays
serait donc en tête de la région. On dénombrait
en janvier 2004 1516 noms de domaines achetés, pour 387 sites effectivement
en ligne... La bande passante internationale de ce pays dépasse
300 Mbps.

Le Sénégal bénéficie
depuis 2003 de l’Initiative américaine dénommée
Digital Freedom Initiative
. Les Etats-Unis mettent à la
disposition de ce pays de 6.5 millions de dollars, soit près de
4 milliards de francs CFA sur une période de 3 ans pour promouvoir
les TIC dans le secteur privé notamment les cybercafés. L’initiative
s’appuie sur l’expertise technique des peace corps, les volontaires américains.

Si l’expérience pilote sénégalaise
est concluante, 20 pays seront progressivement sélectionnés,
le dernier en date étant la Jordanie.

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Afrique
altermondialiste

Forum de Kita au Mali
Environ 650 personnes représentants de mouvements
sociaux venus du Bénin, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire,
de Gambie, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, de la République
démocratique du Congo, du Sénégal, du Tchad, du Togo
et aussi de Belgique, du Canada, de France et de la Suisse, se sont réunis
à Kita, (80 km à l’ouest de Bamako au Mali) du 6 au 10 juin
2004 dans le cadre du 3 ème Forum des peuples au moment où
se tenait une réunion des Chefs d’Etat du G8, les 8 pays les plus
riches du monde. Il s’agissait pour les organisateurs de « marquer
surtout, le refus de la résignation des peuples africains ».

Cette réunion était organisée par
le l’association Jubilé 2000 et la Coalition des alternatives africaines
dette et développement (CAD-Mali) présidée par 
Mme Barry Aminata Touré. Dans son discours d’ouverture, elle a déclaré
 : « L’Afrique a besoin d’un réel développement durable
centré sur l’être humain et non d’un développement
qui continue de faire des victimes sur le continent et dans les pays en
voie de développement », qualifiant « d’intolérable
et d’inacceptable » la situation du continent. « Après
plus de 40 ans d’indépendance politique en Afrique et plus de 20
ans d’ajustements structurels imposés par la Banque Mondiale, le
Fonds Monétaire International et le G8, nous constatons aujourd’hui
une Afrique ruinée par des guerres inutiles et la fabrication d’enfants
soldats, une dette odieuse et illégitime, une fuite frauduleuse
des capitaux… Nous devons avoir un regard critique et alternatif sur les
politiques macro-économiques du Nouveau Partenariat pour le Développement
de l’Afrique (NEPAD), de l’AGOA, des accords UE-ACP, miroitées de
nos jours comme solutions au mal développement de l’Afrique, sinon
il y a risque que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets »,
a-t-elle poursuivi.

Les débats ont porté sur les ’’Résistances
et alternatives paysannes face à l’offensive néo-libérale’’,
’’l’Agonie du service public’’, ’’l’annulation de la dette : quelles stratégie
 ?’’, ’’Conflits en Afrique et prolifération des armes légères’’
etc…

La déclaration finale adoptée à
l’issue de ces 5 jours de réunion appelle au rejet des politiques
néo-libérales (Nepad, ACP-UE, AGOA…) et à l’élaboration
de stratégies et politiques fondées sur la satisfaction des
besoins des populations, la prise en compte des alternatives portées
par les mouvements sociaux, l’annulation inconditionnelle de la dette
odieuse de l’Afrique et la mise en place d’un tribunal international sur
la dette, l’arrêt immédiat des privatisations, la construction
d’un véritable service public notamment dans la santé et
l’éducation, la reconnaissance pour tous les pays du droit,
voire du devoir, de protéger son agriculture par des taxes à
l’importation sur les produits alimentaires de base, le rejet des OGM, 
la cessation du dumping (prix en dessous des coûts de production)
et l’instauration de règles de commerce international justes et
équitables, un partenariat horizontal et équitable dans les
relations Nord-Sud.

 Par ailleurs, un comité international d’organisation
et de suivi de la mise en œuvre des recommandations a été
mis en place.

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Article

CSDPTT NE PARTICIPERA PAS AU PREPCOM1 DE LA DEUXIEME
PHASE DU SMSI PREVU DU 24 AU 26 JUIN A HAMMAMET EN TUNISIE.

Déclaration du Conseil d’administration de
CSDPTT

Nos moyens sont certes limités et CSDPTT s’est
engagé dans plusieurs projets concrets alors que - parallèlement
- les financements publics se raréfient. Mais notre absence en Tunisie
est surtout motivée par des raisons que nous considérons
autrement plus graves.

En effet, les conditions ne nous semblent pas réunies
pour éviter une instrumentalisation de la Société
civile par le gouvernement tunisien à son profit, alors que de nombreux
prisonniers d’expression subissent la répression voire la torture
dans ce pays. Il n’est pas pensable que les représentants de la
société civile accrédités ne soient pleinement
conscients de cette situation ni solidaires de ceux, trop nombreux, qui
la subissent. Le Sommet de Tunis est l’occasion pour elle d’exprimer sa
solidarité avec ceux qui luttent dans ce pays pour le respect des
droits de l’homme et la liberté d’expression, et pour dénoncer
l’hypocrisie de ce régime. Pour que cette expression - que
les victimes attendent comme un grand espoir - soit réellement efficace,
il faut un minimum de préparation et de relations entre acteurs
de la Société civile ; or, nous nous étonnons du silence
qui pèse sur ces questions parmi les représentants de la
société civile, à de rares exceptions près.

Dans l’immédiat pour prendre connaissance des
réalités que cherchent à dissimuler les dirigeants
de ce pays en organisant cette PREPCOM1 de la deuxième phase du
SMSI à Hammamet, haut lieu du tourisme tunisien bien loin de ses
populations, nous invitons les membres de la société civile
à consulter le tout récent rapport de la Ligue Tunisienne
des Droits de l’Homme « Médias sous surveillance » à
l’adresse http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=1183, mais
aussi les sites tunisiens inaccessibles depuis la Tunisie à cause
de leur liberté de ton http://www.reveiltunisien.org/, http://www.tunezine.com/  ;
et http://www.tunisnews.net/, et des informations régulières
qu’ils fournissent sur les méfaits de ce régime.

Cliquez
ici à pour lire la suite de l’article ...

.../...

Fait à Paris, Nice, Toulouse, Strasbourg, Lyon
le 15 juin 2004

Le Conseil d’Administration de CSDPTT

Vous trouverez ci-dessous des liens sur un récapitulatif
des interventions de CSDPTT sur la première phase du Sommet et les
derniers textes publiés.

- Compte rendu du SOMMET MONDIAL DE LA SOCIETE DE L’INFORMATION
(SMSI). 1ère Phase GENEVE 10 - 12 décembre 2003 http://csdptt.org/article271.html

- Sommet Mondial de la Société de l’Information
 : Compte rendu de PRECOM3 bis 2 -3 Décembre 2003 http://csdptt.org/article255.html

- Sommet Mondial de la Société de l’Information
Genève 2003 : Quand les altermondialistes ratent le rendez-vous
http://csdptt.org/article258.html

- Récapitulatif des contributions de CSDPTT aux
travaux et documents du SMSI http://csdptt.org/article286.html

- La seconde phase du SMSI s’annonce poussive … De Jean-Louis
Fullsack http://www.csdptt.org/article285.html