Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre d’Avril 1997 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre d’Avril 1997

Avril

mardi 1er avril 1997


La Lettre de avril 1997
No : 19

 Sommaire
 :

Editorial
Pour des lecteurs plus actifs !
______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Un câble de fibre optique à
travers l’Océan Indien.
Réseau GSM en Mozambique.
Afrique du Sud : Telekom Malaysia l’emporte
.
Accord mondial pour un réseau câblé
sous-marin
.
Alcatel, nouveau venu dans les projets de réseaux
par satellite.

Privatisation au Guatemala et au Paraguay.
Côte d’Ivoire : précisions après
la privatisation.
______________________

Economie
Baisse de l’aide publique au développement
______________________

Interview
de M. Cheikna N’Diaye, secrétaire
général de l’ADCYF ( Association pour le développement
du cercle de Yélémané en France)



Editorial
Pour des lecteurs plus actifs !
Nous inaugurons avec ce numéro des interviews d’acteurs de développement ayant déjà pris des initiatives pour l’extension de l’accès du réseau téléphonique.
Nous voudrions à cette occasion faire appel à nos lecteurs pour qu’ils soient plus actifs dans le contenu de notre Lettre. Certains nous ont déjà livré des articles de réflexion de qualité. Et nous les en remercions.
Si notre lettre couvre assez bien les informations relatives à la déréglementation des télécoms au point des mutations chez les opérateurs, trop peu d’informations nous parviennent sur les initiatives prises à la base parmi les employés de ces opérateurs, parmi les populations ou parmi les acteurs de développement pour conserver à la communication son caractère de bien universel et de service public à même d’améliorer les conditions de vie de toutes les populations même les plus démunies.
Aussi chers lecteurs, votre participation plus active par l’envoi d’informations sur des initiatives intéressantes, de réactions à ce qui est publié ou la rédaction d’articles ne peut qu’améliorer la Lettre.
 La rédaction

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

Un câble de fibre optique à travers
l’Océan Indien.

Initié par l’Afrique du Sud (à travers South African
Telecom) et la Malaisie (à travers Telecom Malaysia), un projet 
baptisé « South Africa - Far East Submarine Cable System »
prévoit d’ici l’an 2000, à travers ce câble la mise
en service d’une autoroute de l’information reliant l’Afrique Australe
et l’Asie du sud-est. Celle-ci permettra la circulation de millions de
données et l’accès à de nouveaux services (bouquets
de programmes télévisés, amélioration du réseau
Internet, transmission de 12 millions de communications téléphoniques
simultanées).
 L’association au projet de l’Ile Maurice et de Cable et Wireless
a déjà permis de rassembler 62% du financement. Les autorités
de la Réunion font actuellement e forcing pour que l’île puisse
se brancher sur ce câble ce qui n’était pas prévu.
Telecom Malaysia, présent au Ghana, au Malawi, en Guinée
et bientôt en Afrique du Sud (voir ci- dessous) confirme ainsi
ses ambitions internationales. La Malaisie a en effet décidé
de mettre en place autour de sa capitale Kuala Lumpur un « super
corridor » multimédia, destiné à devenir le
« centre du monde » en matière de nouvelles technologies
de l’information. Elle travaille en collaboration avec des experts japonais
et en partenariat avec Microsoft. Des mesures incitatrices ont été
adoptées pour attirer les géants de l’informatique. Parallèlement
un câble de fibre optique « Asia Pacific Cable Network »
a été posé pour relier toutes les grandes villes de
l’Asie du sud-est et de l’extrême Orient et une autre liaison 
dénommée « Jasuraus » est en cours de réalisation
entre la Malaisie et l’Australie.
L’Afrique du Sud qui abrite de loin le plus gros opérateur africain
veut faire du Cap un carrefour mondial de l’information. Un câble
relie déjà cette ville aux îles Canaries et à
Madère qui se trouvent sur les autoroutes de l’information reliant
l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest.
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Réseau GSM en Mozambique.
Le Mozambique qui figure parmi les pays les plus pauvres de monde aura
son réseau GSM. Il sera exploité par TMN une co-entreprise
entre Telecom Telecomincaçoes de Moçambique (74%) et Detecon
(26%) filiale de Deutsche Telekom. Le réseau sera fourni clé
en main pour un montant total de 55 millions de francs par Alcatel. L’installation
sera réalisée par Alcatel Altch Telecoms, une co-entreprise
entre Alcatel et Altech, une société sud-africaine d’électronique.
L’ouverture est prévue en juin 1997 et couvrira la zone urbaine
de Maputo ainsi que les routes vers l’Afrique du Sud et le Swaziland
C’est le 10 ème pays africain pour lequel Alcatel fournit
un réseau GSM.
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Afrique du Sud : Telekom Malaysia l’emporte .
C’est un consortium formé par l’américain SBC Communications
et Telekom Malaysia qui a remporté l’appel d’offres international
pour l’acquisition de 30% des parts de l’opérateur public d’Afrique
du Sud Telkom, évalué à 1,34 milliards de dollars.
SBC opérateur régional américain au Texas est présent
au
 Mexique et détient 15% de MTN (Mobile Telephone Networks)
qui exploite un réseau GSM en Afrique du Sud.
Ce choix fait, les négociations continuent cependant afin de
détailler les engagements d’expansion. Rappelons que l’objectif
du gouvernement est d’installer 4 millions de lignes en 4 ans. Actuellement,
les zones habitées par les blancs comptent 60 lignes pour 100 habitants
contre 1 pour 100 habitants dans les zones noires. France Telecom qui concourait
à l’appel d’offre a souhaité continuer à participer
au processus. Deutsche Telekom qui s’était dit intéressé
n’avait finalement pas déposé d’offre.
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Accord mondial pour un réseau câblé
sous-marin.

Début janvier, 80 compagnies de télécommunications
ont signé un accord pour la pause d’un réseau câblé
sous-marin à haute capacité reliant le bassin du Pacifique,
l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Europe. D’une longueur totale de
38000 km, il desservira des zones ou réside une population
estimée à 3 milliards d’individus. L’investissement nécessaire
atteindrait 1,3 milliards de dollars. On trouve parmi les investisseurs
du projet, Singapore Telecom, Kokusai Densin Denww du Japon, Telekom Malaysia,
Deustche Telekom, British Telecom, France Télécom, Telstra
of Australia, PT Insat d’Indonésiet et China Telecom.
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Alcatel, nouveau venu dans les projets de
réseaux par satellite
.
Alcatel, déjà présent dans le consortium Globalstar
a déposé début mars une demande de licence à
la FCC, (régulateur américain des télécoms)
pour le lancement de 64 satellites. Ce projet dénommé Skybridge
vise à offrir à la planète entière des accès
à hauts débits, à Internet et à d’autres services
interactifs en temps réel à près de 60 Megabits/seconde.
Il se veut répondre à « l’insuffisance de la bande
de fréquence qui crée les encombrements actuels du réseau
Internet et empêche aussi de réels services multimédias
 » selon son directeur. Selon la Tribune du 3/3/97 « Skybridge
cherche à se positionner rapidement pour être en mesure de
disposer des fréquences nécessaires. Car outre les problèmes
techniques extrêmement délicats soulevés par de tel
projet, le contrôle d’une denrée rare comme les fréquences
est un élément déterminant du succès . »
Ce projet vise à concurrencer Teledesic du milliardaire Bill
Gates qui envisage de lancer 600 à 800 satellites à basse
orbite pour offrir des services multimédia de nature similaire.
Mais contrairement à Teledesic qui envisage de contourner totalement
les infrastructures au sol, Skybridge jouera la complémentarité
des réseaux existants et n’utilisera le satellite que pour combler
les trous dans la couverture terrestre, c’est-à-dire les régions
où les infrastructures terrestres large bande ne sont pas encore
accessibles ou trop chers. Les habitants des villes se connecteront en
effet sur les réseaux électroniques par câble ou par
la fibre optique déjà existants.
L’investissement est estimé à un peu moins de 20 milliards
de francs, soit près de 3 fois moins cher que pour Teledesic. Jusqu’ici
tous les réseaux par satellite en cours de constitution, y compris
Globalstar, auquel participent France Télécom mais aussi
Alcatel, était d’origine américaine.
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Privatisation au Guatemala et au Paraguay.
Le Guatemala a annoncé la privatisation de 95% de la société
Guatel, l’entreprise nationale des télécommunications. Le
produit de la privatisation sera investi à 50% et servira à
éponger la dette extérieure de ce pays, les 5% restant seront
distribués aux employés.
Au Paraguay, la commission nationale sur les télécommunications
a annoncé que ses travaux déboucheront sur le lancement d’un
appel d’offres fin 97 pour l’exploitation par une société
privée des liaisons téléphoniques jusqu’ici prises
en charge par la société publique ANTELCO.
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Côte d’Ivoire : précisions après
la privatisation.

Après la cessation de 51% du capital de la CI-Telcom à
France Câbles et Radio, filiale de France Télécom,
les représentants du gouvernement se sont longuement expliqué
sur le rejet du consortium Africa Bell regroupant des privés ivoiriens.
Ceux-ci n’ont en effet pu exhiber un engagement ferme d’ATT à leurs
côtés ou d’autres opérateurs.
Le capital de la société devra être augmenté
de 11 milliards de FCFA dont 51% souscrits par FCR et 49% par l’Etat. Dans
cette deuxième portion figurent la part du personnel (2%) et les
12% déstinés aux privés ivoiriens à introduire
à la bourse d’Abidjan.
FCR s’est engagé à investir 2,6 milliards de francs sur
5 ans destinés à faire passer le nombre de lignes de 115000
à 41000 et à installer 2400 cabines téléphoniques.
FCR doit en outre proposer 10 à 14% de ses actions à
des entreprises à capitaux majoritairement ivoiriens.
Par ailleurs FCR a promis de conserver tout le personnel avec tous 
les avantages acquis. En fait comme le déclare le patron de
FCR dans une récente interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique,
l’ensemble de ces promesses ont été faites sans réel
plan de développement, ajoutant pour sa défense qu’il ne
disposait pas de toutes les données.
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Economie
Baisse de l’aide publique au développement
Avec 59 milliards de dollars, l’aide publique au développement
a atteint en 1995 un nouveau plancher, la baisse étant de 10% par
rapport à 1994. Ceci représente 0,27% du PNB des 15 pays
du CAD (Comité d’aide au développement) contre 0,30% en 1994
et 0,34% en 1985.
Ce repli est dû principalement aux efforts des pays riches pour
réduire leurs déficits budgétaires. Il s’agit en Europe
en particulier de satisfaire aux critères de Maastricht. Deux importants
donateurs, les Etats-Unis et la France ont fortement réduit leur
aide respectivement de 27 et 12% ce qui représente respectivement
0,1 et 0,55% du PNB. En France ce pourcentage était de 0,64% en
1994 mais ces chiffres prennent en compte l’aide aux T.O.M., la Polynésie
et la Nouvelle Calédonie, qui reçoivent environ 10% de l’aide
totale française.
Cette baisse est en partie compensée par une forte augmentation
du flux des capitaux privés qui atteignent 285 milliards en 1996
contre 237 en 1995 (92 milliards en 1995 provenaient des pays du CAD dont
53,6 pour les seuls investissements directs). Cependant plus 70% de ces
flux ne profitent qu’à une douzaine de pays seulement, principalement
la Chine, le Mexique, l’Indonésie, la Malaisie et le Brésil.
L’Afrique subsaharienne n’en a reçu que 12 milliards en 1996
principalement destinés à l’Afrique australe et au Nigeria.
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Interview
 Suite au forum qui s’est tenu à Kayes au
Mali du 27 au 30 janvier 97 nous avons tenu à recueillir le témoignage
de M. Cheikna N’Diaye, secrétaire général de l’ADCYF
( Association pour le développement du cercle de Yélémané
en France)
qui a participé à cette rencontre en tant
que délégué de cette association. Cette réunion,
dont le but état d’examiner la mise en place de nouveaux projets
de développement locaux visant à enrayer l’émigration,
a rassemblé outre des membres d’association telle l’ADCYF, des représentants
des gouvernements maliens et français et des bailleurs de fonds
internationaux. 
 

La Rédaction.
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 QUESTION : Pouvez-vous nous retracer l’histoire de la création
de l’ADCYF ?
CHEIKNA N’DIAYE : Notre association est née à la suite
d’une longue réflexion. Cela faisait déjà longtemps
que de multiples associations regroupant les immigrés originaires
de mêmes villages s’employaient au développement de ceux-ci.
Pendant 5 ans, nous avons tenté sans succès de coordonner
toutes ces actions au niveau du cercle notamment à travers de nombreuses
réunions. Ce travail avait été confié aux responsables
du développement de ces différentes associations mais ils
ne sont jamais arrivés à se mettre d’accord. Ils se heurtaient
sur des problèmes de rivalité entre cantons, entre villages
ou pour obtenir tel ou tel poste et n’arrivaient pas à se mettre
d’accord sur les objectifs principaux.
A la suite de tous ces échecs, les chefs de chaque canton se
sont réunis. Ils ont dit que cela ne pouvait plus continuer comme
cela et qu’il fallait absolument se mettre d’accord. Ils ont donc désigné
4 personnes par canton, le cercle de Yélémané compte
4 cantons, pour constituer le conseil d’administration. Ils se sont mis
d’accord sur 2 principes. D’abord l’égalité de chaque canton
quel que soit le nombre d’habitants, ensuite que la décision de
choisir ces 16 personnes étaient irrévocables et ne devaient
pas être soumises à des élections. Ils se sont ensuite
mis d’accord sur la partage des responsabilités principales.
Ces 16 personnes se sont réunies et se sont répartis
les responsabilités et les tâches et ont rédigé
un statut. Celui-ci stipule que les 16 personnes désignées
constituent le Conseil d’Administration, que celui est renouvelable tous
les 3 ou 5 ans. Parallèlement à ce Conseil d’administration
est constitué un Conseil des sages regroupant 8 personnes, 2 par canton.
Ce conseil veille à la bonne marche de l’association et intervient
en cas de conflit entre les membres, en particulier en cas de conflit entre
les villages. Ensuite est créé un Conseil de développement
qui rassemble un représentant de chaque association villageoise.
Son rôle est de définir les objectifs de développement
de l’association et de participer à son exécution. Le Conseil
d’administration coordonne tout cela et fait des propositions pour améliorer
la vie de l’association. Il est notamment chargé des contacts avec
les organismes extérieurs notamment pour l’exécution des
programmes.
Q : Le fait que le Conseil d’administration ne soit pas élu
n’a jamais soulevé de critiques ou d’opposition ?
C. N’D. : Non. Mais les personnes du Conseil de développement
eux sont choisis par les villages.
Q : Passons au forum de Kayes. Quels étaient vos buts avant
d’aller au forum ?
C. N’D. : Nous avons présenté un document contributif
avec des propositions sur le désenclavement de la région
notamment le cercle de Yélémané, des propositions
sur le développement en matière de santé, d’éducation,
d’énergie, d’aménagements ruraux. Nous voulions sensibiliser
les bailleurs de fonds sur les problèmes du cercle.
Q : Comment avez-vous élaboré ce document ?
C. N’D. : La commission de développement s’est réunie
et a tracé un cadre de réflexion pour la préparation
de la conférence. Nous n’avons pas voulu travailler village par
village pour ne pas créer de conflit mais plutôt faire un
diagnostic général des problèmes du cercle et élaborer
des propositions. La commission de développement a ensuite désigné
en son sein 4 personnes chargées d’élaborer le document.
Leur travail terminé, il a été soumis à la
commission de développement qui l’a amendé. Nous avons
envoyé 5 délégués, dont 2 parmi les 4 ayant
travaillé sur le document.
Q : Y avait-il d’autres associations d’émigrés ?
C. N’D. : Oui, mais sur les 7 cercles de la région de Kayes
seuls 2 ont réussi à mettre en place une association regroupant
les villages.
Q : Qui sont les bailleurs de fonds ?
C. N’D. : Des ONG comme le CCFD, Afrique verte, CIMADE, etc.. mais
également la CEE, la France, la ville de Montreuil, jumelée
avec Yélémané. Etaient également présent,
le Haut Conseil des Maliens à l’extérieur, et des pays comme
le Japon, la Chine.
Q : Qu’est-il sorti de cette conférence ?
C. N’D. : Il en est sorti autre chose que des principes. Déjà,
pour la première fois il y avait les populations concernées
et c’est déjà positif. Deuxième satisfaction, tout
a été mis sur papier, c’est devenu un projet qui doit être
réalisé dans les 10 ans. Le projet comporte notamment :
- La construction d’un barrage sur le fleuve Sénégal
ce qui permettra la production d’énergie et des possibilités
d’émigration.
- La modernisation et la restauration du chemin de fer Bamako-Kayes.
- La construction d’une véritable route Bamako-Kayes-Yélémané-Nioro
en direction de la Mauritanie.
- Un pont qui mettra à l’abri des inondations sera construit
à Kayes, car jusqu’ici, celui qui existe est plutôt dangereux
et impraticable lors des crues du fleuve Sénégal, ce qui
fait que la région entière est coupée du reste du
monde.
- Il est prévu la construction d’un aéroport international
à Kayes.
 Q : Comment a été abordé le problème
de l’immigration ?
C. N’D. : Ceci a été discuté dans une commission,
mais je n’ai pas connaissance de ce qui a été dit.
Q : Mais les nouvelles lois sur l’immigration qui empêchent les
gens de venir en France et qui déstabilisent ceux qui sont ici sont
un réel problème.
C. N’D. : Je souhaite que cette interview reste strictement dans le
cadre de l’ADCYF qui est une association de développement et qui
n’intervient pas sur les problèmes politiques de la France et du
Mali. Mais si vous le souhaitez je pourrais répondre à toutes
les questions sur ce sujet dans un autre cadre. En particulier en tant
que Président de la communauté malienne d’Evry je pourrais
m’exprimer sur toutes ces questions tout à fait librement mais pas
ici en tant que secrétaire général de l’ADCYF.
Q : Vous êtes touchés tout de même y compris sur
les questions touchant au développement.
C. N’D. : Oui, seuls les gens en règle cotisent. De plus on
ne peut pas compter sur les gens récemment arrivés (depuis
5 ou 8 ans) car ils n’ont pas les moyens de participer au développement.
On compte plus sur les bailleurs de fonds ou sur la population locale sur
place. Pour cette dernière on souhaite une participation de 20%.
Q : Où en est-on sur l’installation du téléphone
dans le cercle de Yélémané ?
C. N’D. : La conférence a pris acte du développement
de la communication, par le téléphone, la télévision
et la radio rurale en langue locale. Pour ce qui est du téléphone,
l’installation se fait en 2 phases. La première est terminée
et 10 villages principaux sont équipés. La deuxième
phase concernera 10 autres villages principaux et ces 20 villages représentent
60% de la population du cercle.
Q : Quelle est la situation de la poste ?
C. N’D. : Il faut améliorer la poste car elle ne répond
pas aux besoins. Déjà la poste est victime de l’enclavement.
Rien ne fonctionne bien, ni les mandats, ni les télégrammes
et les services financiers n’existent qu’à Bamako.
Q : En conclusion ?
C. N’D. : Nous souhaitons un jumelage entre la Poste de Yélémané
et CSDPTT. Il faut que vous alliez sur place pour évaluer les besoins
réels, contacter ensuite le ministre pour voir s’il y a un projet
de développement sur la poste de Yélémané.
Sur ce sujet nous devons entreprendre une démarche commune entre
CSDPTT et l’ADCYF.

 Propos recueillis par Patrick Rummler et Bruno Jaffré.