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Lettre de janvier 2004

mardi 2 mars 2004, par Bruno JAFFRE

La Lettre de janvier 2004
No : 98

Jean Louis Fullsack, Max Vernet, Dominique
Blanchard et Bruno Jaffré ont participé à la rédaction
de ce numéro

 

 Sommaire
 :

Editorial
2004 mieux que 2003 ?
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Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

Mission téléphonie rurale
au Mali : un succès

Mission téléphone
rurale au Burkina : un autre succès

CSDPTT quitte GLOBENET pour OUVATON
En bref  : interviews
à RFI et BBC, mission NTICs au Burkina en collaboration avec Yam
Pukri, rencontre à plusieurs ONGs au Ministère des affaires
étrangères, nouveaux records de fréquentation du site.

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

Un Sommet Mondial de la Société
de l’Information pour qui, pour quoi ?

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Initiatives
Télécentre polyvalent
en zone rurale au Bénin (Malanville)
 ; Une coopération
Bénin-PNUD-UNESCO-UIT-CRDI :

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Article
COMPTE RENDU DU PREPCOM-3B GENEVE
(5 ET 6 DECEMBRE 2003)

par Jean Louis Fullsack
 


Editorial
2004 mieux que 2003 ?
Une large part de ce numéro est consacrée
au Sommet Mondial de la Société de l’Information. Notre
engagement critique dans ce processus fut en effet une de nos activités
phares en 2003.

 Et nous continuerons, non seulement à travers
la préparation de la deuxième phase, mais aussi en contribuant
aux raccordements d’autres villages, nous l’espérons toujours plus
nombreux, grâce en particulier au passage de relais à nos
partenaires locaux.

 Ainsi, non seulement nous permettons à des
milliers d’habitants de disposer du téléphone, mais nous
interpellons aussi des décideurs pour qu’ils prennent mieux en compte
ce besoin, et expérimentons aussi de nouvelles formes de coopération.

Nous finissons l’année avec des responsabilités
supplémentaires et ne savons trop si notre structure légère,
nous permettra de les assumer toutes. Cette année 2004 doit donc 
aussi être une année de réflexion, même si elle
s’annonce particulièrement active. En effet deux missions viennent
à peine de rentrer que plusieurs autres sont déjà
en préparation…

Bonne année à tous les lecteurs et merci
de votre confiance.

Bruno Jaffré
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Echos
de CSDPTT et de ces correspondants

Mission téléphonie rurale au Mali :
un succès

Jean Marc Roussel et Daniel Churlet de CSDPTT Rhône
ont effectué une mission pour le compte de CSDPTT du 22/11 au 6/12/2003.
Ils ont bénéficié à tous les niveaux d’une
excellente collaboration de la SOTELMA, l’opérateur national des
télécoms, de l’AVDTM (Association des Volontaires pour le
Développement des Télécommunications au Mali) et de
l’Association Atlas Logistique qui finançait la mission.

En effet il s’agissait en priorité d’établir
une liaison entre le centre de formation de Soufouroulaye, mis en place
par cette association,qui doit être remis au ministère de
la Jeunesse et des Sports du Mali. Cette liaison a été installée
sans grande difficulté ce qui a permis à Jean Marc et à
Daniel d’effectuer de nombreuses tournées dans la région
afin d’étudier pour le futur le raccordement de nouveaux villages
notamment dans le pays Dogon.

Il est donc envisagé de relier au réseau
téléphonique à partir de Sanga les villages de Banani, 
Koundou et Tireli et le village de Dourou à partir de Bandiagara.
A partir de Sévaré, on pourrait atteindre les villages de
Somadougou, Fatoma, Goundara. Enfin il a été question aussi
de créer une liaison Djenné Mougna et de relier le village
de Tamina dans la région de Bamako.

Daniel et Jean Marc ont aussi rencontré le directeur
de la Production de la SOTELMA mais aussi celui de la région de
Kayes avec qui ils ont envisagé une collaboration future toujours
dans le domaine de la téléphonie rurale. Un soutien est par
ailleurs envisagé pour réparer la liaison hertzienne 
Sévaré Djénné.

D’autre part 4 techniciens ont été formés
sur ce type de matériel à Sévaré et 14 à
Bamako et certaines des liaisons devraient donc pouvoir être installées
sans l’intervention sur le terrain de CSDPTT si ce n’est la fourniture
du matériel. La balle est maintenant dans le camp de nos partenaires.

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Mission téléphone
rurale au Burkina : un autre succès

Alain Farges et Jean Claude Coste, de CSDPTT Rhône
Alpes ont effectué une mission de téléphonie rurale
du 29/11/2003 au 12/12/2003. Ils ont bénéficié d’une
excellente collaboration de l’ONATEL, l’opérateur national de télécommunications
et de la SODEPTEL (Solidarité Développement Poste et Télécommunications)
notre partenaire associatif dans ce pays.

Ils ont effectué une mission d’étude pour
3 villages de la région de Bokin dans la province du Passoré
à environ une centaine de kilomètre au Nord -ouest de Ouagadougou.
Ils ont d’autre part visité les 4 installations déjà
réalisées dans la région de Toma dans la province
du Nayala et vérifié le bon fonctionnement des liaisons existantes,
déjà installées par CSDPTT en collaboration avec l’ONATEL.

Enfin ils ont procédé au raccordement du
village de Sérékéni près de Orodara dans le
Kénédougou, un village avec lequel notre association est
en contact depuis une dizaine d’années et dont le raccordement a
été retardé à cause de difficultés techniques
importantes. Ils ont par ailleurs formé durant une journée
les techniciens de Bobo Dioulasso qui seront responsables de la maintenance
de cette installation.

De retour à Ouagadougou, ils ont rencontré
des responsables de l’ONATEL et du PNUD et de l’ambassade de France pour
leur exposer nos activités. Une mission couronnée de succès.

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CSDPTT quitte GLOBENET pour
OUVATON

C’est une longue histoire qui se termine. C’est le premier
directeur de Globenet, Benoit Dumoulin qui nous avait convaincu de nous
y faire hébergé et d’adhérer à Globenet.

Lors de son départ, c’est la coordinatrice du
CRID qui nous avait sollicités pour intégrer le Conseil d’Administration.
Depuis 4 membres de CSDPTT s’y sont succédés durant 4 ans. 
Tous sans exception ont chacun leur tour émis des réserves
sur le fonctionnement interne.

Des divergences se sont fait jour, à propos de
la gestion quotidienne de l’association, du développement dans le
domaine des NTICs notamment en direction des pays du sud et les formes
de coopération à mettre en place, notamment sur l’attitude
de globenet lors de la mise en place du projet ADEN (Appuis au désenclavement
numérique) du ministère des affaires étrangères
dont nous reparlerons bientôt et des difficultés que nous
rencontrions pour nous faire entendre.

Les augmentations des prix récentes, qui nous
paraissent au-delà ce que l’on peut demander à une association 
ont accéléré notre volonté de quitter cette
association et de changer d’hébergeur. Nous avons alors sollicité
une adhésion au RAS pour laquelle nous n’avons toujours pas reçu
de réponse. Nous avons donc choisi la simplicité et des coûts 
économiques et avons donc décidé de rejoindre OUVATON
qui est une coopérative, voir à l’adresse http://www.ouvaton.coop.

L’adresse du site de CSDPTT reste inchangée à
savoir http://www.csdptt.org.

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En bref
Durant le Sommet Mondial de la Société
de l’Information, Jean Louis Fullsack a été interviewé 
par RFI
voir http://www.rfi.fr/actuchaude/special.asp?m1=1&m2=1&identifiant=25214&ID_sRUB=71&id_dos=0
ou http://csdptt.org/article249.html  ; et Bruno Jaffré
pour le journal de la BBC
en langue française.

Alain Roblin Demont (CSDPTT Ile de France) décollera
le 20 janvier pour le Burkina Faso pour une mission
sur les NTICS
qui comportera notamment une formation en collaboration
avec l’association Yam Pukri.

Suite à l’excellente collaboration durant le Forum
Social européen, les 4 associations, NTBF, Africacomputing,
ANFA et CSDPTT
(AEDEV s’était excusé) se sont
retrouvés ensemble au ministère des affaires étrangères
 
pour demander des informations sur le projet ADEN (Appui au désenclavement
numérique) qui devrait bientôt démarrer.

Nouveau record battu dans la fréquentation
du site de CSDPTT, http://www.csdptt.org avec 308 visites le 8/12/2003
et 1755 visites dans première la semaine de décembre.

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Echos
des postes et télécoms dans le monde

Un Sommet Mondial de la Société de l’Information
pour qui, pour quoi ?

13000 délégués dont une quarantaine
de chefs d’Etat (pour la plupart de pays en développement) pour
175 pays représentés, se sont réunis à Genève
du 10 au 12 Décembre 2003 pour la 1ère phase d’un 1er Sommet
Mondial de la Société de l’Information dans le but de trouver
les moyens de réduire l’inégalité d’accès aux
réseaux ("la fracture numérique") de garantir la liberté
d’expression dans la sécurité et de s’entendre sur la "gouvernance
" de l’Internet.

 Cette 1ère phase du Sommet Mondial de la
Société de l’Information (SMSI) s’est achevée, vendredi
12 décembre, sans grands résultats concrets pour les pays
défavorisés, avec l’adoption d’une déclaration de
principes et d’un plan d’action, un vaste catalogue de bonnes intentions
(une connexion pour tous les hôpitaux, tous villages, toutes les
écoles…d’ici 2015). De fait toutes les questions essentielles sur
le financement et la gouvernance d’Internet sont renvoyées à
la seconde phase du sommet, prévue à Tunis en 2005. La création
d’un fonds spécial pour financer le développement des technologies
de l’information dans les pays défavorisés a été
renvoyée à plus tard. Une solution d’attente, baptisée
« calendrier pour la solidarité numérique », a
été adoptée.

Les pouvoirs locaux ont décidé de prendre
le relais des Etats et de créer le fonds de solidarité numérique
cher au président sénégalais Abdoulaye Wade (qui préconisait
l’instauration d’une taxe sur les ventes de matériels et les télécommunications).
La ville de Genève s’est dite prête à accueillir ce
fonds et a promis une contribution de 330 000 euros à laquelle le
Sénégal s’est empressé d’ajouter 420 000 euros et
la ville de Lyon 300 000 euros. La municipalité de Turin devrait
également participer financièrement à ce fonds spécial,
d’autres pourraient suivre.

 Alors que des pays comme la Chine, Cuba ou la
Tunisie, qui répriment sévèrement leurs cyberdissidents
ont tenté de faire entériner, au cours de ce sommet, le droit
des gouvernements à censurer la Toile (par subordination aux législations
de chaque pays) l’inclusion dans la déclaration de principes de
la référence à l’article 19 de la déclaration
universelle des droits de l’homme, qui garantit la liberté d’opinion
et d’expression, sauve la face.

Le choix de la Tunisie pour organiser la 2ème
phase du sommet et la nomination par le gouvernement tunisien du général
Habib Ammar à la tête du comité organisateur discrédite
également ce sommet. Selon la vice-présidente de l’Organisation
mondiale contre la torture (OMCT), Laurence Lacroix il serait "l’un des
principaux responsables de la torture en Tunisie".

Quant à la gouvernance de l’Internet, les 175
Etats réunis à Genève ont choisi de se donner le temps
de la réflexion. Un groupe de travail de l’Onu sera chargé
de déterminer d’ici 2005 s’il convient de créer ou pas une
nouvelle autorité de contrôle technique de la Toile. Pour
l’heure, l’organisation mondiale des adresses Internet (Icann, Internet
Corporation for Assigned Names and Numbers), basée en Californie,
reste en place, ce qui satisfait les Etats-Unis pour qui il est fondamental
que le contrôle de l’Internet reste du domaine privé et ne
soit pas transféré à une agence intergouvernementale
sous l’égide de l’ONU.

Compte-tenu du peu de place que les organisateurs ont
accordé à la Société Civile et des enjeux,
nombre d’ ONG ont organisé des manifestations et événements
en marge du Sommet afin de faire entendre les besoins des pays en
voie de développement (infrastructures), l’exigence du respect des
libertés individuelles et des droits de l’Homme, ainsi que le refus
de la marchandisation de la communication, de son exploitation au service
exclusif du marché et/ou à des fins politiques.

Non seulement la Société Civile n’a pu
participer que marginalement au Sommet mais il apparaît qu’elle aurait
été l’objet de manœuvres pour la neutraliser et lui
faire avaliser le consensus final. Par ailleurs l’organisation de manifestations
et événements en marge du Sommet n’a pas été
du goût de tous à tel point que RSF exclue du Sommet a vu
sa radio "pirate" neutralisée et que des manifestants auraient été
victimes des forces de l’ordre.

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Initiatives
Télécentre polyvalent en zone rurale
au Bénin (Malanville) ; Une coopération Bénin-PNUD-UNESCO-UIT-CRDI
 :

L’idée de créer un TCP (Télécentre
polyvalent à Malanville, commune frontalière du Bénin,
du Niger et du Nigeria. date de 1994, cette idée suit une recommandation
de la première conférence mondiale sur le développement
des télécommunications de l’UIT de Buenos Aires (mars 1994).
Objectifs : éducation, documentation, culture, santé, agriculture,
les PME, promotion sociale et féminine. Le document de base du projet
a été finalisé en 1998, avec un coût estimatif
à cette époque de 651 900 US $ (364 400 $ venant des partenaires
internationaux, 226 000 $ venant de l’Etat béninois et 61 500 $
de la communauté de Malanville). Il a fallu attendre le mois de
mai dernier, après les engagements pris par les différents
partenaires du projet, dont le Centre de recherches pour le développement
international (CRDI) une société d’État canadienne
d’aide au développement, pour que le projet soit une priorité
pour le Programme d’Appui au Secteur des NTIC (PASNTIC), cadre institutionnel
de l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD) à l’Etat béninois, dans le domaine de la promotion
des TIC. M. Etienne Kossi, Directeur de la Planification des Projets des
télécommunications de l’Office est chargé du suivi
du projet. En février dernier, l’équipe du centre est renforcée
avec le recrutement d’un responsable administratif et financier, d’un assistant
technique, avec une prise en charge des salaires par le PASNTIC, le bâtiment
du projet est livré par l’OPT, l’agence d’exécution, ainsi
que le mobilier et une dizaine d’ordinateurs, l’accès au réseau
téléphonique serait disponible. En avril, l’équipe
d’animation reçoit la formation adéquate assurée par
le PASNTIC Le projet comprend la création d’équipes d’applications.
Trois équipes locales auraient été créées
pour chacun des domaines suivants : l’éducation, la santé
et le développement rural.

Le CRDI s’engagerait à prolonger son soutien au
projet jusqu’en septembre 2004, il pilotera une expérimentation
de télémédecine via le TCPM, nécessitant l’installation
à Malanville d’une station VSAT qui serait prise en charge par l’UIT
(coût 100 000 US $). La contribution de 5000 dollars de l’UNESCO
pour la constitution d’un fond documentaire de 1000 livres environ est
annoncée. Trois comités ont été créés
pour le suivi du projet : un comité local de suivi, un comité
national de pilotage, un comité restreint présidé
par M. Amadou Seidou, Directeur de la Politique des Postes et Télécommunications
du ministère de la communication et de la promotion des technologies
nouvelles. Ce comité est chargé d’organiser la table ronde
des bailleurs de fonds, de préparer les accords de subvention à
soumettre à leur signature. Voir les sites

http://membres.lycos.fr/tcpmalanville/tpcm1_fichiers/projet.htm
http://www.pasntic.org/ et http://www.idrc.ca/

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Article

COMPTE RENDU DU PREPCOM-3B GENEVE (5 ET 6 DECEMBRE
2003)

par Jean Louis Fullsack

 Bref rappel des enjeux et du contexte
Nul ne conteste la pertinence et la nécessité
de biens publics. Une certaine idéologie veut nous faire croire
qu’étant un pis aller, il en faut le moins possible - seulement
lorsque l’appropriation privée est un non-sens, ou comme " béquilles
du marché " dans les secteurs où celui-ci est déficient,
ou non intéressé. Nous refusons que cette priorité
mercantile devienne la loi du monde, sous prétexte d’efficacité,
et en particulier qu’elle sacrifie les droits fondamentaux d’un grand nombre
d’êtres humains. Du point de vue qui est le nôtre (privilégier
l’humain, aller vers la plénitude des droits de l’Homme), cet a
priori est non avenu. Il s’agit plutôt de rechercher l’extension
souhaitable des biens publics, en termes sectoriels, territoriaux et de
durabilité. Avec la certitude, confortée par les travaux
des Nations-unies (PNUD), que cette extension optimale inclut des biens
publics " choisis ", comme la santé et l’éducation : non
seulement un haut niveau de prestation de certains biens, généralisé
par leur caractère public, améliore la vie personnelle et
sociale, mais encore il démontre son efficacité économique,
de par les " jeux à somme positive " qu’il suscite.

C’est avec cette référence constante au
système des droits humains universels qu’il nous faut considérer
en quoi et jusqu’où l’accès à l’information et à
la communication, ainsi que les moyens principaux de cet accès et
de leur transport, les télécommunications, doivent être
considérés comme un bien public mondial. Il s’agit de garantir
concrètement l’exercice de droits en ce qui concerne les télécommunications.
Or la liste de ces derniers est évolutive, en raison du développement
rapide des moyens de communication : si par exemple 30 % des habitants
de la planète peuvent communiquer constamment avec des membres de
leur famille ou des amis éloignés et accéder par Internet
à toutes les bibliothèques du monde, c’est une rupture de
l’" égalité en dignité " (article premier de la DUDH)
que de priver de ces biens relationnels et cognitifs les 70 % restants.
Même s’il est évident que la communication ne se réduit
pas à ce qu’autorisent les nouvelles technologies.

D’autre part, les télécommunications sont
l’un des premiers biens dont il est apparu nécessaire de gouverner
la dimension mondiale. Cela explique que l’Union internationale des télécommunications
(UIT) soit l’une des plus anciennes institutions internationales. Mais
elle est aussi l’une des cibles principales des sprinters de la mondialisation
qui, sous couvert de dérégulation, ont installé ou
concoctent différentes formes de rackets pour leurs monopoles ou
oligopoles - étendus parfois de positions dominantes en informatique.
Une part de l’absence de règles provient de ce que la technologie
ouvre de vastes domaines inexplorés. Mais l’affaire WorldCom, entre
autres, montre aussi que la gestion des géants du secteur est en
partie branchée sur la finance offshore (les paradis fiscaux) -
ce qui autorise une délinquance multiforme, dont la grande corruption,
à l’opposé d’une gouvernance publique responsable. Les différentes
formes d’organisations démocratiques, syndicales, civiques, font
rarement partie des sprinters. Mais elles ont la force du nombre et des
convictions durables, ce qui fait que le pire n’est pas certain. Encore
faut-il savoir ce que nous voulons, et ce que nous ne voulons pas.

Enfin, les télécommunications sont un instrument
puissant et fédérateur au service des autres biens publics
que sont la connaissance, l’éducation ou la santé, en même
temps qu’ils peuvent être un outil pour les causes humanitaires comme
la prévention de catastrophes et endémies ou le développement
des territoires...

Voir l’article en entier...

Jean Louis Fullsack
Ancien expert de l’UIT
Délégué de CSDPTT au SMSI