Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre d’octobre 2003 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre d’octobre 2003

mercredi 26 novembre 2003, par Bruno JAFFRE

La Lettre de octobre 2003
No : 95

Benoit Sibaud, Jean Louis Fullsack et Bruno
jaffré ont participé à la rédaction de ce numéro.

 

 Sommaire
 :

Editorial
Mali : une occasion manquée ?
______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

AG de CSDPTT Rhône Alpes
En bref  : La SODEPTEL-BF,
(Solidarité Développement des Postes Et Télécommunications
Au Burkina Faso), Jean Louis Fullsack a représenté
CSDPTT
à la 3 ème conférence Préparatoire du SMSI
,
Rencontre à Paris avec M. Boureima Gado, député
de l’Assemblée Nationale du Niger,
le collectif de
préparation au SMSI
s’est mis au travail.

________________________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

RASCOM : lancement du satellite
pour 2006

Mali : les salariés toujours
mobilisés

Le Cameroun connecté
à
SAT3/WASC/SAFE

Burkina  : interconnexion par la
fibre optique

En Bref  : Algérie,
Côte d’Ivoire, Gabon

________________________________

Nets actus
Les travers du format MS Word
Et comment les éviter

En bref  : Gabon
________________________________

Economie
En bref  : investissements directs
en Afrique, pauvreté des PVD

Quelques chiffres pour comprendre le
dernier blocage à l’OMC à Cancun
 :

________________________________________

Articles et documents
Compte rendu du PrepCom-3
par Jean Louis Fullsack
 


Editorial
Mali : une occasion manquée ?
Depuis, l’affaire MALITEL dont nous avons tenté
ici de vous relater régulièrement les péripéties,
les salariés, organisés dans leur syndicat, ont pris l’habitude
de se réunir en Assemblée Générales pour faire
des propositions et mettre le doigt sur tous les blocages et les complicités
qui empêchent la SOTELMA d’être à la hauteur de
sa tâche, allant parfois jusqu’à la grève ou même
le refus de l’interconnexion d’IKATEL.

Parallèlement la société civile
de ce pays organisé au sein du Forum pour un autre Mali se mobilise
et produit des travaux de grande qualité.

Mais alors, n’aurait-on pas pu dans un tel contexte faire
la preuve qu’un opérateur public peut correctement et de façon
ambitieuse fournir un service public de qualité et répondre
ainsi à la forte demande la population et des entreprises locales.

A CSDPTT nous aurions été particulièrement
heureux de travailler concrètement à la refondation de la
coopération publique d’autant plus qu’au Mali, nous pouvons compter
sur l’AVDTM (Association des Volontaires pour le Développement des
Télécommunica-tions au Mali) un partenaire privilégié
avec qui nous entretenons des relations d’amitié et agissons déjà
depuis plusieurs années sur des projets concrets.

Bruno Jaffré

________________________________

Echos
de CSDPTT et de ces correspondants

AG de CSDPTT Rhône Alpes
L’assemblée générale de CSDPTT Rhône
Alpes s’est déroulée le 5/9 à Annecy en présence
de 8 adhérents (dont deux au téléphone).

Les projets de téléphonie rurale au Burkina
et au Mali qui mobilisent plusieurs adhérents de cette région
ont été largement évoqués. Par ailleurs, CSDPTT
Rhône Alpes a décidé d’être présent au
forum des associations d’Annecy avec une exposition. Un tee-shirt devrait
par ailleurs être confectionné d’ici là.

Un compte spécifique a été ouvert
pour plus de réactivité et un nouveau bureau a été
élu :

Président : G Blanc
Vice-Président : J-C Coste
Secrétaire : J-M Roussel
Trésorier : Michel Monnier
________________________________
En bref : La SODEPTEL-BF,
(Solidarité Développement des Postes Et Télécommunications
Au Burkina Faso),
notre partenaire dans ce pays, vient de nous faire
parvenir une demande de matériel pour le raccordement de 17 villages
au réseau téléphonique. CSDPTT étudie comme
la satisfaire tout en s’assurant de la pérennité des installations.

Jean Louis Fullsack a représenté CSDPTT
à la 3 ème conférence Préparatoire du SMSI
(Sommet
Mondial de la Société de l’Information) où il a effectué
un travail considérable. Nous en rendrons compte le mieux possible.
Il a été épaulé les 2 derniers jours par Guy
Blanc.

Jean Luc Sire et Bruno Jaffré ont rencontré
à, Paris M. Boureima Gado, député de l’Assemblée
Nationale du Niger.
Il a été question de la faisabilité
d’un projet de téléphonie rurale dans ce pays. Mais par ailleurs
une passionnante discussion sur l’OMC s’est ensuivie, M. Gado revenant
de Cancun où il représentait son pays à la réunion
de cet organisme.

Le collectif de préparation au SMSI s’est mis
au travail.
Un texte devrait être publié dans le courrier
d’ATTAC. Par ailleurs le collectif propose un séminaire pendant
le Forum Social européen de Paris sur le thème du Sommet
Mondial de la Société de l’Information qui doit se dérouler
à la mi-novembre.

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Echos
des postes et télécoms dans le monde

RASCOM : lancement du satellite pour 2006
 A l’occasion d’une réunion du conseil d’administration
de l’Organisation régionale africaine de communications par satellite
(RASCOM), le directeur général de RASCOM, M. Elriz Mustapha,
a rappelé la date prévue en février mars 2006 du premier
satellite panafricain. Il s’agit de la concrétisation d’un projet
datant de plus d’une vingtaine d’années et relancée en 1993.
L’étude de faisabilité de RASCOM, qui avait duré 5
avait été adoptée en février 1991 à
Abuja (Nigeria) par la conférence des ministres africains des Postes
et Télécommunications, avant sa naissance officielle en mai
de la même année à Abidjan (Côte d’Ivoire).

Les 265 millions de dollars, nécessaires au financement
du projet ont été trouvés à travers la société
RASCOMStar selon un accord BOT (Build Operate Transert), la rétrocession
était prévue au bout de 10 ans.

La construction du satellite a été confiée
à ALCATEL-Space à l’issue d’un appel d’offre internationale
pour un montant de 150 millions de dollars et sera effectuée dans
ses usines de Cannes et Toulouse (France), avec la participation de plusieurs
ingénieurs africains.

Avant le lancement du satellite, les pays ayant souscrit
à l’accord d’exploitation devront développer les terminaux
au sol, qui permettront aux zones rurales d’avoir accès à
ce satellite à des coût extrêmement bas : au moins 60%
en dessous de ceux pratiqués actuellement, selon le patron de RASCOM
dont le mandat arrive à terme en octobre.

En avril 2000, 44 pays africains, sur un total de 53,
avaient déjà signé la Convention de RASCOM. A la même
date, les 41 Etats suivants avaient ratifié l’accord d’exploitation
du satellite : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Burkina
Faso, Burundi, Cameroun, Cap Vert, Comores, Congo, Côte d’Ivoire,
Djibouti, Egypte, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau,
Ile Maurice, Kenya, Liberia, Lesotho, Libye, Malawi, Mali, Mauritanie,
Niger, Nigeria, Ouganda, République centrafricaine, République
démocratique du Congo (RDC), Sénégal, Sierra Leone,
Soudan, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Tunisie, Zambie, Zimbabwe. (Source
Agence Panapress http://wwww.panapress.com)

________________________________
Mali : les salariés toujours
mobilisés

Une assemblée générale des salariés
s’est tenu mi-août avec à l’ordre du jour le manque d’initiative
de la direction à l’ère de la concurrence dans le secteur
des télécommunications.

Le secrétaire général du Syndicat
de la Sotelma, M. Youssouf Sangaré a rendu compte des différentes
séances de travail que son bureau a eu avec la Direction pour
faire part de sa déception alors qu’Ikatel s’implante dans les capitales
régionales et dans des villes comme Koutiala, Koulikoro.

Si la direction a été accusée, des
salariés s’en sont pris aussi aux fournisseurs en particulier à
ALCATEL qui fournit les 99% des équipements de communication de
la Sotelma et 100% de ceux de Malitel et dont le coût des services
après-vente demeure particulièrement élevé
selon le coordinateur du central téléphonique de Bamako.

Selon un représentant de Malitel l’opérateur
de téléphonie mobile dépendant de la SOTELMA, Malitel
a rencontré d’énormes difficultés dans l’extension
de son réseau à cause du retard enregistré par Alcatel
dans l’acheminement des matériels. D’où la proposition avancée
de s’adresser à d’autres fournisseurs. Mais l’attribution d’un marché
à un concurrent serait bloquée du fait que cette société
est représentée au Mali par un certain Baboye Thiam, père
d’un des actionnaires du concurrent Ikatel selon le secrétaire du
syndicat.

Les travailleurs ont par ailleurs fustiger l’inaction
de la direction pour le rétablissement des communications à
Sadiola, une zone minière paie qui 100 millions CFA/mois à
la Sotelma (soit 1 milliard CFA/an) contre 70 millions CFA/mois pour une
ville comme Mopti. (Source Les Echos)

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Le Cameroun connecté
à SAT3/WASC/SAFE

Le Cameroun est connecté depuis juillet 2003 au
câble SAT3/WASC/SAFE longeant la côte Ouest africaine du Portugal
jusqu’à la Malaisie d’une longueur totale d’environ 28000 km. Ces
nouvelles installations permettront une amélioration sensible des
communications internationales permettant d’une part une voie alternative
au satellite et d’autre part de passer d’une capacité de 600 à
3000 circuits voir beaucoup plus grâce aux nouvelles techniques de
compression.

Les usagers sont en droit d’attendre des réductions
sensibles des coûts des communications vers les pays d’Afrique tels
que l’Afrique du Sud, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Gabon,
le Ghana ou encore le Sénégal. Cette connexion devrait apporter
aussi des améliorations sensibles des accès à Internet
et la possibilité de connexion hauts débits.

Un câble est par ailleurs aussi opérationnel
entre Douala et Yaoundé qui permet théoriquement 7.500 appels
téléphoniques simultanés, au lieu de 1.000 précédemment.

Le projet doit se poursuivre par la mise en place d’une
fibre optique le long du pipeline Tchad-Cameroun qui permettra la connexion
de 14 autres points de sortie à l’intérieur du pays. (Source
Panapress)

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Burkina : interconnexion par
la fibre optique

L’Office national burkinabé des télécommunications
(Onatel) devrait connecter d’ici au premier semestre 2004 son nouveau réseau
téléphonique aux câbles sous-marins de la Côte
Atlantique.

Dans une première phase du projet, il s’agit de
ceinturer la capitale et de la relier par fibres optiques à tous
les centraux téléphoniques locaux. Des extensions vers
l’est et l’ouest du pays pour relier les six Etats frontaliers devront
ensuite être réalisées.

Le projet d’un coût global de 12 milliards de CFA
est financé à hauteur de 7 milliards de CFA (plus de 10 millions
d’euro) par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et
le reste par l’Onatel. Les travaux qui prévoient l’installation
de 1.000 kilomètres de câbles, sont exécutés
par deux sociétés françaises : Alcatel pour la zone
est et Marais Contracting pour la partie ouest.

Un réseau doit partir de Ouagadougou pour l’ouest
du pays, jusqu’à Bobo-Dioulasso (deuxième ville) puis jusqu’en
Côte d’Ivoire, et une autre liaison vers le Mali doit partir de Koudougou
(centre-ouest).

Un second réseau à l’est, doit connecter
le Burkina au Togo, au Ghana, au Bénin et au Niger par les régions
de Tenkodogo et Fada N’Gourma. (Source AFP).

________________________________
En Bref
En Algérie, Orascom Telecom
Algérie (OTA), a atteint 1 millions d’abonnés à son
réseau GSM en Algérie. Orascom a investi 1,1 milliard de
dollar selon ses dirigeants. Le groupe égyptien Orascom avait obtenu
la seconde licence d’exploitation du réseau GSM en Algérie
pour un montant de 737 millions de dollars. La presse s’était faite
récemment l’écho de difficultés financières
pour honorer ses engagements.

En Côte d’Ivoire CITELCOM a procédé
à un réaménagement des tarifs qui se traduit par une
hausse des communications locales (32,5 à 45 FCFA HT la minute)
et une baisse des communications interurbaines (de 170FCFA à 130
FCFA toutes les 20,8 secondes en heure pleine) et internationales (vers
les pays de la région de 520 à 443FCFA la minute HT,
vers les pays hors Amérique du Nord qui avait déjà
subi une baisse de 45% récemment, le nouveau tarif passe à
700FCFA la minute alors qu’il oscillait entre 2080 et 1040FCFA). La minute
Internet passe par ailleurs à 0,45FCFA HT sur l’ensemble du territoire.

Dans les cabines téléphoniques de la capitale
ce réaménagement s’est traduit par des hausses de tarif à
100F/mn voire 125F/mn contre la 125F/2mn ou pus rarement 2mn/100F
auparavant.

Au Gabon, une dizaine de tricycles ont
été transformés en cabines téléphoniques
ambulantes. Il s’agit d’un projet d’aide aux personnes handicapées,
initié par Mme Bongo.

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Net
- actus

Les travers du format MS Word Et comment les éviter
Le format de fichier Word est un format fermé,
propriétaire, aux spécifications inconnues (il existe néanmoins
des logiciels libres (OpenOffice, Kword, Abiword, antiword, catdoc, etc)
qui peuvent lire ce format, mais au prix de la rétro-ingénierie
et d’une compatibilité forcément imparfaite)

ce format piège les utilisateurs : du fait que
Microsoft change le format de fichier Word lors des changements de version,
ses utilisateurs sont prisonniers d’un cercle vicieux qui les contraint
à acheter chaque mise à jour, qu’ils désirent changer
ou non. Ils pourront même s’apercevoir, dans quelques années,
que les documents Word qu’ils rédigent aujourd’hui ne pourront plus
être lus avec la version de Word qu’ils utiliseront alors. (cf http://www.fsf.org/philosophy/no-word-attachments.fr.html)
 ;

ce format n’est pas adapté aux transferts sur
les réseaux (exemple réel : un compte-rendu de réunion
contenant environ 1175 octets de texte (donc d’informations), le fichier
fait 20992 octets...) ;

ce format n’est pas adapté aux échanges
 : la mise en page dépend de la machine sur laquelle on le regarde.
Ainsi un document qui tient sur une page sur une machine avec une version
de MS Word peut en prendre deux sur une machine avec une autre version.
Les marges dépendent des imprimantes installées sur la machine,
etc. Il faut que le correspondant ait la même version pour être
sûr qu’il va pouvoir ne serait-ce que l’ouvrir. Bref c’est une erreur
de croire que ce que l’auteur voit sur sa machine est ce que le destinataire
aura sur la sienne. ;

ce format pose des problèmes de sécurité
 : il peut véhiculer des virus/macros (voir la longue liste chez
un éditeur d’antivirus par exemple) ;

ce format pose des problèmes de confidentialité
 : « Un document Microsoft Word peut fournir divers types de renseignements.
Il contient notamment des informations sur son auteur. Il comprend, par
défaut, son nom, celui de son entreprise, les dates et heures de
la création et des dernières sauvegardes du fichier ainsi
que le temps passé à l’éditer. Il peut aussi révéler
le nom de la machine sur laquelle il a été créé,
une partie de l’arborescence du disque dur de l’auteur, voire des informations
sur la topologie du réseau interne son entreprise ainsi que le Global
Unique Identifier (GUID, identifiant unique attribué lors de l’enregistrement
du système). Surtout, il permet de récupérer les modifications
effectuées. » ;

Solutions proposes : envois au format texte brut, PDF
(la mise en page est identique partout), format OpenOffice, HTML, etc.
Tous ces formats sont documentés et connus, et des solutions libres
et/ou gratuites existent pour les lire, quelle que soit la plateforme matérielle
et logicielle choisie (graticiel Acrobat Reader, logiciels libres xpdf
ou gv pour le PDF par exemple).

Note sur le RTF (« Rich Text Format ») :
à la base un format créé par Microsoft, avec des spécifications
publiques. Jusque là rien à dire. Sauf que depuis MS Word
produit des documents RTF non conformes aux spécifications, et donc
illisibles ou posant problèmes avec d’autres logiciels compatibles
RTF. Du coup le rendu n’est pas le même sous tous les logiciels.

Note sur le PDF (« Portable Document Format »)
 : créé par Adobe, le PDF a l’avantage de s’afficher partout
pareil. Il est aussi très répandu, et devient le format de
référence pour la diffusion de documents (au niveau des instances
européennes, ou des publications scientifiques par exemple). N’importe
qui peut consulter les deux ou trois cents pages de spécifications
duformat, et donc de nombreux logiciels sont capables de le lire.

BenoitSibaud(APRIL) (source : http://oumph.free.fr/textes/format_msword.html
)
Note : On trouve assez facilement des sites pour charger
le logiciel PDFCreator qui permet de créer les fichiers PDF. Celui
se comporte comme une imprimante (par exemple taper PDFCreator sur www.googlo.fr).

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En bref : Les autorités
du Gabon ont conclu avec la société Microsoft, leader mondial
des logiciels informatiques, un protocole d’accord destiné à
hâter l’informatisation de l’administration gabonaise, a-t-on appris
jeudi à Libreville de source officielle. Microsoft s’est proposé
de former 150 professeurs d’université en informatique, 50 gestionnaires
d’administration et 50 ingénieurs informaticiens gabonais. A cause
de la fracture numérique et malgré les efforts déployés
par le Gabon pour équiper son administration et ses établissements
scolaires en outil informatique, le pays ne compte encore qu’un ordinateur
pour 1.000 habitants et environ quatre téléphones fixes pour
100 personnes.

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Economie
En bref  : Les investissements directs étrangers
en Afrique ont chuté de 41% en 2002
passant à 11 milliards
de dollars contre 19 milliards en 2001 selon la Conférence des Nations
Unies pour le Développement.

Selon le dernier rapport du PNUD (Plan des Nations Unies
pour le Développement), 54 pays en développement sont
aujourd’hui plus pauvres qu’en 1990.

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Quelques chiffres pour comprendre
le dernier blocage à l’OMC à Cancun :

Comparaison entre les subventions laitières et
l’aide à L’Afrique subsaharienne de l’Union Européenne :

913$ par vache ; 8 $ par africain
Comparaison entre les subventions laitières et
l’aide à L’Afrique subsaharienne du Japon :

2700 $ par vache, 1,47 $ par Africain
Comparaison entre les subventions sur le coton et l’aide
à l’Afrique Sub-saharienne des Etats Unis :

10,7 millions $ par jour pour le coton
3,1 millions $ par jour pour l’Afrique sub-saharienne
(Source PNUD 2003 cité par le Grain de Sable d’ATTAC)
___________________

Articles
et documents

Nous publions ci-dessous le compte rendu de la 3 ème
conférence préparatoire du Sommet Mondial de la Société
de l’Information de M. Jean Louis Fullsack, délégué
de CSDPTT au SMSI, ancien expert de l’UIT (Union Internationale des
Télécommunications). 

La rédaction
___________________

PrepCom-3

par

Jean Louis Fullsack

Notes introductives
Le 3ème Comité préparatoire, PrepCom-3,
a été convoqué par le Président Samassekou
essentiellement pour élaborer la version finale des deux documents
de base du Sommet mondial sur la Société de l’Information
(SMSI) que sont « La Déclaration des Principes » et « 
Le Plan d’Action » -actuellement encore sous forme de projets (drafts)-
afin de les présenter aux fins d’approbation et de signature au
Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement qui se réunit à
Genève en décembre prochain. Cette procédure devait
ainsi parachever la 1ère phase du SMSI.

A ce PrepCom qui s’est déroulé du 15 au
26 septembre 2003 à Genève, la Société civile
a été représentée par près de 500 organisations
ou associations.

Les deux semaines allouées au PrepCom-3 n’ont
non seulement failli à atteindre le résultat annoncé,
mais ont marqué encore davantage les différences entre les
représentants des gouvernements et la Société civile,
voire à l’intérieur du camp intergouvernemental lui-même.
Même la Société civile (SC) a connu quelques divergences.
Il n’étonnera personne que le Secteur Privé n’a pas eu de
problèmes majeurs tant il est apparu sobrement (une petite délégation
de la Chambre de Commerce Internationale) mais fermement en affirmant et
répétant ses propres vues de la « Société
de l’Information » basée sur le modèle le plus néo-libéral...

Lire
l’article...