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lettre de juillet 2003

mardi 2 septembre 2003, par Bruno JAFFRE

La Lettre de juillet 2003
No : 92

Philippe Rigaud et Bruno jaffré ont participé
à la rédaction de ce numéro.

 

 Sommaire
 :

Editorial
Sommet Mondial de la Société
de l’Information : non à une messe néolibérale

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Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

En bref : Le Président
Yam Pukri à Paris, communications de CSDPTT pour le centre d’Observations
des Economies Africaines, CSDPTT collabore avec l’association
BPEM (Bien Public A l’Echelle Mondiale) sur le thème Télécommunications,plusieurs
missions de téléphonie rurale sont prévues à
l’automne.

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

RASCOM : ça avance … Doucement…
Mali  : l’interconnexion d’IKATEL
effective

Poursuite de la libéralisation
au Maroc

Telecel vendu par morceaux
En Bref  : Niger, marché
des Mobiles Afrique du nord, Tunisie.

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Nets actus
Des fonds pour l’Université
virtuelle africaine

Le Maroc décidé à
faire de 2003 l’année de l’Internet

Début difficile de l’Internet
en Guinée

Le Burkina veut favoriser le développement
d’Internet

Developpement de l’Internet au Mali
Le 1er prix Cyberliberté au 
tunisien Zouhair Yahyaoui,

________________________________

Articles et documents
Les autoroutes de l’information et
la privatisation de la Sotelma
 : Privatisation des biens et services
communs de l’humanité : cas des télécommunications
de Youssouf Sangaré,

Secrétaire général du SYNTEL (Syndicat
de la SOTELMA) chargé de mission du PDG de la SOTELMA.

Contribution de CSDPTT au Projet
de Déclaration des Principes du SMSI
soumise au Comité
Préparatoire n°3 (PrepCom-3)

Contribution de CSDPTT au (projet de)
plan d’action du SMSI
soumise au comite préparatoire N°3
(PREPCOM-3)


Editorial
Sommet Mondial de la Société de l’Information
 : non à une messe néolibérale

La préparation est désormais bien avancée.
Une déclaration de principe et un plan d’action ont été
élaborés qui restent encore en discussion. D’autres réunions
sont prévues.

La société civile représentée
y apparaît dispersée et focalisée sur les questions
d’usage et de liberté, ce qui est de toute première importance,
mais elle reste peu mobilisée sur le droit à l’accès
sans lequel le droit à la communication n’est qu’un leurre.

Le secteur privé et les multinationales restent
bien discrètes se sentant probablement assurés d’être
les principaux bénéficiaires, la déclaration de principe
s’affirmant nettement néolibérale.

Le plan d’action prévoit l’objectif d’une connexion
pour chaque village d’ici 2010, ce qui nous apparaît une avancée
mais à une date peu ambitieuse. Mais il reste muet sur les financements
pourtant la question centrale.

L’action de CSDPTT a été utile durant cette
préparation, mais la dispersion n’est plus de mise si nous voulons
encore peser sur ce sommet et en particulier renforcer une expression altermondialiste
alternative aux choix libéraux. Nous appelons à créer
les convergences nécessaires et nous prendrons encore des
initiatives en ce sens.

 Bruno Jaffré
_______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

En bref
Au cours du passage à Paris de M. Sylvestre
Ouedraogo Président Yam Pukri
, plusieurs membres de CSDPTT
Ile de France ont pu longuement échanger avec lui lors d’une rencontre
amicale à la satisfaction de tous.

Bruno Jaffré et Jean Louis Fullsack ont présenté
des communications sur le thème de la coopération bilatérale
et multilatérale dans le domaine des télécommunications
au
cours d’un séminaire organisé par le centre d’Observations
des Economies Africaines dans le cadre du GEMDEV (Groupement d’intérêt
scientifique Economie mondiale, Tiers-monde, Développement.

CSDPTT participe à un groupe de travail
avec l’association BPEM (Bien Public A l’Echelle Mondiale)
sur
le thème Télécommunications, un Bien Public Mondial.

 Plusieurs missions de téléphonie
rurale
sont prévues au Burkina Faso et au Mali à
l’automne et un projet est actuellement à l’étude au Niger.

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Echos
des postes et télécoms dans le monde

RASCOM : ça avance … Doucement…
M. Adadja, directeur de RASCOM, une organisation intergouvernementale
africaine de communications par satellite a déclaré à
la mi - juin que le financement avait été bouclé par
la mise en place de la société RASCOMstar-QAF qui se présente
comme un opérateur de satellite dont le siège est à
Port-Louis à l’Ile Maurice.

C’est la société ALCATEL Space qui doit
assurer la livraison du satellite et sa mise en orbite géostationnaire
à la position 2,9° Est, au plus tard en 2006 pour un coût
de 150 millions de dollars. Son entrée en service devrait permettre
de réduire de façon substantielle le coût exorbitant
des frais de transit en communication des pays africains, par la France
et la Grande Bretagne entre autres, qui sont estimés, à
plus de 500 millions de dollars US, soit la bagatelle de 3.500 milliards
de F. CFA.

Selon M. Adadja, ce satellite, qui permettra de relier
directement tous les pays africains, fournira sur toute l’étendue
de l’Afrique, y compris les zones rurales et isolées des services
fixes de très grande qualité et à faible coût
pour la voix, les données, les télécommunications,
l’accès internet à grand débit ainsi que la vidéo,
la télévision et la radiodiffusion sonore.

Le projet qui date d’une vingtaine d’années n’a
cessé de prendre du retard faute de financements disponibles, de 
manœuvres de toute part compte tenu des intérêts en jeu 
mais aussi probablement de rivalités entre pays africains. Dans
le numéro de mars 2002 de la lettre de CSDPTT, nous rapportions
les propos de M. Adadja qui parlait alors de lancement du satellite en
2004. Il y a donc eu depuis de nouveaux retards.

On rappelle que plus de 700 millions de personnes sur
le continent n’ont pas accès au téléphone, alors que
le ratio est normalement d’un appareil pour 100 personnes dans les
zones urbaines et d’un téléphone pour 10.000 dans les zones
rurales. (Source L’inter à Abidjan et Panapress et CSDPTT).

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Mali : l’interconnexion d’IKATEL
effective

L’interconnexion entre les deux sociétés
maliennes de téléphonie mobile, en l’occurrence "MALITEL"
et "IKATEL", est devenue effective à la mi juin. Ce qui signifie
que les abonnés des deux opérateurs maliens de GSM, ont pu
commencer à communiquer entre eux via leur GSM.

IKATEL du groupe France Télécom, qui a
déjà mis en vente plus de 100.000 lignes, n’arrivait pas
à obtenir l’interconnexion de son réseau avec celui de MALITEL,
pour des raisons liées au non-respect, par la nouvelle venue, du
cahier des charges en matière de numérotation.

D’autre part, les salariés de la SOTELMA qui avec
leur syndicat refaisait de procéder à cette interconnexion
jugeant ne pas être en mesure de faire face à la concurrence 
du fait de lourdeurs dans la procédure de passation des marchés
publics. Ils exigeaient des mesures dérogatoires au bénéfice
de la SOTELMA pour sa restructuration avant toute privatisation.

Selon M. Modibo Camara, directeur du CRT (Comité
de régulation des télécommunications) l’interconnexion
a été rendue possible grâce à des concessions
faites de part et d’autre et à l’octroi de mesures dérogatoires
à la Sotelma pour les passations de marchés.

 Par ailleurs, la compagnie malienne de téléphonie
mobile MALITEL, filiale de la société nationale SOTELMA,
a procédé fin mai au lancement sur le marché, de 20.000
nouvelles lignes de téléphones cellulaires. (Source Panapress
et JMJ Newsroom/Guinee actualites)

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Poursuite de la libéralisation
au Maroc

Le gouvernement marocain vient de prendre des mesures
visant à élargir la libéralisation du secteur des
télécommunications. Quatre projets de décret portant
sur des licences d’exploitation de type GMPCS (Global mobile for personnel
communication system) viennent d’être adoptés en Conseil de
gouvernement.

Trois sociétés de télécommunication
ont ainsi obtenu des autorisations d’exploitation pour une durée
de 5 ans renouvelable. Il s’agit d’European Datacom Maghreb SA qui pourra
exploiter deux systèmes satellitaires publics, à savoir "Iridium"
et "Inmarsat". Les deux autres licences ont été accordées
à la société Soremar SARL et à Thuraya Maghreb
SA pour exploiter respectivement Inmarsat et Thuraya.

Les trois sociétés seront autorisées
à offrir les services liés à la téléphonie
mobile et à commercialiser des solutions Internet à haut
débit. Les services commercialisés par les nouveaux arrivants
concurrenceront ceux proposés par les deux opérateurs mobile
au Maroc, à savoir Méditel dont l’espagnol Telefonica est
le principal actionnaire et Maroc Telecom qui détient par ailleurs
le monopole de la téléphonie fixe.

 D’après le cahier des charges, ces trois
sociétés s’engagent à mettre en place toutes les infrastructures
et les équipements nécessaires pour fournir des services
comparables aux standards internationaux. En contrepartie, ces entreprises
bénéficieront de la liberté dans la fixation des prix
et la commercialisation de leurs services au Maroc ou à l’étranger.
Leur activité sera contrôlée par l’Agence nationale
de réglementation.

La contrepartie financière de l’exploitation du
réseau satellitaire public payant est composée d’une partie
fixe (300.000 DH annuellement) et d’une autre variable, 2% du chiffre d’affaires
(HT) réalisé. A cela s’ajoute une redevance de 200.000 DH
HT que chaque société payera le 31 mars de chaque année.
(Source Panapress et L’Economiste du Maroc)

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Telecel vendu par morceaux
Créé en 1987, Télécel opérateur
de télécommunications mobiles basé en Afrique du Sud
était implanté dans 11 pays d’Afrique subsaharienne, atteignant
les 800 000 abonnés à la fin de 2002. En 2000, son fondateur,
l’homme d’affaires congolais Miko Rwayitare, vendait 80 % du capital à
l’égyptien Orascom Télécom, qui décidait lui-même,
un an plus tard, de céder cette participation pour recentrer ses
activités sur l’Afrique du Nord.

Faute de pouvoir réaliser une vente globale du
fait de la crise du secteur des télécommunications, Telecel
a été finalement vendu à différents opérateurs.
Atlantique Télécom, filiale de la Banque atlantique de Côte
d’Ivoire (Baci), s’est porté acquéreur des opérateurs
au Bénin, au Burkina, au Gabon, au Niger et au Togo, soit un total
de 155 000 abonnés.

Les filiales de Télécel au Burundi, en
Ouganda, en Centrafrique et en Zambie (un total de 210 000 abonnés)
ont été reprises à son compte par Miko Rwayitare.
En échange, ce dernier a cèdé ses parts dans Télécel
au Zimbabwe (85 000 abonnés), et en Côte d’Ivoire (375 000
abonnés) à Orascom, qui devient majoritaire dans Télécel
Côte d’Ivoire, avec 53 % du capital. (Source Ja l’Intelligent)

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En Bref
 Le Fonds africain de garantie et de coopération
(FAGACE) a garanti la somme de 3 milliards de FCFA au profit de la Société
nigérienne des télécommunications
(SONITEL).
Cette somme représente une garantie partielle d’un prêt de
9 milliards de FCFA consenti par la Banque ouest- africaine de développement
(BOAD) pour le financement partiel du projet d’extension au Niger des centres
de communication et des systèmes de transmission et la construction
de la section nigérienne de la boucle opto-numérique, connectée
aux artères de câbles à fibres optiques du Burkina
Faso et du Bénin.

On comptait de 12 millions d’abonnés à
la téléphonie mobile en Afrique du nord
fin 2002
ce chiffre devrait doubler d’ici 3 ans selon EMC, groupe de conseil britannique.
Le Maroc comptait fin 2002, 6,1 millions d’abonnés, l’Egypte 4,3,
l’Algérie et la Tunisie 500.000 abonnés chacun, alors que
le Soudan et la Mauritanie en comptent plus de 200.000. La Libye, la Somalie
et Djibouti ont moins de 100.000 abonnés.

En Tunisie, L’opérateur public Tunisie-télécom
compterait quelques 730.000 demandes d’abonnement en souffrance à
son réseau de téléphonie mobile. Celui-ci gère 
plus de 500.000 lignes et compte en commercialiser autant d’ici fin 2003.
Son concurrent, Orascom, a commercialisé plus de 200.000 lignes
et couvert 50% du territoire national depuis son entrée en service
en décembre 2002.

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Net
- actus

Des fonds pour l’Université virtuelle africaine
Une conférence internationale de lever des
fonds au profit de l’Université virtuelle africaine (UVA) s’est
ouverte, lundi à Marrakech, en présence du prince Moulay
Rachid, frère cadet du roi Mohammed VI, de plusieurs représentants
d’organisations internationales et d’intellectuels africains.

L’UVA dont le recteur n’est autre que le professeur Pr
Cheikh Modibo Diarra, a été créée grâce
au soutien de la Banque mondiale (BM), de l’Agence Canadienne pour le Développement
International (ACDI) et l’Union européenne (UE).

A ce jour, plus de 23.000 étudiants ont participé
aux séminaires diffusés par l’Université sur son réseau
de 31 centres d’apprentissage capables d’offrir des cours d’enseignement
à distance (informatique, ingénierie, gestion, éducation
et santé publique). L’’UVA diffuse son enseignement dans diverses
régions d’Afrique via Internet. (Source http://www.panapress.com
)

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Le Maroc décidé
à faire de 2003 l’année de l’Internet

Après l’évolution encourageante enregistrée
dans la pénétration de l’Internet et l’explosion de la téléphonie
mobile au Maroc, les responsables du pays affichent leur volonté
de faire de 2003, "l’année de l’Internet".

Maroc Telecom, opérateur historique de la téléphonie
au Maroc (détenu à 35% par Vivendi), a déjà
pris une série de mesures destinées à améliorer
la qualité de la connexion Internet en introduisant l’ADSL.

Selon l’ANRT, le nombre d’utilisateurs d’Internet au
Maroc est passé de 500.000 à près de 800.000 entre
1999 et 2002, grâce aux cybercafés. Le prix de la navigation
dans un cybercafé varie entre 0,6 et 1 dollar l’heure. Certains
analystes estiment toutefois que le développement de l’Internet
au Maroc reste modeste, bien que le premier trimestre 2003 ait enregistré
une nette évolution du nombre d’abonnés.

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Début difficile de
l’Internet en Guinée

L’Internet éprouve de grandes difficultés
à entrer dans les moeurs en Guinée où son accès
n’est pas encore disponible pour la très grosse majorité
des habitants de Conakry (1,8 millions).

Cette situation est consécutive à plusieurs
facteurs dont le retard de la Guinée par rapport à d’autres
pays africains dans l’installation de la toile, les coûts à
l’abonnement et de la connexion, la fréquence des coupures de courant
et le manque de cybercafés en quantité. Les prix à
l’abonnement mensuel varient de 15.000 à 20.000 francs guinéens
(1 dollar US = 1980 FG). Ceux de la connexion pour une heure vont
de 1.500 à 3.000 FG.

Outre la Société des télécommunications
de Guinée (SOTELGUI) quelques privés fournissent l’accès
à Internet à Conakry où la majorité des usagers,
notamment ceux qui ont visité des pays voisins, trouve trop chers
les tarifs de connexion et d’abonnement. (Source Panapress)

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Le Burkina veut favoriser
le développement d’Internet

Selon les estimations de la Délégation
générale à l’informatique (DELGI), le parc informatique
du pays, qui était de 1.000 ordinateurs en 1990 est passé
à 15.000 en 2001, reste encore insuffisant pour une population totale
estimée à 11,8 millions d’habitants.

Depuis les années 1990, les autorités politiques
avec le concours des organismes tels que le projet Initiative Internet
pour l’Afrique (IIA) de l’UNICEF ont tenté de mettre sur pied des
structures d’accès à Internet.

Ce soutien a permis au Burkina Faso de compter actuellement
six fournisseurs d’accès à Internet à but lucratif
et deux autres à but non commercial avec 75.000 internautes.

Malgréces efforts du gouvernement pour vulgariser
Internet, l’abonnement est resté l’un des plus chers de la sous
région. Le coût, qui oscille entre 15.000 et 20.000 F CFA
par mois, n’est pas à la portée du Burkinabé moyen,
et l’heure de navigation à 1.000 F CFA reste encore au-dessus de
la moyenne dans la sous région ouest africaine. (NDLR Le prix de
1000 FCFA paraît un peu surévalué par rapport à
ce que les adhérents de CSDPTT ont pu constater sur place.
Pour plus d’informations sur l’Internet au Burkina nous ne pouvons
que conseiller à nos lecteurs de se rendre sur le site Burkina Ntics
réalisé par l’association Yam Pukri à l’adresse http://www.burkina-ntics.org)

Avec environ 200 cybercafés pour tout le pays
dont 150 pour la seule ville de Ouagadougou, la capitale, les "Ouagalais"
au nombre de 1,5 million disent ne pas être satisfaits de la répartition
des cybercafés dans la ville. Même si les internautes trouvent
des cybercafés, ils sont également confrontés aux
problèmes de connexion et surtout de faiblesse de débit.

Face à ce problème et pour répondre
de façon convenable à la demande (environ 50.000 demandes
en instance pour Internet et la téléphonie mobile), un responsable
de la DELGI, Inoussa Maïga, a déclaré que le gouvernement
s’est engagé, d’ici à 2005, à porter au moins à
13 le nombre de villes connectées dans le pays et à 24 Mbps
le débit de la connexion internationale (Source Panapress).

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Developpement de l’Internet
au Mali

Des cyber-cafés existent dans ce pays depuis 1995,
date où la Société des Télécommunications
du Mali (SOTELMA) a délivré les premières licences
pour l’ouverture de Cyber-cafés.

Depuis, l’engouement est réel d’autant qu’ils
sont des centaines d’internautes (étudiants, professeurs, chercheurs
ou opérateurs économiques) à surfer quotidiennement
sur le Net à Bamako. Les prix de consultation à l’heure tournent
autour de 500 F CFA pour les élèves et 1.000 F CFA pour les
adultes.

Parmi les nombreux Cyber-cafés que compte Bamako,
Spider.toolnet.org, créé en 1995 par des étudiants
de l’école Nationale d’Ingénieur (ENI) de Bamako, Spider,
avec une trentaine d’ordinateurs, accueille une centaine de personnes par
jour et compte plus de 500 abonnés. Dirigé par de jeunes
ingénieurs en génie industriel, l’entreprise fourmille de
projets visant à populariser toutes les facettes du Net au Mali.

Autre "Cyber-structure" on peut citer Smint qui, avec
une vingtaine de machines, s’est fait, sans difficulté apparente,
une clientèle majoritairement issue du milieu scolaire.

Le ministère malien de la Communication et des
Nouvelles technologies estime à 13.000 le nombre d’ordinateurs
au Mali et seuls 18 utilisateurs de service Internet sont dénombrés
pour environ 32.000 personnes.

Avec environ une cinquantaine de cyber-cafés,
Bamako, la capitale, est de mieux en mieux servie alors que l’on en compte
que 2 à 3 dans les autres villes, de Kayes à Tombouctou
en passant par Sévaré.

Le Président précédent s’était
lancé dans un projet de connexion des 703 communes du pays à
la toile mondiale mais le projet n’a pas réellement décollé
faute de financement.

La mauvaise qualité des lignes téléphoniques
jette une ombre de taille sur l’espace Internet malien. "Nous enregistrons
de fréquentes interruptions de lignes", témoigne un gérant
d’un Cybercafé qui prétend connaître individuellement
tous les agents techniques de la Sotelma à force de "courir après
eux".

A la Société des télécommunications
du Mali, un agent de la Direction assure que sa société se
prépare à installer d’autres noeuds pour "rendre plus fluide
la navigation".

Selon les autorités maliennes, l’attribution d’une
seconde licence (après MALITEL, filiale de la SOTELMA), d’une durée
de quinze ans renouvelable à IKATEL est aussi destinée à
construire un réseau national connecté aux autoroutes de
l’information. (Source Panapress).

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Le 1er prix Cyberliberté
au tunisien Zouhair Yahyaoui,

Ce journaliste tunisien a reçu par l’intermédiaire
de son amie, Sophie Piekarec le 1er prix Cyberliberté remis par
Reporters sans frontières et Globenet,

Il a été condamné à deux
ans de prison en Tunisie pour " propagation de fausses nouvelles " via
Internet. En juillet 2001, Zouhair Yahyaoui, jeune diplômé
passionné d’Internet, fonde le site TUNeZINE (www.tunezine.com),
composé d’un magazine d’information et de deux forums de discussion.
Sous le pseudonyme d’Ettouns (le Tunisien), il s’applique à dénoncer
de façon humoristique le nombreuses atteintes aux libertés
en Tunisie.

Mais le 4 juin 2002, il est arrêté dans
un cybercafé et son site est aussitôt fermé. Torturé,
il a été condamné à deux ans de prison au terme
d’un procès expéditif. (Source l’Humanite du 24/06/2003)

 

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Articles
et documents

Ce texte est extrait du site http://www.penserpouragir.org  ;
qui contient un compte rendu très complet du forum de Siby, l’anti
- G8 africain qui s’est tenu 3 jours durant à partir du 31 mai 2003
au Mali. Le forum a mobilisé 563 participants. Il y a eu la participation
de 10 pays africains, 3 pays européen et le CANADA. Toutes les régions
du Mali étaient présentes au rendez vous. A noter aussi la
participation de 2 membres de l’AVDTM (Association des Volontaires pour
le développemen,t des Télécommunications au Mali),
notre partenaire pour les projets de téléphonie rurale. Nous
avons d’autre part engagé le débat avec l’auteur de ce texte
à propos de la privatisation de la SOTELMA (voir sur l’adresse du
site ci-dessus). 
La rédation

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Les autoroutes de l’information et la privatisation
de la Sotelma : Privatisation des biens et services communs de l’humanité
 : cas des télécommunications

de

Youssouf Sangaré, Secrétaire général
du SYNTEL (Syndicat de la SOTELMA) chargé de mission du PDG de la
SOTELMA.

Le retour en force de la doctrine économique libérale
dans les années 1970/1980 aux Etats-Unis et dans quelques pays européens
a suscité un vaste mouvement de déréglementation,
ou de dérégulation, notamment dans les domaines des transports
aériens et de la finance.

 Les télécommunications n’ont pas
échappé à cette tendance. Le capital étranger
a pris le contrôle ou une participation majoritaire dans pratiquement
toutes les entreprises privatisées, s’assurant de cette manière
une domination sans exemple jusque-là sur l’économie du monde.

 

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Contribution de CSDPTT au Projet de Déclaration des Principes du SMSI
soumise au Comité Préparatoire n°3 (PrepCom-3)

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Contribution de CSDPTT au (projet de) plan d’action
du SMSI soumise au comite préparatoire N°3 (PREPCOM-3)

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