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Lettre de Décembre 1996

Décembre

dimanche 1er décembre 1996


La Lettre de decembre 1996
No : 15

 
Sommaire :

Editorial
Elargir notre cercle de lecteurs, enrichir
le contenu !

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Echos de csdptt et de la vie
associative

CSDPTT à la CNE.
Bientôt une mission de CSDPTT ?
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Echos des postes et télécoms
dans le monde

La privatisation de la SONATEL
échappe à France Télécom.

Les télécoms d’Afrique du
Sud
recherchent un partenaire.

M-Star, nouveau projet de communication
par satellites
de Motorola .

France Télécom 
en Roumanie et en Israël.

________________________________________

Article
LES SYSTEMES « MIXTES »
 :

DES ALTERNATIVES POSSIBLES POUR MODERNISER OU ETENDREDES
RESEAUX DE DISTRIBUTION DANS LES PAYS DEFICITAIRES EN TELECOMMUNICATIONS
 ?

de Pascale COCHET-MANGUELIN.


Editorial
Elargir notre cercle de lecteurs, enrichir le contenu !
Vous avez entre vos mains la Lettre de CSDPTT nouvelle
formule. Avec ce nouveau numéro, nous affichons de nouvelles ambitions.
Quelques abonnements commencent à nous parvenir et nous voulons
toujours mieux répondre à vos attentes. Continuer à
vous informer, mais aussi vous donner la parole confortablement.

C’est à cet effet que nous avons rajouté
deux pages. Ce premier article que nous publions est le fruit d’un travail
de recherche. Nous voulons ainsi afficher nos ambitions aussi en matière
de qualité. Nous allons désormais réserver la place
pour des articles de fond. Il ne dépend que de vous de la remplir.

Mais nous comptons bien aussi publier des interviews,
des reportages, des libres opinions. Nous allons aussi inaugurer une rubrique
courrier des lecteurs où vous pourrez réagir aux articles
ou aux infos précédemment publiés et nous espérons
bien aussi recevoir quelques notes de lecture.

Le développement des télécoms doit-il 
laisser de côté la moitié de l’humanité ? Voilà
un sujet bien d’actualité. Alors à vos plumes !

La rédaction
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Echos de csdptt et de la vie
associative

CSDPTT à la CNE.
Christian, Joël et Bruno ont tenu une table à
la cantine de la CNE dans le 6 ème arrondissement. Quelques contacts
ont été pris et 635 FF ont été rassemblés
grâce à la vente d’objets artisanaux. Rappelons qu’en l’absence
de toute subvention, ces ventes dans les cantines sont les seules sources
de financement à part les cotisations des adhérents et les
abonnements à la Lettre de CSDPTT.

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Bientôt une mission de
CSDPTT ?

Une mission de CSDPTT au Burkina et au Mali est actuellement
à l’étude. Il s’agira de prendre contact avec les responsables
de la Poste du Mali et de leur présenter l’association. Ensuite
il est prévu de se rendre à Yélémané
afin d’établir les bases d’une collaboration avec le bureau de poste
local suite à une demande qui nous est parvenue par l’intermédiaire
de l’ADCYF (Association pour le développement du cercle de Yélémané
en France).

Au Burkina Faso, quatre nouvelles bicyclettes doivent
être financées par CSDPTT, destinées à des courriers
cyclistes. Ce doit être l’occasion de renouer le contact avec les
responsables de l’ONP (Office National des Postes) mais aussi avec différents
receveurs locaux pour mieux connaître leurs difficultés et
évaluer l’impact des courriers cyclistes.

En outre plusieurs idées de projets seront proposées
à l’ONATEL (L’Office National des Télécoms). 
Enfin nous espérons que les derniers obstacles qui empêchent
l’avancement du projet d’installation de moyens de communication radio
dans la province du Kénédougou pourront être levés.

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

La privatisation de la SONATEL
échappe à France Télécom
.

C’est un consortium international dirigé par le
groupe Telia, opérateur des télécoms suédois
qui a emporté pour 700 millions de FF l’appel d’offre pour l’achat
du tiers des actions de la SONATEL, l’opérateur sénégalais.
Ce consortium regroupe en outre une société américaine
(Walter Group), une société taiwanaise (China Telecommunications
Services) et une société sénégalaise (Sénécom
Partners).

Après les échecs récents en Guinée,
au Cameroun, c’est un nouveau revers pour FT présent pourtant au
Sénégal depuis quelques années au sein de Télécom
Plus, spécialisée dans l’offre de nouveaux services de télécommunications,
par l’intermédiaire de FCR qui en détient 34%.

Commentaire d’un responsable déçu de cet
échec  : « L’offre de Télia était supérieur
de 5 M.F. et le fils du président fait partie du consortium rassemblé
autour de Télia. De plus en France chaque changement de l’offre
doit être précédé d’une concertation tandis
que Telia avait délégué un décideur ayant tous
les pouvoirs. »

En fait il semble que contrairement à ce qui passait
auparavant, la France ne peut plus considérer l’Afrique comme sa
chasse gardée.

L’Etat doit conserver 34% du capital de la société,
le reste devant être réparti entre des privés sénégalais
ou africains et les employés de la SONATEL (voir N°14 de la
Lettre de CSDPTT). Ces derniers avaient vainement tenté de s’opposer
à cette privatisation notamment par la grève en Août
1995.

L’intersyndicale a publié un communiqué
début décembre menaçant d’appeler à la grève
si les revendications n’étaient pas satisfaites. Les employés
de la SONATEL réclament la garantie de l’emploi, une politique de
formation du personnel et la possibilité pour l’Etat de résilier
son contrat si Télia ne tenait pas ses promesses. Elle accuse en
outre, le gouvernement de « rompre le pacte de confiance qui existait
avec les travailleurs » et l’Etat de « vouloir s’enrichir sur
le dos des agents. » Nous essaierons de vous tenir informer de la
suite des événements.

Rappelons que la SONATEL, considérée comme
l’un des fleurons de l’économie sénégalaise, emploie
1880 agents et qu’elle a réalisé en 1994 un bénéfice
de 11,6 milliards de FCFA pour un chiffre d’affaires de 55 milliards.

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Les télécoms d’Afrique
du Sud recherchent un partenaire.

Le gouvernement d’Afrique du Sud a approuvé le
projet de vente d’environ un quart de la compagnie nationale de télécommunications
Telkom. De plus dans le cadre d‘un programme d’aide économique 10%
des parts de la société seront mis à la disposition
des noirs majoritaires parmi les employés.

Le ministre des télécommunications M. Jay
Naidoo a précisé que l’Afrique du Sud avait besoin
de 6,6 milliards de dollars pour développer et moderniser les télécommunications
dans les zones rurales et défavorisées. La moitié
de cette somme devrait être trouvée par les recettes, l’autre
par la vente des titres de Telkom (qui devrait rapporter 1,1 milliards
de dollars) et des emprunts sur le marché des capitaux. L’objectif
est de voir installer 4 millions de lignes en 5 ans afin d’en doubler le
nombre.

Rappelons qu’en Afrique du Sud, les zones habitées
par des blancs comptent 60 lignes pour 100 habitants contre 1 pour 100
habitants dans les zones noires.

Au moins 7 groupes étrangers sont déjà
candidats, parmi lesquels France Télécom et Deutsche Telekom
qui vont faire ici des offres séparées malgré leur
alliance au sein de Global One.

Telkom a obtenu l’autorisation de conserver le monopole
sur les téléphones fixes pendant environ 5 ans.

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M-Star, nouveau projet de communication
par satellites de Motorola .

Motorola le géant américain des télécommunications
travaille à un nouveau projet de communication spatiale baptisée
M-Star. Après Iridium, qui prévoit le lancement de 66 satellites
assurant une couverture mondiale pour compléter les réseaux
terrestres de radio-téléphone, M-Star est destiné
aussi bien aux opérateurs de télécommunications qu’aux
sociétés. Il doit permettre, en mettant à disposition
des communications à très haut débit, la transmission
non seulement de la voix mais aussi des images et des données.

Pour un investissement de 31 milliards de francs, le
double d’Iridium, le projet prévoit le lancement de 72 satellites
relayés par un réseau de stations terrestres.

Les premiers commentaires apparaissent sceptiques quant
à la possibilité de mener ce projet à terme. Les obstacles
sont nous seulement juridiques, obtenir le feu vert de l’UIT et des pays
ou seraient commercialisés ces services, mais aussi financiers compte
tenu de la somme à rassembler dans un contexte où les projets
de système de communications par satellites sont déjà
nombreux. Outre Iridium, Globalstar, Odissey, Ico sont déjà
sur les rangs sans parler de celui de Microsoft baptisé Teledisc
qui veut lancer 840 satellites pour permettre notamment à tous de
se brancher sans fil sur Internet.

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France Télécom 
en Roumanie et en Israël.

France Télécom déjà présent
en Pologne et Slovaquie a remporté par l’intermédiaire
de FTMI l’appel d’offre lancée par la Roumanie pour l’obtention
d’une des deux licences d’opérateur de radiotéléphone
GSM. FTMI détient 51% des parts du consortium dénommé
Mobil Rom formé à cette occasion avec le partenaire local
roumain Media Pro et les filiales d’Alcatel et du japonais Tomen Telecom
présentes dans ce pays.

L’investissement total pour les deux réseaux devrait
atteindre entre 300 et 500 millions de dollars. Dans un premier temps les
deux consortiums doivent verser 50 millions de dollars chacun pour l’obtention
de la licence auxquels s’ajouteront chaque année 5,9 milliards par
an.

C’est par l’intermédiaire de Global One (alliance
avec Sprint, américain, et Deutsche Telecom) que France Télécom
sera présente en Israël au sein du consortium dénommé
Barak ITC allié à des fournisseurs de services locaux. 
FT en détient 10,5% du capital. Barak ITC vient d’être sélectionné
comme deuxième opérateur international dans le pays et a
obtenu une licence pour 10 ans.

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Article
LES SYSTEMES « MIXTES » : DES ALTERNATIVES
POSSIBLES POUR MODERNISER OU ETENDREDES RESEAUX DE DISTRIBUTIONDANS LES
PAYS DEFICITAIRES EN TELECOMMUNICATIONS ?

OBJET
PROPOSITION d’une METHODOLOGIE DE RESOLUTION DE LA PROBLEMATIQUE
1 : quid des mobiles pour combler le "chaînon
manquant"2 entre les pays les plus industrialisés
et les autres (pays en voie de développement ou pays de « 
l’Est ») en matière de télécommunications.

1. PRE-REQUIS
ETUDES PRELIMINAIRES INDISPENSABLES AU LANCEMENT DE TOUT
PROJET DE MODERNISATION DES TELECOMMUNICATIONS DANS LES PAYS DEFICITAIRES
 :

- évaluation des incidences financières
 : mobiliser l’épargne intérieure et des ressources extérieures,
et trouver une politique tarifaire adéquate tenant compte des coûts
et de la contrainte budgétaire des usagers,

- intégration des enjeux des transferts technologiques
 : considérer la technologie comme un système sans oublier
(sous peine d’échec ) sa dimension sociale, avoir comme objectif
la maîtrise de cette technologie,

- élaboration d’une réglementation adéquate
 : arbitrer entre avantages à court terme des processus de privatisation/
libéralisation (apport financier et de compétences) et nécessité
de l’implication de l’Etat à long terme dans les télécommunications
 ; prendre du temps pour inventer une modernisation adaptée à
chaque contexte particulier,

- définition d’une réelle politique en
matière de télécommunications : enrayer les problèmes
techniques et financiers de compatibilité induits par la construction
d’un réseau souvent « patchwork » en élaborant
une stratégie nationale industrielle et commerciale visant l’harmonie,
l’interconnexion de ces "mosaïques" de télécommunications
et la couverture de l’ensemble de leur territoire.

2. ANALYSE DE L’INTERET DES SOLUTIONS MIXTES FILAIRES/RADIO
POUR LE RESEAU DE DISTRIBUTION

2.1. INTRODUCTION
"L’utilisation d’ondes radio comme CT2 et PCN pourrait
offrir (...) une alternative moins onéreuse et plus rapide à
installer que les solutions filaires fixes. (...). Dans le court terme,
si le choix se situe entre un niveau de service plus faible ou pas de service
du tout, alors les technologies CT2 et PCN peuvent être avantageuses.
A long terme, de tels services radio peuvent fournir une alternative au
réseau filaire fixe." affirmait Stuart MUNGALL dans MOBILE EUROPE
dès 1992.

En effet, se superposeront de plus en plus, dans les
réseaux de distribution d’abonnés, des techniques :

- filaires (câbles ou fibres optiques),
- voie radio (canal radio monovoies, radiotéléphone
mobile (de type GSM ou son dérivé PCN), hertzien point à
point),

- mixtes filaire/radio telles POINTEL (EASYNET, TANGARA/RD...)
utilisant les techniques d’Accès Multiple Radio : Accès multiple
à Répartition Fréquencielle 3 (AMRF
en français ou FDMA en anglais), ou comme l’IRT (proposé
par la T.R.T.) ou RURTEL (présenté par ALCATEL) utilisant
l’Accès Multiple à Répartition Temporelle4 
(AMRT en français ou TDMA en anglais).

 L’IRT semble plus adapté aux
régions à relative faible densité de population et
aux territoires étendus ou difficiles d’accès (zones montagneuses
notamment). Le système POINTEL offre une plus grande modularité
au niveau du nombre de bornes raccordables.

2.2. CRITERES DE CHOIX DETERMINANTS POUR LA PRISE DE DECISION
D’AMELIORATION D’UN RESEAU DE DISTRIBUTION : LA TECHNIQUE, LA GEOGRAPHIE
PUIS L’ECONOMIQUE.

2.2.1. Concernant la technique, plusieurs normes initialement
réservées aux réseaux mobiles coexistent actuellement,
et seront progressivement utilisées pour réaliser également
de la téléphonie fixe, et venir concurrencer le filaire classique
ou l’IRT.

Dans le domaine du téléphone sans fil, les
standards européens les plus performants sont ou seront :

- le CT2 (Cordless Telephone génération
2), norme dite "intermédiaire" d’origine britannique,

- le DECT (Digital European Cordless Telephone), norme
européenne de téléphone multifonctions,

l’avenir de chacune d’entre elles étant laissé
à la discrétion du marché

Dans le domaine des mobiles « purs », les
normes actuellement prisées sont :

- soit cellulaires et analogiques comme les systèmes
NMT (Nordic Mobile Telephone) chez les scandinaves ou TACS (Total Access
Coverage System) chez les britanniques, ou encore le RADIOCOM 2000 français,
structurant des réseaux qui sont, incompatibles entre eux,

- soit cellulaires et numériques, comme le GSM,
système pan-européen en matière de radiocommunication
mobile et offrant des services de type RNIS ou encore le PCN, dérivé
britannique du GSM, norme intermédiaire cherchant à cumuler
les avantages des Cordless et du GSM en offrant au grand public, un service
de téléphonie mobile à couverture essentiellement
urbaine ou suburbaine.

A terme, citons aussi des projets comme l’IRIDIUM de
MOTOROLA (système mondial de communications personnelles) basé
sur des satellites et permettant à quiconque, où qu’il soit,
de communiquer par téléphone, et qui serait en particulier
mieux adapté aux zones à faible densité de trafic
et où les besoins en communications personnelles apparaissent.

Les normes CT2, DECT et PCN permettraient de raccorder
respectivement 3000, 1500 à 6000 (selon si la couverture est continue
ou discontinue) utilisateurs par km2.

2.2.2. Concernant la géographie, trois facteurs
sont à intégrer : la densité de population, la superficie
et le relief de la zone concernée.

Si la « distance moyenne entre les abonnés
et le central » est comprise entre 1 et 50 kilomètres, une
solution de type POINTEL peut s’avérer intéressante, notamment
pour des densités faibles ou moyennes. Elle serait plus avantageuse
que le câble en dessous de 5 kms, et également au-delà
de 10 kms, lorsqu’elle est couplée avec des faisceaux hertziens,
moins onéreuse que les solutions partiellement (AMRT) ou totalement
(analogiques ou numériques) radio.

Outre la densité de population et la superficie,
la réflexion doit nécessairement aussi prendre en compte
le facteur « relief », et délimiter des "aires". D’après
les préconisations de l’UIT et du CCITT, quatre zones-types peuvent
ainsi être déterminées :

- une zone à forte densité de population,
et aux distances réduites entre villages,

- une zone de montagne, aux villages éparpillés,
- une zone de villages allongée autour d’un axe
(route ou rivière),

- une zone à l’habitat dispersé.

Un avantage supplémentaire et non négligeable
pour les pays engagés dans la course au rattrapage technologique
en matière de télécommunications, des systèmes
partiellement ou totalement radio est leur implantation rapide.

2.2.3. Concernant l’économique, enfin, il convient,
pour compléter l’analyse comparative des différentes solutions
proposées, et une fois cerné le contexte géographique
et technique local, de chiffrer les différentes solutions envisagées
en prenant en compte les coûts d’investissement, d’exploitation-maintenance,
de gestion, de formation....

CONCLUSION
En suivant cette méthodologie, l’analyse technico-économique
que nous avons menée à propos du « POINTEL fixe »,
nous a permis de conclure que les systèmes mixtes, et notamment
ceux développés selon la norme CT2, pourraient être
une alternative intéressante pour les pays cherchant à améliorer
leurs infrastructures de télécommunications au meilleur rapport
qualité/prix/délais/réponse aux besoins.

Ils semblent représenter, en effet, une solution
satisfaisante dans des contextes beaucoup plus variés que les systèmes
de téléphonie rurale actuellement utilisés tels l’IRT,
à court terme au moins, et se révéler moins onéreux
que le filaire classique ou l’installation d’un réseau mobile complet.
Par ailleurs, les potentialités d’évolutivité en termes
d’offre à moyen terme d’une certaine mobilité aux abonnés
dans le système POINTEL nous ont semblé pouvoir intéresser
ces pays aux ressources financières limitées.

A creuser...

Pascale COCHET-MANGUELIN. Economiste à France
Télécom.

Octobre 1996

_______
Notes :
 1) Tirée d’une étude
réalisée en 1993, dans laquelle nous avons évalué
la compétitivité technico-économique comparée
de la version "fixe" (EASYNET) du système POINTEL et de ses concurrents
potentiels que sont le téléphone classique filaire, les systèmes
utilisant les techniques d’Accès Multiple Radio (à répartition
dans les codes ou dans le temps), ou les systèmes purement radio,
et ce, au niveau du réseau de distribution.

 2) D’un côté‚ l’ère
de la communication permanente‚ d’un autre : "Dans de nombreux pays, de
vastes étendues du territoire sont totalement dépourvues
de service téléphonique sous quelque forme que ce soit."
comme souligné par l’UIT dès 1984.

 3)La technique AMRF réalise
une allocation dynamique des fréquences et une optimisation de leur
usage : 40 canaux sont disponibles à tout moment, pour chaque abonné
et sur les quatre bandes de fréquences concernées.

Ce type de système comprend une liaison radio
dite "boucle locale" entre l’abonné et l’équipement de concentration
lui-même relié à l’autocommutateur par voie filaire
ou hertzienne.

 4) La technique AMRT, associée
à la mise en paquets des informations et à un fonctionnement
radio par rafales, est utilisée des stations distantes vers la station
centrale (sur une seule fréquence radio). L’allocation des fréquences
est fixe et permet de réduire le nombre d’émetteurs-récepteurs,
d’optimiser (pour l’opérateur) le plan de fréquences, quel
que soit le nombre d’abonnés raccordés. Les demandes d’appel
non-automatiquement servies (lignes d’urgence pour services publics, hôpitaux,
police) sont mises en attente et les abonnés sont rappelés
au fur et à mesure de la libération des circuits.

Par ailleurs, l’IRT ou son homologue RURTEL utilisent
la voie radio (grâce à des faisceaux hertziens) pour transmettre
le trafic d’abonnés entre l’autocommutateur et les stations d’abonnés
(concentrant ce trafic), et la voie filaire entre la station terminale
et l’abonné.