Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de mai 2003 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre de mai 2003

jeudi 3 juillet 2003, par Bruno JAFFRE


La Lettre de mai 2003
No : 90

Phillippe Darrouy, Jean Louis Fullsack, Alain
Roblin Demont et Bruno jaffré ont participé à la rédaction
de ce numéro.

 
Sommaire :

Editorial
Penser Global, Agir Local
______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

En bref  : Record de fréquentation
du site, CSDPTT anime un débat au Forum Social de Toulouse

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

Burkina  : relance du processus
de privatisation de l’ONATEL

Mali : l’interconnexion d’IKATEL
bientôt réalisée ?

Afrique du Sud : privatisation
difficile

Côte d’Ivoire : augmentation
des tarifs

En Bref  : Egypte, Kenya,
Tanzanie, Ouganda, Algérie, Sénégal, Poste sénégalaise,
Maroc Telecom

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Initiatives
Forum Social de Toulouse
________________________________

Economie
Financement US du développement
et liberté(s) : L’AGOA

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Articles et documents
Rapport de mission à Niamey
-
Niger du 18/02 au 03/03/2003 d’Alain ROBLIN DEMONT - CSDPTT Paris

A propos des académies CISCO
de Jean Louis Fullsack (CSDPTT Strasbourg)


Editorial
Penser Global, Agir Local
Tel était le thème du Forum Social de Toulouse
pour évoquer notamment l’avenir, ou déjà le présent,
des services publics dans l’AGCS, l’Accord Général sur le
Commerce des Services.

L’axe principal était cette année la nécessaire
convergence des mouvements sociaux et syndicaux dans les relations Nord-Sud
afin que les réussites locales ne soient pas remises en cause par
les accords internationaux. CSDPTT trouve naturellement sa place dans ce
mouvement par nos actions locales, qui prouvent la nécessité
et la possibilité d’accès au service public quel qu’en soit
le lieu, mais aussi par notre réflexion plus générale
pour
mettre en évidence les carences en matière d’infrastructures
de réseau, nécessités matérielles à
toute concrétisation de belles initiatives.

 L’actualité récente et frappante
nous a rappelé l’importance stratégique des moyens de communication
pour l’indépendance d’un pays. Qu’en sera t’il à l’avenir
avec un service public assuré par des entreprises de moins en moins
publiques ? Comment financer son développement si les bénéfices
tombent dans l’escarcelle de multinationales ? Architecture globale, extensions
locales : c’est ce que nous défendons pour l’accès au réseau
public.

 Philippe Darrouy
_______________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

En Bref
La fréquentation de notre site a atteint
un nouveau record avec 5972 pages demandées la semaine du
6 au 12 avril 2003 (ancien record : 5479 semaine 45 année 2002).
Autre record le nombre de visiteur journalier a atteint 133 le 16 avril
2003.

Philippe Darrouy (CSDPTT Toulouse) et Alain Roblin Demont
(CSDPTT Paris) ont animé un atelier au Forum Social de Toulouse
le 12 avril (voir compte rendu rubrique Initiatives) sur le thème
"marchandisation de la communication et droit à l’information".
Après avoir présenté les actions concrètes
de CSDPTT et le bilan des privatisations des télécommunications
en Afrique, les débats ont porté sur Internet et Développement
et le droit à l’accès au réseau. L’assistance était
un peu clairsemée mais l’expérience s’est avérée
très riche pour tous deux pour qui il s’agissait d’une première.

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Echos
des postes et télécoms dans le monde

Burkina : relance du processus de privatisation de
l’ONATEL

C’est en novembre 2001 qu’a été officiellement
lancé le processus de privatisation de l’ONATEL alors que la décision
date de décembre 1998.

Au cours d’une conférence de presse début
avril, les responsables du processus ont donné des informations
récentes. Un audit doit être réalisé par le
cabinet Ernest Young un consortium composé de Price mater House
Cooper/Rothschild and Cie qui doit servir de base à la valorisation
de l’ONATEL.

La Banque internationale du Burkina, le cabinet
d’avocats Landwell, Price Water House Coopers et la banque d’affaires Rothschild
vont assister la commission de privatisation.

L’appel d’offres pour la présélection du
futur repreneur sera lancé à la fin du mois d’avril, et la
liste des candidats doit être bouclée le 14 mai.

Le processus doit se dérouler en 3 phases. Dans
la première, 34 % du capital de l’ONATEL doit être cédé
à un partenaire stratégique, à qui il sera concédé
aussi le management de la société, 20% seront proposés
au public en bourse et 6% aux salariés. Dans une deuxième
phase, 4 ans après, 10% seront cédés à l’investisseur
stratégique. Enfin dans 2 ans après en 2009, l’Etat cédera
7% supplémentaire à l’investisseur stratégique. Celui-ci
détiendra alors 51% du capital.

L’Onatel dispose d’un réseau de soixante-deux
mille lignes de téléphone fixe et compte actuellement trente-six
mille abonnés à son service de mobiles, via sa filiale Telmob.
En 2001, son chiffre d’affaires a été de 70 millions d’euros,
pour un excédent brut d’exploitation de 32 millions.

L’objectif est d’atteindre 215.000 lignes en l’an 2005.
(Source JA l’Intelligent, Sidwaya, Sann Finna).

________________________________
Mali : l’interconnexion d’IKATEL
bientôt réalisée ?

 Après plus d’un mois de négociations
sous l’égide du ministre malien de la Communication et des Nouvelles
technologies de l’information, Gaoussou Drabo, l’interconnexion d’IKATEL
avec le réseau de la SOTELKMA n’est toujours pas réalisée.

Début avril, les médiateurs de la crise,
pensaient avoir trouver un accord mais les représentants d’IKATEL
attendus pour parapher l’accord, ne se sont pas présentés
au motif qu’ils devaient encore réfléchir.

Cet accord stipule que l’Etat s’engage à accorder
à la SOTELMA, des mesures dérogatoires par rapport à
la passation de ses marchés et la recherche du financement de ses
investissements et à diligenter l’acquisition d’un centre
de calcul par la SOTELMA.

 IKATEL, pour sa part, s’engage à adopter
le préfixe 6 pour son réseau mobile, et à fournir
à la SOTELMA jusqu’à la mise en service de son centre de
calcul, les données sur le trafic entre les deux opérateurs
en vue de leur vérification par échantillonnage avant tout
reversement.

Enfin, l’UNTM, l’Union National des Travailleurs du Mali,
le syndicat, s’engage à veiller à la mise en œuvre de l’accord.

On rappelle que le blocage résulte d’un refus
du syndicat de la SOTELMA de précéder à l’interconnexion.
Selon ce syndicat, IKATEL n’a pas respecté le cahier des charges.
Il posait par ailleurs comme conditions : l’acquisition d’un centre de
calcul, l’attribution du préfixe 6 à IKATEL au lieu de 4
actuellement utilisé et bien d’autres facilités visant à
créer des conditions les meilleures, de concurrence.

Par ailleurs un groupe de clients d’IKATEL a assigné
cette Société en justice. Le tribunal de la commune IV du
district de Bamako a ordonné, mi avril, à la société
IKATEL, de procéder immédiatement à l’interconnexion
de son réseau. Il a assorti cette décision d’une astreinte
d’un million de franc CFA par jour de retard. L’interconnexion ne devrait
cependant plus trop tarder, IKATEL ayant déjà annoncé
que la dénumérotation des ses abonnés était
en cours.

La concurrence s’annonce vive. IKATEL-SA, revendique
déjà quelque 102.000 clients. Elle a procédé
à des rabais promotionnels proposant les puces à 10.000 FCFA
l’unité, contre 30.000 FCFA réclamés par son unique
concurrent Malitel. Cette campagne a entraîné de véritables
bousculades permettant de petits trafics dont se seraient rendus coupables
les forces de l’ordre ou les employés d’IKATEL selon le journal
malien l’Essor.

De son côté la rivale d’IKATEL MALITEL,
filiale de l’opérateur public SOTELMA a inauguré son
service SMS, permettant l’envoi gratuit de messages écrits jusqu’à
la fin de ce mois d’avril. Cette date expirée, ce service sera désormais
taxé à 90 FCFA TTC, indique la société. (Source
l’Essor, http://www.essor.gov.ml Panapress http://www.panapress.com)

________________________________
Afrique du Sud : privatisation
difficile

C’est en 1997 que le gouvernement a partiellement privatisé
Telkom en ne cédant que 30 % au groupe de communication américain
CBS et à Telekom Malaysia. L’ouverture du capital aurait été
plus importante sans une forte pression des syndicats. Ceux-ci dénoncent
cette privatisation et affirment qu’il s’en est ensuivi près de
20000 licenciements en quatre ans et une hausse considérable des
tarifs. Le prix des communications locales a effectivement augmenté
de près de 30 % entre 1998 et 2002 tandis que baissait le coût
des communications internationales. De nombreux foyers modestes, auraient
résilié leur abonnement faute de pouvoir payer les factures.

Longtemps retardée par la mobilisation des syndicats,
la vente de 25% supplémentaire de Telkom vient d’avoir lieu, début
mars, 2 ans après l’annonce faite par le gouvernement.

Cette opération n’a rapporté que 3,9 milliards
de rands (moins de 449 millions d’euros) à l’Etat au lieu des 5,7
milliards de rands escomptés. Selon JA l’Intelligent, elle aurait
permis de récolter plus de 25 milliards de rands si elle avait été
réalisée comme prévue en 2002. L’action, qui devait
coûter entre 33,5 et 40 rands, a finalement été vendue
entre 27 et 30 rands. La transaction a principalement profité aux
investisseurs américains et britanniques, qui ont acheté
respectivement 25 % et 12 % des parts.

Les Sud-Africains n’en ont acheté que 10 %. Le
gouvernement avait accordé des tarifs préférentiels
aux noirs. Il avait par ailleurs lancé une grande campagne de publicité
et d’information dans plus de deux cents villes, et accordé une
remise de 20 % aux petits investisseurs. (Source JA L’intelligent du 23
mars 2003).

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Côte d’Ivoire : augmentation
des tarifs

Côte d’Ivoire Telecom a procédé à
une modification de sa grille tarifaire. Pour une communication locale
l’unité reste fixé à 65 FCFA HT mais la cadence passe
de trois à deux minutes.

Le tarif des communications interurbaines reste inchangé
(170 F HT la minute) de même que celui des fixes vers les portables
(180 F HT la minute vers la banlieue et 270 F HT vers l’intérieur
du pays). Les appels internationaux, vers les pays de l’Union européenne
et les Etats-Unis d’Amérique sont tous, en dehors de la France,
alignés sur le tarif unique de 520 F la minute. Pendant les heures
creuses, certaines de ces destinations bénéficient d’une
réduction de 30%. Les appels vers la France coûtent désormais
450 francs contre 715 francs auparavant.

Cette augmentation devrait avoir des conséquences
sur l’usage de ’l’Internet puisque les connexions sont facturées
au tarif local.

En 2002, les tarifs des communications locales avaient
déjà augmenté de 22 %, l’interurbain de 6,3 %. Et
la presse se fait l’écho de protestation des consommateurs.

Par ailleurs, depuis qu’une grave crise affecte ce pays
actuellement coupé en deux, les gérants des cabines de téléphone
mobile, appelées communément "cellulaire" en Côte d’Ivoire,
se plaignent des énormes difficultés et désagréments
dans les communications dues à la saturation du réseau.

Cependant, à Bouaké, deuxième ville
de Côte d’Ivoire contrôlée par les rebelles du Mouvement
patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), le réseau de téléphonie 
cellulaire, interrompu depuis plus de six mois, a été rétabli
fin mars.

(Source Fraternité Matin, Notre Voie, agence Panapress)
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En Bref
En Egypte, Vivendi Universal a signé un
accord pour vendre à Vodafone les 7% qu’elle détenait dans
Vodafone Egypt pour 45 millions d’euros. Cette participation était
valorisée à 23 millions dans les comptes de VU. VU a déjà
vendu Vivendi Huangary Telecom, tandis que ses filiales en Pologne et au
Kenya sont aussi officiellement mis en vente.

A l’inauguration d’une exposition fin mars, le ministre
des télécommunications du Kenya a déclaré "Selon
l’UIT, la télédensité des lignes fixes est
de 1,05 pour cent au Kenya, de 0,5 pour cent en Tanzanie
et de 0,28 pour cent en Ouganda… Les besoins (en mobiles) du Kenya
sont de 1,3 millions, ceux de l’Ouganda de 0,6 millions et ceux de la Tanzanie
de 0,7 millions pour les cinq prochaines années". Il a ajouté
qu’Il y avait environ 168.000 demandes pour des lignes fixes au Kenya et
que "dans la région est-africaine les zones rurales sont confrontées
à la pire des situations, avec 80 pour cent de la population sans
accès à des systèmes de communication appropriés".

Algérie Telecoms, a lancé sur le
marché une carte prepayée, d’une durée de 90 jours
pour le téléphone fixe et le publiphone.

Au Sénégal, la SONATEL a annoncé
avoir atteint en avril 2003 le chiffre de 555000 clients à son réseau
mobile Alizee. A cette occasion la société a annoncé
un investissement de 25 milliards de Fcfa pour ces deux dernières
années pour améliorer la qualité des services. Son
réseau couvrirait 85% de la population du pays.

La Poste sénégalaise a lancé
un nouveau service dénommé Colis-vite qui permet d’acheminer
des paquets sur l’ensemble du territoire en 24, 48 ou 72 heures.

Le nombre total d’abonnés aux services de téléphonie
mobile est aujourd’hui de l’ordre de 180.000 personnes en Mauritanie,
soit 6 fois les abonnés au téléphone fixe. Cependant 
l’autorité de régulation a épinglé les opérateurs
à plusieurs reprises ces derniers mois. Deux sociétés
se partagent le marché, MATTEL SA, constituée par des
capitaux tunisiens et privés mauritaniens, et MAURITEL Mobile constituée
de capitaux marocains de VIVENDI, d’apports de l’Etat et de privés
mauritaniens.

Lu dans la Tribune du 28/04/2003 : "Il ne serait donc
pas surprenant que Maroc Telecom, rondelette machine à cash de
468 millions d’euros de profits
opérationnels en 2002 soit finalement
conservé" (par Vivendi Universal NDLR).

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Initiatives
Forum Social de Toulouse
Pour la deuxième année se tenait mi-avril
un forum social décentralisé afin d’aller à la rencontre
d’un plus grand nombre de citoyens, d’associations, d’initiatives locales,
pour tisser des réseaux dans la perspective d’un mouvement européen
pour une alternative à l’Europe libérale.

 Des discours, certes, mais aussi beaucoup de témoignages
pour rappeler les travers des choix politiques actuels en matière
de services publics notamment. On se focalise bien souvent sur le contenu
ou la qualité de ces services en occultant volontairement l’accès,
incontournable si l’on veut assurer un aménagement du territoire.

Ainsi l’éducation devient de moins en moins nationale,
délégant aux régions qui, on le sait ,ne sont pas
toutes aussi prospères. Nous le savons bien dans les télécoms
qui avons vu notre service public devenir service universel, abandonnant
au passage de ses prérogatives, mais l’avenir nous le montrera mieux
avec la possibilité donnée aux collectivités territoriales
de se constituer opérateurs en raison de la démission des
grands du secteur occupés sur des positions plus rentables.

Ainsi un collectif de citoyens toulousains s’est constitué
pour s’opposer à la fermeture d’une agence France Télécom
d’un quartier populaire. Environ 5000 personnes payent chaque mois leurs
factures en numéraire et toutes les actions auprès des autorités
locales sont restées vaines. On peut être inquiet de l’avenir
du service public quand on sait que l’Europe revient sur l’attribution
automatique de ces obligations à l’opérateur historique (le
mieux implanté territorialement). Si nous revenons dans les pays
industrialisés sur le rôle de l’état dans ces domaines
là cela augure mal de ce qu’il adviendra dans les pays en voie de
développement à la recherche de modèles qui fonctionnent
.

Dans l’agriculture également, autre sujet du forum,
les ravages de l’industrialisation que nous connaissons s’exportent dans
les pays du Sud en même temps que les techniques et mettent à
mal les productions locales.

 Beaucoup d’autres domaines ont été
abordés de la même manière et ont attiré un
millier de personnes environ chaque jour. Nous y étions à
CSDPTT pour animer un atelier débat sur la communication et internet.

Prochain forum social à St-Denis cet automne puis
le SMSI à Genève en décembre où nous réaffirmerons
nos positions.

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Economie
Financement US du développement et liberté(s)
 : L’AGOA

L’American Growth and Opportunity Act (AGOA) adopté
par le Congrès en 2000 qui accorde d’importants avantages économiques
aux pays de l’Afrique sub-saharienne stipule : « Le président
(des Etats-Unis) est autorisé à désigner un pays de
l’Afrique subsaharienne parmi les pays éligibles (à l’AGOA)
si le président établit que le pays ne s’engage pas dans
des activités qui compromettent la sécurité nationale
des Etats-Unis et leurs intérêts en matière de politique
étrangère (…) ». Trente-huit pays africains ont signé
ce texte, dont le Cameroun et la Guinée, membres temporaires du
Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

Cela peut expliquer certaines prudences, et en dit long
sur la conception de l’aide des USA pour l’Afrique et de leur conception
de la démocratie, comme le rappelle fort opportunément un
article paru dans Economia n°30 d’avril 2003.

Quant aux liens économiques USA-Afrique, ils sont
fortement marqués par les hydrocarbures. A preuve les dix premiers
clients et fournisseurs africains des Etats-Unis.

a) les dix premiers clients africains des Etats-Unis (exportations
américaines vers l’Afrique en M$ en 2002)

Egypte 2 866
Afrique du Sud 2 525
Nigeria 1 67
Algérie 984
Maroc 565
Angola 372
Kenya 271
Ouganda 210
Tunisie 195
Ghana 192

b) Les dix premiers fournisseurs africains des Etats-Unis
(importations américaines venues d’Afrique en M$ en 2002)

Nigeria 5 965
Afrique du Sud 4 027
Angola 3 115
Algérie 2 365
Gabon 1 592
Egypte 1 351
Guinée Equatoriale 520
Maroc 392
Côte d’Ivoire 376
Lesotho 321

Moralité (si on ose dire …) : moins vous êtes
producteur pétrolier, plus il faudra vous soumettre aux concepts
US de « liberté », bien spécifiques. Sous peine
de suspicion de connivence avec « l’axe du mal » et donc rayé
par simple décision présidentielle comme « bénéficiaire »
de son aide.

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Articles
et documents

Nous publions ci-dessous un reportage réalisé
par Alain Roblin Demont durant son séjour au Niger alors qu’il avait
été sollicité par l’association Africacomputing www.africacomputing.org/article441.html
pour remplacer un formateur indisponible et assurer une formation réseau.
Le contenu détaillé de la formation sera publié sur
notre site.

 
La rédaction.

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Rapport de mission à Niamey - Niger du 18/02
au 03/03/2003

De Alain ROBLIN DEMONT - CSDPTT

Ce compte rendu est un journal de mon séjour au
Niger, et retranscrit mes impressions, mes rencontres et mes analyses.

Lundi 17 février
Après un départ de mon domicile parisien
vers 4h du matin, nous arrivons avec Jean BOINET, membre d’AfricaComputing
et formateur en Maintenance, à l’aéroport de Niamey vers
1h du matin le mercredi 18.

Abdou Adamou et Adamou Iro, du Groupe Internet Niger
nous attendent à l’aéroport où les 28° tranchent
avec les -4 de Marseille.

10 minutes de 4x4 nous permettent de rejoindre la ville
et la maison de passage louée pour la période des 6 semaines
de formation organisée par le GIN, Africacomputing et la Direction
de l’Informatique (ex-DELGI).

Le cycle de formation se décompose en 3 ateliers
de 15 jours  :

- Administration de serveurs Intra/Internet sous GNU/Linux
- Création et gestion de site Web
- Maintenance Informatique et Réseaux
.....
Lire
l’article en entier

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A propos des académies CISCO

De Jean Louis Fullsack

La formation Cisco est dispensée pour la promotion
des équipements "maison" mais aussi -et surtout- pour la promotion
de ses concepts de réseau dits "de nouvelle génération",
le tout "baigné" dans la monoculture IP.

Pour cette raison cette formation présente au
moins trois effets pervers.

...
Lire
l’article en entier...