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lettre de mars 2003

mars

vendredi 2 mai 2003, par Bruno JAFFRE


La Lettre de mars 2003
No : 88

Philippe Rigaud, Phlippe Darrouy, Jean Louis
Fullsack et Bruno Jaffré ont participé à la rédaction
de ce numéro

 
Sommaire :

Editorial
PrepCom-2 : semi-échec ou semi-succès
 ?

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

Mali  : renforcement du réseau
de Bamako et ouverture d’IKATEL

Mali : les salariés de la
SOTELMA refusent l’interconnexion d’IKATEL et mettent en cause l’Etat

Ile Maurice : contestations
syndicales

En Bref : Burkina,Cap-Vert, 
Libéria, Tunisie, liaison Ethiopie, Soudan, Algérie,coopération 
Inde Ile Maurice, Poste Française en concurrence, piratae
de sites web à Maurice, Poste irlandaise

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Net -Actus
Tunisie : arrestations d’internautes
Ile Maurice : Construction
d’une cybercité

________________________________

Initiatives
Le SMSI en débat à Porto
Allegre

Contre Sommet France - Afrique
________________________________

Economie
Chassé croisé à
l’occasion de la visite de Sarkozy au Mali

________________________________

Articles et documents
Sommet Mondial de la Société
de l’Information (SMSI) : Compte rendu synthétique et partiel de
la réunion du 2ème Comité Préparatoire
PREPCOM2
de Jean Louis Fullsack

Impressions de l’île Maurice
de Philippe Rigaud


Editorial
PrepCom-2 : semi-échec un semi-succès
 ?

Deux semaines de sessions tables rondes, conférences
et réunions diverses ont laissé aux participants optimistes
un souvenir mitigé, aux participants sceptiques un sentiment d’impuissance.

Tous les deux sont dans le vrai. Les derniers à
l’image de cette participante camerounaise qui a interpellé désespérément
la plénière des ONG au dernier jour pour demander ce qu’elle
peut rapporter de concret à ses amis en rentrant. Les premiers parce
qu’ils auront pu ici et là faire passer une idée, répondre
à des questions concrètes d’autres ONG notamment africaines.
Les deux veulent cependant encore garder un espoir, surtout s’ils viennent
des PeD. Il nous appartient de les encourager à poursuivre leur
action, là bas bien que -mais aussi parce- que cela leur soit plus
difficile qu’à nous.

Autre sentiment : lors des plénières des
gouvernements mais aussi des ONG j’ai vraiment cru assister plus à
la promotion d’Internet qu’au comblement du fossé numérique
et il s’est trouvé un certain nombre d’africains plus enthousiastes
des « potentialités d’IPv6 » que du raccordement au
réseau des villages et communautés enclavées (symptomatique
 : cet objectif pourtant prioritaire n’a figuré dans aucun projet
de plan d’action !). Ce dévoiement me paraît être un
effet pervers d’un tel Sommet où les lobbyeurs professionnels -et
paradoxalement des universitaires- font « la communication »
à leur manière. Déplorable.!

Jean Louis Fullsack
_______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Mali : renforcement du réseau
de Bamako et ouverture d’IKATEL

Une extension du réseau de Bamako de 23500 nouvelles
lignes a été annoncée par le conseil des ministres.
Celle-ci sera financé à 50% par un don du Royaume des Pays-Bas
et à 50% par la Société des télécommunications
du Mali (SOTELMA) sur crédit acheteur. L’exécution a été
attribuée à la Société néerlandaise
NKF KABEL BV pour un délai d’exécution de 18 mois.

Par ailleurs, le deuxième opérateur du
GSM IKATEL (qui signifie "ton téléphone" en langue locale
bamanan) a mis en service son réseau fin février. Son directeur
M. Alioune N’Diaye a annoncé mettre sur le marché 100.000
lignes mobiles les 6 premiers mois.

 Le réseau devait être opérationnel
immédiatement sur Kayes et Bamako. IKATEL est une société
privée de droit malien dont le capital est détenu à
plus de 70% par France Télécom et le reste par des privés
maliens.

IKATEL-SA, vend la puce à 30.000 F CFA contre
35.000 F CFA pour son unique concurrent MALITEL filiale de la SOTELMA,
premier opérateur du marché. (source agence Panapress http://www.panapress.com)

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Mali : les salariés de
la SOTELMA refusent l’interconnexion d’IKATEL et mettent en cause l’Etat

La presse malienne se fait largement l’écho de
la crise provoquée par le refus des salariés de procéder
à l’interconnexion du réseau d’IKATEL. M. Youssouf Sangaré,
Secrétaire général de la section syndicale de la SOTELMA
s’en est largement expliqué au cours d’une conférence de
presse tenue à Bamako fin février.

M. Sangaré a souligné l’originalité
de son pays où la libéralisation est entrée en vigueur
avant la privatisation de la SOTELMA, une situation qui selon lui fragiliserait
la société. Selon lui, la Banque mondiale a intimé
l’ordre aux autorités maliennes d’empêcher la SOTELMA de recouvrir
aux capitaux extérieurs pour investir et se préparer à
la concurrence. La SOTELMA a du participer aux efforts de la Coupe d’Afrique
des Nations sur fonds propres, pour 17 milliards. Pendant ce temps
les factures impayés de l’Etat s’élevaient à 13 milliards
de F Cfa.

Selon M. Sangaré, IKATEL a acquis en une seule
fois un portefeuille de 5 licences pour 29 milliards de F Cfa alors qu’une
licence sur les mobiles a été vendue à 50 milliards
de F Cfa en Mauritanie. Enfin cet opérateur a été
autorisé à utiliser le 4 comme chiffre de la numérotation
à 7 chiffres, alors que le plan de numérotation impose aux
deux opérateurs de se partager le 6 comme premier chiffre du mobile.

Puis M. Sangaré a contesté la procédure
d’attribution de la licence à IKATEL et produit une lettre confidentielle
du Ministre des Domaines de l’Etat, des Affaires Foncières, de la
Communication en date du 8 janvier 2002 qui écartait le groupe France
Telecom et le Consortium Access Telecom pour "irrégularité"
au profit de investcom Consortium Holdings SA et de MSI Cellular Investment.
Selon le syndicat, L’ancien Président de la République, M.
Alpha Oumar Konaré serait intervenu en faveur d’IKATEL contre cet
avis.

 Enfin M. Sangaré est revenu sur l’affaire
MALITEL que nous avons déjà traité dans des numéros
précédents de notre lettre mensuelle.

Les travailleurs déclarent refuser de procéder
à l’interconnexion tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites
à savoir la privatisation rapide de la SOTELMA et avant cela la
possibilité de lui accorder un statut particulier lui permettant
de s’endetter, l’acquisition d’un centre de calcul par la SOTELMA pour
pouvoir mesurer le trafic généré par IKATEL et la
revue des cahiers de charges d’IKATEL pour le rendre conforme au plan de
numérotation nationale. (Source http://www.afribone.com qui reprend
des articles des quotidiens maliens).

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Ile Maurice : contestations
syndicales

Après l’annonce des mauvais résultats de
France Telecom en 2002, les syndicats Telecommunications Service Association
(TSA), Mauritius Labour Congress (MLC) et Overseas Ttelecommunications
Service Association (OTSEA) déclarent inacceptable que « l’endettement
de France Telecom mette la compagnie mauricienne dans une situation précaire ».

Ces syndicats, qui contestent depuis l’origine la prise
de participation de FT demandent aujourd’hui au gouvernement de racheter
les 40% détenus par France Telecom qui selon eux n’a pas tenu ses
promesses d’aider Mauritius Telecom à conquérir des parts
de marché en Afrique. Quant à la création de 600 nouveaux
emplois, elle a été revue à la baisse : seulement
200 emplois ont été créés, alors que
le train de vie de certains managers expatriés est montré
du doigt. Qui plus est, France Telecom est accusé de nuire aux résultats
de Mauritius Telecom : « les profits auraient atteints 2 Milliards
de roupies sans France Telecom, au lieu des 1,5 Milliards annoncés
 » a déclaré M. Gangadin président de TSA. 
(Source Panapress)

________________________________
En Bref
Au Burkina, l’ART, l’agence de régulation
des télécommunications s’est prononcée fin janvier
sur le différend opposant l’ONATEL, l’opérateur public
et les opérateurs de téléphonie mobile CELTEL et TELECEL
.
Jusqu’ici les lignes fixes des administrations publiques n’avaient accès
qu’aux appels en direction de TELMOB, la filiale mobile de l’ONATEL, et
ne pouvaient appeler les réseaux de CELTEL et de TELECEL. L’ART
avait été saisi par CELTEL en avril. Suite à l’avis
rendu par l’ART, le ministre des Finances et du Budget met tout le monde
sur le même pied d’égalité… en demandant la suspension
de l’accès des abonnés de l’administration aux réseaux
de téléphonie mobile quels qu’ils soient. Toutefois il sera
fait exception des postes téléphoniques des membres
du Gouvernement qui eux, restent ouverts à ces trois opérateurs.
(Source Le Pays N°2809 du 05/02/2003).

 Le service du réseau mobile au Cap-Vert,
initié en 1998, compte près de 34.000 abonnés.

Au Libéria, les travailleurs de la Société
de télécommunications du Liberia se sont mis en grève
fin février. Ils réclament trois mois d’arriérés
de salaires, 19 mois d’indemnités et des allocations mensuelles
de riz. Cette grève affecte gravement le transfert télégraphique
de fonds par les banques en provenance et en direction du Liberia.

L’opérateur public Tunisie Télécom
a baissé ses tarifs
le 1er mars. Les nouveaux tarifs s’appliquent
aussi bien aux abonnés du système de facturation qu’à
ceux du système prépayé. Le coût de la minute
a été réduit de 10 pour cent, passant de 0,250 dinar
tunisien (DT) à 0,225 DT durant la journée, le tarif de nuit
étant de 0,175 DT. (1 DT = 0,77 USD). L’abonnement a aussi baissé 
passant de 150 DT à 120 DT et la taxe de maintenance de 20 DT à
16 DT L’opérateur public
tunisien avait déjà réduit en janvier dernier de 25
à 40 pour cent ses tarifs pour les communications internationales
(téléphone fixe et mobile).

Une liaison téléphonique directe entre
l’Ethiopie et le Soudan est opérationnelle
depuis la fin
janvier entre les localités de Gonder (Ethiopie) et de Gedarif (Soudan).
Chaque pays a en charge le coût d’installation de cette liaison sur
son territoire. L’Ethiopie y a consacré 19 millions de birrs (environ
2,2 millions de dollars). L’installation de cette liaison devrait mettre
fin aux difficultés de communication de longue date entre ces deux
pays voisins.

En Algérie, une grève générale
de 2 jours
dont un des objectifs était de s’opposer aux privatisations
a été suivie à près de 93% selon les responsables
syndicaux.

L’Inde et L’Ile Maurice ont signé un protocole
d’accord
sur le développement des services postaux de l’île
portant sur l’informatisation et les développements techniques,
alors qu’un changement de statut de la poste mauricienne est à l’étude. 
Un projet-pilote indien permet aux habitants des régions isolées
de passer un coup de fil payant en utilisant un téléphone
mobile que chaque facteur porte sur lui au cours de ses tournées.

Dans le cadre d’une directive européenne l’Union
européenne adoptée le 7 mai vernier, un tiers du courrier
est désormais en concurrence,
depuis le
1er janvier. Les seuils de poids et de prix d’affranchissement du courrier
sous monopole sont passés de 350 grammes et cinq fois le tarif de
base (seuils en vigueur jusqu’au 31 décembre 2002) à 100
grammes et trois fois le tarif de base. En 2006, ces seuils passeront à
50 grammes et deux fois et demie le tarif de base. Cette ouverture devrait
porter à 33 % la part du chiffre d’affaires courrier de La Poste
Française en concurrence contre 24 % jusqu’alors.

En 2 mois, 8 importants sites web répertoriés
à Maurice ont été détournés ou tout
simplement effacés
, par des organisations de piraterie internationale
en provenance du Brésil, Pakistan, de la Chine ou des Etats-Unis.
Depuis janvier 2001, vingt cas de piraterie de sites mauriciens sur le
domaine ".mu" ont ainsi été répertoriés.

 La poste irlandaise souhaite diminuer le nombre
de facteurs et de véhicules
afin d’économiser 20 millions
d’euros selon ses calculs. Elle envisage donc de ne plus déposer
le courrier à la porte des destinataires et projette d’installer,
à ses frais, un demi million de boîtes aux lettres extérieures,
directement accessibles depuis la voie publique. ombre de facteurs et de
véhicules. Avant cela, il lui faudrait néanmoins débourser
quelque 10 millions d’euros pour acquérir ce demi million de boîtes
aux lettres, réputées antivol et anticorrosion, qu’elle installerait
à ses frais sur la voie publique

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Net -Actus
Tunisie : arrestations d’internautes
La perspective de la tenu de la deuxième session
du Sommet mondial de la Société de l’Information en Tunisie 
en 2005 ne semble troubler les allants répressifs du régime
de M. Ben Ali.

Après avoir mis en prison M. Zouhair Yahyaoui,
auteur du site satirique tunezine.com, les unités spéciales
du ministère de l’Intérieur ont interpellé une vingtaine
d’internautes pour avoir simplement regardé des sites interdits.
La police les soupçonne d’être également proches du
Nahda, un parti islamiste interdit en Tunisie.

 Selon un animateur du site Reveiltunisien.com,
des internautes sont régulièrement arrêtés.
La plupart des sites d’information - hormis ceux qui sont contrôlés
par le pouvoir - sont censurés en Tunisie. Si l’on cherche à
se connecter au site du journal Le Monde ou à celui d’Amnesty International,
on tombe sur une page classique.

Pour disposer d’une adresse e-mail, d’un modem, ou pour
ouvrir un site, il faut d’abord passer par l’AIT (Agence tunisienne de
l’Internet) et fournir une pièce d’identité. Et dans tous
les cybercafés, il y a un mouchard électronique un rôle
que jouent aussi nombre de gérants de cybercafés qui n’ont
pas envie qu’on leur retire leur autorisation.

Pour déjouer ce dispositif de surveillance, les
surfeurs passent par des proxys, des petits logiciels libres - généralement
utilisés par les pirates informatiques - qui servent à déguiser
l’identité (l’adresse IP) de celui qui se connecte. Mais il faut
sans cesse en trouver de nouveaux du fait que les membres de l’AIT passent
le temps à les rechercher (Source Afrik.com du 27/02/03)

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Ile Maurice : Construction
d’une cybercité

L’Ile Maurice a entrepris depuis septembre la construction
d’une cybercité à proximité du campus universitaire
de la capitale Port-Louis : 3000 mètres carrés sur 12 étages,
comprenant un centre de conférences, des magasins, des restaurants
et services divers. L’ambition affichée de Maurice, aidée
en cela par l’Inde (dont la compétence en NTIC n’est plus à
démontrer) qui contribue au projet à hauteur de 100 millions
de dollars, est de développer les NTIC comme 5ème pilier
de l’économie après le textile, le sucre, le tourisme et
les activités off shore, et de devenir une référence
en la matière pour toute la zone de l’océan Indiena déclaré
le 1er ministre Sir Anerood Jugnauth. Ce projet fait suite à la
mise en service du câble sous-marin SAFE qui relie l’Inde à
l’Afrique du Sud via Maurice et la Réunion et offre une bande passante
compatible avec les volumes de données attendus. (Source panapress)

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Initiatives
Le SMSI en débat à
Porto Allegre

À l’initiative de la campagne CRIS (Communication
Right on Information society) très active dans la préparation
du SMSI, deux jours de débat ont été organisés
durant le Forum Social Mondial de Porto Allegre.

Une quarantaine d’acteurs - associations travaillant
sur la démocratie et les TIC, radios et télés communautaires,
ONG favorisant l’appropriation des TIC par les Femmes, observatoire des
médias, militants de l’inclusion digitale on pu y participer

Trois thèmes ont en particulier été
discutés :

- Nécessité de mettre en avant la communication
plutôt que l’information.

- La défense des libertés publiques
- La question de la propriété intellectuelle
et la nécessité d’une forte mobilisation alors que les entreprises
tentent de stopper la vague de fond du logiciel libre.

- La défense et la promotion des logiciels libres
qui démontrent que l’innovation peut se faire dans un contexte non
pas de concurrence mais de coopération mutuelle qui a ouvert une
brèche dans notre modèle capitalistique.

- Les "services d’intérêt général" 
(NDLR : pourquoi ne pas parler des services publics) et des grandes concentrations
capitalistiques dans le champ des technologies de l’information et de la
communication liés à celui du déploiement des infrastructures.

- Léventualité d’organiser un contre sommet
et la nécessité de promouvoir de nouvelles formes d’action.
(Source http://www.mediasol.org/.).

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Contre Sommet France -
Afrique

En parallèle au Sommet France Afrique de Paris
réunissant les Chefs d’État et de gouvernement français
et africains, les associations Agir Ici et Survie ont organisé"Un
autre sommet pour l’Afrique" afin de permettre l’expression de contre voix
citoyennes du 19 au 21 février.

Il s’agissait de permettre l’expression des sociétés
civiles françaises et africaines, d’en faire un lieu d’expertise
citoyenne, de témoignages et de propositions pour des relations
franco-africaines renouvelées. En effet, les préoccupations
et les propositions des sociétés civiles portent moins sur
le NEPAD en tant que tel que sur la lutte contre l’impunité et pour
l’Etat de droit, l’annulation de la dette et le financement du développement,
l’encadrement des activités des multinationales et la lutte contre
la corruption, la protection de l’environnement, la lutte contre le sida,
la promotion de la démocratie contre les dictatures.

La parole a pu être donné à cette
occasion à une pluralité d’acteurs des relations franco-africaines
 : écrivains, musiciens, chercheurs, militants associatifs ou simples
citoyens lors de soirées de lectures, de débats, de concerts
d’artistes africains. Le mercredi 19 février au soir, une manifestation
de rue rassemblé 3000 personnes pour demander l’instauration de
nouvelles relations entre la France et le continent africain.

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Economie
Chassé croisé à
l’occasion de la visite de Sarkozy au Mali

Il y a quelques mois le nouveau président du Mali
Amadou Toumani Touré lors de sa première visite officielle
à l’étranger était venu toucher du doigt la réalité
de l’immigration malienne en se rendant dans un foyer à Montreuil.
Surpopulation et débrouille au menu quotidien pour quelques 700
maliens venus entendre le président rappeler « qu’on ne s’exile
pas par plaisir mais pour tenter d ’échapper à la misère
et aider les familles restées au pays mais qu’en même temps
l’émigration vide le pays de ses forces vives ». Commentaire
du responsable du foyer « c’est nous qui faisons vivre la région
de Kayes. Avec l’envoi d’argent nous contribuons à son développement,
nous aidons à la construction d’écoles, de dispensaires,
nous faisons le devoir de l’Etat ».

A son tour le ministre français de l’intérieur
, Nicolas Sarkozy , est allé au Mali pour se rendre compte des réalités
du terrain , notamment dans la région de Kayes . D’accords de réadmission,
il n’a pas été question . La position du Mali sur cette question
est qu’on ne peut pas aider un pays à expulser les siens, même
s’ils sont sans papiers , rappelant le respect de la dignité de
ceux qui ne sont pas admis sur le territoire de tel ou tel pays .

En revanche, le co-développement a été
largement évoqué. La France se propose de doubler les primes
aux candidats au retour qui passeront de 3.600 euros à 7.000 euros,
indiquent certaines sources, relevant que la nouveauté, outre l’augmentation
du montant, est le fait que même un immigré clandestin qui
choisit de revenir peut en être bénéficiaire, sur la
base du volontariat, de la liberté de choix des candidats. La France
va également consentir une aide de 3 millions d’euros (2 milliards
FCFA environ) pour appuyer les projets de co- développement financés
au Mali par le gouvernement français pour atténuer le flux
de l’immigration, notamment dans la région de Kayes d’où
sont originaires les trois quarts des immigrés maliens en France
estimés à 40.000 personnes.

Pour finir et évoquer des thèmes qui lui
sont chers Nicolas Sarkozy s’est engagé à offrir à
la police malienne 50 véhicules, des motos et à assurer la
formation de cent cadres de la police. Il s’est engagé à
offrir à la protection civile malienne 3 camions d’intervention
destinés aux sapeurs pompiers et a également promis d’équiper
l’aéroport international de Bamako-Senou en matériel de détection
de faux documents car , dit-il , si les Maliens sont les bienvenus en France
ce sont plutôt les réseaux de "mafieux", spécialisés
dans la confection de faux documents de voyages pour des Maliens,
qui sont à combattre .Depuis ces bonnes paroles et ces belles promesses
la France renoue avec les expulsions par charters , méthode inusité
depuis une quinzaine d’années . (Source panapress)

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Articles
et documents

Sommet Mondial de la Société de l’Information
(SMSI) : Compte rendu synthétique et partiel de la réunion
du 2ème Comité Préparatoire PREPCOM2

Par Jean Louis Fullsack

PrepCom-2 a réuni plus de 1300 participants lors
des deux semaines de session, dont 390 représentant la Société
Civile (SC), 90 le Secteur Privé (entreprises, prestataires de services,
…) et 24 les organisations internationales ou régionales.

Jean Louis Fullsack, qui a suivi les travaux pour
le compte de CSDPTT comme délégué nous en libvre ici
un compte rendu critique.

Lire
l’article ...

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Impressions de l’île Maurice

Par Philippe Rigaud

Après un mois passé à l’ile Maurice,
l’impression qui me reste est celle que j’ai ressentie en débarquant
 : un petit pays comme un monde miniature, avec sa mosaïque culturelle
et sa population très diverse, et surtout, un petit pays qui fonctionne
 :

Des infrastructures modernes et en bon état, des
routes régulièrement entretenues , un réseau électrique
et téléphonique opérationnel, un niveau de vie moyen
nettement supérieur au reste de l’ Afrique. Officiellement, Maurice
se place au 2d rang derrière l’Afrique du Sud pour le niveau de
développement en Afrique. Une pauvreté « régulée
 », pratiquement pas de mendicité, très peu de sans
logis. Un élément de comparaison : la Réunion voisine
compte plus de 30% de chômeurs, contre moins de 10% à Maurice.

Lire
l’article en entier...