Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de février 2003 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre de février 2003

février

mardi 1er avril 2003, par Bruno JAFFRE


La Lettre de fevrier 2003
No : 87

Alain Roblin Demont, Jean Louis Fullsack et
Bruno Jaffré ont participé à la rédaction de
ce numéro

 
Sommaire :

Editorial
Arrêter les privatisations ?
________________________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

CSDPTT et le SMSI (Sommet mondial
de la Société de l’Information)

______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Contrat de gestion pour Ghana Telecom
Tunisie : ouverture à la concurrence
et restructuration

Baisse des tarifs du téléphone
au Mali

Nigéria : développement
très inégal

En Bref  : Fabrication de mobiles
en Algérie, Globalstar, Mauritanie, Libye, en Afrique du Sud Telkom
autorisé à augmenter ses tarifs , Prêt pour IKATEL
Mali, mmouvement anti-privatisation en Zambie, fraudes en Ethiopie

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Economie
Privatisation : Double langage
à la Commission européenne

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Articles et documents
Reportage au
Burkina
 : télécentre, téléphonie mobile,
téléphonie rurale, projets de csdptt, rencontre des partenaires
(extraits) par Bruno Jaffré


Editorial
Arrêter les privatisations ?
La question est bien à l’ordre du jour. On constate
des échecs dans un certain nombre de pays : le Ghana par exemple
où l’opérateur a été récusé,
la Guinée où l’opérateur n’en finit plus de s’enfoncer,
l’Afrique du Sud dont le bilan est pour le moins mitigé où
émerge un fort mouvement populaire anti-privatisation. Au Sénégal,
présenté comme un exemple, des voix s’élèvent
pour s’inquiéter des bénéfices réalisés
et de la lenteur du désenclavement des zones rurales. La SONATEL
n’a pas d’ailleurs pas attendu la privatisation pour être considéré
comme un exemple. La privatisation était-elle donc nécessaire ?

Enfin, dans des pays comme le Niger la privatisation
a été réalisée alors qu’il n’y avait plus qu’un
seul candidat à la reprise. Le Nigéria et le Kenya, n’en
trouvent ou ceux-ci se désistent faute de pouvoir régler
les sommes dues et ces deux s’apprêtent donc à signer des
contrats de gestion, tout comme le Ghana.

Pourquoi alors continuer à faire des privatisations
une condition pour obtenir les prêts des bailleurs ? Laissons donc
les pays reprendre la maîtrise de leur politique et s’appuyer
sur les secteurs les plus dynamiques et créatifs de leur pays,
mais aussi sur les salariés des opérateurs qui mis en situation
de responsabilité pourraient, nous osons le croire, réaliser
de grande chose !

Bruno Jaffré
_____________________

Echos
de CSDPTT et de ses correspondants

CSDPTT et le SMSI (Sommet mondial de la Société
de l’Information).

CSDPTT continue à prendre des initiatives pour
que la société civile s’investisse dans le Sommet Mondial
de la Société de l’Information prévue en 2003.

C’est ainsi qu’une première réunion a déjà
eu lieu en juin 2002 et qu’une liste de discussion a été
créé à l’adresse http://adminlistes.globenet.org/listinfo/geneve2003.  ;
Depuis des contact ont été pris avec différentes associations
à Paris notamment IRIS (Imaginons un réseau Internet Solidaire)
et BPEM (Biens Publics à l’Echelle Mondiale) et en Rhône Alpes
et les discussions se poursuivent. Nous avons soumis aux autres ONGs un
texte à la discussion en vue d’une plateforme pour une préparation
collective en France et il faut reconnaître que nous rencontrons
de grandes difficultés. Nous observons avec une certaine circonspection
les tentatives de coordination au niveau internationale alors que le travail
de mobilisation n’a pas été entamé aux niveaux nationaux.

De nombreux textes de réflexion sont par ailleurs
publiés sur notre site. Chaque réunion préparatoire
(sauf la réunion de Bucarest où nous n’avons pu nous rendre
faute de moyens, réunion qui restera marquée surtout par
l’absence de la société civile des pays de l’Est de l’Europe)
donne lieu à un texte présenté par notre association.
Trois membres de CSDPTT doivent participer à la PREPCOM2 qui se
tiendra mi-février à Genève et des dispositions sont
prises pour une participation active et la rédaction de comptes
rendus. Enfin par nos différentes relations en Afrique nous soutenons
dans la mesure de nos moyens les initiatives qui tentent de se mettre en
place sur le continent.

Cette activité ne remet nullement en cause notre
action concrète, plusieurs mission sont en préparation :
téléphonie rurale au Mali et au Burkina : formations en informatique
au Burkina, mais aussi au Niger en partenariat avec l’association Africacomputing
qui pilote un projet dans ce pays.

_______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Contrat de gestion pour Ghana
Telecom

La société norvégienne Telenor (Telecom
Norway) et Ghana Telecom viennent de signer un contrat de gestion sur 3
ans. L’accord stipule que 400000 nouvelles lignes téléphoniques
fixes doivent être installées, que la qualité de service
doit s’améliorer et l’effectif du personnel passer de 3900 à
6000. Le vice président de Telenor a cependant déclaré
que la sécurité de l’emploi serait strictement basée
sur les résultats en avertissant : "L’accroissement en termes de
capacité et de volume signifie un accroissement de la force
de travail, mais seuls ceux qui obtiendront de bons résultats conserveront
leurs emplois - l’absence de bons résultats ne serait pas admise".

 Telenor doit par ailleurs jouer le rôle de
consultant en gestion et finances d’un projet commercial pour GT et soutenir
cette société pour affronter la concurrence sur les mobiles.
Le gouvernement a déclaré par ailleurs que l’activité
de Telenor sera évaluée annuellement afin de s’assurer que
l’accord sera respecté.

Cet accord fait suite à l’annulation l’an dernier
de l’accord qui liait Ghana Telecom à Malaysia Telecom, cette dernière
contrôlant 30% du capital de l’opérateur. Le gouvernement
lui a reproché des performances insuffisantes. Les Malais ont cependant
intenté un procès contre le gouvernement pour résiliation
illégal de l’accord. Le moment venu, l’Etat ghanéen
devrait récupérer à terme la totalité du capital. 
Delon un porte parole, "GT est une société à responsabilité
limitée et le gouvernement veillerait à ce qu’elle le reste
à tout prix" (Source agence Panapress http://wwwpanapress.com)

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Tunisie : ouverture à
la concurrence et restructuration

Le gouvernement tunisien a annoncé une ouverture
prochaine à la concurrence dans le secteur des télécommunications
 : celui des communications par satellite où Tunisie Télécom
commercialisera bientôt les services de transmissions de données
d’un satellite arabe, la téléphonie fixe où un deuxième
opérateur privé devrait faire son entrée sur le marché.
La Tunisie compte actuellement selon les estimations entre 950000 et 1,5
millions d’abonnés au réseau fixe.

Dans les mobiles, le premier réseau GSM
privé géré par OTT (Orascom Télécom
Tunisie) est devenu opérationnel le 27 décembre et 
commercialise ses services sous l’enseigne commerciale "Tunisiana".
Tunisiana prévoit de commercialiser 150.000 lignes au cours des
trois prochains mois pour atteindre 500.000 lignes avant fin 2003. Le capital
d’OTT (227 millions de dollars) est détenu à hauteur de 50%
par la compagnie koweïtienne de télécommunications Wataniya,
le reste étant réparti entre l’opérateur de
référence Orascom Tunisia Holding (OTH, 35%) et Carthage
consortium LTD. En mai dernier, la cession de la licence à ORASCOM
pour une valeur de 454 millions de dollars, avait rapporté au gouvernement
227 millions de dollars, le reste de la somme étant exigible d’ici
le mois de septembre 2004. Depuis le Holding égyptien ORASCOM a
cédé 50% du capital à Wataniya pour 113,5 millions
de dollars.

Un premier réseau est exploité par l’opérateur
public Tunisie-Télécom qui gère déjà
selon les estimations entre 350000 et 500000 lignes et annonce son intention
d’en commercialiser autant d’ici fin 2003.

Cette réforme entre dans le cadre des obligations
de la Tunisie, d’ouvrir le secteur à la concurrence avant 2004,
par l’OMC dont la Tunisie est membre depuis 1997.

Pour accompagner ces réformes le gouvernement
entend restructurer Tunisie Telecom qui devrait toutefois rester une entreprise
publique mais ouvrir son capital au public.

Un Conseil des ministres a par ailleurs décidé
des baisses de 25 à 40% des tarifs des communications internationales.
(Sources : agence Panapress, AFP, Jeune Afrique l’Intelligent et
http://www.webmanagercenter.com/)

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Baisse des tarifs du téléphone
au Mali

Le Président nouvellement élu M. Madou
Toumani Touré (ATT)a profité du nouvel an pour annoncer la
bonne nouvelle. Les baisses atteignent 47% sur les communications interurbaines
et varient entre 33 et 67%, sur les communications internationales. Sur
le réseau GSM, la baisse est de 9% sur les tarifs internes de la
société de téléphonie mobile "MALITEL" et de
14% sur les tarifs des communications internationales, indique-t-on. Si
cette mesure emporte la satisfaction générale, le personnel
s’inquiète cependant qu’elle n’ait pas donné lieu à
des études préalables.

Ces baisses interviennent alors que la société
IKATEL, filiale de France Télécom, annonce le démarrage
de ses activités sur les mobiles pour le premier trimestre de cette
année. Après avoir réglé sa licence pour une
durée de 15 ans au prix de 44 millions de dollars, la société
se propose de couvrir les 8 capitales régionales du pays. Elle prévoit
un investissement de 110 milliards de F CFA sur les 10 prochaines, la création
de centaine d’emplois directs et indirects, de télécentres,
cybercafés, mais aussi de lignes fixes.

M. Touré a aussi annoncé la création
de 20000 nouvelles lignes par la société MALITEL, mais selon
le journal local Infomatin, cette société rencontrerait de
graves difficultés et aurait toutes les peines du monde à
rassembler les conditions pour obtenir un prêt du fait du blocage
de ses anciens actionnaires rassemblés dans la SOGETEL. Rappelons
que MALITEL devait être une société à capitaux
mixtes mais qu’à la suite d’irrégularité et de la
mobilisation du personnel de la SOTELMA, elle était redevenue filiale
à 100% de l’opérateur publique. (voir archives de la lettre
csdptt).

La densité était de 3 lignes pour 1000
habitants en 2001, et 70% des lignes sont installées dans la capitale
qui n’abrite que 10% de la population du pays. La privatisation de la SOTELMA
est annoncée depuis 1998 sans qu’elle ait eu lieu jusqu’ici. (source
Panapress et Infomatin http://www.info-matin.com)

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Nigéria : développement
très inégal

Les Télécoms au Nigéria ont connu
une évolution considérable durant ces dernières années.
La téléphonie mobile est ainsi devenue incontournable pour
tout. De nombreux problème persistent cependant. Ainsi deux sociétés
GSM privées, MTN et ECONET, sont en désaccord avec la NITEL
à propos de leur interconnexion qu’elle accusent de concurrence
déloyale.

Au delà du GSM, les progrès réalisés
dans le domaine des NTIC sont sensibles, et le pays regorge de Cybercafés.
On trouve même quelques écoles qui dispensent des cours d’initiation
à l’informatique.

Mais alors que les citadins célèbrent l’avènement
d’une nouvelle ère des télécoms au Nigéria,
les 80% de Nigérians qui vivent en zone rurale ne participent pas
à la fête.

Durant les 3 dernières années, la NCC (Nigerian
Communications Commission) a pris quelques initiatives pour réduire
le retard des zones rurales, avec notamment en 2001 un atelier de réflexion
sur la recherche de solutions techniques, et la vente de licences d’opérateurs
pour 37 licences régionales.

Toutefois, sur les 37, seules 25 ont trouvé preneur,
ce qui s’explique par le manque d’attractivité de ces zones rurales
pour un opérateur privé, mais aussi par le manque de législation
propre à rassurer les investisseurs quant à la pérennité
de leur investissement.

Il faut malgré tout garder à l’esprit que
dans une économie de subsistance, l’accès aux NTIC n’est
pas nécessairement une priorité pour les habitants. Il reste
quand même que pour communiquer avec le reste du monde, l’équipement
de base qu’est le téléphone est un minimum. C’est là
que le gouvernement devrait centrer ses efforts pour débuter la
transformation des zones rurales.

Le gouvernement vient par ailleurs de décider
de scinder NITEL en deux sociétés indépendantes. Ces
deux nouvelles sociétés seront composées d’un réseau
terrestre fixe, qui conservera son ancien nom et d’une unité mobile
qui sera appelé Mobile Telecommunications Nigeria Limited (M-Tel). 
Cette division de la NITEL annule une précédente fusion de
deux sociétés indépendantes en janvier 2001, fusion
alors destinée à faciliter la privatisation de la NITEL,
qui n’a pas abouti l’année dernière comme convenu.

 Enfin faute de trouver preneur lors des tentatives
de privatisation, le gouvernement envisage de rechercher une société
pour placer NITEL sous contrat de gestion. (Source http://allafrica.com/sustainable/stories
et agence Panapress)

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En Bref
Deux sociétés ont annoncé leur
intention de s’installer en Algérie et de fabriquer des téléphones
mobiles
. Il s’agit de la société CETELEC, filiale du
groupe français Avenir TELECOM, déjà présente
en Tunisie, au Maroc, en Egypte, en Belgique et en Roumanie et de SITEL,
une entreprise mixte (35% de son capital appartient au Suédois Ericsson
et le reste est partagé entre un holding, deux EPE et une banque
publique). Une troisième licence devrait téléphonie
mobile devrait être accordée prochainement en plus de celle
accordée à Orascom et du réseau d’Algérie Telecom.
L’Algérie envisagerait en effet de dépasser rapidement le
cap de 4 millions de lignes GSM.

La société Globalstar, à
l’origine d’une constellation de satellites, pourtant en faillite, a réussi
à lever 55 millions de dollars auprès de New Vally Corp qui
va ainsi devenir l’actionnaire principal de l’entreprise.

En Mauritanie, l’autorité de régulation
a dénoncé mi-janvier, une qualité de service dans
la téléphonie mobile, "globalement en-deça des minima
exigés par leurs cahiers de charge". Ainsi le taux de perte
du réseau se situe au delà des 70% chez Mattel SA, dans certaines
localités du pays le taux de perte du réseau, et pour
son concurrent Mauritel autour de 80% dans certaines régions. MATTEL
SA et Mauritel Mobile, possèdent respectivement des licences d’exploitation
Thuraya et Inmarsat. L’autorité de régulation vient par ailleurs
de lancer un appel d’offre pour l’attribution de licences de services globaux
de communications personnelles mobiles par satellite (GMPCS).

On a annoncé, en Libye, la création
d’une société chargée promouvoir de nouveaux investissements
dans le secteur des télécommunications en Afrique. Elle résulte
d’un partenariat entre la société publique libyenne de télécommunications,
Libye-Télécom et Société libyenne des investissements
africains.

En Afrique du Sud, Telkom, la compagnie nationale
de téléphone a été autorisée par la
Cour Suprème à augmenter de 28% les tarifs des appels dans
le pays. Une autorisation qui va à l’encontre de l’avis exprimé
par l’Autorité indépendante sud- africaine des télécommunications
(ICASA) qui compte cependant faire appel.

 La Banque Ouest Africaine de Développement
(BOAD) a consenti un prêt de 9 milliards de F CFA destiné
au financement partiel des travaux d’installation de ce second opérateur
de téléphonie mobile au Mali IKATEL, du groupe France
Télécom) qui doit démarrer ses activités
avant la fin du premier trimestre 2003.

En Zambie, des manifestations ont été
organisées à la mi décembre pour s’opposer aux privatisations
de 3 importantes sociétés la Banque commerciale nationale
de la Zambie (ZNCB), la Société zambienne de distribution
de l’électricité (ZESCO) ou la Société zambienne
des télécommunications (ZAMTEL).

 En Ethiopie la Société Ethiopienne
de Télécommunications aurait subi en deux ans des pertes
estimées à 11,7 millions de dollars américains
à ces deux dernières années du fait d’activités
illégales menées par des opérateurs du service et
leurs collaborateurs étrangers. Ceux-ci
auraient envoyé l’équipement et les installations, formé
les agents locaux et ouvert leurs comptes à l’étranger. Les
suspects utilisent illégalement des lignes téléphoniques
locales pour transférer ces appels internationaux à un client
même si les appels sont faits à partir de l’Afrique du Sud,
du Canada et d’autres pays. Ces fraudes ont été réalisées
avec des cartes d’appel américaines comme Hello Africa et Hello
Addis

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Economie
Privatisation : Double
langage à la Commission européenne

On peut lire dans "le Courrier - le magazine de la coopération
au développement ACP-UE" n°195 (novembre-décembre 2002)
et sous le titre "L’indispensable transparence pour la relance de l’économie
angolaise"etle sous-titre "La privatisation - pas une obligation", les
deux paragraphes suivants reproduits in extenso.

"Cependant, faisant allusion aux négociations
difficiles de l’Angola avec le FMI, qui ont achoppé sur la transparence
et d’autres questions, le Commissaire européen (NdR : Paul Nielson)
a rejeté l’accent mis sur la privatisation. "Je ne suis pas d’accord
avec le FMI lorsqu’il la présente comme quelque chose d’inévitable,
comme si c’était la solution à la plupart des problèmes
de la terre" a-t-il dit. Selon lui, il faut accepter qu’il "puisse y avoir
différentes manières d’organiser la propriété
des entreprises". En fait, dans la situation de l’Angola, ce serait peut-être
même "risqué" de demander au gouvernement de vendre ses actifs.

Prônant une approche "cas par cas" et une attitude
raisonnable dans ce domaine, M. Nielson a estimé que la question
relève en dernier lieu de la "décision souveraine" du pays
en question. "Je voudrais que le gouvernement de l’Angola réalise
que la Commission européenne a une autre opinion sur ce point" a-t-il
ajouté".

 Dans le même document (Le Courrier 
ACP-UE) on lit -hélas- une opinion complètement différente,
exprimée dans le cadre du Forum européen sur la coopération
au développement rural de Montpellier (4-6 septembre 2002). Ainsi
page on lit :

"En dépit de la faible disponibilité des
TIC et leur utilisation dans les zones rurales des pays ACP, on constate
quelques évolutions positives. Trois d’entre elles ont été
soulignées : tout d’abord, la libéralisation des télécommunications
et des médias de masse qui vont de pair avec une explosion de la
téléphonie mobile, ont ouvert ce secteur à la concurrence
et permis d’accroître efficacement la fourniture de services dans
de nombreuses zones rurales . Ensuite, l’accès à des services
publics tels que les télécentres a contribué à
réduire les coûts de services de beaucoup de prestataires.
Enfin le lancement de puissants satellites a permis d’accéder à
moindre coût à des terminaux qui rendent enfin possible l’utilisation
de ces services par les acteurs ACP. Toutefois, la faible capacité
d’entretien du matériel, le fort taux d’analphabétisme, et
le cadre juridique et réglementaire souvent défavorable restent
des défis majeurs."

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Articles
et documents

Reportage au Burkina : télécentre, téléphonie
mobile, téléphonie rurale, projets de csdptt, rencontre des
partenaires

Ce reportage a été écrit à
l’issue d’un voyage au Burkina Faso en décembre 2002. Il est centré
sur les questions de télécommunications mais traite aussi
du développement rural notamment à l’occasion d’un séjour
à Sérékéni, village de la Province du Kénédougou.

Il rend compte aussi de l’activité de CSDPTT dans
ce pays à travers le compte rendu des rencontres avec ses partenaires
Yam Pukri et SODEPOSTEL.

Enfin le récit de la visite sur les sites où
ont été installés des téléphones communautaires
grâce à une collaboration entre CSDPTT et l’ONATEL (l’opérateur
des télécommunications burkinabe) apporte un éclairage
précieux sur les problèmes rencontrés pour en assurer
un fonctionnement durable.

Table des matières
Plus de problème de communication à Ouagadougou
En route pour Sérékéni
 A Sérékéni "on est éveillé"
 A la découverte des champs
 L’école l’infirmerie la maternité
Découverte de Yam Pukri
Séance de travail avec l’association SODEPOSTEL
Visite des sites où est intervenu CSDPTT pour l’installation
de téléphones communautaires
 Koin.
 Toma
 Nimina
 Biba
 Yaba,
Un premier bilan

Lire
le reportage...