Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de janvier 2003 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre de janvier 2003

Janvier

vendredi 7 mars 2003, par Bruno JAFFRE


La Lettre de janvier 2003
No : 86

Les articles de ce numéro ont été
écrits par Michel Bongiraud, Philippe Rigaud, Emile Quesada (éditorial)
et BrunoJaffré. Il contient aussi deux articles de Jean Louis Fullsack

 
Sommaire :

Editorial
2003, Année de tous les dangers
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Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

Nouvelles fraiches du Burkina
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Echos des postes et télécoms
dans le monde

Palmarès des entreprises africaines
Cameroun  : conflit entre CAMTEL
et MTN

Burundi : conflit entre TELECEL
et l’ONATEL

En Bref  : Le Centre d’atterrissement
du câble sous-marin Sat 3/ Wasc/ Safe inauguré au Bénin, 
liaison téléphonique directe entre l’Ethiopie
et le Soudan, MAURIPOST (Mauritanie)se dote
d’un nouveau réseau informatique, Ghana-Com
Ltd, filiale de Telekom Malaysia réclame, le remboursement d’un
acompte de 50 millions de dollars, 24 millions d’abonnés au
téléphone mobile dans le monde arabe à
la fin de l’année, grève à Mayotte,
Vivendi vend en Egypte, augmentation des appels longue distance
aux USA, trafic de portables au Vietnam, Llcences
mobiles au Liban, échec des privatisations en Tchéquie
et en Bulgarie, entente illicite entre opérateurs
aux Pays Bas, coopération japonaise en Ethiopie.

________________________________

Net-actus
VDSL arrive, l’écart Nord-Sud
se creuse.

Vous avez dit spyware ?
________________________________

Initiatives
Tamina 2000
________________________________

Articles et documents
La Conférence des Plénipotentiaires
2002 de l’UIT (PP02) à Marrakech : Des résultats décevants

de Jean-Louis Fullsack

La Conférence des Plénipotentiaires
2002 (PP02) à Marrakech : Brèves 
de Jean-Louis
Fullsack


Editorial
2003, Année de tous les dangers
Cruelle année en perspective pour France Telecom
et surtout pour son personnel. En effet, comment ne pas être inquiet
après les mesures annoncées par le PDG Thierry Breton pour
« redresser » l’entreprise, mesures derrière lesquelles
semblent se profiler la privatisation de l’entreprise. La plupart des agents
du personnel technique sont à l’origine du développement
spectaculaire et de l’image que possède cette entreprise dans la
population depuis 30 ans. Grâce à leur compétence,
le réseau téléphonique qui a été mis
en place a permis à n’importe quel usager de bénéficier
du téléphone à égal coût quelque soit
sa situation géographique. Par tous temps, ces techniciens ont 
maintenu la qualité de ce réseau, de jour ou de nuit, en
semaine ou le week-end, attachés qu’ils sont à la notion
de service public et à l’égalité de traitement que
cela implique pour les usagers.

Ce ne sont pas les récents exemples d’Enron ou
WorldCom qui vont changer leur vision des choses. Nous en serions probablement
au même point s’il n’y avait eu la caution de l’état pour
atténuer les erreurs de gestion. C’est pourquoi, cette chronique
d’une mort annoncée dès que la conjoncture boursière
le permettrait ne laisse rien présager de bon quant à l’emploi.
Cette entreprise aurait pu miser sur la formidable compétence et
la disponibilité de certains de ses agents pour développer
une coopération internationale au lieu de se laisser séduire
par des spéculateurs peu scrupuleux, uniquement motivés par
le profit.

Soyons vigilants et tâchons de faire de cette année
un tremplin pour mieux rebondir.

Emile Quesada
_____________________

Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

Nouvelles fraiches du Burkina
Bruno Jaffré a séjourné au Burkina
du 25 novembre au 9 décembre 2002. Il a rencontré différents
responsables de l’ONATEL, M. Zouli Directeur de l’International et des
interconnexions, M. Dieudonné Wema, Chef du Département des
relations internationales et M. Jacques Louari Directeur Général.
Ces rencontres se sont déroulées dans un climat de
franche collaboration et ont permis de faire le point sur les actions
passées et à venir de CSDPTT dans ce pays.

La SODEPOSTEL (Solidarité Développement
dans les Postes et télécommunications), qui regroupe des
salariés et retraités, de l’ONATEL et de la SONAPOST, amenée
à devenir le partenaire privilégié de CSDPTT pour
les projets de téléphonie rurale, a par ailleurs organisé
une fructueuse réunion de travail où s’est exprimé
une forte motivation des membres du bureau présent notamment pour
poursuivre et relayer les projets engagés par CSDPTT et en engager
de nouveau.

Une visite a pu être organisée par la SODEPOSTEL
dans les villages de Koin, Biba, Nimina et Yaba où CSDPTT a installé
des lignes téléphoniques à vocation communautaire.
M. Mousbila Sankara et Jean Tiendrebeogo, respectivement président
et secrétaire général de cette association, M. Nyamba
auteur
de l’étude de faisabilité du projet sur les sites y ont participé.
La délégation a pu constater sur place un certain nombre
de problèmes techniques et sociaux restant à résoudre.
Les membres de la SODEPOSTEL se sont engagés à s’en occuper.

Bruno Jaffré s’est par ailleurs rendu à
Sérékéni où des membres de CSDPTT Rhône-Alpes
doivent procéder en collaboration avec l’ONATEL à l’installation 
d’une nouvelle téléphonique durant le premier semestre 2003.
Les responsables du Comite de Gestion du Terroir Villageois ont immédiatement
organisé une réunion d’information qui a rassemblé
les animateurs du Comité, environ une vingtaine de personnes.

Par ailleurs, à Ouagadougou, Bruno Jaffré
a passé de nombreux moments dans le centre Yam Net de l’association
Yam Pukri, en particulier avec Sylvestre Ouedraogo et Théo
le webmaster du site http://www.burkina-ntics.org/ et a pu juger sur place
de l’ampleur du travail réalisé, de l’efficacité de
Yam Pukri et de l’importante fréquentation du lieu, y compris par
des jeunes enfants. Le temps passé ensemble a permis de raffermir
les liens existant entre CSDPTT et Yam Pukri et de confronter les
réflexions des deux associations sur l’utilité et l’usage
des NTICs au Burkina.

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

Palmarès des entreprises
africaines

Comme chaque année, le mensuel ECONOMIA vient
de publier le palmarès 2001 des 500 premières entreprises
d’Afrique, classées selon le chiffre d’affaire. TELKOM d’Afrique
du Sud est la seule du secteur des télecoms dans les dix premières
avec un CA de 4,47 milliards de dollars et un résultat net
260 millions. ECONOLIA publie aussi un classement sur le seul secteur des
télécommunciations. On y trouve parès TELKOM MTN d’Afrique
du Sud, avec un CA de 1 ,64 milliards de dollars et un résultat
net de 69,6 millions de dollars, (45 ème tous secteurs), puis Maroc
Telecom avec CA de 1,2 milliards. On trouve ensuite Orascom Telecom (CA
1 milliards de dollars, résultat net de -113 millions de dollars),
Telecel international (CA de 244 millions), SONATEL (CA de 212 millions
et résultat net de 67,9 millions), Cote d’Ivoire Telecom (CA de
201,6 millions de dollars et résultat net de 7,9 millions), Médi
Telecom (Maroc, CA de 178,5 millions), Angola Telecom (CA de 151,9 millions
de dollars et résultat net de 6,4 millions) et à la dixième
place Mauritius (CA de 148,5 millions avec un résultat net de 37,9
millions de dollars).

Notons que l’on trouve 3 filiales de France Telecom,
Mauritius, Telecom, SONATEL et Côte d’Ivoire Telecom), alors qu’Orange
n’appariat pas sur le tableau pour ne être africaine. Le résultat
net de la SONATEL apparaît remarquable, deuxième en valeur
absolue mais de loin le meilleur si l’on considère le ratio CA/Résultat
net. Il faut noter l’absence d’Algérie Telecom et de Tunisie Telecom,
qui serait probablement dans les dix premiers mais qui n’ont
pas sans doute pas diffusé leur chiffres.

Enfin la SOTELMA, 3 ème au Mali affiche un CA
de 65 millions de dollars tandis que l’ONATEL, 4 ème société
du Burkina, un CA de 60 millions de dollars.

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Cameroun : conflit entre CAMTEL
et MTN

Un grave conflit oppose CAMTEL, l’opérateur historique
camerounais et MTN, un des deux opérateurs privés de téléphonie
mobile à propos de la répartition des recettes issues du
trafic international. MTN réclame un peu plus de deux milliards
de FCFA représentant le montant qu’elle était censée
avoir collecté en deux ans, auprès des opérateurs
internationaux qui se connectent sur MTN. De son côté, arguant
ne pas connaître ces opérateurs internationaux, CAMTEL a à
son tour, présenté une note de 3 milliards de FCFA à
MTN, pour l’utilisation de son réseau pour la réception,
par les abonnés MTN. Au plus fort du conflit, CAMTEL a décidé
de suspendre les appels de l’étranger destinés aux abonnés
de MTN. Il a fallu deux semaines de tractation entre l’ART et les deux
opérateurs pour que ces appels soient rétablis.

 CAMTEL se considère en effet comme un opérateur
de transit et estime que ses services devraient être rétribués
comme tel. Responsable de la communication à l’ART, François
de Sales Enyegue, explique que dans le système des télécommunications,
c’est l’appelant qui paye. MTN s’est donc appuyé sur cette donnée
pour réclamer de l’argent à CAMTEL. Or, dans le cas d’espèce,
les appels transitent seulement par CAMTEL, l’argent frais restant dans
les comptes des opérateurs internationaux.

 Selon M. Enyegue, le monde des télécommunications
fonctionne selon le système de "sender keeps all", c’est-à-dire
que l’appelant garde tout. Le transitaire ne reçoit donc pas de
fonds de ce dernier, mais doit être payé par le récepteur
qui utilise ses installations pour recevoir des appels. C’est une conséquence
de la déréglementation actuelle alors qu’auparavant les accords
prévoyaient une rétribution du pays appelé.

Des accords signés entre CAMTEL et MTN autorisent
ce dernier à recevoir ses appels internationaux via le réseau
CAMTEL. Cependant, MTN transporte lui-même ses appels en direction
de l’étranger.

 Aujourd’hui, CAMTEL dénonce ces accords
et accuse la structure de saturer son réseau sans dédommagement,
et promet d’attaquer la convention signée avec MTN, assimilée
à un marché de dupes. Les conclusions des tractations donnent
raison à CAMTEL, en le reconnaissant comme opérateur de transit
devant être rémunéré comme tel. Une commission
ad hoc a été créée à cet effet, qui
est chargée de permettre à CAMTEL et MTN de procéder
à un règlement négocié des réclamations
réciproques.

Des sources concordantes affirment que cette négociation
devra aboutir à l’annulation des différentes réclamations.
Les deux structures iront donc sur de nouvelles bases et MTN sera
tenu de payer le transit, comme le fait depuis plusieurs années,
son concurrent Orange.

 L’exonération de ces frais permettait à
MTN, d’offrir les tarifs les plus faibles à l’international.
En effet alors que CAMTEL vend la minute de communication à 950
FCFA, et Orange à 650 FCFA, MTN la taxait à 450 FCFA. (Source
agence Panapress http://www.panapress.com)

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Burundi : conflit entre TELECEL
et l’ONATEL

Le divorce est désormais consommé entre
l’Onatel (Office National des télécommunications du Burundi
et Telecel Burundi. L’ONATEL détient depuis 1992 41% de Telecel
Burundi le reste se partageant entre Télécel International,
Télécel-Burundi et quelques actionnaires particuliers. Or
l’ONATEL n’a reçu aucun dividende depuis 1992, alors que la valeur
des actions aurait triplé depuis. D’autre part, l’ONATEL juge que
l’accord de compensation de trafic entre les deux opérateurs lui
est très défavorable puisque l’ONATEL serait fortement débiteur
envers TELECEL ;

Télécel serait tenté d’acheter les
actions de l’ONATEL mais encore faudrait-il que le différend soit
résolu..

Rappelons que par le passé les salariés
ont participé à plusieurs mouvements de grève et de
contestation organisés par leur syndicat. Ils reprochaient alors
à leur dirigeant de ne guère se soucier des intérêts
de leur société. La mobilisatin n’a cessé qu’après
la nomination de l’actuel directeur général Sévérin
NTAHOMVUKIYE qui semble bénéficier de l’assentiment des salariés.
(Source http://www.africatime.com et http://www.umuco.com)

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En Bref
Le Centre d’atterrissement du câble sous-marin
Sat 3/ Wasc/ Safe au Bénin a été inauguré,
en novembre 2002. D’une longueur de 28.800 kilomètres,
ce câble à fibres optiques dessert le Portugal, l’Espagne,
le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Nigeria,
le Cameroun, le Gabon, le Ghana, l’Angola, l’Afrique du sud, la France,
l’Ile Maurice, l’Inde et la Malaisie, connectant ainsi l’Europe, l’Afrique
et l’Asie.

Une liaison téléphonique directe entre
l’Ethiopie et le Soudan doit être mise en service
à partir de mars 2003. L’Ethiopie y a consacré 19 millions
de birrs (environ 223.000 dollars). Cette liaison devrait permettre à
l’Ethiopie d’établir des liens avec les pays nord- africains, via
le Soudan. Le Soudan de son coté, sera en mesure de communiquer
avec les pays d’Afrique Orientale et Australe, via l’Ethiopie.

En Mauritanie, MAURIPOST s’est dotée,
d’un nouveau réseau informatique et d’un mega cybercafé ouvert
au grand public. A partir de 2003, ce système donnera la possibilité
de mettre en place une comptabilité analytique. les services de
MAURIPOST vont pouvoir gérer, en ligne, le centre des chèques
postaux sur l’ensemble des 13 régions de la Mauritanie. Un service
Internet ouvert au public et sur le réseau des boîtes postales
devrait bientôt être disponible.

Au Ghana Ghana-Com Ltd, filiale de Telekom
Malaysia réclame, le remboursement d’un acompte de 50 millions de
dollars versés, en août 2001, pour la deuxième tranche
de la privatisation de Ghana Telecommunications (GT) alors que les autorités
avaient finalement renoncé à l’opération. De son côté,
le gouvernement reproche à G-Com Ltd. de ne pas avoir atteint les
objectifs qui lui avaient été fixés dans le cadre
de la première tranche.

On comptera 24 millions d’abonnés au téléphone
mobile dans le monde arabe à la fin de l’année
selon une enquête faite par le Groupe de Recherche Madar ce
qui correspond à une pénétration de 8%. Dans 9 pays,
les abonnements au téléphone mobile dépassent ceux
des lignes fixes. Ce sont les Emirats arabes unis (EAU), à Bahrein,
au Koweit, au Qatar, en Jordanie, au Liban, en Arabie saoudite et au Maroc,
selon l’enquête.

Mayotte a été coupée
du reste du monde à la mi-décembre à la suite d’une
grève illimitée des agents de France Télécom
Mayotte pour protester contre le licenciement de 25 employés.

En Egypte, Vivendi a vendu à Vodafone, les 7%
de part qu’elle possédait dans l’opérateur mobile égyptien
Vodafone Egypt (ex Misfrone).

Aux USA, depuis le 1er janvier, l’opérateur américain
ATT a augmenter ses tarifs sur les appels longue distance. Cette annonce
fait suite à une baisse de 26% de son chiffre d’affaires. Elle intervient
après les augmentations annoncées par ses concurrents
Worldcom et Sprint (Source Les Echos du 30/12/2002).

Au Vietnam, la police enquête sur 
un important trafic de mobiles Nokia et Samsung dont serait responsable
son distributeur exclusif. Certains responsables de la douane pourraient
aussi être inquiétés. L’escroquerie porterait sur des
millions de dollars.

Le Liban a mis aux enchères 2 nouvelles
licences de téléphonie mobile et lancé un appel d’offre
pour la gestion pendant trois ans renouvelables des 2 réseaux existants
Cellis (filiale de France Télécom) et Libancell. Ces deux
opérateurs ont été expropriés fin août
par les autorités insatisfaites de leur action. Les deux opérateurs
ont porté l’affaire devant les tribunaux d’arbitrage internationaux….
A suivre….

Des privatisations viennent d’échouer en Tchéquie
et en Bulgarie
. Dans le premier cas, la Cour suprême a supendu
la cession estimant l’accord "défavorable" et entaché d"excès
de pouvoir". Dans le second cas, pour mésentente au sein du consortium
retenu entre les différents partenaires acquéreurs.

Aux Pays Bas, les autorités ont
condamné les 5 opérateurs de téléphonie mobile
opérant dans le pays à 88 millions d’euros d’amende au total
pour entente en vue de réduire les commissions versées aux
détaillants. Les 5 opérateurs sont la BEN filiale de Deutsch
Telecom, Libertel filiale de Vodafone, le néerlandais KPN, Dutchone
la filiale de France Télécom et O2 filiale de l’anglais mmo2.

En Ethiopie, l’Agence japonaise de coopération
internationale (JICA) va mettre en oeuvre un plan de développement
des télécommunications d’un coût de 1,8 milliard de
dollars. Ce plan, qui s’étale sur 20 ans et qui doit être
financé par l’ETC société éthiopienne des télécommunications
à travers des prêts et subventions, est destiné à
accroître de plus de 70% les services de télécommunications
en Ethiopie à l’horizon 2020. Selon le directeurgénéral
d’ETC,M. Asmare Abate, l’accent sera mis sur l’amélioration de
l’accès aux télécommunications dans les zones
rurales.

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Net-actus
VDSL arrive, l’écart Nord-Sud
se creuse.

Le forum des services VDSL (Very High Bit Rate DSL) a
fixé récemment à Paris les premières spécifications
de cette nouvelle technologie. Cumulant débit et services, VDSL
devrait offrir simultanément téléphone, accès
Internet à 3 Mbit/s et télévision numérique.
L’Europe, les Etats-Unis appellent la zone Pacifique à rejoindre
l’organisation… Cet appel ne mentionne ni l’Amérique
latine, ni l’Afrique.

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Vous avez dit spyware ?
Au début étaient les pirates, puis vinrent
les commerciaux avec leur trojans, ces programmes espions.

Véritables chevaux de Troie, ils infestent les
machines au bénéfice des petits et grands donneurs d’ordre
de la Net-Planète. Leur objectif se concentre essentiellement sur
la collecte d’infos allant de l’historique des comportements d’un individu
ou d’un groupe, en passant par la récupération de carnet
d’adresse. Ils sont utilisés pour cartographier les configurations
ou inventorier les logiciels des machines qui les hébergent.

Aujourd’hui, les spywares sont souvent associés
à certains LL( logiciels libres). Pour se prémunir ou tout
simplement en savoir plus une simple requête sur son moteur favori
et l’enquête commence !

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Initiatives
Tamina 2000
Fanny Bréchard, qui travaille à l’agence
FT de Bayonne, a fondée l’association Tanima 2000 - du nom d’un
village du Mali - il y a dix ans, après de nombreux séjours
en Afrique, dans le but de promouvoir des actions de développement
durable. A Tanima même, plusieurs opérations ont été
menée à bien : construction d’une école, d’un dispensaire,
d’une maison pour tous, prochainement d’une maternité, avec comme
clé du succès une forte implication de la population locale
 : la participation des villageois a permis la fabrication des moellons
et des meubles de l’école sur place, et ces structures sont gérées
au niveau du village.

Principal projet en cours : doter le maximum de familles
de « séchoir coquillage » - nom du à leur forme
- pour une conservation plus fiable et plus hygiénique des aliments,
ce qui permettra dans un premier temps de mieux lutter contre la malnutrition
de la saison sèche, et ensuite de commercialiser les éventuels
surplus. Opération menée en suivant la même ligne de
conduite : la fabrication des séchoirs est réalisée
par les forgerons locaux, et les femmes seront formées à
la bonne utilisation de ces séchoirs par d’autres femmes maliennes
de la CAFO (groupe des principales associations de femmes du Mali). Cinq
sites sont déjà programmés dans le cadre de ce projet
soutenu par la SACEM.

Aujourd’hui Fanny, toujours sur la brèche, s’intéresse
aux NTICs pour doter ces villages de moyens pour communiquer entre eux
et vers l’extérieur et vient de solliciter la collaboration
de CSDPTT qu’elle vient de rejoindre.

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Articles
et documents

La Conférence des Plénipotentiaires 2002
de l’UIT (PP02) à Marrakech : Des résultats décevants

de Jean Louis Fullsack

Les résultats enregistrés à l’issue
de cette conférence quadriennale, qui fixe l’évolution de
l’Union et son programme d’action pour les quatre ans à venir (2004-2007)
ne décevront que les non-initiés … et ceux qui veulent encore
" y croire ". Dont votre serviteur.

Nous présentons ci-dessous un bilan sommaire avec
quelques commentaires qui permettront au lecteur de se faire une opinion
et si possible de réagir sur notre Forum.

Lire
l’article en entier...