Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 lettre d’octobre 2002 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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lettre d’octobre 2002

Octobre

jeudi 12 décembre 2002, par Bruno JAFFRE


La Lettre d’octobre 2002
No : 83

 
Sommaire :

Editorial
France Télécom dans le
rouge ! La faute à qui…

______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Un deuxième opérateur
au Nigéria

Internet au Burkina : quelques
données techniques

En Bref  : Vodacom (Afrique
du Sud), Cybercité à l’Ile Maurice, l’Ile Maurice, Les syndicats
demandent le départ de France Télécom à l’Ile
Maurice, Algérie, Centre d’appel à Dakar, nouveau câble
entre reliant l’Asie du sud-est, le Proche Orient et l’Europe Occidentale,
Côte d’Ivoire.

________________________________

Economie
Sommet Mondial pour le Développement
Durable

Un monde juste et durable est
possible
. Déclaration de la société civile à
Johannesburg - 03 septembre 2002

________________________________

Initiatives
Les logiciels libres, patrimoine
mondial immatériel de l’UNESCO ?

________________________________

La Chronique de Jean Louis
Fullsack

« Escrocs » ou « Société
Civile » : Le choix de l’UIT

________________________________

Articles et documents
Sommet Mondial De La Société
De L’information ? Deux précautions à prendre
d’Antonio
Pasquali
ancien Sous-Directeur Général de l’UNESCO
pour le Secteur de la Communication.


Editorial
France Télécom dans le rouge ! La faute
à qui…

Le débat fait rage. La dette de France Télécom
est passé en moins d’un an de 61 à 70 milliards d’euros.
Ce dernier chiffre représente plus du quart du budget de la France
et un septième de la somme qui suffirait à lutter contre
le sida sur la planète selon les besoins exprimés par l’ONU.
Et pourtant l’activité de l’entreprise est rentable puisque le résultat
opérationnel s’élève à 3,2 milliards soit une
hausse de 17,3%.

Mais les fonds propres ne seraient plus que de 9 milliards
qui comparés à la dette font dire à maints commentateurs
que sans le poids de l’Etat, l’entreprise serait déjà déclarée
en faillite. Quelles conséquences pour les filiales sur le continent
africain ?

Les explications vont bon train. Ce serait la faute des
équipementiers qui ont poussé à l’UMTS, au surcoût
des licences UMTS, aux rachats surfacturés des opérateurs
étrangers pour compenser les pertes dues à l’arrivée
de la concurrence sur le territoire national, au comportement irrationnel
de la bourse …

Mais n’est-il pas temps de pousser le raisonnement un
petit peu plus loin ? N’est-ce pas le libéralisme et son corollaire
la privatisation qu’il faut mettre en cause ?

Va-t-on donc pourtant continuer à imposer ce modèle
à l’Afrique ?

Bruno Jaffré
______________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Un deuxième opérateur
au Nigéria

La société Globacom est devenue le deuxième
opérateur de télécommunications au Nigeria. Cette
société, une propriété de l’entrepreneur local
Mike Adenuga, a été la seule entreprise sur les quatre
qui étaient candidates, à avoir versé la caution obligatoire
de 20 millions de dollars US à la date limite de versement fixée
au mercredi 7 août dernier. Elle s’est d’autre part acquittée
fin août des droits de licence qui se montent à 200 millions
de dollars.

Le porte-parole Commission nationale de la communication
(NCC), M. Inatimi Spiff avait déclaré début août
 : "En l’absence de concurrence à la mise à prix de la licence,
il ne sera pas nécessaire que la compagnie Globacom soumette une
candidature scellée telle que le suggère le cahier des charges
pour le second opérateur téléphonique national. Par
conséquent, la licence sera délivrée à Globacom
dès qu’elle aura soldé le paiement de 200 millions de dollars
US",

Mike Adenuga, un entrepreneur nigérian, serait
le propriétaire d’une autre entreprise, Communications Investment
SARL, qui n’avait pas réussi à décrocher en 2001,
la licence du quatrième opérateur de téléphonie
mobile GSM, n’ayant pas pu verser à temps la somme de 285 millions
de dollars US requise.

 Cette licence permet à Globalcom d’être
le deuxième opérateur du pays après NITEL et lui octroie
la possibilité d’opérer aussi dans la téléphonie
mobile et l’international. La société envisage de créer
1,9 millions de lignes GSM et 1,4 de lignes fixes ou autres services afférents
dans une période de cinq ans. Actuellement le Nigéria ne
dispose que de 500 000 lignes fixes pour 120 millions d’habitants. (Agence
Pana Source panapress.com).

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Internet au Burkina : quelques
données techniques

Le Burkina est relié à l’Internet par 2
liaisons satellite à 2 Mb/s, via un fournisseur canadien. Tout le
trafic passant par Fasonet passe donc par le Canada, quelle que soit la
localisation du serveur visé. En projet (en juin 2002), l’établissement
d’une nouvelle liaison à 2 Mb/s vers l’Italie via l’opérateur
TISCALI. Cette nouvelle liaison va permettre la diversification du trafic
et probablement une amélioration des performances pour les connexions
vers l’Europe. Cela devrait permettre aussi de « dévulnérabiliser
 » l’accès au Web.

L’architecture Internet au Burkina était jusqu’au
milieu de l’année 2002 relativement simple : tous les clients de
FASONET se connectaient aux routeurs d’accès de Ouagadougou.

En projet, financé par le PNUD, l’installation
de 6 centres d’accès provinciaux, pour rapprocher l’accès
des utilisateurs de province. Le site de Bobo Dioulasso était achevé
en juin 2002, et pratiquement opérationnel. Les 5 autres étaient
en cours de réalisation. Le PNUD a financé la mise en place
d’un projet en étoile.

Tous les centres provinciaux sont reliés par au
centre principal de Ouagadougou par des liaisons à 2 Mb/s. Le maillage
des centres est déjà budgétisé par l’ONATEL.
Ce qui paraît indispensable pour des questions de redondance des
liaisons, lorsque aucun lien de secours n’est prévu.

En juin 2002, FASONET comptait environ 4000 clients RTC
(accès via modem et ligne téléphonique) et une centaine
de clients LS (Liaison spécialisée) d’un débit entre
32 et 128 Kb/s. L’expérience du cybercentre de Yam Pukri montre
que les accès via modem se font à un débit d’environ
33,6 Kb/s.

Le serveur POP de FASONET hébergeait environ 8000
adresses mail.

Le serveur DNS gérant le domaine.bf comptait une
centaine de domaines.

M. GANAME nous a rapporté une anecdote, significative
des dangers d’une coopération sans transfert de compétences.

Le serveur de sécurité a été
installé par des intervenants extérieurs à l’ONATEL.

Ce serveur contient la base de données ORACLE
des comptes des clients et permet l’authentification avant accès
au service. Ce serveur était l’équivalent d’une boite noire
pour les techniciens de FASONET, et le jour où ce serveur est tombé
en panne, personne n’avait les compétences pour le remettre en route,
et aucun serveur de secours n’était prévu. M. GANAME, responsable
du nœud Internet et ses collaborateurs se sont donc retroussé les
manches pour réinstaller les composants logiciels grâce à
la documentation, s’apercevant par la même occasion que les premiers
installateurs avaient conservé bon nombre de paramètres par
défaut.

Le résultat aurait pu être l’interruption
du service internet pour tous les clients de FASONET pendant plusieurs
jours. Mais FASONET a préféré autoriser l’accès
sans authentification. L’accès Internet a donc été
gratuit pendant quelques jours au Burkina. Mais comme personne ne le savait.....

A noter aussi, que le serveur DNS n’avait en juin pas
de secours (un serveur était prêt à être configuré
dans ce sens).

Ces renseignements ont été rassemblés
lors de la mission d’Alain grâce à la disponibilité
de M. Lamoussa Oualbeogo, Directeur de l’Informatique et des Nouvelles
Technologies à l’ONATEL, M. Etienne PARE, Chef de Département
au Centre National de Réparation de l’ONATEL et M. GANAME, chargé
du noeud Internet de FASONET.

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En Bref
La société de téléphonie
cellulaire sud-africaine, Vodacom, a déclaré
que ses sept millions de clients actuels en Afrique du Sud représentaient
28 fois plus que les prévisions de la firme quand elle avait démarré
ses activités il y a 8 ans. Aujourd’hui Vodacom déclare couvrir
93% de la population sud-africaine. Vodacom compte environ 450.000 dans
d’autres pays africains. Elle est notamment présente au Lesotho,
en Tanzanie et en RD Congo
et vient d’obtenir une licence au Mozambique
(Source
Panapress.com).

A l’Ile Maurice, les travaux de construction
d’une "cybercité" ont commencé à 20 km au sud de Port-Louis,
en même temps que ceux d’un village olympique. En vue des prochains
Jeux des îles de l’Océan indien. L’Inde a contribué
pour 100 millions de dollars sous forme de ligne de crédits dans
ce projet qui vise à faire de l’informatique le cinquième
pilier de l’économie de l’île selon les déclarations
d’un ministre indien de passage dans l’île.

A l’Ile Maurice, des syndicats ont
réclamé le départ de France Télécom

par le rachat des 40% d’actions qu’elle détient dans l’opérateur
Mauritius Telecom. Selon eux 200 emplois auraient été créés
sur les 600 promis et l’alliance avec FT n’aurait pas permis l’implantation
de l’opérateur africain en Afrique que le développement de
MT pouvait se faire sans France Télécom. L’un de leur porte-parole
a déclaré que MT a fait des profits de Rs 1,5 md l’année
dernière et que, « sans France Telecom, les profits auraient
atteint les Rs 2 milliards ".

En Algérie une information judiciaire
a été ouverte contre la société ORASCOM au
sujet de l’obtention d’une licence de téléphonie mobile par
cette société égyptienne à la suite d’articles
parus dans la presse (voir numéros précédents de la
lettre).

Un centre d’appel a été inauguré
à Dakar
au Sénégal afin de proposer des services
de télémarketing. Il est relié à Paris directement
par fibre optique.

Un protocole d’accord a été signé
par 13 opérateurs, dont France Télécom, pour
construire un nouveau câble sous-marin reliant l’Asie du sud-est,
le Proche Orient et l’Europe
Occidentale. Ce câble devrait
connecter le Bnagladesh, l’Egypte, la France, l’Inde, l’Indonésie,
l’Italie, la Malaisie, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, Singpourn le Sri
Lanka et les Emirats Arabes Unis.

 La Côte d’Ivoire compte 7,5
téléphones pour 100 habitants. Cette densité téléphonique
était de 0,6 % lorsqu’il n’y avait que le fixe. De 1997, année
de la privatisation de Côte d’Ivoire Télécom à
aujourd’hui, le nombre d’abonnés au fixe est passé de 114.000.
Il est passé à 340.000, contre près de 900.000 abonnés
pour le mobile.

________________________________

Economie
Sommet Mondial pour le Développement
Durable

Dix ans après le sommet de Rio, officialisant
la prise de conscience des gouvernements du monde sur les risques encourus
et la fragilité de l’équilibre planétaire, s’est tenu
du 26 août au 4 septembre à Johannesburg le « Sommet
Mondial pour le Développement Durable » (SMDD) sous l’égide
des Nations Unis :

- 189 états représentés par 5000
délégués

- 10 000 journalistes ou « accrédités
médias »

 - 40000 représentants de la « société
civile » (syndicats, associations, ONG, dont 120 ONG françaises
regroupées en « Collectif Jo’burg » - voir leur déclaration
de fin de sommet- www.collectifjoburg2002.org )

- et un absent de marque, George W. Bush qui n’a pas
jugé souhaitable sa participation au sommet.

A noter également l’absence de certaines ONG,
notamment africaines, faute de moyens pour séjourner à Johannesburg,
l’aide promise par l’Union Européenne n’ayant pas été
débloquée à temps. 500 délégués
auront été ainsi privés de sommet.

De nombreux sujets étaient à l’ordre du
jour, de nature politique, écologique, socio-économique,
financière et souvent tout cela à la fois comme on peut en
juger en les énumérant :

 - désertification, déforestation,
réchauffement climatique, couche d’ozone et effet de serre, gestion
de l’eau y compris l’accès à l’eau potable…

 - droit à la santé,
à l’éducation

- démocratie, droits de l’homme, reconnaissance
de la dignité des femmes et des enfants

- lutte contre la pauvreté, démographie,
aides financières…

Après 10 jours de débat, on ne peut que
constater la faiblesse des décisions prises en regard de la gravité
de la situation de nombreux pays, malgré la lucidité et la
bonne volonté affiché par certains chefs d’état, notamment
Jacques Chirac dont le discours lyrique a été remarqué.
Inversement, celui de Colin Powell au nom des Etats-Unis (leader de la
pollution mondiale qui refuse toujours de ratifier les accords de Kyoto
et qui est soupçonné d’engager la Russie à s’en désister
en échange d’un soutien pour intégrer l’OMC) s’est
déroulé sous les huées alors que de nombreuses ONG
quittaient la salle en signe de protestation.

Dans leur ensemble, les gouvernants du Nord n’imaginent
comme seule solution au développement du Sud que l’encouragement
à libéraliser toujours davantage leur économie, malgré
les limites et les perversions que ce modèle démontre y compris
dans les sociétés avancées : « Trade is the
engine of development » selon Bush cité par son secrétaire
d’état Colin Powell. Ce qui amène certains commentateurs
à parler d’un « sommet de l’OMC et non de l’ONU », et
à dénoncer les dangers de ce raisonnement facteur d’inégalité,
ainsi que l’hypocrisie des pays riches qui détournent à leur
avantage les règles du libre échange en subventionnant leur
agriculture afin d’exporter vers les pays pauvres à un prix inférieur
aux productions locales, reprenant d’une main ce qui a été
donné de l’autre au titre d’aide au développement.

En somme, si du chemin a été parcouru depuis
dix ans vers la prise de conscience de la notion de durabilité,
celle-ci se heurte au mode de commerce mondialisé et aux jeux financiers
basés de plus en plus sur le court terme. Le plus difficile reste
à inventer : une « gouvernance mondiale » imposant les
mesures nécessaires au respect de l’environnement et la mise sur
pied d’un contrat social planétaire. La reconnaissance de certaines
ressources vitales comme appartenant à l’humanité toute entière
et devant à ce titre être exclues du business mondial et protégées
de ses excès (au moins l’air et l’eau) n’est pas acquise, loin s’en
faut !

Faudra-t-il attendre encore dix ans pour en voir la première
ébauche ou que s’écroule l’idéologie néo-libérale
seul credo universellement reconnu par nos dirigeants ? Et cela pourra-t-il
se faire en évitant le chaos social ou écologique ?

_______________________________
Un monde juste et durable
est possible.

Déclaration de la société civile
à Johannesburg - 03 septembre 200
2

Nous, représentants de la société
civile de tous horizons, rassemblés à Johannesburg, prenons
acte de la valeur du processus du Sommet Mondial sur le Développement
durable mais, profondément inquiets, tenons à prendre nos
distances avec le résultat d’ensemble du Sommet.

Nous sommes alarmés de voir les gouvernements
du monde persister à témoigner d’un manque tragique de volonté,
pour traduire les principes du Sommet de Rio en actions concrètes,
et d’un manque patent de détermination pour s’engager eux-mêmes
à tenir les objectifs de l’Agenda 21.

Au contraire, ils font preuve de soumission vis-à-vis
d’une mondialisation dominée par les grandes entreprises, tentant
même de revenir sur les engagements ils étaient parvenus à
Rio.

Nous dénonçons :
§ l’incapacité de reconnaître la primauté
de la dignité humaine et des Droits de l’Homme comme fondement dans
les négociations, plus particulièrement au regard des services
essentiels,

§ le renforcement d’un système économique
et financier incompatible avec les objectifs du développement durable,

§ l’incapacité de protéger la Terre,
sa biodiversité et les créatures vivantes,

§ la promotion des forces du marché et de
l’OMC, comme principal arbitre en matière sociale, environnementale
et culturelle,

§ La fuite de nombreux Etats devant leurs responsabilités
politiques et la réduction de leur rôle a une simple implication
dans des partenariats avec le secteur privé.

§ La diminution des capacités du secteur
public, des communautés et de la plupart des organisations intergouvernementales.

§ L’affaiblissement des efforts et des contributions
de la société civile par une limitation importante de l’accès
et de la participation des ONG.

Nousnousengageonsà mettre les gouvernements
et le monde des affaires devant leurs responsabilités et nous les
mettons au défi d’adhérer une fois pour toutes, aux principes
du développement durable. Les gouvernements qui s’écartent
de ces principes mettent en péril leur propre légitimité.

Nous affirmons :
§ Un monde d’équité, de justice, de
participation démocratique, de respect de droits de l’Homme, où
les valeurs de la vie, des peuples et de la planète passent avant
la recherche du profit.

§ La protection des systèmes soutenant la
vie sur Terre constitue une base fondamentale du développement durable.

Nous nous engageons sur l’objectif d’institutions internationales
réellement participatives et sur celui d’une culture de paix, de
dialogue, de diversité, de tolérance, de solidarité
et de grande qualité de vie. Nous faisons la preuve de cet engagement
par notre travail de chaque jour.

Nous nous félicitons de notre engagement commun
à renforcer la diversité des cultures humaines et l’intégrité
de notre planète Terre.

Nous réaffirmons qu’ « un autre monde est
possible », et nous ferons en sorte qu’il se réalise !

________________________________

Initiatives
Les logiciels libres, patrimoine
mondial immatériel de l’UNESCO ?

Une association de promotion du logiciel libre tente
de convaincre l’Unesco de "classer" le free software au patrimoine mondial
des biens "immatériels", comme les arts, la médecine ou les
savoir-faire... « Ce classement permettrait d’appuyer la communauté
du logiciel libre dans son combat contre la brevetabilité
des logiciels, qui freinerait son développement. Ceci contribuerait
aussi à une meilleure diffusion du logiciel libre pour lutter contre
les inégalités et développer dans le monde entier
l’indépendance des utilisateurs des nouvelles technologies »,
expliquent les défenseurs du projet, initié en début
d’année par le président de l’Association bordelaise des
utilisateurs de logiciels libres (Abul). Pour monter le dossier, un groupe
de travail a été créé par l’Association pour
la promotion et la recherche en informatique libre (April) et la division
française de la Free Software Foundation (FSFE France).

Cet extrait d’une dépêche récente
mis en perspective, ne peut nous laisser sans réaction. Née
dans les années 1984, la notion de Logiciel Libre (LL) fait son
chemin. Tout d’abord affaire d’informaticiens libres, elle devient vite
un modèle économique différent de celui du libéralisme.
Ce modèle sous-terrain (on disait jusqu’à peu qu’il ne représentait
pas 10% du marché) se positionne aujourd’hui différemment.
Véritable architecture arrivée à maturation, le LL
intéresse les deux extrémités de la chaîne client-
serveur. A tel point que l’on voit les grands donneurs d’ordres ( …) du
soft et du hard se donner la main pour en mettre une couche dans leur catalogue,
à leurs conditions. La crainte est sérieuse pour ces opérateurs
 : Microsoft peine à obtenir un renouvellement de ces contrats d’ASP
( licence locative par année) auprès des utilisateurs professionnels
de ses solutions. Sun de son coté envisage de livrer des packages
sous linux !

 De l’infrastructure LAMP (Linux/Apache/MySQL/PHP)
aux suites bureautiques en passant par les outils de développement
de sites web ( SPIP…) l’environnement LL prend sa part de marché.
Sa fiabilité, sa stabilité, son ergonomie et sa simplicité
en font une alternative économique pour toute activité numérique.
Ce que les DSI des entreprises européennes semblent comprendre,
les porteur de projets de développement vers les PED doivent d’en
inspirer plus fortement pour que tout nouvel utilisateur apporte sa contribution
au développement de la cyberhumanité.

Alors classer les LL au patrimoine mondial, n’est-ce-pas
« Une réflexion métaphorique basée sur la question
suivante : Existe-t-il une entreprise sur notre croûte de terre ayant
la force de développement de la communauté des développeurs
de Logiciels Libres » (1) ?.

Est-ce un virage et nous évitera-t-il la question
suivante : « Les logiciels "libres" : Plus de démocratie ou
d’argent dans la société de l’information ? »

Quelques adresses utiles :
(1)http://libre.grenouille.com/index-2.html ;
(2) http://www.unesco.org/webworld/points_of_views/fuentes_padirac_1.html
http://www.april.org/ ;
http://www.uzine.net/article650.html
http://www.globenet.org/csdptt/documents
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La Chronique
de Jean Louis Fullsack

« Escrocs » ou « Société
Civile » : Le choix de l’UIT

La chronique des sociétés du secteur des
télécommunications recoupe traditionnellement celle du secteur
économique pour le meilleur et parfois -hélas- pour le pire.
Ainsi se sont succédé pendant des décennies les bonnes
nouvelles du développement des réseaux et de l’expansion
des services pour aboutir à cette immense toile des télécommunications
mondiales. Cette relative harmonie -relative, car elle a généré
ou failli à supprimer les inégalités dans cette évolution
entre pays industrialisés et pays dits en développement-
a prévalu tant que les télécommunications ont été
considérées conformément à leur nature comme
des SERVICES par ce qu’on appelait alors la communauté internationale.
lire la suite...

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Articles
et documents

Nous vous proposons ci-dessous ce très long texte
de M. Pasquali, ancien sous-directeur de l’UNESCO. Il s’agit là
d’un texte de référence pour tous ceux qui souhaitent s’investir
dans une reflexion approfondie dans la cadre de la préparation du
sommet mondial de la société de l’information. La connaissance
de l’auteur des institutions internationales permet une analyse éclairée
des enjeux du sommet.

Les sous titres sont de la rédaction. 
La rédaction

Sommet Mondial De La Société De L’information
Deux précautions à prendre

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