Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Reportage : mission " téléphonie rurale" au burkina en mars 2002 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Mission "téléphonie rurale" au Burkina du 16 au 30 mars 2002

Reportage : mission " téléphonie rurale" au burkina en mars 2002

mercredi 1er mai 2002

Mission téléphonie rurale 2002. Etude du raccordement d’un village enclavé (Sérékéni dans le Kénédougou) au réseau téléphonique. Visite de villages raccordés (Région de Toma dans la Nayala) grâce à la coopération entre l’ONATEL et CSDPTT.

Reportage : Mission CSDPTT "téléphonie rurale" au Burkina du 16 au 30 mars 2002

Samedi 16
Nous voilà arrivés à l’aéroport de OUAGA vers 8h00, 3h00 de retard du à un détour par NIAMEY. Le chauffeur de l’ONATEL nous attend, il est là depuis 3h00 du matin !!!
Les douanes saisissent notre caisse de matériel, il faudra payer des droits de douane…malgré nos explications sur notre mission.
Nous partons pour le DILA, où nous serons logés ; 2 chambres simples avec ventilateur plutôt bruyant mais utile, il fait 40° a l’ombre !!
Présentation de Jean Paul le responsable du foyer, c’est à lui que nous aurons à faire pour notre logement sur OUAGA. Vers 20h00 Xavier nous fait visiter OUAGA by night, mélange d’architectures très diverses, alignement de petites échoppes sur les trottoirs, circulation de mobylettes vélos taxis en tous genres dans une cohue indescriptible et tout cela dans un nuage de pollution….

Dimanche 17
Journée plutôt calme, nous faisons la connaissance d’ABOUDOU qui tient absolument à être photographié avec nous. Il fait venir exprès un photographe pour cela ! Après discussion nous sentons bien qu’il a beaucoup de problèmes, il n’a pas vu sa famille depuis longtemps, il se fait aussi une fausse idée de la vie en Europe comme beaucoup de personnes que nous rencontrerons par la suite.
Le soir arrive vite, nous discutons avec les gardiens du DILA qui sont comme tous ceux que nous rencontrons très sympa. Eux aussi ont une fausse idée de la réalité en France. Tous voudraient partir, et nous essayons de leur donner une image plus réelle de la vie chez nous.

Lundi 18
Levés de bonne heure. Nous devons rencontrer Etienne PARE (notre correspondant local qui essaie de mettre en place une association du type CSDPTT) pour débloquer notre problème avec la douane. Il nous explique qu’il faut un document portant une valeur même fictive de notre matériel. Nous traitons la question par fax avec Guy BLANC en FRANCE, pas simple !
Etienne à prévu de nous faire rencontrer les autorités de l’ONATEL dans l’après midi, nous le retrouverons à la Direction vers 15h00.
Nous sommes reçus par 2 Directeurs à qui nous expliquons notre mission, entre temps Etienne à reçu le fax de Guy ; notre matériel va pouvoir être récupéré.

Mardi 19
Levé un peu plus tard…nous commençons à prendre le rythme africain. Par téléphone Etienne nous dit qu’il n’a pas de nouvelles du matériel et nous invite à rencontrer les responsables du dédouanement au DILA. Ils ont bien notre dossier mais n’ont toujours rien fait….nous devons les revoir vers 15h00 pour "une visite de courtoisie"…
A 15h30 toujours pas de caisse, ce n ’est que vers 18h00 que notre matériel arrive, nous sommes soulagés sans matériel pas de mission….

Mercredi 20
Je n’ose pas écrire ce que nous ce que nous avons fait de la journée…..Attendre un hypothétique chauffeur. Aux dernières nouvelles nous serons sur le terrain demain.

Jeudi 21
Levé comme dab, nous rencontrons Jean Paul qui prépare sont tiercé. Il est persuadé que nous avons des infos qu’il n’a pas sur les chevaux et vient nous rejoindre dans notre chambre pour en parler….C’ est plus discret. Nous décidons de faire un quarté avec 5 chevaux choisis au hasard …mais nous seuls le savons. (Le lendemain nous n’étions toujours pas millionnaires, même en francs CFA !!!)
Vers 10h00 notre chauffeur arrive au volant d’ une super LAND CRUISER. Nous voilà enfin parti pour TOMA. La route unique est payante en fonction de la distance parcourue, un peu comme les autoroutes chez nous. Nous nous arrêtons en chemin à KOUDOUGOU saluer le Directeur local, le soir nous dormirons dans ces locaux. La route se transforme en piste et tout le long nous traversons de nombreux villages avec leurs typiques greniers à mil. La végétation est assez fournie, des manguiers chargés de leurs fruits des baobabs majestueux et une savane plutôt aride en cette saison. Nous arrivons à KOIN le bureau qui nous à été signalé en panne. Nous changeons les cartes et partons pour TOMA. Il est déjà 13h00 et décidons de manger : lièvre sauvage, riz, bière. Nous rencontrons l’ancien instit d’Etienne qui tient absolument à nous présenter sa sœur…Vers 14h00 nous retrouvons ABOU DEMBELE le technicien de l’ONATEL chargé de l’entretien des TERA. Nous réparons la liaison avec KOIN et donnons quelques explications sur la réparation. Vers 17h00 les gens de KOIN nous appellent pour nous prévenir de problème de fonctionnement. Nous décidons d’y retourner le lendemain car il commence à être tard, il faut une heure de piste pour revenir à KOUDOUGOU…Journée bien remplie, c’est ce que nous souhaitions.

Vendredi 22 et Samedi 23
Levés de bonne heure pour être le plus tôt possible à KOIN, et puis la température est plus agréable le matin…
Je reste à KOIN et Jean Claude part à TOMA ou il retrouve ABOU. Nous faisons des essais toute la matinée sans trouver la solution au problème décrit par les habitants ; de temps en temps ils recoivent une sonnerie et rien quand ils decrochent !!!! Je rejoins TOMA et faisons d’autres essais sur la liaison avec BIBA qui a beaucoup de souffle malgré les 20db de marge. Nous repartons dans la soirée…il y a toujours du souffle et des sonneries sans personne à l’autre bout…c’est cela l’Afrique !
Le lendemain retour sur TOMA. Il faudra bien trouver la solution. L’explication nous est donnée par hasard en faisant une écoute discrète de la ligne de KOIN.
Les habitants numérotaient quand la ligne avait la sonnerie d’occupation, et le système IRT 2000 auquel est raccordé le TERA est équipé d’un rappel automatique de l’abonné quand sa ligne est occupée. L’IRT envoie une sonnerie pour le prévenir que la ligne est libre, cette sonnerie étant différente de celle de quelqu’un qui téléphone.
Une fois trouvée l’explication ( que je me demande si vous avez compris ce que j’ai raconté….), il nous fallait l’expliquer aux habitants de KOIN !!!!!!
J’oubliais de préciser que ABOU, malgré que nous sommes samedi est avec nous et qu’il s’intéresse beaucoup à notre travail.
Je me rends avec lui à YABA ou il y a un problème de prise de ligne. Sur place après discutions avec les gens du pays nous nous rendons compte qu’ils hésitent à venir téléphoner. Le poste est situé dans les locaux de la Préfecture au contraire des autres villages qui eux sont indépendants de toute autorité locale. De plus ces bureaux sont fermés le week-end et il faut déplacer un gardien pour téléphoner. Nous changeons le signaleur, la ligne est réparée.
L’après midi nous retournons à BIBA, nous devons changer le régulateur de batterie en panne. Les habitants ont bricolé un système pour charger des batteries à partir du solaire pour le téléphone…l’ONATEL n’a pas l’air d’apprécier cette ingéniosité et tout est démonté. Sur place nous nous rendons compte que l’antenne est dépointée, elle est dirigée vers le sol…pas idéal pour la réception. Les villageois me fournisse une échelle plutôt rustique et me voilà perché sur le toit contre le mât à 5 ou 6m de hauteur. Le support d’antenne était monté à l’envers d’où l’impossibilité de la relever. J’inverse le support, il y à des coups de fusils dans tous les coins… Je ne suis pas très rassuré pourtant je ne ressemble pas a du gibier !!! J’apprendrai par la suite que c’était l’enterrement d’un ancien chasseur !!! L antenne repointée le souffle a un peu diminué mais ce n’est toujours pas l’idéal. Comme partout les villageois sont très accueillants, nous repartons avec un poulet ( vivant) …pour TOMA. C’est la fin de l’après midi, nous rentrons à KOUDOUGOU, les liaisons de TOMA fonctionnent.

BILAN TOMA :
- Il nous semble nécessaire d’uniformiser le matériel TERA (que du 160Mhz) pour diminuer les risques d’erreurs de synthétisation et ainsi faciliter le travail de maintenance.
- L’installation de BIBA devra doit être passée en 160Mhz ou dans l’immédiat en 2G pour supprimer le souffle.
- Lors de l’installation de nouveaux postes les explications sur le fonctionnement devront être plus poussées et la formation des techniciens simplifiée.
- Raccordement de tous les panneaux solaires (2 raccordés sur 4 à BIBA) car faible rendement du aux poussières dans l’atmosphère.
- Manque d’informations sur ce que nous allions rencontrer comme infrastructure sur place (pylônes de 50 à 80m), les antennes de TOMA n’avaient pas été pointées, nous ne l’avons appris qu’a notre retour en France !
- Un suivi important des liaisons réalisées nous semble indispensable même si nous savons très bien que la convention passée avec l’ONATEL nous décharge du dépannage, il nous a semblé à tous les deux qu’il était de notre responsabilité de vérifier régulièrement si tout fonctionnait normalement. Je préfère ne pas m’imaginer le sociologue arrivant dans les villages pour faire le bilan de l’utilisation du téléphone…qui ne marche pas !
- La question de la pérennité du matériel TERA doit aussi se poser. Il n’est plus fabriqué et les cartes disponibles le sont en quantité limitée ; que vont devenir les liaisons réalisées en cas de rupture de cet approvisionnement ? Faut -il proposer l’installation du nouveau DRS numérique ?
- Tout ceci devra bien sur être débattu, ce n’est que notre point de vue.

Dimanche 24
Levé 8h30, notre chauffeur ANDRE va à la messe ( il est protestant) et nous laisse dans un bar déjeuner. Nous le retrouverons 2h30 plus tard…et oui les messes sont longues en Afrique !!!
Nous faisons nos bagages car nous devons partir pour BOBO-DIOULASSO. En faisant du rangement dans la caisse du lot de maintenance que nous devons laisser à ABOU nous découvrons que les cartes supposées HS ont presque toutes les connecteurs en façade abîmés !! Peut être est ce l’explication du non-dépannage de la liaison de KOIN. Il nous faudra impérativement en parler avec ABOU pour qu’il fasse très attention a ces connecteurs lors des futurs dépannages.
Nous prenons une piste puis la route pour BOBO, en chemin ANDRE téléphone au responsable pour qu’il lui trouve un logement, nous sommes dimanche ! Nous décidons de ne pas déranger les responsables de l’ONATEL et nous dormirons à l’hôtel.
Arrivé à BOBO en fin d’après midi, les techniciens du centre hertzien local nous indique un hôtel en ville, ANDRE nous y laisse. Il viendra nous chercher le lendemain.

Lundi 25
Levés de bonne heure…si c’est possible, nous n’avons pas dormi de la nuit…chambre surchauffée la température n’ a pas baissé d’un degré durant la nuit et nous avons eu droit a de la musique sous notre fenêtre à fond toute la soirée !!!Mais nous avons bien rigolé quand à 3h00 du matin on s’ est demandé mutuellement si l’on dormait !!!
Visite habituelle au responsable local qui nous indique notre logement le temps de notre passage à BOBO. Nous partons avec un technicien pour ORODARA, chef lieu de la province de SEREKENI. Nous rencontrons le responsable du centre qui nous explique les problèmes de saturation du réseau IRT, mais il nous trouve quand même une ligne sur le site de MAHON ou nous devons faire nos mesures. C est un pylône de 80m qui nous attend…Jean Claude fait son installation dans le local et moi je monte dans le pylône aidé d’ANDRE installer l’antenne ( à 8m environ). Nous partons pour SEREKENI par une piste très difficile et nous arrêtons à mi -chemin faire une mesure : pas grand chose de reçu…..
Accueil très chaleureux des villageois, photo avec les responsables, coca chaud et cadeau de bienvenu (des petits sachets de cacahuètes et un plein sac le graines dont je ne me souviens plus le nom mais qui paraît-il sont magiques….)Nous apprendrons plus tard que c est leur viagra local !! Nous leur expliquons la difficulté de la liaison et que nous reviendrons le lendemain. Il est déjà tard et nous devons repasser à MAHON couper la liaison, 1h30 de piste et de route plus 1h00 pour rentrer à BOBO, dure et intéressante journée.

Mardi 26
Nous partons de bonne heure avec le technicien récupérer le matériel laissé dans le local et sur le pylône de MAHON. En route nous achetons un peu de bangui (alcool de palme) qui en principe doit être bu frais avant fermentation…ce qui est le cas. Je dois dire que c ’est très bon et j’ en bois pas mal…ce qui me sera fatal dans l’après midi !!!!
En route pour SEREKENI nous passons à ORODARA voir le responsable du centre, il nous apprend l’arrivée des panneaux solaires pour DIGUERA : l’un des sites de raccordement au réseau possible. Il y a des problèmes de vol répétitif des installations solaires dans la région et l’ONATEL ne remplace plus le matériel depuis un an…mais les élections étant proches, un politique local a trouvé les fonds pour refaire cette installation !! Le technicien essaie de nous dissuader d’aller sur ce site du fait du vol répétitif des installations solaires, mais nous y allons quand même, le mieux étant de nous rendre compte par nous même de la situation la distance avec SEREKENI n ’étant que de 10kms. Sur place, nous trouvons un pylône de 50m et le Préfet. Il nous apporte tout son appui pour l’installation du téléphone sur SEREKENI ( village dont il est originaire…) c’est un personnage atypique qui nous assure être monté en haut du pylône et voir le village en nous assurant qu’il y avait visibilité…un préfet technicien en quelque sorte !
Nous partons par la piste, secoués dans tous les sens, je commence à être malade, suées etc.…(le bangui vous vous souvenez ? Et bien mon estomac aussi….).A notre arrivée même accueil chaleureux, cette fois nous sommes avec quelques cadeaux : des pains, rares à la campagne, des bonbons pour les enfants et quelques revues en couleur. Nous nous retrouvons tous réunis sous une espèce de halle au milieu du village avec toutes les autorités : le superviseur, le chef du village, le chef des terres ( personnage très important pour le choix de l’emplacement éventuel de nos installations) Laurent que nous connaissons pour lui avoir écrit et beaucoup d’enfants et d’habitants sont là. Le coca chaud nous est offert, cette fois je suis bien malade pour de bon, j’ai gardé mes lunettes de soleil pour cacher mon regard qui doit être plus que bizarre, j’ai des renvois d’estomac je crains le pire au milieu de tout le monde…Nous nous levons pour aller voir le local prévu pour le téléphone et en chemin au milieu du village ce qui devait arriver…arriva ou plutôt fusa !!!!!Je ne vous fais pas un dessin, je ne me sentais pas très à l’aise, mais cela n’a pas perturbé les habitants…je ne devais pas être le premier !!! Quant à Jean Claude : rien, mais je l’ai bien fait rire. Il m’avouera un peu plus tard que lui avait la diarrhée la veille au moment de la photo et quand on s ’est tous levés pour la faire il avait serré les fesses très fort. ….Il me tarde de voir sa tête sur la photo !!!C’est aussi cela l’afrique.
Après visite de plusieurs points dans le village nous retournons sous la halle discuter des problèmes que nous rencontrons pour réaliser notre étude. Nous prenons toutes les précautions possibles pour ne pas entretenir de faux espoirs en faisant des promesses inconsidérées.
Nous rentrons assez tard sur BOBO, je vais me coucher tôt…devinez pourquoi !!!

BILAN SEREKENI :
- Le TERA est en limite de portée sur une distance de 25kms, le site de DIGUERA n’étant pas en visibilité ( malgré les dires du Préfet….) la liaison ne peut être réaliser qu’à partir de MAHON. Nous envisageons la simulation de cette liaison dans la région de CHAMBERY, des résultats dépendront la réalisation du téléphone de SEREKENI.
- Pylône de 80m, là aussi le manque d’information ne nous a pas permis de réaliser les mesures. Nous ne pouvions pas installer notre antenne a cette hauteur, et vu la végétation, celle ci devra être installée en haut.
- Il faudra prévoir pour le futur qu’une équipe installe l’antenne avant notre arrivée ainsi que le coaxial pour raccorder notre coffret ( vu la hauteur du pylône le coax de type FLD 2,50 nous semble plus approprié que le KX4 )
- La notion de relais est à exclure totalement, l’ accès en serait impossible en période humide. Les installations solaires seraient volées très rapidement. Le dépannage en plus d’être d’une grande difficulté technique en serait d ’une difficulté exceptionnelle.
- Le village de SEREKENI étant très isolé voire impossible d’accés en période humide, le dépannage devra être envisagé d’une autre manière que prévue avec l’ONATEL. Nous avons pensé qu’il serait possible de former un habitant du village ( pourquoi pas Laurent) de lui laisser un lot de maintenance, charge à lui de dépanner le coté village, l’ONATEL s’occupant de la partie réseau.
- Un mât de 12m environ existe au milieu du village, l’endroit nous semble le meilleur pour la réception, mais la végétation abondante avec des arbres très hauts ne nous permet pas d’être sur a cent pour cent du résultat final. ( Faut-il demander la construction d’un mât plus important ?) Faire quand même la liaison sur le mât existant ? Nous ne pouvons pas répondre à cette question.

Mercredi 27
C’est le retour pour OUAGA, mais avant nous devons saluer les divers Directeurs locaux, nous leur faisons un compte rendu de notre mission et les remercions pour leur accueil.
En route nous rencontrons au restaurant la femme du Ministre des télécoms, il ne nous reste plus que le Président de la République à voir comme autorité !!!!!
Arrivés en fin d’après midi au DILA nous laissons notre chauffeur rentrer chez lui…nous aurons fait plus de 2500kms avec lui sans aucun problème et nous le remercions.

Jeudi 28
Nous passons la matinée à préparer une caisse de matériel de maintenance TERA pour ABOU. Etiquetage de toutes les cartes, inventaire complet. Nous préparons un petit résumé de notre mission car nous avons rendez-vous avec Etienne vers 15h00. Repas à notre resto habituel sur OUAGA : le TAM TAM (les habitués connaissent….) Puis nous faisons notre compte rendu de mission à Etienne. Nous lui exposons les difficultés rencontrées et notre vision du suivi des liaisons déjà en service. Nous prenons un verre ensemble et nous donnons rendez-vous au lendemain à la Direction de l’ ONATEL ou nous rendrons compte de notre mission. Petit détour par l’aéroport pour voir les horaires de notre vol et les modalités de confirmation du billet. Rentré au DILA ou Jean Paul nous attend, il nous propose une visite " sous les amandiers", nous prenons un verre ensemble à sa sympathique petite buvette.

Vendredi 29
Nous retrouvons Etienne à la Direction de l’ONATEL ou nous devons rendre compte de notre mission. Nous sommes reçus par le Directeur de la Production que nous remercions pour l’efficacité de l’organisation dont nous avons bénéficié. Nous lui exposons les difficultés rencontrées ainsi que le dépannage des liaisons de TOMA.
Retour au DILA, préparation des bagages, vers 17h00 nous devons rencontrer l’ ambassadeur de France.
Nous lui exposons le but de notre visite, il semble très intéressé et tient à être tenu informé de la suite de notre mission ( faisabilité de la liaison de SEREKENI, financement éventuel).
Achats de souvenirs au marché artisanal de OUAGA ou sont rassemblés plusieurs artisans puis retour au DILA pour notre dernière soirée.

Samedi 30
Debout à 3h30 !! Notre avion est prévu pour 6h00, mais nous ne partirons qu’à 7h00. André nous conduit à l’embarquement, nous lui laissons nos médicaments et quelques habits pour le remercier de sa disponibilité et de sa gentillesse. Durant le vol nous survolerons de superbes paysages de déserts et de dunes. Arrivé vers 13h00 à MARSEILLE.
Nous rentrons avec des souvenirs pleins la tête et surtout avec l’idée d’avoir vécu une expérience exceptionnelle à tout point de vue. Nous garderons longtemps le souvenir des personnes rencontrées, leur philosophie de la vie, leur gentillesse, leur simplicité et leur tolérance, choses si précieuses de nos jours et un peu oubliées chez nous.
J’écris ces quelques mots entre les deux tours des élections présidentielles et de penser à ce séjour au BURKINA me réchauffe le cœur.
Je conseillerais pour conclure à tous les adhérents de faire cette expérience si enrichissante…même en francs CFA !!! Ils en reviendront transformé et avec le sentiment d’avoir été réellement utile.

Alain FARGES, Jean Claude COSTE (CSDPTT Rhône Alpes)

Messages

  • Bonjour du Canada,

    Même si votre mission est faite en 2002, permettez moi de vous féliciter, j’ai vécu une autre expérience semblable au Burkina Faso dans la région de Djibou (au Sahel) lors de l’installation d’une petite usine de lait et des centres de collecte à travers les provinces sahaliennes.

    J’ai 50 ans et depuis 25 ans à temps plein que je fais des missions à travers les pays en développement. Croyez moi le bonheur que j’ai eu lors de ma première mission il y a 25 ans est égale à celle que je viens de faire il y a 2 mois et à 50 ans.

    La coopération internationale équitable et humaine est le plus beau métier du monde.

    Encore si vous venez au Canada, n’hésitez de m’avertir pour boire un verre d’alcool à partir du sirop d’érable pire que celui que vous avez bu au Burkina...

    Coopérant du monde entier unissez-nous.

    À la prochaine aventure....

    Abdo Maalaoui, MBA
    Montréal, Canada
    maalaoui@yahoo.com