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SMSI : Compte rendu détaillé des réunions des 16 et 17 septembre 2002 à Genève

mercredi 2 octobre 2002, par Bruno JAFFRE

SMSI : Réunion informelle des 16/17 septembre 2002 à GENEVE
Compte rendu détaillé
par

Jean Louis Fullsack représentant de CSDPTT

Avant-propos
Cette réunion a été convoquée par le Secrétariat
exécutif du SMSI à la fois trop hâtivement (délais
impartis pour la préparation trop courts : 12 jours) et trop rapidement
(2 mois après PrepCom1) pour permettre aux organisations de la Société
Civile (SC) d’effectuer un nécessaire « rapprochement »
ou regroupement, et enrichir après débats la problématique
au programme, à savoir « Thèmes et contenu du Sommet
 ».
De plus, cette réunion de trois jours officiellement qualifiée
d’informelle, excluait la Société Civile -donc l’ensemble
des ONG- des deuxième et troisième journées, celles-ci
étant réservées aux seuls représentants des
Etats, l’objet demeurant le même. Dur à avaler pour ceux qui
ont fait le voyage (à leurs frais) à Genève.
Il faut en effet rappeler qu’il n’y a toujours pas de financement du
processus SMSI en dehors des dons initiaux de la Suisse (surtout) et du
Japon (un peu).
Par ailleurs, la lettre de convocation réduisait à quatre
sur les douze prévues, les présentations par les représentants
de la SC. Ce qui dissuadait a priori et de fait les organisations de taille
plus modeste comme CSDPTT.
Enfin, le compte-rendu officiel du PrepCom1 rédigé par
le Secrétariat exécutif et diffusé à tous les
participants comme base de discussion, restitue de façon partielle
et partiale les propositions de la Société Civile,
- qu’il amalgame avec celles du secteur privé, ce qui nous paraît
tout à fait contestable ; on y note ainsi la promotion appuyée
des « partenariats public/privés », et d’un « 
cadre politique et réglementaire favorable » aux investissements
et à la concurrence ( !), et
- qu’il réduit en fait les contributions transmises aux seules
issues de la Coordination des ONG ou leurs sous-groupes. De ce fait, les
propositions de CSDPTT qui avaient pourtant été remises en
temps et en format imposés à la Coordination et au Secrétariat
de la Société civile se sont trouvés simplement ignorés.
 

Généralités
Malgré les délais tendus, la réunion a rassemblé
275 participants dont les représentants des Etats (majoritaires
avec environ 180 participants inscrits), les divers organismes des Nations-Unies
(environ 20), d’autres organisations intergouvernementales (10, dont l’Union
Européenne et la Francophonie) et les ONG (une cinquantaine). Le
Secteur Privé boude comme toujours ce Sommet avec 6 participants,
dont deux opérateurs : Rostelcom de Russie et les PTT Yougoslaves.
A signaler l’absence totale des grands constructeurs et fournisseurs, visiblement
peu concernés malgré le tapage orchestré avec une
rare complaisance par les organisateurs du SMSI autour du « rôle
éminent » dévolu à ce secteur.
Les conditions dans lesquelles se déroulaient ces trois journées
- du moins celle du lundi- étaient idéales : unité
de lieu (le CICG), accueil et logistique excellents, et temps merveilleux
 ! La Confédération helvétique a de son côté
contribué au bon déroulement et à la traduction en
6 langues des débats. Cela mérite d’être salué,
d’autant que sans sa contribution financière initiale il n’y aurait
probablement pas eu de réunion … même informelle !
 

Réunion plénière de lundi

Elle a rassemblé l’ensemble des partenaires du SMSI et était
présidée par Pablo Macedo, Président du Sous-comité
2, chargé des Thèmes et Contenu du SMSI. Il assure que les
avis et recommandations exprimées ce jour seront compilés
et pris en compte lors des réunions des représentants des
Etats les deux jours suivants.
Douze papiers ont été présentés dont 4
émanant d’ONG, 3 d’organismes des Nations-Unies, 3 du Secteur privé
et deux d’organismes intergouvernementaux. A leur suite on a écouté
les déclarations et commentaires des organisations préalablement
inscrites sur la liste, puis on a clôturé la journée.
Un déroulement donc bien programmé.

Présentations des Représentants des divers secteurs
(entre parenthèses : SC pour Société Civile, SP
pour Secteur Privé, NU pour les organismes du système des
Nations-Unies, INT pour les organismes intergouvernementaux)

Nick Moraitis (SC) intervient pour « Taking IT Global
 » et présente une perspective du Sommet vue par les jeunes
(il est « mandaté » par l’Assemblée des Jeunes).
Générosité, engagement mais aussi des poncifs bien
connus : la nouvelle révolution, l’économie mondiale désormais
basée sur l’information, village global,… Nécessité
de définir la société dont nous avons besoin. Finalement
la vraie ressource ne sera pas la technologie mais la jeunesse.
(Pas de questions)

Philippe Quéau (NU) lui succède pour l’UNESCO
et propose un plan d’action reposant sur une vision, l’accès et
les applications. Il souligne la nécessité de promouvoir
l’infostructure, fustige la croissance si elle ne prend pas en compte les
dimensions sociales et culturelles, et souligne le potentiel en termes
de connaissances des défavorisés de toute sorte. Il insiste
sur la nécessité de canaliser le potentiel des TIC. L’Unesco
est partie prenante dans les concepts des biens publics mondiaux et des
biens communs mondiaux d’information qui sont particulièrement importants
pour créer un accès équitable à l’éducation ;
les services publics devant conforter ces concepts. Enfin l’Unesco souligne
que la liberté d’expression conditionne la participation des citoyens
et son inclusion dans la société de l’information doit être
inscrite au programme du Sommet.
NdR : Ce discours a paru plus « généraliste »,
voire en retrait de celui que nous avions entendu à la réunion
préparatoire de l’Unesco à Paris.
A la question du Costa Rica qui demande si les bien publics mondiaux
peuvent inclure les infrastructures Ph. Quéau répond oui
et cite les fréquences radio, les fonds des mers, les logiciels
ouverts, les biens matériels financés par le secteur public
 ; la question peut même se poser pour Internet.
Un commentaire du Chili s’interroge sur la compatibilité de
la vision culturelle-éducative-cognitive évoquée avec
la vision technologique.
A un participant de Tunisie (Mustapha Masmoudi) qui souhaiterait que
l’activité de la Société civile soit prise en main
par l’Unesco, Ph. Quéau répond que cela se fait dans une
certaine mesure dans les réunions régionales en accord avec
le Secrétariat de la SC du SMSI.

Rosa Delgado (SC) intervient ensuite au nom de l’ISOC,
organisation faîtière de l’IETF et classée dans la
Société civile ( ?). Il est vrai que l’intervenante est présidente
du Forum mondial de la Société civile qui a organisé
la réunion de mai dernier au Palais des Nations Unies à Genève
(voir le compte-rendu de Michel Bongiraud sur le site de CSDPTT). Elle
revendique « Internet pour tous », avec une répartition
spatiale et sociale équilibrée, qui permet de renforcer les
liens de la SC jusque dans les coins les plus reculés du Monde …
Outils : l’Internet de nouvelle génération (Internet2) et
les réseaux (mobiles) de 3ème génération, mais
risque d’exclusion des PeD. Les autres risques comme la sécurité
et la protection privée sont pris en compte selon elle dans Internet2
et IPv6, et une juridiction à renforcer. L’accès à
la connaissance devient ainsi un produit que l’on peut vendre (sic) surtout
avec les (futurs) systèmes de traduction automatiques et en temps
réel. Autre axe stratégique : développer le e-commerce
qui insérera les PME locales dans le commerce mondial (sic). La
télémédecine est un autre axe (cf Malaisie). Enfin,
il faut créer une plate-forme d’échange d’information dans
le cadre du SMSI.
Une question posée par le Costa Rica soulève le problème
de la sécurité du réseau (Internet) et de l’intérêt
- contradictoire ?- du Secteur privé de vendre ; en outre ce Secteur
énonce les règles du jeu. Il doit donc y participer plus
activement (au processus SMSI). Une autre question du Panama demande un
mécanisme d’interconnexion entre Etats du Sud évitant de
passer par les USA ou l’Europe et d’avoir à y localiser le courrier
électronique (coûts élevés).

Robert Rogers (SP) présente les idées soumises
par le Comité de coordination des Interlocuteurs d’affaires (CCBI).
Il dévie en fait du papier diffusé aux participants en présentant
le résultat d’une enquête effectuée auprès de
125 chefs d’entreprises importantes et représentatives du « 
Secteur ». Celle-ci révèle le peu d’intérêt
que soulève pour eux le SMSI, ainsi que pour toutes autres considérations
culturelles ou sociales : le seul critère d’implication est le retour
du « cash ». C’est une démonstration « douce »
du cynisme du « Secteur privé » et elle devrait tempérer
sérieusement les espoirs mis dans ce « Secteur » par
l’UIT et les organismes gestionnaires du SMSI, à défaut de
corriger leur position idéologiquement rivée sur la pensée
unique. Selon l’orateur le monde des affaires ne peut s’impliquer dans
le SMSI que s’il peut en mesurer les effets, et les thèmes préconisés
se limitent à l’infrastructure, les obstacles à la réalisation
et l’accès aux TIC sous les aspects réglementaire et politique.
Les autres thèmes ne soulèvent aucun intérêt
dans les réponses du sondage. « Il faut que la communauté
des affaires soit excitée » (sic) s’écrie l’intervenant.
Enfin pour le financement des projets liés aux TIC, l’investissement
direct extérieur (IDE) doit être privilégié.
NdR : Ce propos tombe mal puisque le Rapport annuel
de la CNUCED sur les investissements croisés entre les Etats constate
une chute de plus de 50% des IDE en 2001, et ce n’est pas le marasme régnant
dans le Secteur Télécoms qui va la compenser !

A une question posée, l’orateur répond que la réduction
de la fracture numérique présente « d’énormes
opportunités commerciales ». Je lui demande à la suite
quelle serait en contrepartie la contribution financière de la « 
communauté commerciale », d’une part au processus du SMSI
(en lui rappelant que nous devons d’être ici grâce à
la générosité de la Suisse), d’autre part à
l’exécution de son plan d’action. L’orateur répond par une
litote : la philanthropie n’est pas suffisante, il faut d’abord « 
de bonnes politiques gouvernementales » et me renvoie au texte -non
présenté- pour y trouver « les réponses »
… qui n’y sont même pas évoquées ! Il ajoute que la
philanthropie n’est pas suffisante (bis) et que le Secteur privé
doit être là où les besoins sont les plus importants
et où existe un espoir de retour sur investissement.

Alfonso Ruiz de Assin (SP) présente ensuite au
nom de l’Association Internationale de Radiodiffusion une perspective des
médias sur les thèmes du Sommet. Son organisation soutient
pleinement les objectifs du Sommet. Portant son attention sur la crédibilité
critique les TV privées qui donnent la priorité à
leurs bénéfices, ignorant leur rôle social et leur
rôle dans la cohésion de la société. Il y a
des risques pour un pluralisme d’opinion dans diverses régions du
monde, et qui concernent les secteurs public et privé. Des progrès
ont été observés et il faut éviter de revenir
aux entraves subies par les diffuseurs de radio et de TV, notamment par
le biais des attributions de fréquences. Celles-ci doivent devenir
plus transparentes -donc légalement justes- notamment face à
des pressions de type politique ou/et religieux. Internet peut-il y contribuer
 ? Oui s’il respecte la légalité. L’orateur demande pour conclure
de réorienter le travail du Sommet sur la liberté d’expression
et le respect du cadre légal ; la diversité des technologies
devrait y contribuer.
A la demande de préciser la légalité en termes
de liberté d’expression, l’orateur cite à titre d’exemple
le spectre radio, un bien public, dont la législation assure la
réglementation indispensable pour que tous puissent y trouver leur
place. A contrario, le « piratage » est une menace d’exclusion
de quelques uns au profit d’autres. Une autre question soulève le
problème posé par Internet qui par sa « transnationalité
 » empiète sur la souveraineté des Etats (notamment
aux yeux des pays à fort pouvoir religieux) et fait déverser
un flux d’infos du Nord au Sud tel qu’il menace d’acculturation une grande
partie des pays, même s’il y a un apport positif dans ce flux. L’orateur
répond que le respect de la légalité et la liberté
d’expression sont compatibles et à cet effet exhorte le Sommet de
reconnaître l’article 19 de la déclaration des DH dans son
processus ; on observe une amélioration relative et progressive
du rôle des médias qui lèvent le voile sur les problèmes
dans le monde entier. Pour un dernier intervenant, la liberté d’expression
est omniprésente dans les thèmes et contenu ; il faut par
contre consacrer l’analyse de la légalité et y réfléchir
longuement.

John Dryden (INT) expose ensuite au nom de l’OCDE une
perspective de développement économique sur les thèmes
du Sommet. S’agissant de bâtir la Société de l’information
et de développer l’infrastructure de communication nécessaire,
on dispose d’un fonds énorme d’expériences -réussies
et manquées- qui doit permettre de tirer des leçons apprises
de ces expériences venant de tous les pays, PeD compris. Il demande
que la Déclaration d’Okinawa soit prise en compte dans les Thèmes
et Contenu du Sommet. Cependant il fut un temps où le Secteur des
TIC était en pleine euphorie et où les TIC et le e-commerce
étaient la clé des solutions aux maux du monde comme le soulignent
les Objectifs de Développement du Millénaire des NU. Pourtant
à Okinawa on a eu peu de succès pour recueillir les promesses
des gouvernements et du secteur privé… De même la DOT Force
- malgré un travail remarquable- n’aura pas répondu aux aspirations
de ses créateurs. Alors ce qui n’a pas marché au temps du
boom marchera-t-il mieux dans la période lugubre actuelle ? Oui,
si on s’appuie sur les fondations clés de la Charte d’Okinawa. D’autre
part si le développement et la participation de tous est un facteur
important, l’OECD considère qu’il faut tenir compte du rôle
clé joué par le Secteur privé pour la création
de la Société de l’Information, notamment l’infrastructure
sur laquelle la SI va être construite. Seul un environnement concurrentiel
peut le permettre et seulement si les conditions sont bonnes pour le secteur
privé (sic). (NdR : C’est du « copier-coller » pur jus
néolibéral) L’orateur demande d’ajouter au thème « 
déjà omniprésent » du développement -et
pour attirer l’attention des gouvernements des pays développés
qui constituent l’essentiel des donneurs (sic)- l’économie et le
fait que les TIC contribuent au redressement si les exigences réglementaires
sont respectées, ainsi que la sécurité qui constitue
un défi dans le monde virtuel. L’orateur conclut en affirmant la
disponibilité de l’OCDE pour contribuer au succès du Sommet
en mobilisant sa structure et ses membres. En outre les thèmes et
contenu seront examinés lors et feront l’objet de propositions concrètes
à l’issue de trois réunions et Fora prévus d’ici à
mars prochain.
Un intervenant de la Syrie exprime son scepticisme pour lever les sommes
importantes nécessaires au financement des investissements dans
un climat difficile, et doute que le Secteur privé puisse assainir
à lui seul la situation, sachant que ce sont les pays riches qui
sont « responsables de la situation quelque peu perturbée
 » (sic). Le présentateur lui répond que « les
TIC sont toujours un bon business » … et que le secteur public seul
ne peut y arriver non plus ! Il faut donc un véritable partenariat
Public-Privé où le public crée l’environnement favorable
et le privé investit. L’Etat intervient alors en cas d’échec
du Secteur privé.
NdR : Voilà qui semble simple, non ?
Un intervenant du Mexique note que la création de « l’environnement
favorable » exigé par le Secteur privé pour permettre
son intervention, échappe aux PeD car dans la plupart d’entre eux
ce sont le FMI et la BM qui définissent les règles … et néanmoins
les investissements n’arrivent toujours pas ! Réponse de l’orateur
 : le Consensus de Washington … L’environnement approprié implique
la concurrence effective qui n’est pas la loi de la jungle ( !) ; « 
le gouvernement doit garantir qu’il n’y a pas d’échec sur le marché
 ». Si l’investissement privé se fait rare il en est de même
de l’investissement public (sic).
Un intervenant du Soudan s’interroge sur le bien-fondé des modèles
de « conditions favorables » et de « l’ouverture à
la concurrence » tous azimuts transposés du Nord au Sud compte
tenu de l’évolution actuelle du différentiel entre les niveaux
de développement respectifs ; ce différentiel vaut en particulier
pour les TIC. Tant que le discours sur la concurrence et l’innovation entendu
ici ne prend pas en compte l’infrastructure nécessaire la fracture
Nord/Sud perdurera. Par ailleurs les PeD doivent garder ou ériger
des barrières indispensables pour préserver leur propre développement,
surtout industriel. Le représentant de l’OCDE répond qu’il
a « beaucoup de sympathie pour le représentant du Soudan »
(sic) mais reste optimiste car il faut considérer la rapidité
de développement des technologies et la baisse concomitante de leurs
coûts, et cite l’exemple du Sri Lanka dont les télédensité
a augmenté de 300% depuis la libéralisation du secteur et
l’ouverture à la concurrence.

Pradip Thomas (SC) intervient ensuite au nom du Groupe
de Coordination plénier intérimaire de la Société
Civile pour « présenter la perspective de la Société
Civile sur les thèmes du Sommet » comme le précise
le document officiel.
Cette affirmation requiert une mise au point impérative : ce
« groupe de coordination » ne représente pas LA Société
civile mais une part de celle-ci regroupée (…) dans un collectif
qui fait certes un travail important mais dont les règles de fonctionnement
et l’organisation sont bien floues et l’essentiel des thèmes proposés
trop éloignées de nos préoccupations. C’est une des
raisons qui ont amené CSDPTT à ne pas s’y associer, même
si j’assiste aux réunions « publiées » et collabore
à son Sous-groupe sur les Thèmes et Contenu. A noter que
Valérie Peugeot et Meryem Marzouki sont signataires de ce document.
Pour l’orateur le SMSI est une occasion sans précédent
pour débattre et la SC y participe pleinement et dans la transparence.
Il renvoie au document officiel remis aux délégués
(et dont la version française est pitoyable car aucun caractère
spécifique de notre orthographe n’y est restitué ce qui la
rend incompréhensible) qui présente les contenu et thèmes
de la SC et ajoute trois principes fondamentaux : les droits de l’homme
et le développement humain constituent le socle du SMSI, le SMSI
doit reconnaître le droit universel à la Communication, et
consolider et étendre les biens publics informationnels mondiaux.
Il réaffirme que « le Sommet doit adopter une approche équilibrée
en ce qui concerne les infrastructures et les contenus » et que « 
la sécurité des réseaux informatiques » ne peut
être dissociée des « questions de respect de l’intimité
de la vie privée ». Le cadre conceptuel de la Société
de l’Information et de la Communication (SIC) contient les fondements de
la SIC (identité, objectifs, bases de fonctionnement) ainsi que
la contribution de la SIC aux possibilités de développement
humain et social. Les thèmes transversaux ont trait à comment
surmonter les fractures et créer des modes de participation effective
à la SIC, et aux perspectives du genre. L’élaboration d’un
cadre de référence examine comment développer un cadre
réglementaire et politique publics ; comment construire l’infrastructure
(considéré ici au sens très large et subordonné
à d’autres thèmes …), quels outils, services et applications
à développer et enfin aux questions de gouvernance. Enfin,
les finalités d’une SIC recouvrent la Société de la
connaissance, le développement des contenus et la citoyenneté
(citoyens, communautés et droits).
Commentaire d’Armin Muhrmann (CREIS) suite à cette
présentation : le lancement du Sommet était accompagné
de promesses d’intégration de la SC et de transparence ; si l’on
persévère dans les positions actuelles il y a un risque de
débat … à l’extérieur.
Le représentant des médias (Frank Morgan ?) constate
que le Groupe de Coordination se présente comme le « nec plus
ultra » de la SC ; or son organisation n’a pas été
invitée aux débats du Collectif ce qui réduit sa représentativité.

Julianne Lee (membre du Forum Economique Mondial) devait
présenter la perspective du développement des TIC sur les
thèmes du Sommet vue par l’UNICT Task Force (le Groupe TIC des Nations
Unies, un de plus …) ; elle a été remplacée par Dennis
Gilhooly (NU), ancien rédacteur en chef de Communications Week International,
chantre patenté du néolibéralisme ambiant et de « 
l’e-economy » et désormais porte-parole incontournable dans
le système des Nations-Unies.
NdR : Cela en dit long sur les liens entre ce système et
les chapelles néolibérales, sachant que la présentatrice
prévue vient du Forum Economique Mondial, haut-lieu (« Davos
 ») de la pensée unique ! Ces liens sont plus que pervers et
difficilement admissibles par un grand nombre d’ONG. On regrettera d’autant
plus le silence du Collectif de la SC, car ces liens valent aussi pour
le SMSI.

Pour l’orateur le SMSI vient à point alors que le secteur des
dot.com implose ; cette implosion a un impact sur les modèles et
restreint les possibilités de réduire la fracture numérique.
Le processus doit être participatif et transparent eu égard
aux nombreuses parties prenantes. Des grands événements ont
jalonné la perspective du SMSI, comme la Session spéciale
des Nations-Unies sur les TIC et la SI, le Sommet de Jo’burg et les Objectifs
du Millénaire : ils sont autant de briques du SMSI. L’accès
est toujours le problème n°1 et il faut des programmes ambitieux
pour y répondre. Le processus du SMSI et en particulier les « 
Prepcom régionaux » y contribueront efficacement.
Le représentant de la Syrie répète sa question
posée à l’OCDE : comment faire face à la crise ? Elle
est présente et sérieuse ; il faut donc en parler. L’orateur
lui répond que l’implosion des télécoms a détruit
toute perspective de financement. Il faut donc différencier les
investissements dans les PeD/PMA et revenir sur les effets du « crash
 ».
Au nom de CSDPTT je réponds à l’orateur que ce n’est
pas l’implosion des télécoms qui a asséché
les ressources d’investissement, mais d’une part la baisse importante des
aides publiques au développement, d’autre part les sur-investissements
dans les réseaux des pays industrialisés pourtant déjà
hypertrophiés, ce qu’en ancien journaliste l’orateur ne pouvait
ignorer.
Sa réponse revient sur le 11 septembre ( ?) et le coût
exorbitant des licences UMTS dont la faute incombe à l’Europe (
 !). Il faut donc rassembler les acteurs et trouver les sommes promises
à Okinawa soit 1,5 milliard de dollars ; on a tout juste rassemblé
15 millions, le déficit est impressionnant ! (NdR : avis à
transmettre aux protagonistes du NEPAD).
Un délégué de Suisse demande une clarification
des fonctions de l’UNICT Task Force (recouvrement avec le SMSI ?) ; elle
contribuerait au développement et renforcerait la famille des Nations-Unies.

Ayesha Hassan (SP) expose ensuite au nom de l’inévitable
International Chamber of Commerce une (autre) perspective du Secteur d’affaires
sur les thèmes du Sommet. Il faut garantir des résultats
concrets après le Sommet, ce qui requiert entre autres la création
d’un cadre politique national et l’examen des aspects transfrontaliers.
Les domaines transversaux doivent mentionner en préambule la prééminence
du rôle des gouvernements sur celui de la SC. Il faut définir
les obstacles et proposer des moyens pour les surmonter. Le financement
des infrastructures doit être recherché pour chacune des trois
catégories de base : éducation, sécurité et
… En outre il faut créer un cadre politique « jouable
 » pour la SI (certitudes juridiques, concurrence, protection), créer
un cadre environnemental stimulant la croissance et le développement
(bourses pour tous, échange dynamique des connaissances, prise de
risque), et lutter contre la corruption. Au gouvernement d’assurer les
services aux citoyens et de garantir les marchés publics. Les TIC
doivent promouvoir le développement économique qui implique
des critères de référence, de progression et une évaluation
de l’évolution 2003-2005. Cette évaluation doit mesurer la
contribution des TIC dans la croissance économique et dans la réduction
de la pauvreté.
(Pas de questions)

L’intervention d’Artur Serra (SC) présente une
perspective de « cyber-gouvernance » (sic) et de technologie
sur les thèmes du Sommet au nom de Global Communities Network. Cette
ONG universitaire est active en particulier à Barcelone et Montréal
et semble fortement associée à l’initiative Internet2 de
l’UCAID (USA, réseau inter-universitaire). Elle milite pour des
projets à long terme basés sur les TIC en se référant
à la « US Internet experience 1962-2000 ». Elle propose
de générer une économie numérique dans chaque
pays (par exemple l’Inde). Il faut donc « amener les universités
IT au SMSI » et promouvoir un nouveau modèle « Technologie
et Société ». Premier objectif pour le premier sommet
 : créer le projet Internet2 et une académie IT pour une éducation
IT avec l’IETF ( !). En 2003, ouvrir une université en Afrique,
intégrée dans le programme Internet2 : c’est une opportunité
historique (sic). Des ateliers sous la conduite de l’ISOC faciliteront
la création de réseaux communautaires tels qu’ils existent
au Canada, aux USA, au Pérou et en Grande Bretagne.
NdR : Negroponte a fait des émules … mais quel profit réel
pour l’Afrique ?
Un délégué japonais est très intéressé
par ces initiatives mais regrette que l’Asie les ignore encore.

Pall Thorhallsson (INT) présente ensuite une perspective
sur les thèmes du Sommet vue par le Conseil de l’Europe. Il évoque
la fracture numérique dans l’Europe et cite les grandes lignes de
l’action du Conseil pour la réduire : expérimentation de
points d’accès publics (la vision « un PC par ménage
 » est irréaliste), l’accès dans les régions
sous-développées, l’accès pour les groupes défavorisés,
le rôle de l’éducation et de la formation, le rôle des
divers acteurs (Etats, SC, Secteur privé, …) et enfin comment éviter
d’autres « fractures ». La réunion de Bucarest en novembre
permettra de faire le point en Europe. Le conseil y présentera aussi
d’autres thèmes comme « l’accès, pourquoi faire ? ».
Il développera la promotion des langues et cultures locales, s’interrogera
sur un service public Internet, et sur le rôle de l’enseignement
dans la promotion de la qualité du contenu. Un autre thème
concerne la « cyber-liberté » et ses limites, où
la définition d’un domaine légal et juridictionnel est primordial
notamment pour la protection des personnes (jeunesse, vie privée)
et la définition de la responsabilité des fournisseurs de
services Internet. Enfin le Conseil propose le thème de Gouvernance
dans la SI ou la naissance d’un « cyber-citoyen », à
travers le vote électronique, l’usage des IT pour les consultations
des citoyens, les aspects locaux et régionaux de l’e-gouvernance,
et enfin le rôle de l’enseignement dans une participation croissante
du public.

Inngun Yssen (NU) termine cette série de présentations
en présentant au nom du Réseau Inter-Agences sur l’Egalité
des Genres, une organisation pour l’égalité des femmes dans
le « système des Nations-Unies ». Regrets que comme
toujours cette problématique concernant la place des femmes dans
la société arrive à la fin … Espoir dans les promesses
de la Révolution numérique, à condition que le SMSI
reflète bien les problèmes complexes du traitement de cette
inégalité.
NdR : l’oratrice est de l’UIT et parle en connaissance
de cause. Malgré des motions sur l’égalité des chances
votées solennellement aux Conférences des Plénipotentiaires
et du Développement, non seulement aucun des 5 Directeurs de l’UIT
n’est une femme, mais encore aucun de leurs adjoints. Belle Tartufferie
 ! Alors cela changera-t-il à Marrakech ? Rendez-vous début
octobre !

Déclarations des représentants de la Société
civile

Quinze représentants se sont préalablement inscrits pour
prendre la parole lors de cette deuxième partie de la réunion.
Vous trouverez ci-dessous l’essentiel de ces interventions.

Mustapha Masmoudi (AtuCom, Tunisie) rappelle qu’à
Bamako des dizaines d’ONG ont pu avoir la parole ce qui démontrait
le réel partenariat à trois. Il suggère des Etudes
pilotes à l’échelle locale, régionale et nationale,
impliquant pleinement la SC. Thèmes proposés : état
des lieux, infrastructure et infostructure, enseignement et formation,
télécoms et applications spatiales, auxquels il faut ajouter
l’économie solidaire qui manque jusqu’à présent !
S’y ajoutent la culture numérique -exemple : l’Afrique- , le recyclage
des PC, la maintenance et les activités prioritaires au niveau des
ONG. D’autre part, le document 1F du 13 août 2002 doit être
plus développé notamment quant à sa place qu’il réserve
à la SC. Bamako a largement dépassé ce cadre ! La
représentativité est à (re)définir. Par ailleurs
tous les sujets ne peuvent être traités dans la première
phase ; il faut donc utiliser la période 2003-2005 pour poursuivre
la réflexion notamment en vue d’actions sectorielles.

Le Président de la Réunion donne ensuite lecture d’un
communiqué du Président du PrepCom1, Adama Samassekou. Il
invite tous les représentants du secteur non-gouvernemental à
une réunion « ouverte » demain mardi à 10 heures
au CICG.
NdR : c’est une décision du « sage » de ce PrepCom
qui montre ainsi qu’il a perçu la déception voire la colère
rentrée des délégués de la SC …

Makane Faye (Commision Economique de l’Afrique, CEA) se
réfère aussi à Bamako et rappelle que 14 ateliers
- organisés dans le cadre du NEPAD- l’ont précédé
qui ont été consacrés à l’accès universel,
au développement des applications, aux ressources humaines, à
l’infrastructure et à l’équilibre hommes-femmes. Il évoque
aussi l’Initiative Africaine de la Société de l’Information
(AISI) qui a ses propres thèmes et activités. Il cite aussi
la contribution africaine en termes de TIC à la DOT Force stipulant
la mise en place d’une politique appropriée, l’accès, le
renforcement des capacités humaines et enfin les domaines d’action
 : social, santé, commerce. L’Afrique monte ainsi son engagement
et on peut signaler que plusieurs académies se consacrent aux TIC
et la CEA participe activement à plusieurs réunions internationales
comme l’ACTIC.
NdR : on voit réapparaître ici les « académies
Cisco » dans leur « environnement » NEPAD, et on constate
une grande dispersion de l’Afrique dans les multiples Organismes se servant
des TIC plus qu’ils ne la servent. Qui coordonne cet activité (cet
activisme ?) ?

Pierre Sicuro (Francophonie) demande de mieux cerner la
problématique des TIC dans les principes et thèmes du Sommet
en soulignant la diversité de la francophonie : elle englobe 26
des 49 PMA ainsi que 2 pays du G8. Il préconise une entrée
dans la SI dans la langue maternelle. Il note que le secteur éducatif
est de plus en plus assujetti aux forces du marché et doit
donc recevoir un rang de priorité. On réduira la fracture
numérique en écoutant les besoins et les attentes des utilisateurs
pour créer des contenus. Il n’existe pas encore de modèle,
alors écoutons …

Maike Sippel (Proday, YOIS Foundation) présente
le projet de son association de jeunes qui associe les écoles du
Nord aux écoles du Sud dans une première phase pour formuler
un projet commun. Puis l’association intervient pour fournir des PC et
accessoires permettant de réaliser une liaison vivante via Internet
et poursuivre ainsi la relation en renforçant l’association. La
priorité d’action et de projets est donnée aux divers aspects
du développement durable.

Ronald Coven (World Press Freedom Committee) souhaite
que les TIC contribuent à promouvoir le journalisme. Il regrette
les insuffisances de l’Article 19 des Droits de l’Homme et préconise
la recherche d’un droit collectif protégeant notamment les journalistes
dans un « Nouvel ordre de communication ».

Roger Mellet-Bossard (WebForce International) préconise
l’accès universel et le droit à la communication comme partie
intégrante de notre action. Il évoque les différences
d’attribution entre la SC et les Etats car ces derniers sont démocratiquement
élus. Il renvoie au document de Webforce à la disposition
des délégués pour apprécier et adhérer
à l’action de son organisation, d’autant qu’il estime que le secrétariat
de la SC du SMSI mésinterprête ses arguments.

Manuel Acevedo (Volontaires des Nations-Unies) présente
rapidement l’action de son organisation qui s’implique notamment pour une
meilleure compréhension entre peuples et pour une société
plus juste ; pour cela il compte sur le processus du SMSI pour une plate-forme
d’action et de promotion de ces valeurs.
NdR : Monieur Acevedo m’a contacté à
la suite de mon intervention (cf plus loin) afin d’examiner l’action des
« e-volontaires ». Je lui donné mon accord de principe
et ai fait part de mon profond regret que l’UIT, qui a un potentiel d’experts
important -dont une partie n’est plus en activité et donc disponible-
n’a pas été en mesure de susciter la moindre vocation de
volontariat. Cela en dit long sur sa capacité mobilisatrice !

Michel Buhrer (Fédération Internationale des Journalistes)
a
exprimé ses regrets et sa profonde déception de constater
que la Presse n’a pas été consultée « ès
qualité » et son activité n’est pas citée dans
les principes et les thèmes du SMSI. Il évoque trois domaines
fondamentaux : le droit, la protection et la responsabilité. La
presse quant à elle, est concernée par l’accès et
la formation pour permettre son inclusion dans le processus du SMSI.
NdR : Monsieur Buhrer m’a fait part de son intérêt pour
l’action de CSDPTT et nous avons eu un fructueux échange d’idées
à la suite de mon intervention (cf ci-dessous) avec l’idée
de poursuivre nos contacts.

Jean-Louis Fullsack (CSDPTT) : L’intervention fait part de notre
préoccupation quant à la participation de la SC dans le SMSI.
Elle rappelle que CSDPTT n’a pas signé de documents présentés
par les organes s’exprimant au nom de « LA Société
civile » pour trois raisons :

- le manque de débats sur les grands thèmes à
développer dans le processus du SMSI,

- la réduction des thèmes sur des aspects en grande
partie abstraits donc incomplets dans la problématique posée,

- la non-prise en compte de nos propositions faites en bonne et
due forme lors de PrepCom1, et en particulier l’absence à toute
référence aux problème fondamental des TIC en PeD
 : l’énergie.

Après un résumé de l’activité de CSDPTT,
son objectif prioritaire est rappelé : « un accès au
réseau télécoms à coût abordable dans
tout village/groupement important ou sensible dans les PeD ». Le
contenu et les applications relèvent du choix des utilisateurs.
Une formation est assurée à leur intention.

CSDPTT s’investit dans le SMSI pour y affirmer son identité
et apporter son savoir-faire et nouer les contacts avec d’autres organisations
partageant ses valeurs.

Pour contribuer au progrès des PeD concernés dans
le SMSI nous proposons à son secrétariat exécutif
d’organiser une table-ronde ou session particulière consacrée
à la problématique de la mise en œuvre des réseaux
de télécoms selon une méthodologie innovante faisant
appel à la synergie inter-réseaux (SIR). Cette réflexion
doit être menée en prenant en compte l’environnement des projets
de télécoms, et en dégageant le rôle des pouvoirs
publics dans leur mise en œuvre et exploitation, ainsi que les risques
inhérents aux privatisations.

Enfin CSDPTT attire l’attention des tous les délégués
en particulier de la SC sur les craintes justifiées quant à
l’évolution statutaire de l’UIT, renforçant encore -s’il
en était besoin- sa dérive vers sa « privatisation
 ». La Conférence des Plénipotentiaires, qui a seule
vocation dans les questions statutaires, se réunit à la fin
de septembre à Marrakech : soyons vigilants. La poursuite de la
participation au SMSI de CSDPTT sera conditionnée par cette évolution.

Edouard Markiewicz (Media Action International) dont l’association
compte 2000 chercheurs proteste contre l’exclusion de la SC des deux journées
suivantes eu égard aux sacrifices consentis par une bonne part de
ses représentants. Cette décision est injustifiable.
NdR : à l’issue de son intervention M. Markiewicz a souhaité
poursuivre nos contacts informels pour échanger nos points de vue
sur les contenus et thèmes du SMSI.
 
 

Conclusion de la journée

Le Président du SC2, Pablo Macedo fait une rapide synthèse
des diverses déclarations en promettant qu’un document sera rédigé
sur le déroulement et les idées exprimées lors de
cette journée, et transmis à Adama Samassekou, le Président
du PrepCom1, afin d’être présenté aux délégués
siégeant les deux jours suivants. Ce document sera disponible mardi
matin. Il clôt la réunion à 18 heures en remerciant
chaleureusement les délégués pour leur contribution.
 
 

Mardi, 17 septembre :
Réunion ouverte entre la SC et le Président
Adama Samassekou

Note du Rédacteur : A la même heure commence
la Réunion des représentants des Etats dans la salle voisine.
La Société Civile en a été exclue, mais par
un heureux hasard ( ?) Chantal Peyer de l’ONG Computer Professionals
for Social Responsibility et Nick Moraitis de l’ONG Taking IT Global assisteront
aux deux journées de cette réunion comme membres de la délégation
suisse et australienne respectivement. Quelles ONG bénéficieront
de leur « retour d’information » ? Et à quand une telle
possibilité offerte par la délégation française
 ?

La réunion « ouverte » à la Société
Civile à l’initiative d’Adama Samassekou, Président du PrepCom1
,
commence à 10 heures en présence d’une cinquantaine de délégués
de la SC qui viennent pour la majorité d’Europe, quelques uns venant
des Amériques et d’Afrique, voire un participant du Pacifique !
Elle est introduite par Adama Samassekou par une longue déclaration
pour assurer aux représentants présents que la SC sera respectée
et sera progressivement mais réellement intégrée dans
le processus du SMSI. Chacun doit apporter sa contribution à partir
de sa personnalité et dans le respect mutuel. Ainsi on instituera
un partenariat avec sa dynamique.
Le Président continue en mentionnant le rôle décisionnel
des gouvernements en accord avec chaque composante de la société.
La SC est un concept émergent recouvrant des réalités
diverses ; il y a donc lieu de bien identifier ses composantes. Le PrepCom1
a connu des moments difficiles mais est arrivé à un consensus
« minimal ».
Il termine en souhaitant un renforcement en contenu comme en qualité
de la contribution de la SC. Malgré les difficultés -encore
constatées lors de cette réunion informelle- on progressera
et on renforcera le processus. Il est et restera toujours ouvert au dialogue.
Questions et commentaires des présents :
- Remerciements au Président pour cette réunion et l’expression
qu’elle permet.
- La SC ne doit pas seulement discuter mais aussi participer aux décisions.
- Hier la SC (entre autres) s’est exprimée et les représentants
des Etats ont écouté, alors pourquoi pas inverse les rôles
aujourd’hui ?
- … d’autant plus que cette réunion est « informelle »
et favoriserait l’écoute « partenariale ».
- Jo’burg a montré une écoute et une expression réelle
de la SC.
Réponse du président  : attendons, nous
avons encore du temps pour arriver au but ; nous sommes en phase constructive,
faites moi confiance
Au nom de CSDPTT je mets un « bémol » à
cette confiance, car l’UIT -organisation faîtière du Sommet-
ne donne guère d’espoir pour une réelle participation de
la SC dans le SMSI. Deux exemples permettent d’étayer le scepticisme.
Dans le récent entretien de son Secrétaire général
avec Communications International le Sommetn’estmême pas mentionné
parmi les enjeux de la prochaine « législature » de
l’UIT (2003-2007), et d’autre part la SC attend toujours une réponse
claire à sa demande de statut de Membre comparable à celui
des Membres des Secteurs (du Développement, par exemple), exprimée
le 5 juillet dernier lors d’un entretien avec le Secrétaire général.
Or une telle demande ne peut être traitée que par la Conférence
des Plénipotentiaires précisément.

Le Président reconnaît la validité et l’importance
de l’argument … mais demande de lui faire confiance. La SI s’inscrit dans
la durée.

Autres questions et réflexions (Armin Muhrmann, CREIS) :
- Lors de PrepCom1 la SC était « de l’autre côté
de la rue » (NdR : voir mon compte-rendu du PrepCom1) ; aujourd’hui
nous avons la même impression : il n’y a guère de progrès,
pas plus que de statut
- Les « sessions portes fermées » succèdent
à une journée commune : où est le dialogue et l’écoute
en commun ?
- Il faut changer ce mode par exemple en alternant les présidences
des sessions.
- Pour PrepCom2 il faut des signes forts pour la SC.
- Il fustige au passage -avec justesse et humour- la « NGO-Jet-Set
(Rio-Jo’burg-Genève) »
Réponse du Président : Cette réunion a été
organisée rapidement (NdR : on dit même que la CS a été
invitée en dernière minute, alors que les invitations étaient
déjà parties aux délégations des Etats…), mais
on progressera d’ici au PrepCom2.
Questions et commentaires suivants (Thomas Ruddy, Suisse) :
- Peu de personnes présentes ici mais nos mailing lists sont
longues ! C’est aussi cela la représentativité.
- Joignez-vous votre protestation à celle de la SC pour son
exclusion des deux journées de réunion ?
Réponse du Président  : Il y a eu débat
au sein du Bureau en ce qui concerne les « Contenu et Thèmes
 » ; des progrès sont indispensables pour PrepCom2. Des réunions
plus fréquentes et au niveau régional (NdR : les 6 grandes
régions du monde selon l’ONU) où la SC s’implique plus facilement
et est la plus utile. Le Secrétariat du SMSI sera transparent mais
ne peut aller au-delà du processus intergouvernemental et la SC
pourra y participer : je m’y engage.
Questions de Mustapha Masmoudi (Tunisie) :
- Constate qu’à (la réunion préparatoire régionale
de) Bamako la SC a été reconnue et ses propositions incluses
dans la déclaration finale
- Constate que les Thèmes présentés par le document
officiel « doc. 1F » sont « généralistes
 » alors que l’action spécifique de la SC concerne aussi bien
les réseaux que le contenu des applications. Or la sensibilisation
des partenaires du Sud doit prendre en compte les aspects réseau,
la maintenance …
- Suggère la création d’un Comité de rédaction
pour dégager les thèmes qui sont du ressort de la SC/ONG.
- Suggère de préparer activement Genève 2003,
mais aussi réfléchir dès maintenant sur l’activité
entre Genève 2003 et Tunis 2005 (Charte, plan d’action)
Le président approuve ces propositions comme esquisse d’un plan
stratégique.
L’unique délégué du Pacifique -Y. Kurisaki
de PTC
- demande au Président de prendre la mesure de la
tristesse et de la déception des délégués de
la SC venus de partout avec leur engagement et leurs idées pour
contribuer au SMSI. Leur exclusion frise le mépris. Le Secteur Privé
(« Business Sector ») a montré la pauvreté de
sa contribution et le peu de volonté pour s’impliquer dans le processus
du SMSI.
Réponse du Président : La désillusion
et la déception relèvent aussi de problèmes de communication
et de compréhension. D’autre part les contributions ne sont pas
« dans un tiroir » : il reste donc de l’espoir. Il y a un risque
mais nous le mesurons et nous représentons un potentiel comme le
montre cette réunion (« c’est nous qui l’avons initiée
 »). « Je ne peux rien vous dire d’autre que de vous engager
 ».
Je réinterviens au nom de CSDPTT pour rappeler le poids de
quelques ONG et une certaine pratique de l’abstraction dans l’identification
des thèmes, qui noie dans une liste interminable des revendications
au demeurant respectables, mais en oublient l’essentiel s’agissant d’une
société qui doit avant tout communiquer, à savoir
l’accès au réseau et l’infrastructure. A tel point que, lors
d’une réunion du Collectif des ONG à PrepCom1 où j’ai
évoqué cette problématique, les « ténors
 » m’ont reproché de m’être trompé de bâtiment
 ! Si nous voulons réellement avancer dans une perpective de réduction
de la fracture sociale et « numérique » il est plus
qu’urgent de revenir aux réalités. Or, dans l’intervention
hier du porte parole de la Coordination des ONG l’infrastructure (terme
indéfini par ailleurs) est citée parmi les sous-titres du
troisième objectif sur les quatre jugés prioritaires. D’autre
part, le vocabulaire employé dans ces « collectifs »
me choque : on y parle de « Caucus », terme qui m’est incompréhensible
dans ce contexte où il n’a rien à voir et doit être
remplacé par une expression adéquate comme groupe de travail
ou collectif ou autre …

Le président partage le point de vue exprimé quant à
l’importance du Thème Infrastructure qui doit trouver toute sa place
dans les Contenu et Thèmes du SMSI, et sourit quant au problème
terminologique soumis.
Remarques et suggestions de Pape Diouf (Genève)
 :
- Constate une grande déception.
- Propose un fil rouge du processus (Qu’est-ce qu’on attend de la SC
 ?).
- On est toujours à l’événementiel ; il faut avoir
une vision.
- Reconnaît les efforts du Président.
Le Président retient l’idée du « fil rouge »
car cela rejoint l’idée de planification.
Intervention de Roger Mellet-Bossard (WebForce)  :
- S’interroge sur qui est la SC et que représente le Groupe
de Coordination ? Plusieurs « groupes » parlent au nom de « 
la SC ».
- Nous sommes une parcelle de la SC, hétérogène
par nature jusqu’aux dissidences (cf la Conférence au Palais des
Nations en mai dernier) ; Webforce est mal perçu.
- S’interroge sur le rôle, l’objectivité, l’efficacité
et la légitimité (et le contrôle) du Secrétariat
de la SC payé par la Suisse ; des Etats ont contesté cette
structure.
- Propose en conséquence un Directoire composé par moitié
d’experts, l’autre moitié étant formé d’ONG (p.ex.
15 + 15) pour arriver à Tunis avec un suivi total.
- Demande une réponse claire.
Pierre Gagné, Secrétaire général
du SMSI
lui répond en lui rappelant que le Secrétariat
exécutif est constitué de personnel résultant de la
contribution volontaire de différents partenaires (exemple la Suisse
qui a mis à disposition une quinzaine de personnes). Le sommet connaît
un problème financier grave car sur les 7 millions de FS nécessaires
on n’a recueilli que 1,2 millions (pour la plus grande partie fourni par
la Suisse). Il est donc particulièrement reconnaissant à
la Suisse pour l’ensemble de ses contributions sans lesquelles le Sommet
cesserait de fonctionner. Il se félicite de l’unité au sein
du Bureau qui coordonne l’activité de la SC tout en souhaitant un
meilleur équilibre Nord-Sud.
Adama Samassekou répond à la suggestion
de Directoire qui renvoie à la nécessité d’amélioration
de la structure du processus. La suggestion bute cependant sur la diversité
(« le magma ») de la SC dont il est important de dresser une
typologie. « Qui sommes-nous ? » La SC peut faire des propositions
qui amélioreraient l’identification de ses acteurs et permettraient
une meilleure visibilité.
Un autre intervenant (non identifié) doute sur la garantie de
la transparence et de la capacité du Secrétariat pour faire
évoluer les choses. En outre il devra (mieux) veiller à la
représentativité réelle au sein de la SC des collectifs,
coordinations, groupements , etc. .. d’ONG. Quant à la transparence
toujours invoquée, la meilleure manière de la réaliser
c’est d’ouvrir les portes ! Notamment pendant les deux jours restants de
cette réunion informelle.
Adama Samassekou lui répond qu’il est difficile
de s’assurer de la représentativité des groupes quant à
la SC. Ce qui souligne l’importance et la nécessité de l’identification
de ses acteurs.

M. Markiewicz intervient ensuite pour
- déplorer le manque de moyens qui affecte tout particulièrement
la SC,
- regretter de ne pas avoir assez entendu les ONG du Sud,
- suggérer d’organiser à PrepCom2 une « pré-réunion
 » à l’attention de ces ONG,
- noter le capital de confiance dont disposait le Secrétariat
de la SC à Bamako (constat personnel lors de la réunion régionale
de Bamako).
Adama Samassekou remercie l’intervenant pour sa contribution.
Un participant souhaite que l’on parle de Sociétés Civiles
(au pluriel) qui ne sauraient donc avoir un point de vue unique. Cependant
la SC n’inclut pas les acteurs privés. Ce qui fait dire au Président
Samassekou qu’il est urgent de classifier la SC.
Armin Muhrmann et Renate Bloom reviennent sur la représentativité
des groupements d’ONG : le Groupe de Coordination et CONGO. Ce sont des
plates-formes ouvertes où toute ONG peut trouver une place et s’exprimer.
C’est aussi une tentative de coordination indispensable. Les absents auraient
donc tort …
Pour CSDPTT tout groupe(ment) se déclarant « représentatif
 » de la SC doit mentionner clairement les organisations qui en font
partie et -lorsqu’il y a des décisions prises- celles des organisations
qui les souscrivent. La transparence est aussi dans l’affichage clair !
Sous cette réserve CSDPTT est prêt à apporter sa contribution
ce qui a déjà été fait au Sous groupe 2 de
la Coordination des ONG sur les Contenu et Thèmes lors de PrepCom1
… hélas sans résultat puisque ses propositions n’ont pas
figuré dans son document de synthèse présenté
lors de cette réunion informelle.

Nous resterons donc vigilants, critiques et très exigeants
quant à notre collaboration. Celle-ci sera conditionnée -entre
autres- par la prise en compte de la problématique fondamentale
de l’accès au réseau et l’infrastructure qui doit trouver
son rang de prioritaire dans les thèmes proposés par la Coordination
des ONG à PrepCom2.

Conclusion du Président Samassekou

Remerciements pour le dialogue et compréhension de la tristesse
et déception des présents.
Cette réunion a permis d’abord un échange d’idées
où le Bureau a témoigné de sa volonté de créer
les conditions de la participation active de l’ensemble des partenaires,
ensuite elle a montré la nécessité d’une meilleure
identification de la SC et de sa participation plus active. Il faut donc
trouver une structure de participation de la SC car elle a un potentiel
immense. La SC doit être différenciée par rapport au
Secteur privé par une présentation par familles ; on pourrait
en distinguer quatre.
D’autre part il y a lieu de s’inspirer (par exemple pour la typologie)
de la conférence africaine à Bamako où il n’y a pas
eu de problème pour la participation de la SC.
Le Président rappelle ensuite que la Réunion informelle
de ces trois jours ne prend pas de décision, mais est un espace
pour échanger ( ?) sur les Contenu et Thèmes. Rien ne sera
perdu de ce qui s’y est dit. Notre tâche consiste maintenant à
identifier les thèmes les plus importants et leurs priorités
afin de présenter aux Conférences Régionales du SMSI
ce que nous avons pensé et projeté. Il faut nous aider à
mieux cerner les préoccupations de la SC.
Le Collectif d’ONG est un pas intéressant pour structurer la
SC et pour mieux discerner les partenaires du processus du SMSI.
« Nous devons croire en ce que nous faisons. Ayons des idées
positives et faites un compte-rendu positif (sic) ; le sentiment de déception
ne doit pas durer. »
NdR : Un appel à la confiance dans la suite du processus plus
empreint de foi que -hélas- d’arguments. Pour notre part nous gardons
« une certaine confiance » mais surtout une extrême vigilance
même si nous ne doutons pas de la bonne volonté, de l’esprit
d’ouverture et de générosité du Président.
 

Suite de la réunion avec Pierre Gagné et Louise Lassonde

Le Bureau s’interroge sur les relations entre Etats et SC, et sur le
relayage réel des questions de la SC. Quant à l’information,
comment assurer sa transparence ?
Quels concepts pour PrepCom2 avec quelle SC (typologie, mode d’organisation).
Il faut mobiliser les acteurs dans les Conférences Régionales
(le Bureau du SMSI n’y a aucun rôle).
Ses autres préoccupations sont la participation plus réelle
des organisations du Sud, le financement du processus et le dialogue entre
la SC et le Bureau.
Je rappelle les priorités de CSDPTT qui doivent trouver leur
place dans les documents officiels publiés par le Bureau du SMSI
et demande de lever s’il y a lieu les blocages au niveau de quelque(s)
« collectif(s) ». Accord de principe de CONGO (Renate Bloom)
et de la Coordination (Armin Muhrmann).
D’autres intervenants demandent une information plus claire et mise
à jour (site Geneva2003) une « newsletter », une « 
mailing list » des acteurs identifiés modérée
par le Secrétariat, un meilleur accueil pour les contributions.
Mais aussi un regroupement sur 5 à 7 thèmes pour une plus
grande clarté.
Beaucoup s’inquiètent du financement du Sommet et rappellent
le rôle des Etats et si possible le recours à une Fondation.
Ils demandent aussi de mieux formaliser les relations Bureau - SC.
D’autre part le milieu universitaire doit être associé
plus que jusqu’ici (lacunes !) de même que les milieux scientifiques/technologiques.
Il y a aussi débat sur la participation des ONG aux groupement
d’ONG et la tentation de l’indépendance qui conduit à la
présence de quelques ONG « minoritaires » sinon « 
marginalisées » (moins d’une demi-douzaine).
Pape Diouf résume un peu la problématique actuelle en
proposant de
- capitaliser sur l’acquis (plutôt que de chaque fois repartir
de zéro),
- réactiver le Comité de Coordination,
- mieux utiliser les apports de la SC,
- organiser les activités de la SC en trois groupes (il évoque
« les trois pétales ») : Organisation propre de la SC,
Relations avec les Etats, Aspects de financements.

NOTA : la date de PrepCom2 n’est pas encore arrêtée car
il y a des problèmes de chevauchement de Conférences à
Genève … ce qui fait dire à certains que le lieu n’est pas
fixé non plus !
L’annonce nous parvient par courriel le 24 septembre : PrepCom2
aura lieu du 17 au 28 février ( !) à Genève. Ouf !

 

A 13 heures la réunion est terminée. Les discussions en
petits groupes continuent jusqu’à 14 heures.
 

Contacts de CSDPTT avec d’autres organisations et/ou participants

Mustapha Masmoudi (AtuCom, Tunisie) très intéressé
par les positions de CSDPTT sur l’UIT, les aspects Réseaux/Infrastructures/Accès
et les aspects de priorisation des thèmes et objectifs.
Michel Bührer (Fédération Internationale des Journalistes)
a exprimé son intérêt pour la déclaration de
CSDPTT présentée hier en plénière et sur l’action
de CSDPTT sur le terrain.
Conchita Poncini (OIT, présidente d’une ONG Femmes) approuve
notre position sur la priorité à l’accès au réseau
et s’intéresse à nos prises de position.
Maike Sippel et Frihjof Finkbeiner (Proday, RFA) sont très intéressés
par l’action sur le terrain de CSDPTT et souhaiteraient y associer leur
activité essentiellement basée sur un partenariat scolaire
Nord-Sud auquel Proday fournit les terminaux qui permettent de le pérenniser
via Internet. Action au Soudan, souhait pour l’Afrique de l’Ouest. Promis
une réponse CSDPTT après discussion en AG.
Pape Ndiaye Diouf (Université Genève) qui souhaite prolonger
les très bons contacts pour une réflexion commune et une
meilleure participation dans le processus.
 

Enfin un entretien particulier avec Pierre Gagné, secrétaire
exécutif du SMSI
(Lundi soir au CICG) me permet de poser la
question importante pour CSDPTT de l’accréditation des ONG en tant
que Membre de Secteur (développement) qu’il faut faire avancer en
urgence.
Réponse de M. Gagné : Le problème est que l’UIT
est une organisation intergouvernementale et il y a à ce niveau
des blocages (des noms ?). Je suggère pour « désamorcer
 » le problème que le statut de Membre soit limité à
la durée du SMSI (2002-2005) et limité aux activités
directement en relation avec son processus.
Réponse de P. Gagné : Il y a le problème des cotisations
et la conformité avec la constitution de l’UIT. Ce sera donc difficile

Je lui fais part de mes inquiétudes pour Marrakech avec une
crainte de l’accentuation de la dérive de l’UIT vers un organisme
« privé » (type Intelsat, Eutelsat, … ) et les dernières
déclarations de M. Utsumi ne sont pas rassurantes. Pierre Gagné
partage en partie cette inquiétude.
Nous convenons de rester en contact plus étroit pour la suite
du SMSI ; je ne cache pas l’attitude critique de CSDPTT par rapport à
son processus et par rapport à ses partenaires notamment le Secteur
privé.
 

Je rappelle aussi les entretiens informels et amicaux avec Mamadou Amine
Diallo revu avec plaisir lundi et mardi alors qu’il conduisait la délégation
du Mali à cette réunion. Il continue à suivre avec
intérêt l’action de CSDPTT et examinera les possibilités
d’y faire appel.
 

A Strasbourg, le 24 Septembre 2002

Jean-Louis FULLSACK Représentant CSDPTT au SMSI