Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de Février 1996 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

Accueil > Lettres de CSDPTT > Lettres de 1996 > Lettre de Février 1996

Lettre de Février 1996

Février

jeudi 1er février 1996


La Lettre de février 1996
No : 5

 
Sommaire :

Editorial
Bonne année 96 !
________________________________________

Echos de csdptt et de ses projets

Assemblée générale annuelle
ordinaire de CSDPTT

Le Téléphone plus vite que prévu
dans le Cercle de Yélémané

________________________________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Privatisation partielle en Guinée

Congo : les employés des PTT dénoncent
la privatisation

_________________________________________

France
Aide publique en baisse.



Editorial
Bonne année 96 !
 A l’occasion de la nouvelle année, c’est à tous nos correspondants que nous voudrions souhaiter tous nos voeux de réussite.
Certes s’engager dans une activité d’aide au développement comporte bien des pièges et sans un minimum de précaution, l’enthousiasme cède vie la place au découragement voire au dépit. C’est souvent dans une certaine naïveté qu’il faut trouver la source du découragement qui tourne parfois à l’afro-pessismisme.
C’est ainsi que pour ce qui concerne notre activité, c’est dans les rapports avec les différentes institutions ou administrations en France ou à l’étranger que résident les principaux obstacles. Au contraire les différents correspondants avec qui nous travaillons prouvent s’il en était encore besoin que l’Afrique possède bien des ressources qui permettent d’espérer son avenir.
 C’est donc à eux que nous pensons en ce début de nouvelle année afin que toutes ces énergies qui émergent puissent enfin trouver un environnement national et international à la mesure de leur dynamisme afin qu’ils puissent pleinement le mettre à profit au service du développement, de leurs villages, leurs entreprises et leurs pays.
Bonne année donc à
- M. Laurent Barro Siré Kinta, agriculteur alphabétiseur à Sérékéni dont nous avons pu apprécier le dynamisme et qui avec ses amis du groupement villageois ont réussi à développer considérablement leurs villages,
- Ms. Babiné Dianessi et à Sambi immigrés maliens animateurs de l’Association des Originaires du Tringa en France AOTRF qui mobilisent leurs compatriotes afin de développer leurs villages
- M. Cheikna N’Diaye secrétaire général de l’Association pour le Développement du Cercle de Yélémané en France qui avec d’autres immigrés ont réussi à unifier les forces des différentes associations villageoises en France et qui  se dépensent sans compter pour que le téléphone atteignent enfin leurs villages,
- M. Moumouni Sawadogo receveur à Koupéla, anciennement à Gorom, toujours prompt à répondre au courrier et qui chaque fois qu’il a été sollicité a toujours fait des propositions intéressantes
- M. Traoré Yacouba de la direction de l’ONP toujours à l’écoute de nos propositions et cherchant toujours à nous faciliter la tâche,
- Ms. Casimir Pitroipa et Felix Comparoé à l’ONATEL au Burkina qui nous permettent de suivre nos dossiers dans ce pays
- M. Djibril Traoré qui, avec nous, avait fait preuve d’une remarquable efficacité lorsqu’il dirigeait la SOTELMA à Kayes ce qui lui a valu sans doute cette rapide promotion dans cette entreprise,
- M. Bassirou Diarra ancien Président de l’AOTRF aujourd’hui conseiller à la Présidence toujours prompt à prendre des initiatives pour le développement de son pays, la dernière en date étant la création d’une ONG dont le programme d’activité est déjà impressionnant. Bruno Jaffré
______________________

Echos Echos de csdptt et de ses projets

Assemblée générale annuelle
ordinaire de CSDPTT

L’assemblée générale annuelle ordinaire de
CSDPTT s’est déroulée le 17 janvier au soir à Paris en
présence d’un peu moins de la moitié des adhérents.


Les rapports moral et financier ont été approuvés
par l’ensemble des présents et le Conseil d’Administration n’a subi qu’une
légère modification. Le barème des cotisations jusqu’ici
facultatif prévoyant 2 taux de cotisation de 100 ou de 200 FF, 
100 FF pour les retraités, a été officiellement adopté.
Il a été convenu d’améliorer la comptabilité de
façon à mieux valoriser l’ensemble de nos activités, notamment
le bénévolat et les dons de matériel et de mettre en place
un budget prévisionnel.

 Le programme d’activité proposé pour 96 n’a
pas rencontré d’opposition. Les principaux objectifs sont :

- la réussite du projet d’installation de postes de radio
de communication dans le Kénédougou au Burkina,

- la mise en chantier de l’étude de nouveaux projets (installation
de poste de radio de communication à Marena au Mali, formation en micro
informatique au Burkina, coopération avec le bureau de Poste de Yélémané
sous réserve que s’y impliquent les adhérents de la Poste)


- Améliorer nos documents de communication externe.

De plus l’assemblée générale a adopté
une motion à l’adresse des adhérents de RTSF à Tours leur
proposant « sans attendre d’engager un processus de concertation afin
d’aboutir à la mise en commun des activités » des 2 associations
RTSF et CSDPTT, du fait qu’elles travaillent toutes deux au sein de France Télécom
et de La Poste à la mise en place de nouvelles formes de coopération.


Un premier bilan de l’activité engagée à
propos du projet de téléphonie alternative dans le cercle de Yélémané
et les rapports engagés à cette occasion avec l’ADCYF, le CIEDEL
et GBH (voir les précédents numéros) ont fait l’objet de
discussions. Les présents ont approuvé les positions prises alors
par l’association (Voir N°3 de la Lettre de CSDPTT).

_________________________________
Le Téléphone plus vite que
prévu dans le Cercle de Yélémané

La SOTELMA s’est engagé à installer 380 équipements
d’abonnés dans les 10 plus gros villages du cercle dont Yélémané
avant la fin 96. Le coût du projet se monterait à environ 1,3 Milliards
de FCFA dont une bonne partie serait subventionnée par les canadiens
qui réaliseront le projet. Une deuxième tranche devrait fournir
le téléphone à une vingtaine d’autres villages dans les
2 ans qui suivent.

_________________________________

Echos des postes et télécoms
dans le monde

Privatisation partielle en Guinée

La société guinéenne des télécoms,
la SOTELGUI, a été partiellement privatisée au terme d’un
accord signé fin décembre à Conakry. Celui-ci stipule que
pour une période de 10 ans, l’Etat guinéen ne détient plus
que 40% des actions contre 60% à un partenaire privé malais,
la « Malaisia télécom », qui a été préféré
aux groupes privés français, allemand, américain et portugais
en lice.

L’accord ne prévoit aucun licenciement, les 840 travailleurs
de la société devant toutefois être redéployés
après une formation. Le Conseil d’Administration sera présidé
par un guinéen tandis que la direction générale sera confiée
à un malaysien. Un plan d’investissement et de modernisation du réseau
prévoit d’accroître de 10 000 à 50 000 le nombre des abonnées
en 3 ans. Le ministre guinéen a pour sa part déclaré que
le parc des abonnés devrait atteindre 500 000 lignes à l’horizon
2010, pour un investissement de 1 milliard de dollars. (AFP 2/1/96)

Rappelons que France Câble Radio, filiale de France Télécom
gérait cette société depuis mai 1993 dans le cadre d’un
contrat d’assistance technique et de management administratif. Et selon le mensuel
Jeune Afrique Economie, les clauses du contrat avec FCR stipulait que France
Télécom ne pouvait prétendre à la reprise de la
SOTELGUI. Une mission en décembre 93 aurait cependant tentée de
surmonter les obstacles juridiques, apparemment sans succès.

Cette privatisation a été précédée
d’importants efforts pour améliorer le recouvrement des factures qui
n’atteignait que 30% au début des années 80. Pour cela le réseau
administratif a été réduit de 50% pendant qu’une lutte
résolue contre la prolifération des branchements clandestins était
entreprise. L’accès à l’automatique a été supprimé
pour les particuliers sur le réseau international permettant ainsi d’identifier
tous les appels, à l’exception de quelques gros clients, notamment les
chaînes hôtelières qui pouvaient moyennant une caution de
1 million de Francs guinéens accéder au réseau international
sans passer par le standard. (Jeune Afrique Economie N° 177 mars 94)


_________________________________
Congo : les employés des PTT dénoncent
la privatisation

Les employés de l’Office National des postes et télécommunications
(ONPT) dénoncent la procédure de privatisation de l’entreprise
(voir la Lettre de CSDPTT N°0).

Dans un communiqué publié à l’issue d’une
assemblée générale, les employés de l’ONPT soulignent
qu’ils adhèrent à toute démarche transparente et légale
en vue de la mise en oeuvre de la restructuration des secteurs des postes et
télécommunications. « Nous ne sommes pas contre la privatisation
mais nous exigeons que nos représentants siègent au comité
de privatisation pour une meilleure transparence dans les opérations
 » a indiqué un porte parole de la Fédération syndicale
des Poste s et Télécommunications, Médard Ondzongo. 
L’ONPT compte plus de 2600 employés. Il réalise par an un chiffre
d’affaires de 19 milliards de FCFA (190 millions de FF) dans le secteur des
télécommunications et 2 milliards de FCFA (20 millions de FF)
dans celui des postes.(Source AFP 20/12/95)

_________________________________

France
Aide publique en baisse.
Alors que la réforme du dispositif de l’aide française
au développement (qui devait entre autre voir le ministre des affaires
étrangères absorber celui de la coopération), la France
diminue son APD (aide publique au développement). Un comité Inter-ministériel
de l’aide au développement devrait cependant être créé.


 Selon les estimations du ministère de la coopération,
l’APD devrait diminuer de 1,6% en 96 par rapport à 95 (45,5 milliards
de F soit 0,56% du PIB). L’aide multilatérale devrait augmenter de 8,3%
tandis que la charge des opérations liées à la dette diminuer
de 21%. Le budget du ministère de la coopération (7,3 milliards
soit 13% de l’APD) s’inscrit en recul de 5,4% par rapport à 95. (LES
ECHOS 9/1/96).

D’autre part alors que le gourvernement Balladur avait déjà
gelé une partie (60%) des crédits aux agences de développement
de l’ONU (UNICEF, OMS Organisation Mondiale de la Santé, PNUD Plan des
Nations Unies pour le Développement, PAM programme alimentaire mondial),
celui de Juppé les a annulés. Ces contributions volontaires
seront encore amputées de 60% en 96 passant de 540 millions à
396. (Le Monde 30/11/95 et 24/12/95).