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Info-riches » ou « Info-pauvres » ! Et si l’on questionnait la mondialisation marchande ? Et si l’on repensait l’économie et la politique ?

juin 2002

Déclaration du Forum Social pour Un Autre Mali, publiée à l’occasion de la réunion de Bamako préparatoire au Sommet Mondial de la Société de l’Information. Ce Forum a été créé à l’initiative de Mme Aminata Traoré par ailleurs animatrice avec M. Taoufik Ben Abdallah d’Enda Tiers-monde du premier Forum Social Africain qui s’est tenu en janvier 2002 en prévision du Forum Social Mondial de Porto Alegre.

 

« Info-riches » ou « Info-pauvres »
 !

 Et si l’on questionnait la mondialisation marchande
 ?

 Et si l’on repensait l’économie et la
politique ?

Déclaration du Forum pour l’Autre Mali sur l’Afrique et la
Société de l’Information

« Se taire est un acte politique, de même
que protester. Quiconque prend conscience des désastres de la mondialisation
n’est plus innocent, il est contraint de s’engager
 » 
Arundhati ROY.

I - INVITATION SUR LE CYBERESPACE
La montée en force de l’extrême droite raciste
et xénophobe en Europe nous rappelle, à nous Maliens et Africains,
si besoin était, que nous ne sommes pas toujours les bienvenus sous
certaines latitudes. La vie est, pourtant, invivable par ici, faute d’emplois,
de revenus, de nourriture, d’écoles, de centres de santé
et de perspectives d’avenir.

Dans cette situation de tourmente et d’amertume, le cyberespace
est la nouvelle destination que les Nations industrialisées et nos
propres dirigeants nous proposent d’explorer et d’habiter. Mais, à
l’instar des autres chemins que nous avons tenté d’emprunter, les
info-routes aussi sont parsemées d’embûches et de pièges
pour nos Etats surendettés et dépendants. Elles ne s’ouvrent
grandement qu’à ceux et celles qui ont un certain niveau d’éducation
et de revenu. Les ressources financières qui devraient assurer cette
base à l’Afrique sont confisquées.

A Monterrey (Mexique), en Mars 2002, lors de la conférence
des Nations-Unies sur le financement du développement, ces mêmes
Nations industrialisées qui nous invitent à sauter à
pieds joints, dans la société de l’information, nous ont,
encore une fois, signifié que l’accès aux capitaux dont notre
continent a cruellement besoin, demeure assujetti à l’adhésion
totale de nos Etats au dogme du marché. Le coût social exhorbitant
de ce diktat, qui discrédite et déstabilise les gouvernements
au Sud, est le lieu d’incantations sur la lutte contre la pauvreté.

L’Afrique profonde a faim, a mal et a peur de l’avenir.
L’offre des dirigeants africains et des institutions internationales en
Technologies de l’Information et de la Communication (TICs) est-elle une
réponse pertinente à cette demande ?

Dans le cadre de la préparation du Sommet Mondial
de la Société de l’Information ( SMSI) sur les TICs par l’Afrique,
le Forum pour l’Autre Mali (FAM) qui émane du Forum Social Africain
(FSA) et du Forum Social Mondial (FSM), fidèle au devoir de lucidité
qu’il s’impose, questionne la société de l’information en
des termes autres que ce qu’elle apporte à l’Afrique et vice versa.
Ce libellé que la Conférence régionale de Bamako a
privilégié est un parti pris délibéré
pour la mondialisation marchande que le Forum pour l’Autre Mali conteste.

Ne nous laissons pas distraire par le positivisme scientifique
de mauvais aloi dont les tenants sont allergiques à l’examen critique
des enjeux nationaux et internationaux des TICs. La rigueur et la perspicacité
sont d’autant plus requises que nous avons également eu droit à
la santé pour tous (en l’an 2000), l’éducation pour tous,
l’eau potable pour tous… qui sont autant de promesses non tenues et de
rendez-vous manqués avec la solidarité, la justice sociale
et la paix. Le cyberespace pourvoira-t-il à tant de besoins humains
non satisfaits, source de tant de souffrances ? A-t-il fallu un Sommet
mondial et une préparation africaine de celui-ci pour que le continent
adopte l’automobile, la radio, le téléphone, la télévision
qui font désormais partie de notre paysage ? Que nous vaut tant
de remue-ménage autour des TICs que nous sommes déjà
en train d’adopter à notre rythme en fonction de nos besoins et
de nos moyens ?

En somme, nul ne conteste la nécessité
et la performance des TICs. Nul ne doute de leurs prouesses, visibles partout.
Ce sont leurs promesses qui demandent à être examinées
avec rigueur et perspicacité dans l’état actuel de notre
continent et des rapports au Nord.

A qui profite réellement la société
de l’information ?

II - INFORMATION ET PHAGOCYTOSE
Créer le sentiment de manque, d’infériorité
et d’insécurité pour mieux justifier l’offre des Nations
industrialisées ainsi que les réformes économiques,
juridiques et institutionnelles qu’elles jugent indispensables dans l’articulation
de l’Afrique au tout-marché, est la triste aventure dans laquelle
nos Etats sont en train de nous embarquer.

Le retard de l’Afrique sur le reste de l’humanité
est cette corde sensible sur laquelle les hérauts des TICs jouent.
Il est sans arrêt évoqué, évalué et déploré
alors que le fossé numérique n’est que l’une des expressions
de l’impasse néolibérale dans laquelle les mêmes forces
du marché nous ont conduits en substituant des programmes d’ajustement
structurel aux plans nationaux de développement.

La société de l’information participe à
notre marche forcée vers un idéal de société
conçu et promu par les possédants. Elle était, en
effet, à l’ordre du jour de la Conférence ministérielle
du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada)
à Bruxelles, les 25, 26 et 27 février 1995. Asdrad TORRES
souligne que l’ouverture de cette rencontre a été marquée
par une table-ronde qui a regroupé 45 chefs d’entreprise. Il en
déduit, à juste titre, qu’un pas décisif a alors été
franchi dans « la transformation des dirigeants politiques en porteurs
d’eau des multinationales » .

Un mois auparavant, ajoute-t-il, trois grandes associations
de l’électronique, de l’informatique et des télécommunications
avaient notifié aux États du G7 que : « L’industrie
des technologies de l’information appuie sans réserve les politiques
en matière d’infrastructure globale de l’information qui adhèrent
aux principes suivants : direction des affaires confiée au secteur
privé et guidé par la concurrence ; interopérabilité,
confidentialité et sécurité des données (échangées
à travers les réseaux) ; réel accès international,
protection des droits de propriété intellectuelle, coopération
internationale en matière de recherche et développement et
dans les nouvelles applications (…), levée des barrières
s’opposant au commerce et à l’investissement ; soutien aux projets
dans les pays en développement » .

III - INTERÊTS COMMERCIAUX OU DROITS DES PEUPLES
La parenté entre le cahier de charges du patronat
des pays du G7 et les réformes économiques, juridiques et
institutionnelles qui sont imposées à nos Etats au nom de
la croissance et de la lutte contre la pauvreté est saisissante.
Elles consistent entre autres à :

- démanteler les entreprises d’Etat dans le secteur
des télécommunications (les multinationales auront ainsi
les coudées franches),

- accroître les dépenses publiques pour
l’équipement, l’éducation et la formation en TICs.(une partie
des capitaux que nos Etats mobilisent avec tant de difficultés pourra
ainsi être absorbés par les milieux d’affaires du Nord et
les sous-traitants africains),

- impliquer les différentes branches des multinationales
dans ces programmes de formation. (les multinationales contrôleront
ainsi toute la filière),

- créer un environnement juridique et fiscal favorable
aux investisseurs privés (afin qu’ils rapatrient leurs profits en
toute quiétude),

- supprimer les barrières douanières
sur les importations de matériels et de logiciels (pour faciliter
l’accès des TICs aux utilisateurs et accroître le volume des
ventes et les marges bénéficiaires des fournisseurs)

- restructurer les ministères de l’Information
des télécommunications et des TICs (afin que les rouages
du système soient parfaitement huilés)

- promouvoir le commerce électronique
L’appellation société de l’information
confère un visage apparemment humain à ce processus néolibéral
planifié et imposé par le G7. Elle a pris le pas sur le concept
d’infrastructure globale de l’information qui était au centre de
la campagne de l’administration Clinton pour une nouvelle économie
où l’information est la marchandise à plus haute valeur ajoutée.

Le fait que la Conférence régionale africaine
ait mobilisé plus de représentants des milieux d’affaires
euro-américains et asiatiques que de représentants du secteur
privé africain et du mouvement social atteste, s’il en était
besoin, que la classe politique a choisi son camp. Ses allusions à
la dette extérieure et à l’égoïsme des partenaires
du Nord ne changent rien au fond du problème. On ne peut pas vouloir
une chose, l’ouverture incontrôlée aux investisseurs étrangers
et son contraire, l’amélioration du sort des travailleurs, des hommes
et des jeunes. Les mêmes ambiguïtés sont au cœur du NEPAD
qui obéit à la même logique extravertie tout en parlant
d’endogéneïté et de participation populaire. Le Sommet
de Dakar qui, dans le cadre de ce partenariat, a regroupé du 15
au 17 Avril 2002, des centaines d’investisseurs internationaux, n’a pas
prêté au secteur privé africain la place qu’il mérite.

« Le comité de mise en œuvre du NEPAD voulait
surtout entendre les investisseurs nord-américains et asiatiques
peu présents sur le Continent, voire totalement absents » 
. Ce journal ajoute que « des patrons asiatiques comparent à
l’envi le Continent au paquebot Titanic et le NEPAD cher au capitaine Abdoulaye
WADE à un canot de sauvetage ». Nos dirigeants qui voient
grand et qui veulent faire fort et vite courtisent des hommes d’affaires
sans état d’âme et souvent méprisants à leur
égard.

Les dirigeants africains devraient apprendre à
compter sur leurs propres forces, l’histoire des technologies va de pair
avec celle de la conquête et de la domination du monde par l’Occident.
L’Union Internationale des Télécommunications qui est la
cheville ouvrière du SMSI est l’un des produits de cette histoire
dont Armand MATTELART brosse à grands traits les étapes.
Il remonte au milieu du XIXè siècle (1860), l’époque
où la communication fut élevée au rang d’agent de
civilisation par la Grande-Bretagne. Chemin de fer, télégraphe
électrique, câble sous-marin ainsi que la nouvelle voie inter-océanique
de Suez et la navigation à vapeur… devaient faire du monde un « 
vaste organisme » dont toutes les parties seraient solidaires. « 
C’est autour des premiers réseaux de communication, expression physique
de cette nouvelle « solidarité organique » - concept
positiviste qui tranche sur la vieille notion de solidarité comme
obligation morale - que prend forme la première organisation internationale
de régulation des flux transfrontières ».

L’Union Télégraphique Internationale a,
en effet, été créée en 1865 (soit cinquante
ans avant la Société des Nations) par une vingtaine de pays,
la plupart européens. Elle est l’ancêtre lointain de l’Union
Internationale des Télécommunications (UIT) qui a vu le jour
à Madrid en 1932. L’Union Postale Universelle verra quant à
elle le jour en 1874 à Berne. Postes et télégraphes
deviennent ainsi un support important dans les discours utopiques sur la
vertu « universalisante et pacifique » des techniques de télécommunications.

La rhétorique des États africains et de
leurs institutions de tutelle sur la faculté des TICs à juguler
la pauvreté et à brûler les étapes du développement
n’a donc rien de nouveau. Elle n’a surtout rien à voir avec les
maux réels, des hommes et des femmes réels.

La mondialisation marchande est tout simplement la nouvelle
étape de l’internationalisation des réseaux et des flux d’information,
les États-Unis d’Amérique (USA) ayant pris le leadership
dans la conquête du monde par l’arme de la technologie en prônant
à son tour les idéaux « humanistes » et « 
pacifistes ». La violence demeure une constante dans les rapports
Nord/Sud. Elle est symbolique (viol de l’imaginaire), politique (ingérence
dans les affaires des États) et militaire (Afghanistan, Palestine
et autre axe du mal).

L’optimisme béat et la fuite en avant sont surtout
à l’avantage des puissants du Nord qui n’ont pas voulu du Nouvel
Ordre Economique International (NOEI), ni du Nouvel Ordre Mondial de l’Information
et de la Communication (NOMIC) que les pays de l’hémisphère
Sud appelaient de tous leurs vœux. Notre monde aurait eu un autre visage,
aurait fonctionné sur des bases plus saines, équitables et
plus solidaires si à l’époque, du temps où la
souveraineté et la négociation avaient encore un sens, le
Nord avait voulu et su écouter. Il n’en a pas été
ainsi.

Il est vrai que des villes africaines ont, çà
et là, leurs cybercafés qui permettent à des milliers
de personnes de se brancher et à d’autres de survivre au chômage.
Cette effervescence doit être lue et interprétée avec
prudence si on se réfère aux difficultés de fonctionnement
de certaines de ces structures. Elle ne correspond pas davantage à
l’éveil des consciences des Africain(e)s face aux véritables
défis qui nous interpellent quant à l’autonomie de pensée,
la production et la distribution de richesses.

IV - DES TICs POUR L’ETHIQUE EN POLITIQUE
La question des prix des matières premières,
les mécanismes et les modalités du financement du développement
et de l’articulation de l’Afrique à l’économie mondiale à
son rythme et en fonction de ses intérêts qui étaient
à l’ordre du jour dans les années 70 et 80 sont toujours
d’actualité mais sans cesse évacués. Les inégalités
qui en découlent sont de plus en plus criardes. Dans son rapport
de 1999 sur le développement humain, le PNUD note que : « 
Le monde est plus prospère. Le revenu par habitant a plus que triplé
avec un PIB mondial multiplié par dix, passant de 3000 à
30.000 milliards de dollars au cours des cinquante dernières années
 ». Mais, poursuit le Rapport de 1999, « la pauvreté
est partout. Selon l’Indicateur de la Pauvreté Humaine (IPH1), plus
d’un quart des 4,5 milliards d’individus vivant dans les pays en développement
ne bénéficient toujours pas de certains éléments
les plus essentiels : une espérance de vie supérieure à
40 ans, l’accès au savoir et un minimum de services privés
et publics ».

L’Afrique doit, sans nul doute manifester et traduire
sa présence au monde en s’appropriant les TICs. Mais tâchons
de ne pas confondre vitesse et précipitation. Dissocions les intérêts
commerciaux et financiers du G8 et des multinationales des droits économiques,
sociaux et politiques des Africains et des Africaines. Le fait que la première
conférence régionale préparatoire du SMSI ait eu lieu
en Afrique ne veut rien dire sauf que le retour sur investissement est
plus alléchant e Afrique que partout ailleurs et que nos dirigeants
sont demandeurs et peu exigeants envers les investisseurs étrangers.

Une véritable participation citoyenne à
cette aventure renvoie à une autre configuration de la relation
entre société civile, pouvoirs publics et secteur privé.

Les acteurs et organisations qui se réclament
de la société civile doivent être plus rigoureux et
perspicaces. Ils ne doivent pas servir de caution voire de tête de
proue à l’inondation des quartiers pauvres et des villages d’Afrique
de gadgets quand les populations manquent de nourriture, d’écoles,
de centres de santé, de points d’eau et de travail.

Sommes-nous prêts à jouer pleinement le
rôle de contre-pouvoir qui nous sied le mieux, c’est-à-dire
à exercer notre droit de regard et de contrôle sur les choix,
les décisions et les pratiques de nos dirigeants sans nous laisser
distraire par ces derniers, ni instrumentaliser par leurs « partenaires
 » au développement ? Faut-il rappeler que la montée
en force de la société civile mondiale dont Port Alegre I
et II ont été les temps forts, est, en grande partie, due
à l’utilisation judicieuse et citoyenne des TICs ? Se servir de
l’arme du groupe dominant pour l’acculer, le défier et gagner la
bataille de la dignité et de la justice sociale, telle est l’utilisation
subversive que nous nous devons de faire des TICs.

CONCLUSION : NOUS SOMMES DU MONDE
Nous ne devons jamais cesser de nous répéter
que nous sommes du monde et que les voies de sortie de l’impasse dans laquelle
nous nous trouvons sont multiples. Notre libération commence d’abord
dans nos têtes, puis elle se poursuit dans nos choix et dans nos
pratiques.

Être ou ne pas être dans la mondialisation
capitaliste - ce dont nos dirigeants s’inquiètent - devient alors
un faux débat ainsi qu’un combat d’arrière-garde. Notre credo
devrait être : Vivre dignement en sachant communiquer entre nous
et avec les autres, en mobilisant les énergies et les talents qui
ont autant besoin d’être reconnus que de TICs. La co-opération
sera reconnaissance et respect mutuel et, surtout, co-responsabilité.
Le pouvoir de réorienter la transformation du continent dans le
sens ci-dessus indiqué réside dans le terreau de la culture.

La relation entre les TICs et la culture ne se résume
donc pas à l’emprunt et aux transferts de technologies ni à
la visibilité qu’elles peuvent garantir aux créateurs talentueux
même si ces enjeux sont importants. La confiance en nous-mêmes
et en nos ressources doit transparaître dans la nature des investissements,
dans notre manière d’encourager et de privilégier les créateurs
et les opérateurs économiques africains et dans notre manière
de promouvoir leurs œuvres et leurs produits que nous devons consommer
nous-mêmes d’abord.

Dès l’instant où nous nous installons dans
cette perspective, en cultivant en nous le sentiment que nous n’avons pas
à rattraper qui que ce soit mais que nous nous devons d’être
nous-mêmes, nous cesserons d’être perçus par les autres
comme un poids et trouverons des solutions à nos propres maux. C’est
dans cette perspective que le Forum estime qu’un autre monde est possible
ainsi qu’une autre Afrique et un autre Mali. Le tableau suivant esquisse
quelques pistes à explorer :

 ANNEXE / DES TICs AU SERVICE DE LA DEMOCRATIE
ET DE LA GOUVERNANCE

 

Etat des lieux 
Alternatives
Une demande sociale considérable souvent mal formulée et non articulée.
Une société civile : 
 embryonnaire, hétéroclite  dispersée dépendante,  et malléable. 
Les forces sociales de changement sont organisées, avisées et dynamiques. Elles formulent clairement les attentes des populations et communiquent plus intensément avec d’autres réseaux grâce aux TICs. Elles procèdent à une nouvelle prise de connaissance, de conscience et de responsabilité quant à la mondialisation marchande. Elles ont une perception plus claire des alternatives à explorer et à promouvoir.
Un système politique en déphasage avec cette demande sociale et en porte-à-faux avec les acteurs et organisations citoyennes qui plaident pour des alternatives au modèle néo-libéral. Il est extraverti, dépendant, mimétique, clientéliste et corrompu.La politique trouve son fondement dans les défis et les enjeux identifiés avec les organisations de la société civile.
Les initiatives ne viennent pas du sommet vers la base. Elles sont concertées et intelligibles pour le plus grand nombre. 
Les TICs favorisent le dialogue entre gouvernants et gouvernés quant aux alternatives à promouvoir. 
Les choix et les décisions macro-économiques qui engagent le destin des Etats et du continent sont conformes aux intérêts vitaux des Africains et des Africaines. Ils résultent d’une large concertation avec différents groupes d’acteurs.. Les ressources sont gérées dans la transparence avec rigueur, allouées en fonction des besoins réels des populations.

Forum pour l’Autre Mali http://www.autremali.org
Email provisoire : djenneart@afribone.net.ml
Tél/Fax : 223 221 30 82
BP 1511 Bamako
Siège : Centre Amadou Hampâté
BA (MISSIRA)

 
 

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