Warning: exec() has been disabled for security reasons in /var/www/vhosts/csdptt.org/httpdocs/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 744 Lettre de CSDPTT septembre 1995 - CSDPTT - Coopération Solidarité Développement aux PTT

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Lettre de CSDPTT septembre 1995

Septembre

dimanche 1er septembre 1996


La Lettre de septembre 1995
No : 1

 
Sommaire :

Editorial
La lettre de CSDPTT, le vrai départ
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Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

Un débat à l’INT ?
Projet cercle de Yélémané
Réunion de rentrée
à Paris.

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

Fibres optiques américaines
en Afrique

Téléphone cellulaire au
Congo

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Economie
La zone franc : inflation plus
forte que prévue ?



Editorial
La lettre de CSDPTT, le vrai départ
Ca y est , cette fois-ci c’est un vrai départ, voici donc le numéro 1. Apparemment l’essai a donné satisfaction et les quelques remarques qui nous sont remontées ont été positives. Peu de choses ont donc changé. Tout juste avons-nous rajouté des coordonnées pour nous contacter. Et il nous a paru utile de mentionner nos sources d’information.
Il reste à insuffler à ce bulletin de l’énergie afin qu’il soit mobilisateur au-delà des quelques membres de CSDPTT. Notre premier objectif est bien sur de mieux les informer, de mieux les associer tous à l’activité de l’association. Si notre expérience est passionnante tout en étant utile, nous aurions tort de la confiner à petit cercle confidentiel. Elle doit être connue, critiquée, discutée, partagée, et pourquoi pas susciter d’autres initiatives ?
Par exemple nous avons établi le contact avec une association d’élèves ingénieurs de l’INT Notre rôle n’est-il pas aussi de les inciter à travailler dans le domaine des télécoms ? N’est-il pas aussi de travailler au rassemblement des quelques autres associations qui rassemblent des gens de ce petit monde des Postes et de Télécoms, comme RTSF à Tours ou le comité Ingénieurs Sans Frontières de l’Ecole Supérieure des PTT. Bien sur notre priorité reste la réussite de nos projets mais cet objectif sera d’autant mieux atteint que nous pourrons mieux partager notre expérience et compter sur des partenaires complémentaires qui permettront de diversifier nos compétences’ ? Ce bulletin doit y contribuer.
CSDPTT voit arriver des adhérents d’horizons différents. Les défricheurs du départ sont rejoints aujourd’hui par d’anciens coopérants certains étant retraités. Cet apport précieux élargit notre connaissance des problèmes des télécommunications, en Afrique en particulier, ce qu’il nous faut rapidement faire partager par tous. Cette diversité entraîne de nouvelles discussions qui doivent trouver place dans ce support souple et régulier.
Et puis il y a cette transformation complète du monde des télécommunications qui se traduit par la privatisation imposée un peu partout y compris en Afrique. Il nous faut en être informés d’autant plus que cela peut changer bien des choses s’il s’agit de pays où nous avons commencé à travailler. Ce processus pose bien des questions qu’il n’y a pas de raisons de ne pas aborder ici à double titre : est-ce l’intérêt des populations, jusqu’ici privés des moyens élémentaires de communications, que nous avons choisies comme principales bénéficiaires de nos projets ? Quelles en sont les conséquences pour nos collègues qui travaillent dans les opérateurs touchés avec qui nous proclamons notre solidarité ?
Il y a enfin la portée de nos projets particulièrement originaux dans le monde foisonnant des ONG. Il nous appartient de faire grandir l’idée que le téléphone n’est pas luxe mais un besoin dont la satisfaction ne doit pas d’être repoussée tant il contribue à la satisfaction des autres besoins dits élémentaires, la faim, la santé et l’éducation.
Bref, il était vraiment grand temps de créer La Lettre de CSDPTT.  Bruno Jaffré
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Echos de CSDPTT et de ses
correspondants

Un débat à l’INT ?
Nous avons établi le contact avec l’association
« INTERVENIR » qui regroupe des élèves ingénieurs
de l’INT (une des écoles d’ingénieurs dépendant de
FRANCE TELECOM qui assure aussi la formation continue des cadres). Il a
été question d’organiser un débat public à
l’école.

INTERVENIR se consacre à des projets tournés
vers la mise en place de dispensaire en zone rurale. Mais notre interlocuteur
a semblé intéressé par des projets d’installation
de radio de communication en collaboration avec le club électronique
de l’école.

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Projet cercle de Yélémané
Plusieurs réunions se sont tenues en septembre
dans le cadre de la préparation du projet concernant l’expérimentation
d’un réseau de télécommunications dans le cercle
de Yélémané au Nord Ouest du Mali.

Avec GBH (confère La lettre N°00) quelques
règles de travail ont été établies. Il nous
a surtout été demandé un temps de réponse rapide
lorsqu’un avis nous sera sollicité.

Pour notre part, nous avons réaffirmé notre
disponibilité et notre intérêt pour ce projet auxquels
plusieurs adhérents ont déjà travaillé. Notre
participation reste bénévole. Cependant nous nous sommes
mis d’accord pour qu’une subvention plus importante que celle déjà
prévue soit versée à CSDPTT dans le cas où
des crédits seraient débloqués.

Nous avons aussi rencontré le secrétaire
général de l’ADCYF. Cheikna Ndiaye. Nous lui avons expliqué
la nature originale de notre intervention par rapport aux autres partenaires
et l’avons assuré de notre disponibilité.

Il nous a aussi fait part des difficultés du bureau
de Poste de Yélémané et a demandé d’étudier
la possibilité d’un jumelage avec un bureau de Poste en France.

Un réunion rassemblant les différents partenaires
a ensuite eu lieu le 23 septembre. 3 membres de CSDPTT y ont participé.
Le secrétaire général de l’ADCYF a transmis les différentes
questions posées lors de leur dernière assemblée générale
 : comment ça marche, combien ça coûte, qui paye et
si nous alors combien, que deviendra le projet sans GBH CIEDEL, comment
va se dérouler le projet ?

Quelques éléments de réponses ont
été fournis. II reste à trouver les cartes IGN précises
pour avancer concrètement sur le déploiement possible du
réseau. Une démarche commune, ADCYF, CIEDEL, sera faite d’autre
part pour faire avancer les demandes de financements auprès des
Régions Rhône Alpes et Nord Pas de Calais ainsi que la mairie
de Montreuil.

Il faut aussi obtenir l’étude de la SOTELMA qui
a été faite sur cette région. La prochaine réunion
a été fixée au 4/11.

Le secrétaire Général M. Ndiaye
a rendu compte de l’intérêt que portent les maliens de l’intérieur
et de l’extérieur au projet, soulignant en particulier la création
d’emplois possible et le désenclavement.

M. Boidin et Hernot de GBH se rendront au salon Télécom
Genève 95 et essaieront de faire jouer la concurrence entre les
constructeurs.

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Réunion de rentrée
à Paris.

Nous étions 8 à la réunion de rentrée
à Paris. C’est avec plaisir que nous avons pu faire connaissance
de 2 retraités qui nous ont fait part de leur expérience
et nous ont prodigué des encouragements. Le point a été
fait sur les différents projet en cours, sur notre brochure de présentation
qui avance.

En présence de deux connaisseurs, un premier échange
a eu lieu sur le lancement éventuel d’un projet de récupération
de micro et de la formation devant les accompagner pour l’ONP ou l’ONATEL
au Burkina Faso.

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Echos des postes et télécoms
dans le monde

Fibres optiques américaines
en Afrique

 Le géant américain des télécoms
ATT a lancé un gigantesque projet destiné à encercler
l’Afrique de fibres optiques sous-marines. Baptisé « Africa
One » (Africa Optical Network, réseau en français)
devrait coûter 2,7 milliards de dollars (13,5 milliards de francs)
et comprendre 39000 km de fibres optiques. Celles-ci permettraient des
communications moins coûteuses, plus rapides et plus perfectionnées
que les liaisons par satellite. Un seul câble de fibre optique a
été posé jusqu’à maintenant, il relie l’Afrique
du Sud à l’Europe.

Ce projet pour lequel ATT recherche des partenaires africains
devrait être achevé en décembre 1998. Il
pourrait en théorie offrir des connexions à tous les pays
africains côtiers et permettrait de relier ces régions directement
aux réseaux mondiaux, les communications intérieures restant
dépendantes des lignes conventionnelles par voie terrestre et des
communications par radio et satellite. (AFP).

Les télécoms africaines étant en
pleine période de déréglementation, il s’agit pour
ATT de se positionner sur le secteur rentable des communications internationales
que cette compagnie américaine se propose de prendre en charge dès
le début de leurs acheminements.

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Téléphone cellulaire
au Congo

Le lancement des travaux d’installation d’un réseau
de téléphonie cellulaire a été officiellement
annoncé début Septembre à Brazzaville. Il devrait
compter 24 000 abonnés répartis entre Brazzaville et Pointe
Noire les 2 plus grandes villes du Congo. Deux équipements de commutation
seront installés dans les 2 villes sur un rayon de 50 km pour la
capitale et 30 km pour Pointe Noire. Une connexion est prévue avec
le réseau de l’ONPT( Office National des Postes et Télécommunications).

D’un coût de 2,5 milliards de FCFA, (25 millions
de FF), ce réseau sera financé conjointement par la société
Nextus International, filiale de France Télécom, et l’ONPT.
Il sera géré par une société privée,
Cyrus, créée en juillet dont le capital social se réparti
entre Nextus (70%) d’une part, l’ONPT et l’Etat congolais (30%) d’autre
part. La mise en service est annoncée pour le mois de décembre.
Pour les autorités congolaises, l’objectif est de faire passer la
densité téléphonique de 0,8 à 1 ligne pour
100 habitants d’ici l’an 2000.

(source AFP6 Septembre 1995).
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Economie
La zone franc : inflation 
plus forte que prévue ?

Les 14 Etats d’’Afrique francophones avaient tant bien
que mal réussi à contenir en 94 la hausse des prix dans les
« fourchettes » définies avec le fond monétaire
international. La moyenne avait pourtant été de 42%,
36% pour ceux d’Afrique de l’Ouest, respectivement 25 et 29% pour le Mali
et le Burkina Faso les plus « rigoureux ». Les programmes d’ajustement
prévoyaient des hausses comprises entre 35 et 40%. Selon le quotidien
LES ECHOS du 12/08, « une nouvelle envolée des prix
ne manquerait pas d’affaiblir singulièrement le bilan de la dévaluation
de 50% » jugée jusqu’ici positive par les institutions internationales,
mais difficiles à supporter par les populations ayant vu leur pouvoir
d’achat considérablement diminuer.