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SMSI : Compte rendu de la PREPCOM 1 (première phase). Genève du 5 au 10 juillet 2002

SMSI : Compte rendu de la 1ère Réunion du Comité de Préparation (PrepCom 1)
Genève, du 5 au 10 juillet 2002
 
 

Compte-rendu
 

A cette réunion, CSDPTT était représenté par
Guy Blanc, pour les journées de lundi, jeudi et vendredi,
Michel Monnier, pour les journées de mardi mercredi, jeudi et vendredi,
Jean-Louis Fullsack, pour toutes les journées du lundi au vendredi.
CSDPTT a en outre été accréditée en tant qu’ONG pour le SMSI, grâce à l’engagement de son président, Bruno Jaffré.

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Les intéressés pourront trouver la version française du Rapport de la première réunion du Comité de préparation (PrepCom-1) sur le site du SMSI www.itu.int/wsis (document WSIS03/PC-1/11(Rév.1)-F. Il constitue le compte-rendu officiel établi par l’UIT, et ses Annexes sont particulièrement importantes.
Le lecteur trouvera ci-dessous un compte-rendu plus synthétisé et focalisé sur les sujets et faits les plus importants enregistrés lors de ces cinq jours, complétés par quelques aspects du vécu du rédacteur.

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Organisation de la session de PrepCom1
Le PrepCom se déroulait dans deux « pôles », voisins mais nettement séparés :
- le Centre International de Conférences de Genève (CICG),
- « Varembé » et « Montbrillant », deux bâtiments de l’UIT.
Les « Plénières » rassemblant tous les partenaires du PrepCom se déroulaient au CICG ; qui accueillait aussi les Membres des Secteurs de l’UIT et les agences des Nations-Unies. Dans la salle affectée aux « plénières », deux niveaux -parterre et balcon- ont « coupé » en deux l’assemblée et isolé en particulier tous les participants « du fond du balcon  » : les représentants des agences des Nations-Unies et ceux de la société civile et des ONG.
Les ONG et la Société Civile étaient en outre vraiment isolées de la « Plénière » car l’UIT leur a affecté des salles dans ses bâtiments -Varembé et Montbrillant- pour leurs réunions en marge des « Plénières  » : informelles, en commissions, en groupe ou plénières.
On pouvait penser ainsi que l’UIT -organisatrice de ce PrepCom- a traduit dans les faits (organisationnels) son concept de participation de la «  Société Civile » ... Cependant loger 950 participants de 109 pays dans un même bâtiment -pourtant vaste et spacieux- s’avère délicat, surtout si le budget est « serré  »(tarifs de location du CICG !).

L’accueil des participants au CICG était actif et efficace, mais après passage systématique par un portique de sécurité avec vérification d’identité (police et service d’ordre «  PrepCom ») et contrôle des bagages. Ces dispositions compliquaient la vie des représentants d’ONG dans leurs allers-retours entre leurs salles de réunion extérieures et la « Plénière  ».
Pratique : les casiers personnels pour la distribution de la documentation (« pigeon hole » dans le jargon UIT), mais aussi pour recevoir des messages et diffuser ses propres infos ou messages ... à condition de connaître leur attribution (donnée avec réticence par le guichet PrepCom).
 

Opportunités
La plus évidente : la présence d’un grand nombre d’associations et sociétés ou entités de la « société civile » a permis des contacts directs généralement prolongés via courriel.
Le lobbying : c’est l’AUTRE opportunité d’une telle réunion. Que l’on s’en félicite (généralement) ou que l’on le déplore, c’est un mode opératoire largement pratiqué dans toutes les institutions importantes ... notamment par les « grandes ONG ». Celles-ci, largement à dominance anglo-saxonne, ont été omniprésentes : CRIS, Human Rights Watch et Transparency International entre autres. IRIS a aussi été très actif et présent.
Pour les « petites ONG » il était difficile de se faire connaître, et pour les non anglophones la communication «  ne passait pas » car la plus grande partie des réunions -sauf certaines du collectif (plénières)- ne disposaient pas d’assistance de traduction simultanée.
Il faut donc venir aux (futures) réunions non seulement avec une maîtrise complète de la langue de Shakespeare (ou de Jack Kerouac de préférence) mais aussi muni de son PC portable (pas à la portée de tous ...), car la communication interne (intra-ONG) et externe (ONG-Comité d’organisation, ONG-Secrétariat de la Société civile) est basée sur l’anglais et organisée sur le transfert électronique de documents.
Pauvres de vous si vous ne venez qu’avec vos idées dans votre langue maternelle, du papier et votre stylo...
 

Les grands débats

Le PrepCom1 a été dominé par deux sujets qui ont fait l’objet de discussions voire de désaccords :
1 - Le Règlement Intérieur (RI) et les modalités d’accréditation,
2 - Les Contenus et thèmes à prendre en compte pour le SMSI.

Sans rentrer dans les détails (trop obscurs ... et traités à l’abri des non-gouvernementaux) le Règlement Intérieur a été l’objet d’âpres batailles et a failli connaître un échec total ; la présence et le rôle des ONG ont été la pierre d’achoppement majeure avec les modalités de prises de décision. Deux camps s’y sont opposés dont l’un emmené par la Chine et le Pakistan avec un soutien ponctuel des Etats-Unis, de la Russie et de quelques autres « démocraties particulières », l’autre formé ... par tous les autres.
Un compromis laborieux a été trouvé en dernière minute (la séance de clôture a dû être retardée de 2h 30 !), qui ne pouvait satisfaire les ONG car il les tient à l’écart de toute prise de décision et menace même leur participation du fait d’un système d’accréditation que certains jugent discriminatoire. Il l’est en fait, notamment par rapport aux privilèges indiscutés des « Membres des Secteurs » de l’UIT d’une part, par rapport aux « Entités commerciales » (Business Entities) d’autre part, dont les critères d’accréditation doivent être spécifiques et différents de ceux de la Société Civile. Les ONG continuent donc à revendiquer leur reconnaissance pleine et se réfèrent à la réglementation en vigueur à l’ECOSOC (Nations-Unies) pour leur statut dans le processus SMSI. Certaines ONG vont jusqu’à menacer de boycott ou de créer un Sommet parallèle ...
A la demande (approuvée en AG) du collectif des ONG, une délégation a été reçue par le secrétaire général de l’UIT. Il s’est dit prêt pour une vision plus large (sic) et a proposé pour les ONG un arrangement prioritaire (fast track) de statut de Membre ... du SMSI. La demande de la délégation pour un statut de Membre du Secteur de Développement de l’UIT l’a fait sourire ... Ah, les japonais savent rester polis en toutes circonstances.
Le projet-compromis fiévreusement élaboré par la SC1 sera soumis à la PepCom 2. On botte en touche ...

Quant aux thèmes et contenus, les propositions soumises aux participants ont été analysés et enrichis par les ONG qui y ont consacré des réunions plénières (le collectif des ONG ou CONGO) et un Sous-groupe de travail spécialisé (présidé par William McIver) auquel participait CSDPTT. Ce Sous-groupe a « alimenté » le Sous-Comité 2 (SC2) mis en place par la « Plénière » et présidé par l’ambassadeur du Mexique, pour traiter ces sujets. La contribution de CSDPTT a porté sur les thèmes présentés au programme d’action (ajout de la prise en compte des problèmes d’énergie et de la recherche d’effets de synergies), sur l’amélioration de l’efficacité des procédures de travail, et sur l’indispensable et profonde réforme de l’UIT pour faire face à ses réelles obligations (on peut la trouver sur le site de la Société Civile au SMSI www.geneva2003.org).
Le Sous-Comité 2 a élaboré deux documents, l’un portant sur les principes régissant les travaux de préparation et le SMSI, l’autre proposant les thèmes pour ledit Sommet. Le premier document a été approuvé par le Sous-Comité, alors que le second -relatif aux thèmes- relève de la compétence du Président du PrepCom et servira de guide pour les travaux à venir. Tel quel ce document -bien que en net progrès par rapport aux propositions initiales- ne nous paraît pas suffisamment focalisé sur les prérequis à la mise en œuvre et à la durabilité des NTIC dans les PeD. Nous avons donc un travail collectif a assurer sur ce sujet essentiel.

Un troisième sujet de discussion s’est profilé au fur et à mesure des sessions : la mise en cause de Tunis pour la session finale du SMSI (« Tunis or not Tunis : that is the question »). Dès maintenant la question est posée et elle sera probablement à l’ordre du jour de PrepCom2, officiellement ou non, car la situation au niveau du respect des droits de l’homme est des plus critiques en Tunisie. On ne peut pas prétendre vouloir concevoir dans le cadre de l’action des Nations-Unies la société du futur -fût-elle d’information- en ignorant les bases élémentaires et les principes définis par les mêmes Nations-Unies en termes de droits de l’homme.

Et les NTIC dans tout cela ? Elles divisent autant quelles unissent si l’on se réfère aux débats en particulier dans les ONG : On trouve ainsi des ONG « NTIC-sceptiques » et d’autres « NTIC-euphoriques ». Entre ces deux groupes, il y a ceux qui cherchent à trouver dans les NTIC des raisons d’espérer ... et de militer. A un degré (bien) moindre on trouve la même division dans les représentations des Etats ; on peut donc parler d’une division transverse.
Une autre division majoritairement du camp de la « Société civile » porte sur le rôle respectif de l’UIT et de l’ONU (à travers ses agences spécialisées et grandes institutions) dans la procédure du SMSI. Pour les adeptes de la première
-  les pragmatiques ?- la technologie doit mettre en œuvre l’infrastructure nécessaire pour combler en partie le « fossé numérique  » ; les NTIC seront ainsi sollicitées pour cette réalisation. Tout comme elles le seront pour implémenter des services jugés indispensables par les groupes censés en bénéficier.
Pour les adeptes de la seconde -les humanistes ?- la technologie joue un rôle subordonné, si tant est qu’elle soit nécessaire dans le processus. Les contenus et les applications des NTIC doivent être le cœur des débats dans le processus du SMSI. De là à mettre en cause l’organisation confiée à l’UIT et prôner le pilotage du processus par l’UNESCO (voir plus loin) il n’y a qu’un pas.
Assurément ce débat ne devrait pas être occulté car il clarifierait sérieusement le rôle des agences les plus concernées des Nations-Unies dans le processus SMSI, où la variété et la dimension des aspects sociétaux constituent une problématique dominante, alors que les technologies ne relèvent pour la plupart que de rationalités de choix et d’investissements.
Ce constat a donné lieu a des formulations douteuses de plusieurs orateurs appartenant à toutes les parties prenantes, depuis les Etats jusqu’aux ONG, du Nord et du Sud. Elles convergent dans l’expression « mettre l’homme au centre de la Société de l’information et non la technologie », oubliant que cette dernière est quand même indispensable et relativement neutre, alors que la pensée unique universellement propagée -notamment dans ce SMSI- confère précisément le rôle «  central » au marché. Celui-ci représente une alternative autrement plus contestable, car incontrôlée par la plupart des Pays du Sud, voire prédatrice pour leurs communautés humaines. Attention donc, notamment pour les PeD, de ne pas se tromper de cible !
Une approche intéressante -et sur laquelle CSDPTT devra porter toute son attention et la partager- est celle proposée par l’UNESCO. Son originalité consiste notamment en la proposition de substituer la notion et concept d’Information par celle de la Communication dans le processus SMSI. Cette proposition résulte d’une analyse approfondie des thèmes et enjeux ainsi que des impacts du Sommet, qu’il serait trop long de développer ici. Nous renvoyons donc le lecteur aux interventions de Philippe Quéau à la réunion de préparation de l’UNESCO à Paris (avril 2002) que l’on trouvera sur notre site (www.globenet.org/csdptt) et au PrepCom1 (site signalé) où il représentait cette organisation. A cette occasion il nous a remis un document extrêmement pertinent d’Antonio Pasquali, ancien Sous-Directeur général de l’UNESCO pour le Secteur de la Communication, préparé pour la Rencontre Latino-américaine de Quito organisée par ALAI en juin 2002. Ce document décrit tout le processus analytique utilisé pour arriver aux propositions concrètes, dont celle mentionnée ci-dessus. Il montre aussi les dangers et dérives du système des Nations-Unies et partage notre point de vue sur le rôle ambivalent de l’UIT. Malgré les recherches sur la Toile, ce texte de huit pages n’a pu être trouvé et cela est bien regrettable ; il reste disponible dans sa version papier.
 

... et les grands silences

D’abord celui qui entoure le financement du processus du SMSI. Cette lacune n’a pas mobilisé les esprits ni animé les débats en « Plénière », et même dans les assemblées des ONG peu d’interventions y ont été consacrées. Le « Segment Société Civile » a constitué un Sous-comité sur le financement de la participation au SMSI, et émis un projet de recommandations à cette fin, sans toutefois proposer de modalité de constitution et de gestion du fonds ad hoc à créer. Le Maroc était bien seul à assurer en « Plénière » que l’infrastructure et le financement constituent la priorité des priorités.
C’était pourtant le lieu et le moment pour les grands chantres de la « nouvelle économie » et les grands bénéficiaires de toute cette opération SMSI, qui mobilise les foules du Nord et du Sud, de s’engager sur leur participation financière, même a minima. On n’a pas vu (ni même entendu) les Cisco et consorts, si « actifs » pourtant pour écumer les marchés des PeD et les premiers à engranger les revenus dès que le SMSI accouchera du moindre projet.
A part Alcatel, on a aussi vu peu de Membres du Secteur, ces industriels et commerçants qui du fait de leurs privilèges achetés pilotent l’action de l’UIT et plus particulièrement son Secteur Développement. Une absence suspecte voire choquante.
Rassurons quand même les plus désespérés  : le document WSIS/PC-1/DOC/8 remis aux participants précise que sur le « budget objectif » de 16 millions de FS (MFS), 2,2 MFS sont déjà assurés, notamment par un don du gouvernement suisse de près de 1,5 MFS et d’un autre du gouvernement japonais ... de la moitié. Pingre certes, mais moins que les autres ! Nota  : le document ne précise pas ce que recouvre « le budget objectif  ».
Ces silences ou impasses confirment nos prévisions et nos craintes à CSDPTT. Nous restons donc très sceptiques quant aux possibilités de participation réelle des ONG représentatives des PeD dans la suite du SMSI. Elles restent pour nous les indispensables garants pour permettre au SMSI d’assurer « un service minimum » dans la réduction de la fracture sociale et accessoirement numérique. Plus que jamais nous continuerons à exiger une prise en charge des représentants qualifiés des organisations du Sud par un budget suffisamment provisionné et transparent.
Un autre silence a entouré les aspects sécurité liés aux applications Internet , prétendument si prometteuses et donc unanimement promues au rang de solutions définitives du sous-développement par un ensemble d’intervenants, dont certains frisaient le délire intellectuel, notamment lorsqu’ils expliquaient que seul le « e-commerce » pouvait enfin arrimer l’Afrique dans le « business mondial » (des noms sont fournis sur demande ...). Personne n’a ainsi mis en garde contre l’insécurité inhérente et ses phénomènes annexes mais dévastateurs et en croissance dangereuse que l’on observe actuellement sur les réseaux IP, ni évidemment aux coûts faramineux qu’il faut consentir pour tenter de s’en protéger -tant dans les entreprises que chez les particuliers-, avec des succès limités. Sans doute ne fallait-il pas affoler le peuple prêt à y investir ses derniers fonds ... Les lobbies Internet sont décidément puissants ! Et leurs protagonistes attitrés avancent toujours masqués.
Autre absent de marque à cette grand messe (Philippe Breton, combien de fois ai-je pensé à votre ouvrage « La religion d’Internet » pendant cette semaine !) : la crise existentielle du secteur des télécommunications et plus généralement la faillite de la « net-economy ». Elles ont engendré une des crises les plus graves de ces dernières décennies en laissant sur le carreau plus d’un million de salariés de par le monde. Des sociétés connues ont disparu corps et âmes
-  c’est le cas de le dire, s’agissant de leurs collaborateurs-, d’autres dites start-up et montrées au monde en preuves des recettes ultra-libérales ont entre temps atterri en catastrophe ou explosé en plein vol. Pourtant rien de tout cela n’a pu pénétrer dans le «  bunker » du CICG où l’on a continué imperturbablement à chanter les couplets obsolètes à la gloire des NTIC, de l’e-economy et de l’e-gouvernance qui, de l’avis général, « transformeraient le digital divide en digital opportunity » jusque dans les pays les moins avancés (PMA), tous unis désormais dans la grande famille de la « Société de l’Information  » mondiale ! La messe était dite (pardon Monsieur le Président Samassekou).
Enfin, un absent de marque : le rôle des pouvoirs publics dans le processus de dissémination des NTIC en vue de la «  réduction de la fracture numérique », si ce n’est pour assurer aux divers partenaires et intervenants dans la mise en œuvre de la « Société de l’information » des conditions optimales pour investir ... et récupérer leur mise. Toute la panoplie y a passé : abolition des droits de douane, garantie des risques, ouverture à la concurrence, démantèlement des services publics « monopolistes », assurance d’un marché solvable, et tout simplement « créer toutes les conditions d’un climat favorable aux entreprises privées pour accéder aux marchés », leitmotiv récurrent de la plupart des intervenants, gouvernementaux et institutionnels confondus.
Soyons justes, quelques représentants d’Etat ont cité ou sollicité les pouvoirs publics afin qu’ils assurent leur rôle premier : le Venezuela, la Chine, la Colombie, le Maroc notamment.

Paroles, paroles ...
Pendant toute cette semaine, en « Plénière » mais aussi dans les réunions d’ONG on a beaucoup parlé, voire (trop souvent) répété des visions, des solutions des espoirs et des illusions. Hélas, on a peu entendu de propositions de projets concrets ce que constataient des participants attentifs (mention spéciale à l’ambassadeur de Suisse), même si l’on a écouté les différents acteurs, notamment des PeD, présenter leurs premières réalisations dans le domaine des NTIC. Et certaines présentaient de l’intérêt ; la plupart procédaient d’ailleurs de plans nationaux et/ou de politiques volontaristes des pouvoirs publics (exemple Chine, Corée, Amérique latine, Afrique du Sud, ...). Un joli pied de nez aux ultra-libéraux, pourfendeurs obsédés des pouvoirs et services publics. Notons que quelques intervenants seulement (dont le Niger) ont évoqué le coût élevé des équipements nécessaires pour mettre en œuvre un semblant de SI ... et attendent que le SMSI y réfléchisse et apporte des solutions.
 

Rencontres ...
Denis Gilhooly, rédacteur en chef du très libéral (tendance pensée unique) CommunicationsWeek International et en tant que tel gourou de la « net-economy » qui a connu le succès que l’on sait, représente désormais le PNUD dans le processus du SMSI. Il siégeait juste devant la délégation CSDPTT à la « Plénière ». Une mutation surprenante, non ?
Ahmed Laouyane, ancien Directeur du BDT de l’UIT était très présent dans cette PrepCom. Pour suivre les progrès ( ?) d’Africa ONE ou pour assurer le succès du SMSI lors de sa finale à Tunis en 2005 ?
Croisé : Jean Jipguep, ancien n°2 de l’UIT au CICG. Cet africain mettrait-il sescompétences(réelles) et son engagement (incontestable) dans la balance pour contribuer efficacement à la réduction de la fracture sociale entre le monde riche et l’Afrique  ?
 

L’américanisation des procédures ...
Désormais une assemblée représentant un groupe ou un collectif est appelé « Caucus », terme emprunté à la campagne électorale US dont on connaît surtout le les excès publicitaires et dépensiers, ainsi que les shows navrants de promotion d’individus fortunés ambitionnant les plus hautes fonctions politiques. Où arrêtera-t-on la dérive  ?
 

Contacts CSDPTT
Avec la délégation du Mali.
- Grâce à des relations professionnelles et cordiales antérieures avec leur Responsable, Mamadou Lamine Diallo (ex-CNET et membre du Groupe de travail de JL Fullsack à France Télécom)  : discussions informelles sur la problématique des technologies de la communication et les effets de synergies à rechercher. Est à présent conseiller de la présidence pour les NTIC.
- Sur sa demande avec le représentant de la « Voix de femmes » Filifing Diakité : entretien (enregistré) sur l’action de CSDPTT dans le cadre des NTIC, de leur adéquation mais aussi des prérequis (problème de l’énergie) de leur mise en œuvre, enfin des perspectives de développement des télécoms et leur contribution dans le développement des pays du Sud.
- Sur sa demande avec Tiessira Dembélé de l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali sur l’action de CSDPTT, le problème (en instance) de connexion des 701 villages , sur les solutions pour l’Afrique constituées par l’énergie photovoltaïque (PV) comme appoint indispensable (prérequis) au déploiement des NTIC et sur l’évaluation économique actuelle incomplète et faussée de la technologie PV. C’est plus sûrement cette technologie que celle dite de l’information qui contribuera le plus efficacement au développement de l’Afrique subsaharienne.
D’autres contacts ont été pris avec M. Mellet-Brossard de WebForce International, Philippe Quéau (Unesco), Edouard Markiewicz de Media Action International (Centre pour les programmes humanitaires et de développement basés sur les médias) et Bruno Salgues (Institut National de Télécommunications, France), hélas trop sollicité.
Par ailleurs CSDPTT a été remarqué pour ses positions notamment par rapport à l’UIT, son fonctionnement et son action. J.L. Fullsack a ainsi été sollicité par Michel Egger de l’Institut Universitaire de Développement de Genève pour contribuer à un ouvrage consacré au rôle des télécommunications dans le développement, ainsi que par Marc Roissard de Bellet de l’Institut Européen de l’Université de Genève pour une contribution à la formation.
 

Et maintenant ?

Après plusieurs interventions dans la session de clôture trahissant une relative déception (notamment de l’Union Européenne), le programme d’action mis en discussion a débouché sur les propositions suivantes.
PrepCom2 se tiendra à Genève du 24 mars au 4 avril 2003.
Mandat est donné aux deux SC de finaliser leur document d’ici là, au besoin en profitant de la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT à Marrakech (septembre 2002).
L’intervalle doit être mis à profit pour continuer les tâches commencées par les partenaires concernés, en n’excluant pas les réunions régionales et/ou thématiques ... si elles peuvent se financer.

AU BOULOT ! Sous toutes les latitudes ...
Et bon succès à tous

Jean-Louis FULLSACK
 


 

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SMSI : Compte rendu synthétique et partiel de PREPCOM2 (Phase 1) 7 mars 2003
La Conférence des Plénipotentiaires 2002 de l’UIT (PP02) à Marrakech : Des résultats décevants 7 mars 2003
Texte soumis à la discussion des ONGs de France en vue d’une plateforme ou d’un collectif de préparation en France du Sommet Mondial de la Société de l’Information 1er mars 2003
SMSI : Compte rendu de la réunion à Paris MAE (Ministère des Affaires Etrangères) - Société Civile du 13 février 2003 14 février 2003
Déclaration de CSDPTT avant l’ouverture de la deuxième conférence préparatoire (PREPCOM2) du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI) 13 février 2003
La "Société de l’Information" des précédents qui plaident pour la mise en place d’un Tribunal International par M. Pasquali 20 décembre 2002
Marginalisation de l’Afrique dans la société de l’information, dépêche de l’agence PANA à la suite d’une interview de JL Fullsack 16 octobre 2002
Sommet Mondial De La Société De L’information, deux précautions à prendre de Antonio Pasquali 10 octobre 2002
SMSI : Compte rendu détaillé des réunions des 16 et 17 septembre 2002 à Genève 2 octobre 2002
SMSI : Compte rendu synthétique des réunions informelles à Genève des 16 et 17 septembre 2002 2 octobre 2002
SMSI : Contribution de JL Fullsack (CSDPTT) à la réunion informelle de Genève du 16 septembre 2002 16 septembre 2002
SMSI : Compte rendu de la PREPCOM 1 (première phase). Genève du 5 au 10 juillet 2002 12 août 2002
SMSI : Compte rendu de la réunion de concertation des ONGs françaises (juin 2002) 2 août 2002
Compte rendu de la conférence Webforce 08 juin 2002 9 juin 2002
Adresse aux participants de la réunion de Bamako de préparation du SMSI 7 mai 2002 9 juin 2002
Info-riches » ou « Info-pauvres » ! Et si l’on questionnait la mondialisation marchande ? Et si l’on repensait l’économie et la politique ? juin 2002
Réunion de concertation avec les ONG dans le cadre de la préparation du sommet mondial de l’information (SMSI), Paris les 21 et 22 avril 2002 6 mai 2002
Bamako 2002 Conference Consultation des Organisations non gouvernementales mai 2002
Fractures mondiales : Pour une économie politique de la société de l’information (de Philippe Quéau) avril 2002
Sommet mondial de l’information 2003 : Ne ratons pas le Rendez-Vous février 2002
 
 
Dernière Lettre
La lettre de CSDPTT Juin - Juillet 2006
 
 
 
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