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| Déclaration du Conseil d’administration de CSDPTT à la veille de l’ouverture à Hammamet en Tunisie du PREPCOM1 de la deuxième phase du SMSI
CSDPTT ne participera pas au PREPCOM1 de la deuxième phase du SMSI du prévu du 24 au 26 juin à Hammamet en Tunisie.Déclaration du Conseil d’administration de CSDPTTNos moyens sont certes limités et CSDPTT s’est engagé dans plusieurs projets concrets alors que -parallèlement- les financements publics se raréfient. Mais notre absence en Tunisie est surtout motivée par des raisons que nous considérons autrement plus graves. En effet, les conditions ne nous semblent par réunies pour éviter une instrumentalisation de la Société civile par le gouvernement tunisien à son profit, alors que de nombreux prisonniers d’expression subissent la répression voire la torture dans ce pays. Il n’est pas pensable que les représentants de la société civile accrédités ne soient pleinement conscients de cette situation ni solidaires de ceux, trop nombreux, qui la subissent. Le Sommet de Tunis est l’occasion pour elle d’exprimer sa solidarité avec ceux qui luttent dans ce pays pour le respect des droits de l’homme et la liberté d’expression, et pour dénoncer l’hypocrisie de ce régime. Pour que cette expression -que les victimes attendent comme un grand espoir- soit réellement efficace, il faut un minimum de préparation et de relations entre acteurs de la Société civile ; or, nous nous étonnons du silence qui pèse sur ces questions parmi les représentants de la société civile, à de rares exceptions près. Dans l’immédiat pour prendre connaissance des réalités que cherchent à dissimuler les dirigeants de ce pays en organisant cette PREPCOM1 de la deuxième phase du SMSI à Hammamet, haut lieu du tourisme tunisien bien loin de ses populations, nous invitons les membres de la société civile à consulter le tout récent rapport de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme « Médias sous surveillance » à l’adresse http://www.reveiltunisien.org/article.php3 ?id_article=1183, mais aussi les sites tunisiens inaccessibles depuis la Tunisie à cause de leur liberté de ton http://www.reveiltunisien.org/, http://www.tunezine.com/ ou encore http://www.tunisnews.net/ et des informations régulières qu’ils fournissent sur les méfaits de ce régime. Par ailleurs notre absence physique à Hammamet ne signifie ni le fléchissement ni encore moins la fin de notre action pour le développement des télécommunications en Afrique et la satisfaction des besoins des populations en matière de communication. Nous allons continuer le travail commencé au sein du collectif pour une autre société de l’information http://www.casic2004.org/ constitué en France. Plus que jamais nous exigeons que le Plan d’Action se fixe comme objectif la connexion de chaque village ou communauté importante au réseau de (télé)communications d’ici 2 ou 3 ans, et que des ressources permettant d’en assurer le financement soient dûment précisées. Nous souhaitons aujourd’hui réaffirmer nos axes de travail, déjà annoncés lors de notre déclaration publiée à l’ouverture de la conférence de Bamako en 2002, qui nous semblent avoir été très insuffisamment pris en compte par la Déclaration « alternative » de la Société civile adoptée lors du Sommet de Genève en décembre 2003.
A l’approche de Bamako 2002, nous avions déclaré : "Un véritable bond quantitatif du nombre de lignes principales et une pénétration significative du réseau de télécommunications en zone rurale nécessitent d’importants financements. Outre l’augmentation significative de l’aide au développement promise depuis longtemps par les pays riches qu’il convient enfin de mettre en pratique et le rétablissement de règles moins défavorables au Pays du Sud dans la répartition des recettes issues des communications internationales, des voies nouvelles comme la mise en place de la taxe Tobin, la taxation des bénéfices rapatriés par les opérateurs occidentaux ou la taxation des transactions financières des opérations spéculatives dans le secteur des télécommunications doivent être explorées. Bien entendu la mise à disposition de telles sommes ainsi générées, qui pourraient constituer un fonds pour le développement des infrastructures, doit passer par la participation des sociétés civiles nationales ou internationales au contrôle de leur utilisation, et la mise en place de mécanismes permettant de le faire". Aussi nos réserves par rapport à la mise en place du « Fonds de Solidarité Numérique » prôné par le Président Wade ne mettent pas tant en cause l’existence d’un fonds, mais son fonctionnement qui reste à déterminer voire l’origine des financements, et surtout son affectation. A cet égard, nous attendons toujours un ordre de grandeur des ressources estimées nécessaires. Seules des grandes métropoles ont accepté jusqu’ici de contribuer à ce fonds (au détriment de quelles autres activités ?), alors que dans le même temps les opérateurs qui en seraient les principaux bénéficiaires, continuent à engranger des bénéfices scandaleusement élevés pour la plupart d’entre eux, particulièrement dans la téléphonie mobile mais aussi parfois sur le fixe. (Le gouvernement sénégalais par exemple a contribué au Fonds de Solidarité Numérique à hauteur de 500000 dollars, alors que la SONATEL a réalisé un résultat net de près de 75 millions de dollars en 2003). Il y a donc d’abord à s’interroger sur la capacité d’autofinancement des opérateurs publics africains, voire à la promouvoir en lui assignant des objectifs de service public. Certaines de ces propositions ont été précisées lors des interventions de notre délégué au SMSI, M. Jean Louis Fullsack, notamment à la Plénière du Sous-Comité-2 lors de sa réunion intersessionnelle à Paris du 15 au 18 juillet 2003 et devant le Groupe de travail informel intergouvernemental lors du PrepCom-3 en septembre, insistant au préalable sur le pré requis que constituerait le déploiement de sources d’énergies renouvelables (SER) :
Fait à Paris, Nice, Toulouse, Strasbourg, Lyon le 15 juin 2004 Le conseil d’administration de CSDPTT Pour approfondir vous trouverez ci-dessous des liens sur un récapitulatif des interventions de CSDPTT sur la première phase du Sommet et les derniers textes publiés.
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| CSDPTT Coopération Solidarité Développement aux PTT - BP8 75261 Paris Cedex 06 | |||||||||||||||||||||||||