Cet article reprend un exposé de Jean Louis Fullsack prononcé le 28 mai 2003 dans le cadre des séminaires organisés par le COBEA (Centre d’Observation des Economies Africaines) en 2002 - 2003 au sein du GEMDEV (Groupement d’intérêt scientifique pour l’étude de la mondialisation et du développement) sur le thème "TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC)ET DÉVELOPPEMENT".
Cet article a été mis à jour en mars 2004.
La Coopération Multilatérale dans le Secteur des Télécommunications
de
Jean Louis Fullsack
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Ci-dessous la table des matières et un résumé.
1 Introduction
Pourquoi la coopération multilatérale ?
Les limites et biais de la coopération bilatérale (Etats, Institutionnels, Secteur privé)
Avantages de la coopération multilatérale (CM) :
Ouverture (Choix et indépendance des acteurs) Mobilisation des Ressources
2 La coopération multilatérale en pratique
Institutions impliquées Le système des Nations-Unies
Le groupe de la Banque Mondiale
Les entités régionales : la CEDEAO, un exemple en Afrique
Un absent : l’Union Européenne
Le Fonds Européen de Développement (FED) et les accords ACP-UE, mais pas de conduites de projets de type CM
De nouveaux acteurs : les multinationales Exemple : Cisco
3 Evolution de la CM et ses conséquences
Les « dix glorieuses » : 1975-1985
Des acteurs multiples, des Ressources disponibles, des Réalisations essentielles
L’impact du néolibéralisme : à partir de 1985
Le désengagement des acteurs publics du « Nord »(les Opérateurs publics de télécommunications)
Erosion rapide des ressources
Le credo de la déréglementation
Le mythe du partenariat public-privé comme nouveau modèle de coopération
Dévoiement des projets
La fin annoncée de la CM - Exemple : l’UIT
Les conséquences Manque de financement et conséquences
L’affaiblissement du rôle des Nations-Unies et
le jeu trouble des nouveaux acteurs
Constat : les infrastructures à l’abandon
4 Propositions
Constat : La faillite du « partenariat public-privé »
Déclin des Institutions et baisse du financement
Possibilité d’action : Ressusciter la CM (délais ?)
ou opter pour le Pragmatisme : un choix non exclusif
Constat des besoins des PeD : actions ciblées et priorités
Des nouveaux acteurs pour pallier la défaillance des acteurs traditionnels de la CM :
Les associations de la Société civile
Les associations « alternatives »
Un nouveau modèle de coopération, mais des limites évidentes.
Pour une nouvelle Coopération multilatérale
Résumé
Après avoir constitué pendant des décennies le cadre privilégié de la majorité des actions en faveur du développement des télécommunications dans les Pays en Développement, la coopération multilatérale a été gravement affectée par la déréglementation de ce secteur au Nord comme au Sud, notamment sous l’égide de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).
Les mécanismes qui tentent de la remplacer impliquent plus ou moins directement les acteurs économiques privés et leurs intérêts à travers des « partenariats ». Ceux-ci ne sont pas sans risques pour les Pays en développement.
De nouveaux acteurs, issus notamment de la Société civile, offrent une alternative possible, mais vu l’ampleur de la tâche, la coopération multilatérale devra être promue à sa place privilégiée, à condition que l’UIT qui en est le principal acteur, se recentre sur ses fonctions et sa vocation qui en sont les fondations.