Coopération Solidarité Développement PTT "Promouvoir les échanges et l'entraide entre les peuples en apportant  un soutien aux actions de développement dans  le domaine de la poste et des télécoms"
  Rechercher sur le site
Actualités · Documents · Projets · La Lettre de CSDPTT · Forum · Nous écrire
Accueil
Edito
Présentation
Activités
Partenaires
Projets
Documents
Technique(s)
Tribunes Libres
Actualités
Lettre de CSD
Liens
 
Accès Privé
 
   
Forum Social Européen de Paris (FSE) Présentation du Séminaire : "Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) et développement : quelles alternatives au dogme néo-libéral ?" 13/11 14h

Fiche de présentation du séminaire intitulé
Français : Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) et développement : quelles alternatives au dogme néo-libéral ?
English  : World Summit of information society and development  : wich alternative to neo-liberal dogma ?
Espanol : La cumbre Mundial de la sociedad de la Informacion (SMSI) y del desarollo : qué possibilidades en frente del dogma neoliberal

Date  : 13 novembre 2003 14h-17h

Lieu : Bobigny (93) Grand Chapiteau Parc de la Bergère.

Pour s’y rendre : prendre la ligne 5 jusqu’à la station de Bobigny - Pablo Picasso-Préfecture (terminus de la ligne 5).
Prendre ensuite la direction Parc de la Bergère à 5 minutes à pied depuis la station de métro où se trouve le Grand Chapiteau du FSE.
D’après l’office du tourisme de Bobigny, c’est très facile à trouver ( "C’est d’abord tout droit et puis à droite"). Au pire, demander son chemin. Dans le meilleur des cas, l’organisation du FSE aura eu la bonne idée d’installer des pancartes.

Personne référente pour l’organisation : Bruno Jaffré (contact : bjaffre@csdptt.org)

Modérateur : M. Ahmed Dahmani Economiste Maitre de Conférences IUT d’Orsay au COBEA (Centre d’Observation des Economies Africaines) Travaille sur l’impact des TIC sur le développement en Afrique Consultant auprès de la FIDH sur les droits économiques sociaux et culturels et sur les rapports UE/ Méditerranée.

Organisations co-organisatrices
1 CSDPTT France
 2 BPEM (Bien Public à l’échelle mondial) France
 3 Collectif SMSI France
 4 CRIS Réseau international
 5 Communica-ch Réseau Suisse
 6 africacomputing France
 7 ANFA  France
 8 AEDEV France

Intervenants  : Voir ci-dessous les fiches presentant les intervenants ou cliquer sur les noms
 

Bruno Clément  Communica ch Suisse
Myriam Horngren CRIS  Angleterre
Benamrane Djilali  BPEM Niger Algérie France 
Jean Louis Fullsack CSDPTT  France
Pascal Fortin chercheur  France
Philippe Drouot  Africacomputing  France

Principaux thèmes du débat
Appelé à traiter une grande série de thèmes relatifs à l’accès, l’ infrastructure, les services et applications, le cadre réglementaire et l’appropriation des techniques d’information et de communication (TIC), la première phase du Sommet Mondial de l’Information doit aboutir lors de sa première phase à l’adoption d’une Déclaration de principe et d’un Plan d’action à Genève en décembre prochain qui fera l’objet d’une première évaluation lors de la seconde phase à Tunis en.
Déjà bien avancée dans sa rédaction, la déclaration de principe affirmera un modèle de société sécuritaire basée sur les lois du marché et la dérégulation, alors que la mobilisation du mouvement altermondialiste se fait toujours attendre.
Le débat doit :
 - d’une part procéder à l’analyse de la première phase du processus en voie d’achèvement, de son fonctionnement et en particulier de la participation de la société civile, du contenu des premières résolutions.
 - d’autre part formuler des propositions alternatives au modèle libéral et sécuritaire qui sera probablement retenu.
 Le débat soit s’attacher en outre à définir un « droit à la communication » et les moyens d’y parvenir à travers quelques thèmes : les liens entre le SMSI et d’autres sommets mondiaux ou initiatives internationales notamment l’OMC et le NEPAD, la concentration des médias, les radios communautaires les télécommunications et les financements de leur développement notamment en Afrique pour lutter contre la fracture numérique et promouvoir un droit à l’accès, l’état de la bande passante en Afrique, faiblesses disparité et coûts prohibitifs.
 Certains intervenants présenteront des initiatives de la société civile prévues pendant le Sommet.

Propositions d’alternatives
* La campagne CRIS développe ses propositions autour de 4 thèmes  :
 - A.Créer des espaces pour des environnements démocratiques
 - B. Reconquérir l’utilisation du savoir et le domaine public
 - C. Reconquérir les droits civiques et politiques dans la société de l’information
 - D. Obtenir un accès équitable et abordable

* La coalition communica-ch qui regroupe 35 ONG suisses a rédigé une déclaration de principes alternative à celle officielle du Sommet

* CSDPTT développe des réflexions autour de la proposition de moratoire des privatisations des télécommunications en Afrique et sur le financement du développement (transformation de la dette des télécoms, retour de la parité dans le partage des communications internationales, taxation du rapatriement des bénéfices du secteur...) en particulier pour le droit à la communication qui doit se traduire rapidement par la construction d’un accès au réseau pour chaque village communauté.

* Le collectif SMSI compte sur ce travail préparatoire et  le séminaire pour formuler des propositions. Sa création a été motivé par la nécessite de se mobiliser collectivement pour pouvoir peser sur le Sommet.
 

Mise en œuvre des propositions d’alternatives
* CSDPTT réalise avec des partenaires locaux le raccordement de villages en Afrique et participe ou organise des formations dansle domaine des NTICs
* Des radios communautaires (près de 60) ont été mis en place au Niger, projet auquel a participé M. Benamrane.
* Africacomputing met en place des formations en Afrique avec des partenaires locaux dans le domaine des nouvelles technologies
* CRIS et Communica-ch organisent des journées en parallèle durant le Sommet Mondial ou seront exposées leurs propositions élaborées tout au long du processus préparatoire du Sommet.
* BPEM a initié un travail de réflexion sur les télécommunications comme Bien Public Mondial qui doit se traduire par une publication.
* AEDEV organise des sessions de formation autour de l’Internet et fournit des ordinateurs à des partenaires en Afrique
* ANFA sensibilise sur l’opportunité d’uliser les logiciels libres en Afrique et organise des formations à cet effet


Présentation des intervenants

Myriam Horngren
Presentation personnelle : Myriam Horngren est la coordinatrice de la campagne CRIS (Communication Rights in the Information Society/ Droits a la Communication dans la Societe de l’Information). Avant de rejoindre la campagne CRIS en Decembre 2002, Myriam etait deja active au niveau du SMSI alors qu’elle representait le reseau international d’informations alternatif OneWorld et a participe aux premieres reunions organisees par UNESCO ainsi qu’a la premiere reunion regionale a Bamako. Myriam est de nationalite francaise et residente au Royaume Uni depuis 1992.

Présentation de l’organisation qu’elle représente  : La campagne CRIS fut lancee a Puerto Alegre par la Plateforme pour les Droits a la Communication en Fevrier 2002 lors du Forum Mondial Social de Puerto Alegre. Dans le cadre de ce forum, la Plateforme a lance la campagne face a l’evolution du Sommet Mondial sur la Societe de l’Information qui se tiendra en Decembre 2003 et en Novembre 2005. Le secretariat de la campagne est coordonnee par une des organisations membres de la colition membre de la plateforme et de la campagne, WACC, basee a Londres. Les principales activities de la campagne depuis 2001 se sont basees autour d’un role important de coordination au niveau de la societe civile dans le cadre du SMSI et sur un travail de lobbying pour l’incorporation d’un language basee sur la notion de droit, en particulier les droits a la communication.

Trame de l’intervention : L’intervention portera sur le travail de CRIS, ses moyens de participation, dans le cadre du SMSI ainsi que sur la proposition du Forum Mondial des Droits a la Communication.

voir le détail de l’intervention


Bruno Clément
Présentation personnelle : Bruno Clément est journaliste de presse écrite. Syndicaliste de longue date, il est secrétaire régional pour la Suisse romande de Comedia (syndicat suisse des médias résultant de la fusion de syndicats de typographes, de lithographes,
de salarié-e-s de la reliure et de l’emballage, de libraires et employés d’édition et de journalistes). Il est responsable en particulier du secteur presse et médias électroniques du syndicat. Bruno Clément s’exprimera comme militant de Comedia et de Communica-ch (voir ci-dessous)

Présentation de l’organisation : Comedia a intégré une "plate-forme suisse de la société civile" dont le nom est Communica-ch. Cette coalition regroupe une quarantaine d’ONG, de syndicats et d’associations critiques à l’égard du SMSI tout en ayant trois représentants au sein de la délégation officielle du gouvernement suisse. Communica-ch a suivi de près la préparation
du sommet, tant dans les diverses sessions de Prepcom qu’en développant son propre travail de réflexion. Une des tâches que Communica-ch s’est donnée est de sensibiliser l’opinion publique helvétique et les organisations de la société civile sur les enjeux du sommet et, plus généralement, sur ceux de l’information et des technologies de la communication. En ce sens,
Communica-ch a rédigé sa propre déclaration de principe et son propre plan d’action en tant que documents alternatifs aux documents officiels. Communica-ch a organisé un atelier dans le cadre du premier Forum social suisse et est en relation avec le réseau CRIS (voir
présentation de Myriam Horngren). Enfin, Communica-ch participe à une campagne d’interpellation des autorités tunisiennes
-  la deuxième session du SMSI devant se dérouler en novembre
2005 à Tunis - afin qu’elles prennent des engagements clairs de respect de la liberté de presse et des droits humains. En effet, la Tunisie connaît de très graves violations des libertés fondamentales, en particulier à l’égard des acteurs médiatiques et des usagers d’Internet.

Trame de l’intervention : trois points seront développés au cours de l’intervention. Le premier sera une présentation du travail effectué par Communica-ch en relation avec le SMSI (en particulier quelques points forts des documents alternatifs). Le deuxième portera sur les liens à faire - et passés sous silence dans le SMSI
-  entre les débats du sommet et les discussions en cours à l’OMC (AGCS, marchandisation de l’information et diffusion de l’idéologie néolibérale, concentration des médias et contrôle des technologies de la communication). Le troisième présentera les trois événements parallèles critiques que Communica-ch organise dans le cadre du SMSI (table-ronde sur la liberté de presse dans la société de l’information, développement des logiciels libres, radios communautaires). L’intervention initiale est prévue pour durer une dizaine de minutes ; des précisions ultérieures seront données cas échéant en fonction des débats du séminaire.


Djilali Benamrane
Présentation personnelle : Djilali Benamrane est économiste retraité du Système des Nations Unies. Son expérience s’étend à la haute administration, à l’enseignement supérieur et à la recherche ainsi qu’à l’animation d’activités de promotion de la société civile, notamment dans de nombreux pays de l’Afrique de l’Ouest. Les dernières années passées au Niger lui ont permis de développer des initiatives remarquées pour la promotion de l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTICs), avec des résultats significatifs en matière de développement de réseaux de radios communautaires autogérées, implantées dans des villages pauvres enclavés. Il milite pour la reconnaissance au droit à l’information et à la communication comme une composante fondamentale des droits de l’homme, au même titre que la liberté, l’éducation, la santé, l’emploi ou l’habitat. Il est membre de l’association "Biens Publics à l’Echelle Mondiale" (BPEM).

Présentation de l’organisation BPEM : Depuis son introduction dans le débat international par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), le concept des "biens publics à l’échelle mondiale" que cette Association BPEM tente de vulgariser a connu un grand succès. L’association considère que ce concept BPEM peut constituer un levier d’analyse, d’explication et de mobilisation pour autant qu’il soit pris en considération les trois éléments fondateurs du concept, à savoir : i) la composante " biens publics", dont le qualificatif "publics" a une résistance sémantique et juridique plurimillénaire et le terme "biens", variable selon les langues et les cultures a tendance à partir à la dérive sans un arrimage au qualificatif "public" ; ii) l’impérieuse nécessité de s’ancrer dans le mouvement social et sa mémoire : c’est lui qui demande et finit par obtenir que des biens deviennent publics par choix politique et qui en détermine démocratiquement les priorités  ; iii) et une démarche volontariste consistant à désigner les groupes adversaires du bien public, un amalgame de décideurs politiques (Etats dominants), économiques (multinationales) et financiers (grandes banques) car ce sont eux qui déploient, adossés au secret des paradis fiscaux, des stratégies gagnantes pour éliminer les biens publics, difficilement conquis, au lieu d’une extension nécessaire à l’échelle de toute l’humanité (ne serait-ce que pour s’inscrire dans une perspective de strict respect des principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme).

Les grandes lignes de l’intervention au séminaire :

voir l’intégrale de l’intervention

Dans l’esprit des préoccupations de BPEM, l’intervention et les débats qui pourraient s’en suivre visent à s’interroger sur les voies et les moyens de remuscler et de relégitimer tout un ensemble de revendications, notamment dans le domaine des télécommunications, support incontournable dans une perspective de contribution à la satisfaction du droit universel d’accès à l’information et à la communication. Ce faisant, il s’agit de s’interroger sur la consistance de ce domaine et son éligibilité en tant que droit de l’homme universel ? Identifier et promouvoir les composantes du mouvement social concernées ? Quelles sont les forces en présence ? Quelles stratégies, quelles manœuvres, quelles escroqueries intellectuelles utilisent les adversaires du bien public pour étendre leurs systèmes de racket et leurs monopoles privés ? Comment choisir et financer les investissements selon un cahier des charges de service public ?
Le débat général sera porté dans plusieurs séminaires et atelier du FSE et plus tard du SMSI. Dans ce séminaire particulièrement deux préoccupations seront privilégiées  :
1... Par rapport aux enjeux du SMSI :
1.1...rappeler quelques éléments de la restructuration en cours de l’information dans la dynamique de globalisation avec : i) la société mondiale comme auditeur cible et les efforts de formatage de langues et d’idées ; ii) tendance lourde à muscler les opérateurs avec des impératifs de privatisation, de concentration et de fusion des opérateurs privés internationaux ; iii) tendance discrète mais efficace à adapter les opérateurs onusiens et intergouvernementaux pour légitimer la fatalité de l’acceptation de la pensée unique et du triomphe de la domination du marché.
1.2... articuler les enjeux du SMSI avec ceux du FSE mais aussi des autres sommets mondiaux qui auront à traiter dans les mois ou dans les années qui suivent, directement ou indirectement, de l’information et de la communication (Tunis 2005) régionaux (TICAD, NEPAD, Francophonie, EurAfrique, France Afrique etc...)
2... Les alternatives au libéralisme :
2.1... subordonner les objectifs d’information à ceux de la communication pour donner un sens à l’interactivité, la rétroactivité et la proactivité de l’information. La défense du droit d’accès à la communication pour exercer ses droits de citoyen actif est plus aisée à présenter et à argumenter que celle du droit à l’information, qui le plus souvent est considérée comme unilatérale et descendante.
2.2... Reconquérir le global à partir du local :
L’idée de bien public à l’échelle mondiale, de bien non appropriable par un opérateur aux seules fins de profit et de domination ne peut devenir une réalité que si les populations
-  consommateurs -, ont conscience et sont prêtes à se battre pour conquérir ce bien et en défendre l’accès égalitaire, universel.
2.3... proposer des voies et des moyens pour ériger l’information et la communication comme partie intégrante des droits universels de l’homme et en garantir l’accès égalitaire à tous au même titre de satisfaire son besoin de respirer, d’assouvir sa soif ou sa faim.
2.4... Montrer la faisabilité de la chose par référence à l’exemple nigérien où l’accès est assuré de façon durable et aux moindres coûts sans intervention ni d’opérateurs privés ni des lois du marché.


Pascal Fortin
Présentation personnelle : Chercheur à l’Université de technologies de Compiègne, membre du laboratoire CERIME de l’Université Robert Shumann à Strasbourg, Pascal Fortin poursuit ses recherches sur les enjeux sociaux et politiques des dispositifs techniques de communication et les nouvelle modalités de prise de décision dans le domaine de l’action publique. Pascal Fortin participe à la préparation du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) à la fois en tant que chercheur et militant depuis le début du processus de consultation publique démarré durant les premiers mois de l’année 2002. Il a déjà participé à plusieurs conférences et écrit de nombreux articles en rapport avec la préparation du SMSI. Dans le cadre du Forum social européen, Pascal Fortin s’exprime en tant que membre actif du Collectif SMSI.

Présentatin du collectif SMSI : Créé en septembre 2003, le collectif SMSI rassemble quelques ONG françaises en vue de la préparation du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), parmi lesquelles BPEM, CSDPTT, AEDEV, ANFA, africacomputing, ATTAc Campus, etc, ainsi que quelques membres à titre individuel. Le Collectif SMSI est à l’origine du séminaire sur le Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) organisé durant le Forum social européen en collaboration avec la campagne internationale CRIS (Communication Rights in the information society) et le collectif d’ONG suisse intitulé Comunica-ch.

Résumé de l’intervention :
Titre : Quelle place pour les " mouvements altermondialitstes " dans la préparation du SMSI ?
L’intervention de Pascal Fortin s’articule autour de deux parties.

voir l’intégrale de l’intervention

1/ Introduction à la problématique du SMSI ( Bilan des négociation en cours)
La première partie porte sur l’état actuel des négociations à la veille de la première phase de Genève de décembre 2003 en rapport avec les deux objectifs majeurs initialement définis par les organisateurs du SMSI.
- organiser un sommet tripartite supposé préfigurer la " nouvelle gouvernance mondiale du XXIe siècle " en associant des acteurs politiques, du secteur privé et de la " société civile " dans la prise de décision ;
- réduire la " fracture numérique " et, au-delà, mettre les TIC au service du développement (en vue d’atteindre les objectifs de la Déclaration du millénaire de l’ONU).
2/ Quelle place pour les " mouvements altermondialitstes " dans la préparation du SMSI ?
La deuxième partie est plus spécifiquement consacrée à la question de la participation de la " société civile " au SMSIeninsistantplusparticulièrement sur celledes mouvements dits " altermondialistes ". Aprèsavoir rappelé dans un premiertempsladiversitédes entités actuellement rassemblées autour de l’expression fourre-tout et à géométrie variable de " sociétécivile", l’accent sera mis sur la dimension politique de la fabrication d’une " société civile " pour le SMSI et des modalités de sa participation audit Sommet. A cette fin, plusieurs questions relatives à l’implication des " mouvements altermondialistes " seront évoquées afin d’introduire la discussion, parmi lesquelles :
- pourquoi participer au SMSI ?
- A quelles conditions ?
- De quelles manières ?
- Avec qui ?
- Avec quels objectifs ?
- etc.


Philippe Drouot
Présentation personnelle : Docteur en informatique et traitement du signal, Philippe Drouot a effectué durant plusieurs années des recherches et développements dans les domaines du traitement sonar et du contrôle temps réel de process industriels. En parallèle à ses activités professionnelles, il a cofondé en 1999 l’ association Africa Computing qu’il a présidé jusqu’au début de l’année 2003. Depuis Mai 2003, il se consacre à plein temps à la coordination des actions de l’association.

Présentation de l’association Africa Computing : Africa Computing est une association loi 1901 basée à Marseille qui a vu le jour en 1999 suite à des premiers échanges réalisés en Tanzanie et au Bénin. Les activités menées s’inscrivent dans un objectif d’échanges et de transferts de compétences pour la pratique de l’informatique et de l’Internet en Afrique.
Les principaux axes d’intervention de l’association sont :
- l’organisation et l’animation d’ateliers de formation sur le terrain en collaboration avec des partenaires africains (des ateliers à l’ administration de serveurs Internet / Intranet sous Linux, la création de sites Web, la maintenance informatique et les réseaux ont été menés au Bénin, au Burkina Faso, en Mauritanie, au Niger et au Tchad par des spécialistes intervenant bénévolement)  ;
- la mise à disposition de la communauté africaine d’un service gratuit d’ hébergement de sites Web afin de faciliter la présence de contenus africains sur la toile ;
- la mise à disposition de ressources humaines pour fournir un support technique et appuyer le montage de projets ;
- la collecte de matériel informatique de seconde main.
Le fonctionnement de l’association repose sur un salarié et un réseau de membres bénévoles d’une soixantaine de personnes réparties en Europe et en Afrique. La démarche d’appui à l’appropriation des TIC en Afrique s’effectue dans le but de contribuer à développer le continent africain, à le rendre indépendant et à le faire émerger sur le plan international. En effet, dans un contexte de mondialisation imposée, l’Afrique se doit d’exploiter elle-même ses propres ressources, de générer ses emplois, d’exporter et valoriser ses créations matérielles et intellectuelles.

Résumé de l’intervention  : Dans une première partie, un état des lieux de la disparité du débit et des coûts d’une ligne spécialisée à Internet en Afrique est présenté. Cet état des lieux s’appuie sur une analyse comparative des débits et tarifs Internet délivré par les fournisseurs au Bénin, au Burkina, au Burundi, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Niger, au Sénégal, et au Tchad.
Une seconde partie présente la problématique du faible usage de la bande passante locale au sein d’un même pays alors que la bande passante internationale est pourtant très limitée. Le poids des opérateurs européens sur la fourniture de l’Internet et l’impact du processus de privatisation des télécoms africains pour maintenir sous contrôle le secteur sont ensuite évoqués pour conclure sur des propositions concrètes.
Outre l’utilisation de technologies alternatives telles que les liaisons radios et satellites (qui se heurte à des problèmes politiques et
juridiques) et la nécessité d’interconnecter les réseaux des différents pays d’une même sous région (ce qui implique des investissements), les acteurs de l’Internet en Afrique se doivent de favoriser le trafic local au sein d’un même pays (en fournissant par exemple des services de courrier électronique à leurs utilisateurs qui n’ont souvent pas d’autres choix que hotmail ou yahoo), de réduire le trafic international (installation de serveurs de cache, configuration des tables de routage) ainsi que d’héberger du contenu africain (pour diminuer le déséquilibre entre producteurs et consommateurs d ’informations et donc modifier les enjeux).


Jean Louis Fullsack
Présentation personnelle : Ingénieur retraité de France Télécom (FT) et ancien Expert principal de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), Jean-Louis FULLSACK est administrateur de CSDPTT qu’il représente au Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI). Son domaine d’expertise comprend les technologies, l’ingénierie et l’architecture des réseaux publics de télécommunications et leur évolution. Pour le compte de FT il a assuré diverses responsabilités dans la conception, la planification, la mise en œuvre et la maintenance/gestion des réseaux. Pour l’UIT il a été Expert et Coordonateur de divers projets et actions en Afrique entre 1978 et 1998. Il est enseignant vacataire au Groupe des Ecoles de Télécommunications et membre actif de diverses associations professionnelles ou sociales comme la Fédération des Ingénieurs des Télécommunications de la Communauté Européenne (FITCE), l’Institut de Recherches Economiques et Sociales sur les Télécommunications (IREST) et l’International Solar Energy Society (ISES).

Présentation de CSDPTT  : CSDPTT est une association fondée en 1989 et constituée essentiellement d’agents de France Télécom. Elle base son action sur la solidarité avec les personnels des opérateurs publics de télécommunications (OPT) africains et sur le volontariat de ses interventions dans ce cadre. Son domaine d’activité est consacré en premier lieu au raccordement au réseau public de villages et communautés isolées, à la formation aux technologies et à l’Internet ainsi qu’à leur utilisation tant par les agents des OPT que par les collectivités locales concernées, et enfin au conseil aux cadres et responsables des OPT quant à l’introduction de nouvelles technologies et l’évolution des réseaux.
S’agissant du SMSI, CSDPTT est présente et très active
-  comme le montrent ses nombreuses contributions- depuis l’origine de son processus. A ce titre Jean-Louis Fullsack a été choisi par les ONG représentées dans le Groupe Contenus et Thèmes de la Société civile pour être sa « personne focale » pour le thème « Infrastructures et Accès  ».

Résumé de l’intervention : Titre : « Financement des Infrastructures en Afrique » en vue de la réduction de la « Fracture Numérique », objectif essentiel du SMSI

voir l’integrale de l’intervention...

L’intervention de Jean-Louis Fullsack s’articule sur trois thèmes étroitement liés à la problématique du financement des infrastructures de télécommunications en Afrique.

1 - Les besoins
Ils découlent d’un constat sur l’absence dramatique de réseaux structurants valides, tant nationaux que régionaux. Ce constat contraste avec un nombre important de projets dont Africa ONE et Rascom. Il en résulte des besoins d’investissements à la fois immenses et urgents. Ce sont précisément ces deux caractéristiques qui confèrent son acüité toute particulière voire dramatique à la problématique du financement.

2 - Une remise à plat des projets et une planification coordonnée tirant un profit maximum des synergies entre les divers réseaux
Cette démarche indispensable et effectuée « en amont » répond au problème fondamental du volume des besoins. Les études entreprises doivent permettre d’annuler des projets redondants -dont Africa ONE- et optimiser le renouvellement et l’extension des réseaux de télécommunications, tant sur le plan technique qu’économique. A cette fin la méthodologie utilisée doit se baser sur la Synergie Inter-Réseaux (SIR) et en retirer le maximum en termes de réduction des coûts et de fertilisation croisée. Le résultat de cette démarche est une adéquation optimale des réseaux ainsi que le déploiement d’un réseau d’interconnexion africain (RIA) cohérent avec Panaftel, de pair avec la limitation maximale des besoins en financement dont l’enveloppe est évaluée.

3 - Les mécanismes de financement
Eu égard au volume nécessaire, aucun mécanisme ne doit être exclu du champ de recherche.
On procédera par étapes en commençant par une identification des mécanismes existants et une analyse de leur (non)fonctionnement (BM, WorldTel, etc).
Une nouvelle propositions -très controversée mais aussi très médiatisée- a été soumises au SMSI  : le « « Fonds de Solidarité Numérique » En quoi est-il nouveau, quels en sont les risques et quel peut être son apport ?
Dans ce contexte quelle sont les propositions alternatives ?
S’agissant en particulier de l’Afrique, CSDPTT propose une participation du Fonds Européen du Développement (FED) sous forme de création d’une « ligne budgétaire » consacrée au domaine des télécommunications, et rappelle ses propositions présentées en Plénière intergouvernementale du SMSI. En dehors des mécanismes classiques ci-dessus il faut permettre aux OPT de recourir à l’autofinancement que les mesures de libéralisation et la réforme de la tarification internationale ont sérieusement limité voire rendu impossible (un manque à gagner estimé à plus de 2 milliards d’euros par an pour les OPT subsahariens). Il faut donc revenir au principe des taxes de répartition en vigueur avant 1999, afin de rétablir cette « taxation solidaire », et interdire la pratique dite du rappel (call-back) -illégale mais réelle- qui prive les OPT africaines de plus d’un demi milliard d’euros par an.
En outre, dans le cadre de la réduction de la dette publique, la part de celle-ci consacrée au domaine des TIC doit être remise en priorité et son montant affectée à un fonds ad hoc géré au niveau de l’Union Africaine, et dédié au financement des infrastructures de télécommunication.
On notera que le déploiement progressif du Réseau d’Interconnexion Africain (RIA) permettra une économie de plus d’un demi milliard d’euros par an au seul titre du trafic Internet intra-africain, et que l’annulation du projet Africa ONE économise plus de 2 milliards d’euros.
 


 

Réagir à l' article


Afficher une version imprimable de cet article Version Imprimable

 
Sur ce thème : Forums sociaux
Mission CSDPTT au Burkina du 26 mars au 7 avril 2007 : reportage 20 avril 2007
Mission CSDPTT au Burkina du 25 mars au 7 avril 2007 : compte rendu synthétique 19 avril 2007
Bilan de la participation de CSDPTT au FSM de Nairobi 20 mars 2007
Interview de militantes de FXI (Freedom of Expression - Afrique du Sud) au Forum Social Mondial de Nairobi. English version : Interview of two activists of FXI (South Africa) at the WSF of Nairobi. 24 février 2007
Interview au FSM de Nairobi de Gacheke Gachihi de People’s Parliament et de Wycliffe, technicien à Telkom Kenya. English version available : Interview at WSF (Nairobi) of Gacheke Gachihi (People’s Parliament) and Wycliffe, technician in Telkom Kenya. 3 février 2007
Compte-rendu du Forum Social Mondial de Nairobi 2007. 31 janvier 2007
Bilan de la participation de CSDPTT au FSM de Nairobi 31 janvier 2007
"SOS Privatisation" la contribution du Syndicat des Télécom du Mali à l’atelier sur la privatisation des télécoms au Forum Social de Nairobi 23 janvier 2007
La privatisation des télécoms en Afrique : présentation de CSDPTT au Forum Social Mondial de Nairobi 2007. English version available : The privatization of telecoms in Africa. 17 janvier 2007
Séminaire "Télécommunications Nord/Sud : privatisations, libéralisations, délocalisations." organisé par CSDPTT et SUD PTT au Forum Social Mondial de Nairobi 16 janvier 2007
Reportage : Mission au Burkina et au Mali du 19 au 24 janvier 2006, participation au Forum Social de Bamako. 3 mars 2006
Compte rendu rapide d’une mission au Burkina et au Mali du 12 au 25 janvier 2006, participation de CSDPTT au Forum Social de Bamako 13 février 2006
Forum Social européen de Paris : CSDPTT a partagé un stand avec les associations NTBF, Africacomputing et AEDEV. 28 novembre 2003
Forum Social européen de Paris : Compte rendu de l’atelier "Quelle coopération NORD-SUD dans le domaine des nouvelles technologies de l’Information et de la Communication ?" 27 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris. Séminaire SMSI. Faiblesse et coûts de la bande passante Internet en Afrique Intervention de Philippe Drouot (africacomputing). 21 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris. Séminaire Sommet mondial sur la société de l’information, pour une alternative au dogme néo-libéral : compte rendu des débats 20 novembre 2003
Forum Social européen de Paris. Séminaire SMSI. La campagne CRIS pour le droit à la communication. Intervention de Myriam Horngren. 18 novembre 2003
Forum Social européen de Paris. Séminaire Télécom bien public mondial. Privatisation des télécom en Afrique : bilan, perspectives, alternatives. Plan détaillé de l’intervention de Bruno Jaffré (CSDPTT) 18 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris. Séminaire SMSI. Vers un monde meilleur ou le " meilleur des mondes", intervention de Pascal Fortin. 17 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris. Séminaire SMSI. Les enjeux du SMSI. Intervention de Djilali Benamrane (BPEM) 17 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris. Séminaire SMSI. Financement des Infrastructures en Afrique » en vue de la réduction de la « Fracture Numérique », objectif essentiel du SMSI. Intervention de Jean Louis Fullsack (CSDPTT) 17 novembre 2003
Bilan de la participation de CSDPTT au Forum Social Européen de Paris, Saint Denis, Bobigny, Ivry 17 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris (FSE) Présentation du Séminaire : Télécommunications Bien Public Mondial 3 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris (FSE) Présentation de l’atelier :"Quelle coopération Nord-Sud dans les NTICs" (13/11 à 9h) 31 octobre 2003
Forum Social Européen de Paris (FSE) Présentation du Séminaire : "Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) et développement : quelles alternatives au dogme néo-libéral ?" 13/11 14h 30 octobre 2003
Programme de CSDPTT au forum social européen (FSE) de Paris St-Denis 13-15 NOVEMBRE 2003 29 octobre 2003
 
Sur ce thème : Conférence débat séminaire
Mission CSDPTT au Burkina du 25 mars au 7 avril 2007 : compte rendu synthétique 19 avril 2007
Bilan de la participation de CSDPTT au FSM de Nairobi 31 janvier 2007
La privatisation des télécoms en Afrique : présentation de CSDPTT au Forum Social Mondial de Nairobi 2007. English version available : The privatization of telecoms in Africa. 17 janvier 2007
Séminaire "Télécommunications Nord/Sud : privatisations, libéralisations, délocalisations." organisé par CSDPTT et SUD PTT au Forum Social Mondial de Nairobi 16 janvier 2007
CSDPTT invité à une réunion de la Commission programmatique mixte ONG/UNESCO « Communication et Nouvelles Technologies » (2) 13 mars 2006
Compte rendu rapide d’une mission au Burkina et au Mali du 12 au 25 janvier 2006, participation de CSDPTT au Forum Social de Bamako 13 février 2006
Message de CSDPTT au Forum des Peuples à Fana (Mali) 6 Juillet 2005 8 juillet 2005
Compte-rendu de la Conférence « Télécoms et solidarité internationale » du 31 mars 2005 12 avril 2005
Transparents réalisés pour un exposé sur la présentation de CSDPTT et la privatisation des télécommunications en Afrique 18 mars 2005
CSDPTT invité à une réunion de la Commission programmatique mixte ONG/UNESCO « Communication et Nouvelles Technologies » 15 mars 2005
Projection débat autour du film "l’Etranger du Grand Fleuve" d’Annick Colomes" (arrivée d’Internet à Niafunké au Mali) 24 mai 2004
CSDPTT participe à une Conférence sur la solidarité Internationale à l’INT Evry 30 janvier 2004
Forum Social européen de Paris : Compte rendu de l’atelier "Quelle coopération NORD-SUD dans le domaine des nouvelles technologies de l’Information et de la Communication ?" 27 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris. Séminaire SMSI. Faiblesse et coûts de la bande passante Internet en Afrique Intervention de Philippe Drouot (africacomputing). 21 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris. Séminaire Sommet mondial sur la société de l’information, pour une alternative au dogme néo-libéral : compte rendu des débats 20 novembre 2003
Forum Social européen de Paris. Séminaire SMSI. La campagne CRIS pour le droit à la communication. Intervention de Myriam Horngren. 18 novembre 2003
Forum Social européen de Paris. Séminaire Télécom bien public mondial. Privatisation des télécom en Afrique : bilan, perspectives, alternatives. Plan détaillé de l’intervention de Bruno Jaffré (CSDPTT) 18 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris. Séminaire SMSI. Vers un monde meilleur ou le " meilleur des mondes", intervention de Pascal Fortin. 17 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris. Séminaire SMSI. Les enjeux du SMSI. Intervention de Djilali Benamrane (BPEM) 17 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris (FSE) Présentation du Séminaire : Télécommunications Bien Public Mondial 3 novembre 2003
Forum Social Européen de Paris (FSE) Présentation de l’atelier :"Quelle coopération Nord-Sud dans les NTICs" (13/11 à 9h) 31 octobre 2003
Forum Social Européen de Paris (FSE) Présentation du Séminaire : "Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) et développement : quelles alternatives au dogme néo-libéral ?" 13/11 14h 30 octobre 2003
CSDPTT invité à un atelier dans le cadre du G8 - illégal à Annemasse. 10 juin 2003
Débat à l’INT d’Evry sur le Thème NTICs et Développement avec CSDPTT 26 mai 2003
Avril 2003 : CSDPTT anime un atelier au Forum Social de Toulouse sur le thème "marchandisation de la communication et droit à l’information" 18 avril 2003
 
 
Dernière Lettre
La lettre de CSDPTT Juin - Juillet 2006
 
 
 
CSDPTT     Coopération Solidarité Développement aux PTT - BP8 75261 Paris Cedex 06