![]() | "Promouvoir les échanges et l'entraide entre les peuples en apportant un soutien aux actions de développement dans le domaine de la poste et des télécoms" | | Rechercher sur le site |
| Actualités · Documents · Projets · La Lettre de CSDPTT · Forum · Nous écrire | |||
| |||||||||||||||||||||||||
| Compte-rendu de la Réunion Intersessionnelle du SMSI à Paris (15 - 18 Juillet 2003)
Palais de l’UNESCO - Paris 15 - 18 Juillet 2003
Cette réunion a été convoquée essentiellement pour élaborer et adopter une rédaction « plus lisible » (dans tous les sens du terme) des deux documents de base du SMSI : le Projet de Déclaration des principes (la Déclaration dans la suite de ce CR) et le Projet de Plan d’action. Les documents préparatoires accordaient une priorité au Plan d’action eu égard à son importance et à l’urgence. A cet égard on ne pourra pas qualifier cette Réunion intersessionnelle (RI) de succès comme on le verra ci-après. La RI a rassemblé environ 700 délégués des quatre composantes du SMSI : les représentations gouvernementales, les organismes internationaux et régionaux, le Secteur privé et les représentants de la Société civile (SC) dont les ONG. Un fois de plus ce sont ces dernières qui ont contribué le plus aux débats et à leur contenu, ainsi qu’aux propositions. CSDPTT a comme toujours, respecté sa tradition de présence critique et constructive aux réunions organisées dans le cadre du SMSI. Dominique Blanchard représentait l’association à la première journée ; il a restitué ses impressions « à chaud » sur notre site et son ressenti est d’autant plus intéressant qu’il reflète celui que doivent avoir la plupart des « non initiés », c’est-à-dire les associations actives dans la problématique de la réduction des inégalités dans l’accès à la communication, au Nord comme « aux Suds », mais peu familiarisées avec les « grand’messes » onusiennes. Quant à moi j’ai assuré notre représentation les trois jours suivants. Ma première impression de cette RI est celle d’un flou général : je ne vois pas de progrès ni dans l’avancement des documents de base -et surtout pas du Plan d’action-, ni dans une intégration de la « Société civile » dans le processus de leur élaboration. Je reste persuadé que trop d’intérêts divergents, dans le camp gouvernemental comme dans celui du Secteur privé, empêcheront la reconnaissance de la Société civile (donc des ONG) comme « partenaire réel », c’est-à-dire avec un poids équivalent et un droit de participation égal aux autres composantes du processus. Cette ségrégation est injustifiée et scandaleuse eu égard à son engagement et à sa contribution. Elle entravera jusqu’au bout le travail du SMSI et donc son résultat attendu : un Plan d’action qui prend réellement en compte les problèmes posés aux peuples et individus qui demandent à bénéficier des possibilités offertes par les technologies de l’information et de la communication selon leurs besoins et leurs moyens. Mais le blocage constaté n’existe pas seulement entre
la Société civile et ses « partenaires » proclamés.
Elle se manifeste aussi à l’intérieur de celle-ci. Probablement
à cause de sa diversité (qui pourrait représenter
en contrepartie un enrichissement ...) mais surtout du fait de clivages entre
des « routiers des débats » et/ou des ambitions personnelles
en son sein. Deux exemples illustrent ce constat.
Les résultats de cette réunion intersessionnelle est
peu reluisant pour ne pas dire nul. En effet, le projet de Déclaration
est toujours en entier « entre crochets » ce qui veut dire
qu’il n’y a aucun consensus sur ses propositions, malgré les trois
jours (sur les quatre de la RI) qui lui ont été consacrés.
Alors, CSDPTT a-t-il perdu son temps (et son représentant
son argent de poche) lors de cette RI ?
Le grand absent de cette réunion : Philippe Quéau. Aucune explication, aucun commentaire -même mezzo voce dans la « Société civile » qui a ainsi montré qu’elle était bien policée (dans tous les sens du terme). Alors dans quel placard a-t-il été mis et pour quelles raisons ? Le « UNESCO WebWorld News Digest » généreusement dispensé sur les tables de la RI nous donne au moins un indice : l’éditorial est signé par Abdul Waheed Khan en tant que « Sous-Directeur général pour la communication et l’information ». N’était-ce pas le titre de Philippe Quéau avant sa « disparition » ? Un appel à témoins est lancé pour retrouver sa trace, car il a(vait) une vision et des idées très argumentées et fondées sur la « Société de l’Information » et plus particulièrement ses limites et ses égarements1 . Je lui ai laissé un message de sympathie sur le tableau prévu à cet effet à l’accueil de la RI : une bouteille à la mer ... Il n’y a plus qu’à attendre une réponse. Quant à l’avenir immédiat il est tout tracé
: il faut dès à présent se préparer pour
PrepCom-3 en Septembre à Genève. Appel amical à nos
camarades savoyards pour leur soutien et leur contribution, très
appréciée. A titre indicatif, je reçois quotidiennement
au moins une vingtaine de courriels relatifs au SMSI. Lors de cette session
j’ai proposé au Groupe « Contenu & Thèmes »
de la SC d’animer un groupe de travail sur les sujets prioritaires de CSDPTT
et sur la base du texte de mon intervention à la Plénière
de cette RI : j’attends la réaction des membres intéressés
de la SC (on devait être aux alentours de 80 au plus fort de la RI)
et de l’animateur de ce Groupe, Bill McIver.
Jean-Louis Fullsack
| |||||||||||||||||||||||||
|
|
Réagir à l' article