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Reportage : mission "formation réseau’ à Niamey au Niger

Rapport de mission à Niamey - Niger du 18/02 au 03/03/2003
Par Alain ROBLIN DEMONT - CSDPTT

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Rapport de mission à Niamey
Rapport de mission à Niamey Niger Février 2003

(JPEG) Dans le cadre des relations entre AfricaComputing (www.africacomputing.org) et CSDPTT, j’ai répondu à une demande d’assistance pour le remplacement d’un formateur indisponible pour assurer la formation réseau à Niamey.
(Pour plus de détails www.africacomputing.org/article441.html )
Ce compte rendu est un journal de mon séjour au Niger, et retranscrit mes impressions, mes rencontres et mes analyses.


Lundi 17 février

Après un départ de mon domicile parisien vers 4h du matin, nous arrivons avec Jean BOINET, membre d’AfricaComputing et formateur en Maintenance, à l’aéroport de Niamey vers 1h du matin le mercredi 18.
Abdou Adamou et Adamou Iro, du Groupe Internet Niger nous attendent à l’aéroport où les 28° tranchent avec les -4 de Marseille.(JPEG)
10 minutes de 4x4 nous permettent de rejoindre la ville et la maison de passage louée pour la période des 6 semaines de formation organisée par le GIN, Africacomputing et la Direction de l’Informatique (ex-DELGI).

Le cycle de formation se décompose en 3 ateliers de 15 jours :
• Administration de serveurs Intra/Internet sous GNU/Linux
• Création et gestion de site Web
• Maintenance Informatique et Réseaux

Chaque atelier reçoit environ 25 participants, différents à chaque atelier, à l’exception d’1 ou 2 personnes.
L’ensemble a donc bénéficié à plus de 70 stagiaires, issus d’horizons très différents (secteur privé, société civile, administration, individuel,...).
Organisés par AfricaComputing et le Groupe Internet Niger, ces formations s’adressaient à des formateurs, afin de permettre la rediffusion des savoirs acquis, et d’étendre le bénéfice au-delà des participants. Ces sessions ont pu avoir lieu grâce à Patricia FIDI qui s’est fait intermédiaire entre le GIN et AfricaComputing.
Des ateliers de restitution vont avoir lieu après la Fête de l’Internet, en avril et mai. Ces ateliers seront des formations auxquelles vont participer en tant que formateurs les stagiaires les plus aptes, et disposant du temps nécessaire.
Pour la formation Maintenance, AfricaComputing a fait transporter par chacun des formateurs une unité centrale et son écran, ainsi que divers périphériques.
Ces micros serviront dans un premier temps de support aux travaux pratiques, pour être ensuite donnés au PAJE pour étoffer son parc micro.

Atelier I : Administration de serveurs Internet / Intranet sous Linux
Objectif de l’atelier : acquérir les compétences pour installer, configurer et maintenir un serveur destiné à héberger des services Internet et Intranet (sites WEB, boîtes aux lettres, bases de données et bases DNS). Mettre en évidence les intérêts de déployer des solutions libres sur des configurations de type PC. Mettre en évidence la facilité de déployer des applications clefs en main gratuites, performantes et robustes sur des serveurs Internet et Intranet (applications s’appuyant sur l’utilisation de bases de données). Permettre aux participants de choisir une distribution différente de Linux (Mandrake et Debian) en fonction de leurs objectifs (privilégier la facilité de l’installation ou la facilité de la maintenance). Sensibilisation aux problèmes de sécurité.
Niveau requis des participants : utilisation éprouvée des outils informatiques. Une connaissance de base des systèmes d’exploitation de type UNIX est un plus mais n’est pas indispensable car la première semaine de l’atelier est consacrée à l’installation et à l’utilisation de Linux. Une bonne connaissance pratique de l’Internet est indispensable. Une expérience en conception de pages WEB est un plus mais n’est pas indispensable.Durée : 2 semaines (10 jours ouvrables).Dates : du Mardi 21/01/2003 au Samedi 25/01/2003 inclus et du Lundi 27/01/2003 au Vendredi 31/01/2003 inclus.

Atelier II : Création et Gestion de sites Web
Objectif de l’atelier : acquérir les compétences permettant de gérer, mener à bien et suivre des projets de création et de suivis de sites Internet. Comprendre et mettre en œuvre les techniques et les principes permettant d’animer, exploiter et promouvoir un site Internet. D’une manière générale, acquérir une vision globale et pratique de la panoplie des outils mis à la disposition du webmestre. Un accent particulier est mis en avant pour la maîtrise du système SPIP, un système libre qui permet de publier des sites Web pour lesquels la forme et le contenu sont séparés ; ce qui permet ainsi de séparer les activités de webmestres des activités de suivi éditorial et de rédactionnel qui sont pris en charge par des rédacteurs collaboratifs ne disposant pas de compétences techniques particulières.Niveau requis des participants : une bonne connaissance pratique de l’utilisation de l’Internet et la pratique courante du système d’exploitation Windows sont indispensables.Note : Il est suggéré aux participants de venir avec un projet de site Web à réaliser afin de travailler sur un projet concret lors de l’atelier pratique de réalisation complète de l’interface d’un site s’appuyant sous SPIP.Durée : 2 semaines (10 jours ouvrables).Dates  : du Mardi 04/02/2003 au Samedi 08/02/2003 inclus et du Lundi 10/02/2003 au Vendredi 14/02/2003 inclus.

Atelier III : Maintenance informatique et réseaux
Objectif de l’atelier :
1. Atelier maintenance informatique : disposer de l’ensemble des compétences permettant de maintenir, mettre à niveau, régler, diagnostiquer les pannes et dépanner des configurations de type PC. Pour répondre à ces objectifs, l’atelier est basé en grande partie sur des travaux pratiques de désassemblage et d’assemblage de PC complet.
2. Atelier réseaux : disposer de l’ensemble des compétences permettant d’installer, dépanner et maintenir un réseau informatique (aussi bien au niveau hardware que software).

Niveau requis des participants :
1. technicien possédant des connaissances de base de l’outil informatique.
2. personne ayant participé à l’atelier de maintenance informatique ou bien technicien possédant des connaissances de base de l’utilisation de l’outil informatique ainsi que de la maintenance informatique.

Durée : 2 semaines (10 jours ouvrables) réparties en 1 semaine maintenance informatique et 1 semaine réseaux.

Dates : du Mardi 18/02/2003 au Samedi 22/02/2003 inclus et du Lundi 24/01/2003 au Vendredi 28/01/2003 inclus.


Mardi 18 février

(JPEG) 5H45 du matin, l’appel du Muezzin retransmis par des haut-parleurs est en avance sur le réveil réglé pour 7h.
Claude le gardien de la maison prépare le petit déjeuner.
Café, croissants, douche froide.
Je sors dans la rue prendre l’air, c’est l’heure de l’école, et des ribambelles d’enfant de tous ages défilent devant moi, chacun avec les couleurs identifiant son école.
8h30, un véhicule vient nous chercher et nous emmène à la DI, où nous donneront les cours, ceci en remplacement du PAJE, qui sinon aurait du fermer, perdant du même coup ses recettes.
Nous sommes accueillis par Zakari Moman Sani, le Directeur de l’Informatique et aussi Coordonnateur du Groupe Internet Niger, dans un bureau confortable mais sans luxe ostentatoire.
Direction la salle cours.
Celle-ci est assez vaste, équipée de 14 ordinateurs et d’une imprimante réseau. Un des ordinateurs est à la disposition du formateur avec un vidéoprojecteur.
Dans un local vitré, j’aperçois une armoire de brassage équipée de modules Pouyet.
Sur une table, un routeur CISCO 2501 connecté au réseau Ethernet et à une LS 64K via un modem SAGEM 2552.(JPEG)
L’état de la liaison est déplorable, et l’étude que je pourrais mener après la formation montrera des coupures de ligne régulières à intervalle de 15-20 secondes. Ceci explique les débits d’à peine 10Kb/s. Il faudra en parler à la SONITEL.
Je me pose en fond de salle, avec un micro en réseau, pour préparer la formation qui commencera pour moi la semaine suivante, et pour commencer un étude du LAN avec un analyseur réseau.
A la pause, je suis approché par un agent de la direction de la statistique, qui travaille sur le recensement qui vient de s’achever ; Il n’y en avait pas eu depuis 15 ans !!!
Le dépouillement, l’encodage et la saisie sont manuels, et 192 agents de saisie sont en cours de recrutement et de formation. Ils se relaieront par équipe pour accélérer le traitement.

Le soir nous faisons la rencontre de Moussa un bijoutier Touareg, qui doit bientôt partir en France. Nous nous reverrons souvent, et sa boutique deviendra un point de chute régulier où nous boirons le thé préparé à la touareg. Quand je dis le thé, je devrais dire les thés, parce qu’il est de tradition de boire les 3 thés. J’ai oublié le qualificatif de chacn, à l’exception du dernier « qui est doux comme l’amour ».


Mercredi 19 février

Je prends l’habitude le matin de faire un petit tour à pied autour de la maison.
J’ai la surprise de découvrir un mini village d’une quinzaine de cases au milieu de ce quartier résidentiel assez aisé.
J’en reverrais à de nombreux endroits, et même la maison du gardien de la DI est une case traditionnelle posée au milieu des bâtiments qui regroupent plusieurs services et directions. A l’intérieur, il fait frais.
La Direction de l’Informatique.
Les bâtiments de la DI sont situés au milieu d’un ensemble regroupe plusieurs autres directions, la Statistique, le Plan, etc...
L’équipement est des plus réduit, pas plus de 10 ordinateurs pour l’ensemble de la DI, de qualité inégale.
Une Liaison Internet de très mauvaise qualité.
Le Directeur de la DI a attribué une salle vaste au LABTIC, une salle bien équipée, dédiée à des formations aux nouvelles technologies, et ne dépendant plus de la DI.
De mes discussions avec Mr Zakari, il ressort que son objectif est de favoriser la diffusion des NTIC plutôt que favoriser la DI, ce qui me semble assez rare....
La réalité semble confirmer cette disposition d’esprit.


Jeudi 20 février

J’ai la chance d’assister à une réunion du GIN.
Cette structure est de mon point de vue très originale. Indépendante de l’administration, elle est malgré tout coordonnée en tant que bénévole par le Directeur de l’Informatique, elle regroupe de façon informelle tous les acteurs du développement des NTIC qui souhaitent participer. Aussi bien des associations que des entreprises, ou que des entités de l’administration.
A l’ordre du jour :
-les rencontres de Cotonou pour l’organisation de la Fête de l’Internet en Afrique
-le rapatriement d’un site Internet au PAJE
-l’organisation de la mise en ligne d’information sur la FIA
-présentation d’un nouveau participant du GIN , l’AJIN (promotion de l’Internet au Niger à destination des jeunes). Les propositions de l’AJIN pour la FIA
oorganiser une soirée culturelle
oorganiser un tournoi de foot, la « coupe de l’Internet »
suggestion du GIN, projeter un documentaire sur le CyberEspace pendant la soirée culturelle, pour améliorer le rapport avec l’Internet
-un responsable du lycée municipal présente des demandes concernant la connexion de son école au réseau. Sa demande me semble trop vague et sans réelle étude sur la pérénité. Il propose la mise à disposition d’une salle équipée de 13 ordinateurs.
-Présentation du Club Internet et Education, orienté vers la formation aux NTIC. Il sont un projet déjà en cours « Web à l’école », qui consiste en des formations répartis sur 3 mois, pour 2500 FCFA, un prix très raisonnable. Leur souhait est d’étendre ce projet aux universités, et ils sont en recherche de partenaires pour un financement.
-La GIN a demandé et obtenu des connexions temporaire pour la durée de la FIA (21-22-23 mars) sur 4 sites. AFRIPATélécom, un nouveau venu au Niger est d’accord pour installer les 4 connexions à leurs liaisons satellite, par une boucle locale radio.
-La gestion du ccTLD .NE. ou plus simplement la gestion des domaines DNS finissant par .ne. Un problème est actuellement en cours, du fait de la légèreté d’un ministre, qui a confié cette gestion à un allemand, sans consulter les experts techniques du Niger !!!
-Les langues nationales et Internet. Un appel à volontaire est fait pour une recherche de sites sur le sujet.
-Organisation d’un concours de site web à l’occasion de la FIA

(JPEG) De cette réunion, il ressort clairement que l’image de la SONITEL, l’opérateur national, est très dégradée. Cela se confirmera tout au long de mon séjour, et de mes discussions.
Il faut tout de même noter qu’un nouvel opérateur comme Afripa n’a que peu de clients, et donc une meilleure qualité de service.
Dans les rues, j’ai aperçu une cabine téléphonique. Un peu délabrée, mais semble t’il en état de marche. Une discussion ultérieure m’apprend qu’il y en a une dizaine dans Niamey, principalement pour une question publicitaire me dit-on.


Vendredi 21

Ce matin dans les rues, de nombreux livreurs de bois font du porte à porte avec leur chameau.
A propos du bois, j’ai lu dans Le DEMOCRATE du 24 février un excellent courrier de Mr Sahabi Boubacar intitulé « TABASKI et ECOSYSTEME  ». Il pointe du doigt les effets néfaste sur les ressources en bois, des habitudes Nigériennes lors de la Tabaski (la fête de l’Aid El Kebir). Contrairement à de nombreux pays musulmans, la tradition au Niger est de distribuer le lendemain de la fête de la viande grillée sur un feu de bois (délicieuse d’ailleurs...), plutôt que de la viande fraîche. Cette tradition a un impact non négligeable sur les ressources en bois et entraîne un gaspillage important.
Ce soir, longue marche dans Niamey, vers les quartiers plus centraux.
La ville au premier abord m’avait fait penser à Ouaga. Du goudron sur certains axes, et le reste en terre.
Mais les différences sont nombreuses.
Le nombre de 2 roues est extraordinairement faible. Pas trace de ces cohortes de mobylettes et motos fumantes qui se déversent au Burkina aux montées et descentes.
Les taxis ne suivent pas uniquement le bitume et s’enfoncent pour des tarifs identiques dans les rues en terre.
Le tarif unique de 200 FCFA la course ressemble à Ouaga mais l’état des taxis est bien meilleur, même si les amortisseurs souffrent de l’état des rue en terre, et des innombrables
trous sur le bitume. Rares sont les axes goudronnés exempts de nids de poules. La mécanique est mise à rude épreuve.
Il existe un service de transports municipaux, qui n’a pas été tué par les taxis et les motos, la SOTRUNI, équipée d’autobus en piteux états et bondés. Tarif 100 FCFA.
Une discussion avec un chauffeur de taxi m’apprend qu’il loue son taxi pour 7000 CFA par jour.
Les locations varient entre 7000 et 10000 suivant l’état du véhicule, et nécessite une licence spéciale avec enquête de moralité.
Si on ajoute le carburant (475 FCFA le litre), il faut beaucoup de courses à 200 pour rentabiliser et gagner sa vie.
A mon retour de balade, je cherche un taxi. Le premier ne va pas dans ma direction, et une voiture s’arrête et me propose de m’emmener. J’hésite, je monte. Il s’agit d’un médecin nigérien le docteur Ousmane. Il a fait sa dernière année de médecine à l’hôpital américain de Neuilly. Je l’invite à boire à la maison et nous discutons de l’état sanitaire au Niger qui est pour le moins préoccupant. Les religieux et autres marabouts sont un frein considérable à la diffusion des bonnes pratiques sanitaires, refusant l’usage des vaccins et des préservatifs en instillant la peur d’une stérilisation forcée.

(JPEG) Soirée tranquille avec Jean à l’Oxygène, un maquis au bord du fleuve, près de l’hôtel SAHEL. Endroit révé pour observer le coucher du soleil, avec les pirogues qui se détachent sur l’eau, et en dégustant des brochettes et des frites, servies par Zakira ou Augustina.

Samedi 22 février

Longue discussion à bâtons rompus avec Iro, ce ne sera pas la dernière. Je lui présente CSDPTT, il semble intéressé, et en parle plus tard à Mr Zakari et Abdou. Les contacts sont établis et devraient se poursuivre pour d’éventuels projets de téléphonie. Je note que mes connaissances sur le sujet sont un peu trop justes pour être clair.
Il est 15h, c’est ma première sieste, je suis bercé par le bêlement d’un mouton proche.

Ce soir, visite au palais des sports de Niamey. Jean est un pratiquant de longue date d’Aïkido, et a déjà pris des contacts. Le dojo est une salle exiguë pour les 25 ou 30 pratiquants, qui sont répartis en 2 groupes distincts. La cohabitation sur les 16 tapis de 2m2 qui remplissent la salle est problématique. Les exercices manquent visiblement de l’ampleur nécessaire à une bonne pratique. Mais la motivation sous la direction de maître YOUBBA fait des miracles. Prévenus de la venue de Jean, 2 anciens, précurseurs de l’aïkido au Niger sont là, et participent aux exercices. Mrs Oumarou OUSSEINI et Younoussa HAOUTA.
J’admire jean qui ressort exténué mais comblé de cette séance sous plus de 30°.


Dimanche 23 février

Ce matin, voyage au pays des girafes. Le dernier troupeau en liberté d’Afrique de l’ouest dit la publicité. La DI met à notre disposition un 4x4 et son chauffeur, et nous partons, jean, Abdou, Iro, Alou et moi pour de nouvelles aventures.
La route est très belle, le goudron en bon état. Rien à voir avec les rues de Niamey ou avec l’axe Ouaga-Bobo.
En sortant de la ville, habituel péage de 300 FCFA.
40 mn de route plus loin, nous arrivons au point d’entrée dans le parc. 7000 CFA pour l’ensemble, et nous embarquons un guide, Mounkaia.
D’abord une route non goudronnée, puis une piste, puis plus de piste, la brousse. Le guide monte sur le toit du 4x4, et guidera le chauffeur avec une tige prise sur le bas coté. Le véhicule sera efficacement guidé comme un âne, à la baguette.
Après 30 mn de recherche, enfin les voilà, superbes. Je m’en approcherai très près, à peine 5 m. nous en verrons une douzaine, merveilleuses et fragiles.


Lundi 24 février

Après la première semaine où Jean faisait le cours maintenance Micro, je commence la partie réseau par les habituelles notions de réseau, le modèle OSI et autre théorie. Je suis parti pour une semaine épuisante face aux 26 stagiaires.
Les cours ont lieu de 8h30 à 13h00 puis de 14h30 à 17h30, avec deux pauses d’une demi-heure le matin et l’après midi.

Plan de l’atelier réseaux
Jour 1 : Concepts, caractéristiques et classification des réseaux
- Concept du réseau et historique ;
- Caractéristiques d’un réseau (transmission et partage, qualités attendues d’un réseau) ;
- Modèles, topologie et transmission (classification des réseaux, réseaux locaux et étendus, ordinateurs clients et serveurs, topologie d’un réseau) ;
- Normalisation des réseaux (architecture, modèles et protocoles du réseau).
Jour 2 : Réseaux locaux
- Réseaux locaux, standard IEEE et définition de l’Ethernet  ;
- Bus, anneaux et jetons ;
- Principaux protocoles des réseaux locaux (liaison des réseaux, TCP/IP, NetBEUI, DLC, XNS, IPX/SPX, APPC, AppleTalk, OSI, DECnet)
- Le matériel des réseaux locaux (clients et serveurs, cartes réseaux, pilotes de cartes réseaux, connecteurs, câbles).Jour 3 : Atelier pratique
- Installation matérielle d’un réseau reliant les différents stagiaires à partir des matériaux de bases (cartes réseaux, câbles RJ45, connecteurs et hubs) ;
- Configuration logicielle du réseau sous Windows 95/98 ;
- Test et dépannage de problèmes réseaux.
Jour 4 : Des réseaux locaux aux réseaux étendus
- Les périphériques des grands réseaux étendus (répéteurs, ponts, routeurs, pont-routeur, passerelles) ;
- Les technologies des réseaux étendus (définitionet méthodes de transmission de paquets)
Jour 5 : Internet, le réseau des réseaux. Synthèse.
- La structure d’Internet ;
- Les fournisseurs de services Internet ;
- Les structures du Web (domaines, bases de données DNS et adresses IP) ;
- Les protocoles de connexions à Internet ;
- Les protocoles et services du Web et d’Internet ;
- Synthèse
- Test d’évaluation des stagiaires.
.
J’ai apporté des échantillonsdecâblesréseau,defibreoptique,d’élémentsdeprécâblage,etAfricaComputinga achetédes pinces àsertirpourles travaux pratiques.
Ceci permet d’avoir de bons supports pour l’architecture physique et des notions de câblage.

Mardi 25 février

Deuxième jour de cours. Les stagiaires suivent et s’intéressent.
Les mauvaises habitudes données par certains organismes (l’INTIF par exemple) se ressentent assez désagréablement. La formation est gratuite, les participants sont nourris et abreuvés aux pauses et à midi.
Et ça ne suffit pas. Les récriminations émanent évidemment d’une minorité.
-où est l’outillage gratuit ?
-les boissons ne sont pas fraîches
-et nos frais de déplacement ?
Des enfants gâtés !!!

Du rôle et de l’influence des marabouts
Un événement peu ordinaire s’est produit vendredi passé, jour de la prière.
Alors que tout un chacun (parmi les musulmans) remplissait ses devoirs religieux, 2 motos ont été volées au sein même de la DI, dont celle d’un stagiaire, fonctionnaire au CFR.
Le propriétaire lésé s’est adressé évidemment aux autorités officielles, mais a aussi requis les services de 3 marabouts. A voir qui aura les meilleurs résultats.

Mes balades matinales me font découvrir un peu plus les alentours de la maison. Dans certaines rues, les chèvres broutent sur les tas d’ordure répandus à même le sol. Le ramassage n’est plus effectué depuis environ huit mois, depuis la panne de la dernière benne encore en état. Ce ramassage n’est plus qu’épisodique, et les habitants ont pris l’habitude de jeter dans certaines rues. Je remarquerai aussi que tout le monde jette n’importe quoi n’importe où. Cela me choque et je le fais remarquer à tous mes interlocuteurs. La réponse, il n’y a pas de poubelles, et de toute manière, tout rejoint les tas au milieu des rues. Je suis consterné par cette vision à courte portée. Il sera difficile de changer les habitudes le jour où le ramassage reprendra. Je me tiensà mes principes, je ne jette pas. Même Eric DANE, l’administrateur réseaux français du Campus Numérique, m’avoue qu’il a pris ce type d’habitude. Tant pis, je ferai la remarque à tout ceux que je verrais faire. Qui sait ? Un petit grain de sable s’ajoutant à un autre peut faire une belle plage.
Les sacs plastiques sont le même fléau qu’au Burkina. Indestructibles et mortels pour les animaux, ils pollueront pendant des décennies les sols africains. A quand l’interdiction de cette saloperie ? Pas pour demain au Niger, une usine est en prévision dans la banlieue de Niamey...

Nous avons été invités à manger chez Alioune, un stagiaire d’origine sénégalaise. Sa femme est une française, tourangelle d’origine, et qui possède un appartement à Paris, très près de mon domicile. Le monde est petit.
Tous deux ont adopté la religion Baha’i (http://www.bahai.org/article-2-2-0-1.html, http ://www.monde-diplomatique.fr/1999/07/HATCHER/12219 ). Je ne connaissais pas. Je me renseignerai. Elle poursuit un projet dans l’éducation, la formation des enseignants à de nouvelles méthodes pédagogiques, visant à améliorer l’apprentissage. Soirée très agréable. Nous discutons des écoles nomades qui suivent les touaregs, de l’esclavagisme qui persiste dans les régions nord du pays. Une association d’anciens enfants d’esclaves, TIMIDRIA (http://tuaregs.free.fr/touareg_f/pages/definitions/puredefs/timidria.htm), tente de lutter contre cet état, parfois contre la résistance des esclaves eux-mêmes.
A l’occasion d’une discussion sur l’Inde et son système de castes, j’apprends avec surprise que la même chose existe ici au Niger. J’en aurai la confirmation plus tard en discutant avec Moussa le bijoutier touareg et Moustapha un stagiaire de la formation. Il existe une caste de forgerons, de maroquinier, d’éleveurs et sûrement d’autres dont nous n’avons pas parlé. Moustapha, par exemple, ne souhaite pas travailler les bijoux, alors qu’il en a la possibilité, à l’image de certains coopérants qui viennent chez Moussa s’initier. L’Afrique recèle pour moi bien des surprises.


Vendredi 28 février

Dernier jour avant la remise des attestations de stages et la cérémonie officielle de clôture des ateliers de formations.
Cette journée sera courte, je propose aux stagiaires de revenir samedi matin pour des travaux pratiques sur les différents outils et documents présents sur le CDROM.
L’évaluation de la formation me semble très satisfaisante. L’ensemble a progressé, et de façon spectaculaire pour certains. A voir sur le long terme...
La cérémonie de clôture se déroule au Ministère de la Communication, et le ministre d’abord prévu n’a pu se libérer au dernier moment. Nous ferons sans lui.
Le maitre de cérémonie est Iro Adamou, mon nouvel ami. Il est très sérieux et je souris intérieurement.
Jean en tant que représentant des formateurs et d’AfricaComputing fait son petit discours, une torture pour mon ami Jean.
La remise des « Diplômes » est très sympathique, et personne n’est oublié, des stagiaires aux formateurs, des organisateurs aux partenaires, en passant par la personne chargée des repas du midi. J’encadrerai mon diplôme pour l’accrocher dans mon bureau.


Samedi 1er mars

Matinée de travaux pratiques personnels pour les stagiaires. Ce sera l’occasion pour eux de poser les dernières questions, d’éclaircir leurs derniers points obscurs.
12h, j’ai rendez-vous avec Oumarou Boubacar Oldi, de la SONITEL et Sadou Soloké de SahelCom la filiale de la SONITEL pour le mobile.
Notre discussion est très intéressante, et porte sur la téléphonie rurale. Les besoins sont importants, et je me suis rendu compte à l’occasion de discussions avec d’autres interlocuteurs, que la privatisation n’a pas apporté beaucoup d’amélioration dans l’état des infrastructures au Niger. Le développement du réseau à destination des zones les plus isolées ne sera sûrement jamais la préoccupation d’un opérateur privé, faute de rentabilité. Et même dans Niamey la situation est déplorable.
Il n’y a pas pour le moment de structure qui pourrait être le partenaire de CSDPTT sur place, et qui ferait avancer les dossiers auprès de la SONITEL. Mr Soloké évoque toutefois une association de personnel, qu’il approchera pour voir ce qui est possible.
Mr Oldi me propose de le rencontrer à la SONITEL le lundi vers 16h30. J’accepte, mais malheureusement je ne pourrai pas m’y rendre. Une bonne occasion manquée.
Je l’appellerai de Paris pour m’excuser.


Dimanche 2 mars

Ce matin visite de deux radios communautaires. Ces deux radios font partie du projet Radios Rurales.
Radio GOUDEL dans la banlieue proche de Niamey.
Le responsable de la radio nous fait visiter ses locaux, et nous explique le fonctionnement.
Une salle de formation Informatique, dont 2 des 3 ordinateurs sont en panne, aboutissant à l’arrêt des formations. Jean prend des notes et verra ce qu’il peut faire avec AfricaComputing.
Nous assistons à une émission en direct, animé par Ali Saley, un stagiaire de la formation.
Radio Goudel est en ce moment en plein dans les ennuis avec l’ancien propriétaire du terrain, exproprié par l’état quelques années auparavant. Il réclame aujourd’hui 45 millions de CFA en dédommagement, ce qui est 20 à 40 fois supérieures au prix habituel dans ce quartier. Mais Radio Goudel est soutenue par le PNUD, et il faut essayer de tirer le maximum. Le risque est réel de devoir abandonner les installations construites et financées par les villageois eux-mêmes.

Deuxième visite, à radio Kahé, à une vingtaine de kilomètres de Niamey, en pleine campagne, au bord du goudron.
La radio est un petit bâtiment en dur, planté au milieu d’un espace dégagé. A côté, un grand pylône avec les deux antennes orientées dans le même sens et un ensemble de 4 panneaux solaires. L’intérieur du bâtiment est composé de 2 pièces, dont une est le studio de radio.
Il est plus de midi, et la radio cesse d’émettre entre 12h et 15 heures. Pour notre venue, un animateur remet la station en marche, et lance quelques paroles dans le micro sur fond de musique.
Nous entendons la retransmission dans une radio à manivelle posée sur la table. Belle réalisation que cette radio.
Dans la pièce, 4 grosses batteries assurent l’autonomie de la radio après le coucher du soleil. L’autonomie qui est limitée depuis quelques mois, ne permet que difficilement d’atteindre 22 heures, la fin des émissions, et ne permet pas de dépasser les 20 ou 25 km de portée. Elles doivent être rechargées au mois d’avril 2003. Les revenus de la radio lui permettent-ils d’assurer cette opération ? Que se passe t’il en cas de panne des installations ? Je demanderai à Djilali.
L’échange de cassettes n’est pas encore réellement opérationnel sur l’ensemble des radios rurales. Le responsable du site nous dit qu’il n’échange qu’avec Radio Goudel, la première du projet, et donc la plus en avance. Par d’ordinateur dans à radio Kahé, donc pas de communication numérique via WorldSpace. De toute façon, l’énergie me semble limitée, sauf à ajouter d’autres batteries et panneaux solaires.

Après midi, visite du Musée de Niamey. Les salles d’exposition sont très intéressantes, et je conseille à tous d’y faire un tour.
Les expositions sur les ustensiles de la vie quotidienne sont magnifiques et bien mises en valeur. Je n’apprécie que moyennement la salle qui concerne l’uranium...
Et je suis attristé devant les cages ou enclos des animaux. Mais les zoos et moi...
Vaut-il mieux vivre en captivité que mourir en liberté ?

Lundi 3 mars

Dernier jour au Niger. Nous prenons l’avion ce soir vers 23h.
Ce soir réunion avec Mr Zakari, Iro, Abdou, Patricia, Jean et Eric Dane, pour faire le bilan des ateliers, et voir les points d’amélioration possibles.
Le bilan est satisfaisant selon chacun, et si certains points peuvent être améliorés, il n’y a pas beaucoup de modifications à apporter.
Les listes de discussion ouvertes par AfricaComputing vont permettre de prolonger les contacts, et qui sait, peut-être de conserver le début de cohésion entre les stagiaires.
Un point de désaccord surgit avec Patricia à propos de la gratuité totale de ce type d’opération pour les stagiaires. Cette question difficile ne peut-être tranchée dans une discussion aussi courte. De toute façon, le GIN se sent bien obligé d’accepter les conditions posées par leur partenaire. Ce qui me paraît tout à fait normal.

Pour faire suite à des remarques de Patricia sur cette partie du texte, je précise que cela n’avait comme but que de montrer que des discussions pouvaient encore avoir lieu même après un projet réussi comme celui-là, ce qui est très riche pour les échanges.
Il ne s’agit bien évidement que de mes impressions notées à chaud, et sans le recul de tout le travail effectué en amont et pendant les ateliers par Philippe DROUOT d’AfricaComputing avec le Groupe Internet Niger.
La dernière phrase concernant la nécessité pour un bénéficiaire de se plier aux contraintes des bailleurs ou partenaires est sans doute excessive dans le cas de la coopération entre AfricaComputing et le GIN, mais reste une réalité quand il s’agit de coopération institutionnelle. Je vous renvoie au texte écrit par Sylvestre OUEDRAOGO qui évoque le sujet (lire le texte)

A titre personnel, je suis en phase avec Mr Zakari et Abdou sur ces questions.
Des ateliers de restitution sont prévus, mais n’auront lieu qu’après la Fête de l’Internet qui va mobiliser les énergies du GIN. Je suggère pour la partie réseaux de donner à chaque stagiaire une portion seulement du cours pour qu’ils puissent approfondir un sujet sans se disperser.

La séparation à l’aéroport est toujours un moment de nostalgie, pour tout ce que l’on laisse derrière soi, et tous ceux que l’on quitte. Mais la vie reprend son cours.
Les contacts sont établis et se maintiendront j’en suis sur.

(JPEG)

Merci à Fadi, Moussa, Carole, Claude, mes petits voisins dont j’ignore les prénoms, et tous les autres, de leur sourire et leur gentillesse.

Alain ROBLIN DEMONT
Coopération Solidarité Développement aux PTT


 

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> Reportage : mission "formation réseau’ à Niamey au Niger

15 septembre 2004, par Silly Hamza

Bonjour Mr ALAIN !! Je suis vraiment fier d’entendre parler aujourd’hui de mission de formation reseau et internet à Niamey, car ceci montre une certaine volonté des gens à developper le secteur de l’informtique et de la telecommunication au Niger. Je suis etudiant nigerien au Maroc à l’Institut National des Postes et Telecommunications( INPT ) et la formation qu’on reçoit est specialement informatique et telecom. Je voudrais savoir au fait quelles sont les diffentes qualités que le secteur reseau et telecom demande au Niger et je voudrais beaucoup plus focaliser mes etudes dans le domaine requis pour pouvoir servir mon Pays.mon adresse e-mail est sillyhamza@yahoo.fr. Je voudrais aussi avoir quelques adresses utiles si possible. En attendant une suite à mon message je vous dit à bientot !

> Reportage : mission "formation réseau’ à Niamey au Niger

18 mars 2004, par tsana armand olivier

bonjour, mr alain je suis très flatté par votre reportage, car il m’a marqué, mais alors je voudrais savoir comment cela s passe, est ce ue la formation est gratuite, si c’est le cas dites moi comment faut-il s’inscrire et la période de la prochaine formation et j’aimerais aussi savoir comment se passe l’hébergement et le transport, parceque sincèrement je suis très interressé.je vous écris depuis le cameroun de yaoundé précisement, au cas ou le participant devra endosser une partie des frais et s’il n’a pas de possibilités est ce que les différents organismes subventionnant la formation peuvent lui venir en aide ? je compte sur vous. Bonne journée et à bientot.

Voir sur le site reportage mission formationréseau à Nyamey

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