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Les Tribulations de 2 niçois au Burkina Faso. Mission de téléphonie rurale (acte2)

 
Les Tribulations De Deux Nicois Au Burkina-Faso

Résumé des chapitres précédents :
Après moult coups de téléphones et autres télécopies, nos deux amis avaient fini par faire le grand saut vers le Burkina-Faso, un beau matin de septembre 1999. La nervosité suscitée autant par l’impatience que les espoirs mis dans ce projet, ne s’atténua pas à leur arrivée, bien au contraire. La somme des tracasseries administratives rencontrées faillit anéantir leur moral, mais tels des « fox-terriers » de base (l’un d’eux est quelquefois surnommé Milou), ils ne lâchèrent pas le morceau et purent effectuer l’installation complète au village de Toma, point de départ des 4 liaisons. C’est donc fourbus mais néanmoins satisfaits qu’ils regagnèrent « la civilisation » où l’un d’eux, relâchant sa vigilance, fut terrassé par une amibe qui ne lui voulait pas que du bien. (voir lettre csdptt N°49 et 50 de décembre et janvier 1999).

CHAPITRE III

Jeudi 25 janvier 2001
C’est tout de même avec quelques inquiétudes quant au déroulement de la mission, que nos deux « gentils membres  » atterrissent à Ouagadougou vers 17h30. Le retard d’une heure est insignifiant, car divine surprise, un chauffeur de l’Onatel nous attend avec une pancarte CSDPTT. Il s’agit d’une de nos connaissances, Yacouba Ouédraogo ( voir chapitres précédents ). Sa présence nous permet de passer la douane sans problèmes malgré la quantité de médicaments transportés pour le village de Toessin (voir aussi chapitres précédents). Deux chambres nous ont été réservées à la D.I.L.A. comme l’an dernier, ce qui fera l’affaire pour notre séjour dans la capitale. Nous passons un coup de fil à Etienne Paré (à ce stade, je ne préciserai plus l’obligation de relire les chapitres précédents pour une plus grande compréhension). Il nous recevra demain comme nous le souhaitons, de manière à organiser le départ vers les villages pour lundi. Nous sommes sur un nuage.
Pour fêter ça, rien de tel qu’une première Flag au dîner que nous prenons au Tam-Tam en compagnie de JP Bonkoungou. Gagnés par une douce euphorie, il nous semble reconnaître nos odeurs tellement nous y avions passé de temps. A 22h, nous sommes prêts pour notre première nuit relax en Afrique. Nous n’oublions pas néanmoins de préparer 1litre d’eau avec micropure (une fois suffit), un peu de pragmatisme ne nuira pas.

Vendredi 26 janvier 2001
Réveil à 7h par une douche fraîche puis : What a surprise ! ! ! ! Un chauffeur de l’Onatel est là, prêt à nous conduire à la direction. Il semble que tout baigne mais ne nous enflammons pas. Nous passons une bonne partie de la matinée dans le bureau d’Etienne Paré afin de coordonner le déplacement vers les villages avec les différents services concernés ( Pylônniers, Energie). Plusieurs coups de fils sont passés à Michel Pitroipa, directeur régional de Koudougou, lieu où nous devons dispenser la formation. Il doit nous fournir une perceuse, un groupe électrogène et des appareils de mesures.
Une fois le programme établi, nous abordons divers sujets avec Etienne : L’avenir de l’Onatel, l’essor du GSM, les coopérations futures avec CSDPTT, la conférence de presse que nous souhaiterions en fin de mission ainsi qu’une entrevue avec le DG. Pas de rencontre possible aujourd’hui avec un haut responsable car il y a grand-messe. La fin de matinée sera consacrée à une visite de courtoisie à Félix Compaoré. Comme toujours, son accueil est très chaleureux et comme toujours aussi, il regrette de n’avoir pu créer une association du genre AVDTM (association des volontaires pour le développement des télécommunications au Mali) mais promet d’essayer de réunir tous ceux pressentis au sein de l’Onatel pour notre retour des villages. Dont acte. Nous consacrons l’après-midi à prendre contact avec André Nyamba et Jean Martin Ki, conseiller au ministère des affaires étrangères qui fut l’un de nos contacts depuis la France lorsqu’il s’agissait d’avoir des infos sur l’avancée des travaux du village de Koin dont il est originaire. Rendez-vous est pris pour une rencontre dimanche matin.

Samedi 27 janvier 2001
5h30 : Le réveil est matinal, mais JP Bonkoungou souhaite que nous partions tôt pour apporter les médicaments dans son village car le retour est prévu le soir même. Nous avons émis le souhait d’être reçu d’une façon plus modeste que l’an passé. Nous constatons qu’une maternité a été construite grâce à une ONG, ce qui ne sera pas du luxe. Notre contribution sanitaire, bien que modeste, semble faire le bonheur du médecin. La vue d’un « Vidal » de 95 dans le lot lui arrache un sourire de satisfaction. Une collation et quelques So.b.bra. plus tard (la bière ayant généreusement remplacé l’eau de l’étranger), nous rentrons à Ouaga vers 18h30.

Dimanche 28 janvier 2001
Comme convenu, nous prenons le petit déjeuner avec JM Ki. Le contact est excellent et nous mesurons son intérêt pour le projet à la somme des questions qu’il nous pose. Il est évident que les villageois attendaient davantage de la part de l’Onatel, notamment au sujet de la construction des locaux devant abriter le matériel (quelles dimensions ?). Après une période de découragement, ceux de Koin y ont cru à nouveau lorsqu’il a pu leur annoncer notre venue, début 2001. Désirant nous faire réserver le meilleur accueil possible, il insiste pour savoir quel sera le jour de l’installation à Koin. L’après-midi devait nous permettre de revoir avec plaisir notre ami André Nyamba, mais la sournoiserie autant que la férocité d’un virus l’ont cloué sous les couvertures. Pour lui permettre d’assister au raccordement de son village, nous décidons de terminer par Nimina.

Lundi 29 janvier 2001
Le rendez-vous avec François « Moro » Billogo notre chauffeur durant toute la mission a été fixé à 8h. Il arrive à 8h01, incroyable ! ! ! Pour nous, c’est une première et des frissons de plaisir parcourent nos échines jusqu’au bas du dos ( Point de trivialité ici). La halte à Koudougou se passe bien. Nous sommes attendus par Michel Pitroipa et Mamadou Tiendrébéogo, chef de centre transmission qui nous fournit le matériel nécessaire. Nous apprenons qu’un technicien de Dédougou avec un chauffeur nous suivra durant tous les travaux. Faisant partie de l’équipe qui assurera la maintenance future, il profitera des installations pour acquérir une préformation.
Nous arrivons à Toma à 14h00, le poulet dégusté au « maquis de la jeunesse » déjà loin dans les talons. Nous procédons à l’essai du matériel laissé sur place depuis 15 mois. « Couilles de boucs » (cagades en langages TERAssien). Sur 4 liaisons, une seule fonctionne correctement en local et de plus une antenne a chargé. Nous nous débattons en vain jusqu’à 20h, lampes frontales braquées sur les objets de nos déboires. L’arrivée des pylônniers avec les mâts adoucit notre amertume. C’était trop beau, pas de bobos, tous au dodo.

Mardi 30 janvier 2001
Réveil 6h30 : la nuit n’a pas été fameuse et dorénavant toutes les minutes vont compter si nous voulons régler les trois liaisons défectueuses et terminer les 4 villages dans la semaine. Trois heures plus tard, après être passés de Charybde en Sylla, tel Ulysse, nous touchons au port (cela ne veut pas dire que nous mangeons du Phacochère, comprenne qui pourra). Nous partons avec les pylônniers pour les opérations de scellage des fixations destinées à supporter les mâts pour antennes. Koin, Biba, Nimina sont faits avec l’aide des villageois que nous sentons enthousiastes et impatients d’entendre une tonalité. L’équipe d’énergie doit nous rejoindre demain et commencer la pose des panneaux et batteries solaires. Une douce soirée en compagnie d’une savoureuse So.b.bra. permet de sensibiliser les agents de l’Onatel sur l’importance de la création d’une association avec laquelle ils serviraient de relais pour la réalisation de projets futurs, pourquoi pas dans leurs régions d’origine.

Mercredi 31 janvier 2001
A 7h tapante, nous nous retrouvons « Chez Henriette et fils », petit maquis où nous prenons le p’tit dej, prélude à chaque début de matinée. Ce jour doit être celui du raccordement du 1er village de la région, KOIN. A 12h30, le premier village Samo est relié au réseau Burkinabé par la volonté de CSDPTT et de ses partenaires de l’Onatel, énergie comprise. Nous appelons JM Ki à Ouaga qui n’en revient pas et ne cache pas sa joie. Les villageois nous convient à une petite réception avec So.b.bra. et nous offrent un mouton. Cette réunion permet le traditionnel show de mises en boîte réciproques entre Samos et Mossis. Le riz-sauce du repas suffira largement avant de rejoindre Yaba. Le scellage des fixations du mât ainsi que l’installation de l’énergie est au programme. Tout se déroule sans problèmes, même si pour la première fois, nous ne ressentons pas une grosse motivation de la part des villageois. La douche du soir à coup de seaux d’eau fait du bien car la journée a été rude.

Jeudi 1 février 2001
Après le passage obligé chez Henriette, nous attaquons le pylône de Toma par la face sud pour le remplacement de l’antenne de Biba décelée « nase » à notre arrivée. A 11h, nous filons à Biba car l’énergie a été installée. 12h30, fin des travaux mais pas de tonalité. Quel maléfice nous frappe-t-il ? Aucun si ce n’est qu’ayant demandé la substitution de la ligne normale par une ligne discriminée (pour pouvoir effectuer les essais de taxation), cette opération a eu lieu sans que nous en soyons informés. C’est un moindre mal, toutefois la liaison est de mauvaise qualité. Il faudra reprendre le réglage à 14h pendant qu’une autre équipe ira à Yaba pour faire l’installation et les essais. A 16h, tout est réglé en ce qui concerne Biba mais nos ardeurs sont vite tempérées par un coup de fil d’une qualité exécrable de Yaba. Plusieurs tentatives de repointage n’y font rien, il faut se rendre à l’évidence, il y a un hic. Je me rends à Biba pour essayer la liaison pendant que Claude rapatrie le matos de Yaba. 17h15, ouf ! Un deuxième village fonctionne, Biba.
De retour à Toma, nous décidons de rester pour régler la liaison Yaba et tester les cartelettes de télé taxe. A 20h, nous n’avons pas volé la soupe de viande sauvage (lièvre)qui nous attend et c’est cassés et de plus en plus barbus que nous sombrons.

Vendredi 2 février 2001
Premier objectif de la journée : remettre les équipements à Yaba. Premier échec. Nous nous apercevons que l’antenne est mal montée. Je n’avais pourtant pas tapé le litre hier mais bon.
Rétablissement de la situation sans succès. Toujours un bruit abominable malgré des tentatives de repointage à Toma. L’affaire se corse et une réflexion s’impose pour analyser la situation.
( ) Ce blanc pour une courte mais judicieuse analyse des faits. Nous ferons donc deux équipes. L’une ira à Nimina comme prévu, l’autre prendra ne charge le problème Yaba. A 11h tapantes, nous déployons tout le matériel à Nimina pour un essai préalable car nous sommes un peu échaudés. Tout est parfait si nous omettons de dire que dans la précipitation nous avons oublié le groupe électrogène. Un chauffeur retourne le chercher ce qui nous laisse le temps de joindre Claude de retour à Toma avec un diagnostic sur le défaut de Yaba : le problème se situe à Toma. 14h, Nimina est relié à la « civilisation  », ce qui nous permet d’entendre André, ravi bien qu’il n’ait pu venir. J’ai les lèvres en feu, brûlées par le soleil et la déshydratation. Eh ! oui, nous avons aussi oublié une superbe bouteille d’eau probablement morte de rire du tour qu’elle vient de nous jouer, disparue du siège arrière où je l’avais déposée par la magie des mains de Claude, sacré Claudius, il est joueur. Un bref repas de 15 minutes suffit avant de commencer le siège du pylône pour déterminer qui du câble ou de l’antenne est cause de nos tracas. Dans le meilleur des cas, si c’est l’antenne, pas de problème majeur, on remplace. Mauvaise pioche car après avoir déconnecter le câble, celui-ci  s’avère défectueux. Nous essaierons quand même de le remplacer demain en aboutant deux chutes de 35m et 17m. En attendant, point de relâchement, nous allons à Koin pour essayer la taxation. Là, c’est la déconfiture totale. Il n’y a plus de tonalité au bout du fil. Ce ne sont pas les nombreuses calebasses de Dolo (voir toujours les Trib. Chap I et II) que nous offrent chaleureusement les villageois qui vont faire remonter un moral plus prêt des chaussettes que du Nirvana. Cette soirée autour du mouton offert à Koin devait être l’aboutissement d’une semaine glorieuse mais le bilan bien maigre au soir du vendredi nous interpelle. La Fontaine vient enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie de notre désillusion avec sa morale : Rien ne sert de courir, il faut partir à Koin. Et c’est les esprits embrumés que nous regagnons nos couches où nous attendent, impatients et assoiffés de sang, quelques moustiques en quête d’une soirée de festin. Nous nous offrons sans résistance, toute velléité étant vaine.

Samedi 3 février 2001
La nuit fût difficile, sans doute trop de choses dans et hors de la tête. Le premier souci sera de remplacer le câble, pour cela, il faut faire 4 fiches aux extrémités des deux chutes. Première mauvaise surprise. Il n’y a pas 2 mais 3 chutes de 17m chacune donc il faudra 6 connecteurs. C’est assez technique, mais ces détails, pour insignifiants qu’ils puissent paraître à certain(e)s, n’en demeurent pas moins cruciaux car ils occasionnent un surplus de temps qui dans notre situation n’est pas négligeable. Voilà c’est dit, na ! Il se produit alors un coup de théâtre que seuls les grands dramaturges peuvent écrire. Les pylonniers affairés à descendre le câble n’en croient pas leurs yeux. En suivant le câble défectueux, ils arrivent sur les équipements de Koin et non de Yaba. Ceci explique pourquoi nous n’avions plus de tonalité à Koin mais cela veut aussi dire que par un de ces miracles que la technique seule permet, nous avions fait fonctionner Koin par rayonnement d’une antenne sur l’autre. Etonnant non ! ! ! (là encore c’est assez technique, désolé). Nous devons donc redresser complètement la situation et procéder à de nouveaux essais. Il est 11H00 le samedi 3 février et 4 villages de la province du Nayala sont reliés. L’émotion intense que nous ressentons est autant le fait du soulagement du travail accompli que du relâchement de la tension nerveuse accumulée durant cette semaine. Nous savourons probablement à ce moment la meilleure bière burkinabé qu’il nous a été donné de boire. Les pylônniers présents à nos côtés ont accompli une performance remarquable avec plusieurs ascensions à 50m en deux jours pour nous permettre de finir aujourd’hui. Nous quittons le pays Samo à regret sans savoir si nous y reviendrons un jour (séquence nostalgie).
A 20h, nous ne faisons pas de quartier à la brochette de capitaine qui nous tend les bras. Une soirée Tam-Tamesque somme toute banale.

Dimanche 4 février 2001
Quel plaisir de prendre notre petit déjeuner chez Tanti Habi, l’esprit vide de toute angoisse. Ce dimanche doit être l’occasion de rencontrer André, JM Ki et Sylvestre Ouedraogo. Que croyez-vous qu’il advint ? Aucuns ne sont disponibles. Tant pis, nous flânerons et tâcherons de récupérer.

Lundi 5 février 2001
7h30, nous devons passer à la direction de l’Onatel pour prendre l’ordre de mission avant le départ pour Dédougou, lieu où nous devons dispenser la formation. Nous en profitons pour faire le point sur le projet avec Etienne Paré qui nous a appelés régulièrement à Toma. Il nous propose une entrevue avec le Directeur Délégué, M. Bonkoungou Zouli, mercredi matin. Pour ce qui est de la conférence de presse, son ton évasif ne nous laisse présager rien de bon. Vers 10h, nous quittons Ouaga pour Dédougou que nous rejoignons à 13h30 après nous être arrêtés à Koudougou pour prendre Mamadou Tiendrébéogo qui veut assister au cours. L’excellente carpe dégustée à la «  guinguette » est bien appréciée, surtout après ce trajet chaotique mené tambour battant sur les pistes Burkinabé. Après une présentation des locaux et du personnel, nous rejoignons la salle de cours où six personnes assisteront à cette formation. Outre Mamadou déjà cité, il y aura le responsable des transmissions de Dédougou, M. Dembélé, trois de ses agents dont celui qui nous a suivis dans nos pérégrinations et un agent de Tougan, susceptible d’intervenir dans la région des villages. Nous avons structuré le cours en deux parties :
Lundi, installation et présentation du matériel.
Mardi, fonctionnement et réglage sur banc d’essai.
Cette première partie se termine vers 19h et nous avons le sentiment que tous éprouvent un peu de crainte comme souvent devant quelque chose de nouveau. Bien qu’ils aient fait preuve d’une attention soutenue, quelques questions doivent se bousculer dans leurs têtes. Nous verrons demain en les mettant à contribution ce qu’il en reste. Le repas au maquis du « prestige » sera de nouveau l’occasion d’une joute Mossi-Samo.

Mardi 6 février 2001
La deuxième partie du cours débute à 8h, après un traditionnel petit déjeuner maquisard, par quelques révisions. Puis nous les jetons dans l’abyme des réglages. A 14h, nous les sentons soulagés d’en finir bien qu’ils semblent s’être rapidement familiarisés avec le matériel. Il va sans dire, que pour nous aussi, la fin de ce cours rime avec mission accomplie. Reste à espérer qu’au moment des premiers problèmes, tout ne sera pas que souvenir. Quelques conseils pratiques quant à la manière d’appréhender les dérangements et nous faisons un dernier crochet par le « Prestige » pour se taper une soupe de phacochère, pas très chère (je n’ai pas résisté à la faire). Nous sommes un peu déçus car nous pensions conclure cette formation par un repas pris en commun, il n’en est rien. L’ambiance n’est pas celle vécue pendant les installations, tant pis. A 19h, le périple retour est terminé. Nous passons la soirée avec André. Pas de surprises. La soirée est très intéressante et la panne de voiture qui suit, habituelle ( voir une dernière fois les chapitres précédents).

Mercredi 7 février 2001
Une journée qui sera consacrée aux entretiens : le Directeur délégué, l’ambassadeur de France et Sylvestre Ouédraogo. Changement de programme avec le report du rendez-vous avec le DD pour 15h. Nous tentons l’ambassade. Chou blanc, pas de possibilité avant l’après-midi. Nous déposons le document et laissons nos coordonnées pour le cas où il y aurait une opportunité.  Riz-sauce et sieste pour patienter. Tout se passe bien chez le Directeur qui nous remercie. Il fait remarquer qu’à l’avenir, il faudra absolument éviter qu’il ne s’écoule trop de temps entre le début et la fin d’un projet. Il ne faut pas désamorcer les enthousiasmes. Il insiste auprès d’Etienne Paré pour que nous puissions partir avec le protocole d’accord signé. Nous remercions à notre tour l’Onatel pour sa contribution et lui expliquons qu’étant une petite association, il nous serait agréable que l’Onatel nous encourage, comme disent les petits marchands des rues, en s’abonnant à la lettre de CSDPTT. Il accepte et cela nous encourage à demander la prise en compte des expéditions de matériel chaque fois qu’un partenariat sera mis en place. Nous nous quittons sur une bonne impression mais conscients de la nécessité de contracter un accord avant chaque projet de manière à définir précisément le rôle des uns et des autres. Sortis de là, nous allons au rendez-vous avec Sylvestre Ouedraogo. Il nous fait visiter le site des 1200 logements où sont dispensées des formations à l’informatique et où des accès Internet sont disponibles (voir article sur Yam Pukri). Pour cette soirée, confiance au guide du routard, ce sera le « Number one ». La musique est un peu forte mais plus rien ne nous dérange si près du retour.

Jeudi 8 février 2001
Cette dernière journée s’écoulera en roue libre, au rythme burkinabé, et nous tenterons de savourer. Notre chauffeur, François « Naba » Billogo, nous informe qu’Etienne veut nous rencontrer ce matin avant 8h30. Il est heureux de nous montrer trois exemplaires du protocole qu’il va déposer à la signature tout de suite. Il nous remet un cadeau de la part du DG et nous invite pour 13h au restaurant. Les évènements se précipitent. Il nous reste un peu de temps et nous le mettons à profit pour saluer Félix Compaoré. Il n’a pu réunir les membres de l’Onatel comme promis. Il est surpris que le DG ne nous ait pas reçus et ne comprend pas pourquoi la conférence de presse n’a pas pu avoir lieu. Et là, tout s’accélère. Il appelle le DG pour nous obtenir un entretien en fin de matinée et contacte le responsable de la communication M. Maiga afin que nous puissions trouver ensemble un moyen de mettre en lumière la réussite de cette mission.
Nous convenons de lui faire parvenir un compte rendu synthétique du projet assorti de quelques photos prises sur les sites pour qu’il en fasse un article. Un coup de fil du secrétariat du DG nous informe que celui-ci peut nous recevoir tout de suite. L’entretien est bref mais intéressant. Là encore nous sentons un vif intérêt pourdévelopper d’autres projets, le bénéfice retiré par l’Onatel n’ayant semble-t-il pas échappé aux uns et aux autres. Après ce court entretien, il nous reste un peu de temps pour aller dire au revoir ou adieu à Ziba et ses pylônniers dont nous regretterons vraiment la gentillesse. 13h, l’heure du «  Vert Galant » a sonné. Le déjeuner, fort bon au demeurant, se passe de la meilleure façon car Etienne Paré et Bernard Bationo affichent une décontraction encore jamais entrevue. Malheureusement, point de protocole d’accord signé car le directeur délégué est souffrant. Nous devrons attendre qu’ils nous l’envoient. S’il fallait un nom à ce document, nous n’hésiterions pas : l’Arlésienne.
15h, nous nous rendons à l’aéroport pour l’enregistrement des bagages. C’est un peu tôt mais des infos concernant les problèmes d’Air Afrique nous incitent à être prudents. 17h, retour à la D.I.L.A. et dernières conversations avec J.Paul, Drahmane, Alain et les autres autour d’un thé à la menthe. 19h, André nous rend visite et profite de la présence d’Etienne Paré pour lui donner son sentiment. Ils ne s’étaient plus vus depuis Cotonou, il y a un peu d’un an. Une dernière brochette et nous voilà dans l’avion de Paris. Reviendrons-nous un jour ici ? Sans nous consulter, nous nous posons sûrement la même question. Ce projet s’il nous a pompé beaucoup d’énergie, nous a aussi apporté énormément humainement parlant. Puisse-t-il être le premier d’une longue série pour CSDPTT.

Emile Quesada Niçois et Burkinabé de cœur

PS : Nous dédions la réussite de cette mission à Ziba Bahi. Nous n’oublierons jamais ce qu’il a fait pour nous trois jours après avoir perdu un petit enfant. Merci infiniment Ziba.
 


 

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FAISABILITE DE L’ACCES AU RESEAU (TELEPHONE ET INTERNET) DES RADIOS COMMUNAUTAIRES ET DE LEUR INTERCONNEXION AU NIGER 16 mars 2006
Reportage : Mission au Burkina et au Mali du 19 au 24 janvier 2006, participation au Forum Social de Bamako. 3 mars 2006
Compte rendu rapide d’une mission au Burkina et au Mali du 12 au 25 janvier 2006, participation de CSDPTT au Forum Social de Bamako 13 février 2006
Niger : Mise en service de la liaison téléphonique MEHANA-TILLABERI 2 février 2006
Réforme de l’UIT : Propositions présentées par CSDPTT 1er février 2006
"Une association apporte le téléphone dans aux villages africains" , article sur CSDPTT publié sur le site de RFI. 1er décembre 2005
SMSI : Contributions aux Chapitres 1 et 4 du document soumis au Sommet de Tunis présentées par CSDPTT 6 septembre 2005
Document synthèse mission téléphonie rurale au Niger du 11 avril au 5 mai 2005 (pré rapport de stage)) 22 août 2005
Signature d’une convention ONATEL - CSDPTT - SODEPTEL pour la connexion de 100 villages au réseau téléphonique du Burkina Faso 6 juillet 2005
La traque aux réseaux de télécommunication mobile : mission dans le Sud Ouest du Burkina Faso 23 juin 2005
Les ressortissants de Sérékéni (Burkina Faso) dotent le télécentre d’une structure communautaire de gestion 14 mai 2005
Mali : Reportage de juillet 2004, mission réussie et confrontation à une réalité difficile 16 mars 2005
Première intervention de CSDPTT au Niger : Reportage sur une mission de téléphonie rurale du 1er au 15 novembre 2004 22 février 2005
TELEPHONIE RURALE : Présentation de quelques technologies de raccordement et aperçu du matériel utilisé 11 février 2005
Compte rendu de séjour au Burkina Faso du 11 au 26 octobre 2004 : reportage 27 janvier 2005
Mission de CSDPTT au Niger, étude pour un projet de téléphonie rurale, raccordement du village de Kahé. 29 novembre 2004
SMSI : Réunion DU 15/11/2004. Contribution de CSDPTT au « Document final de la seconde phase du SMSI » soumis aux participants 23 novembre 2004
Séjour au Burkina du 11 au 26/10/2004. Visite de Sérékéni récemment muni d’un télécentre communautaire, rencontres de partenaires (SODEPTEL, ONATEL, ressortissants de Sérékéni...) et rencontres de personnalités. 15 novembre 2004
Historique de la téléphonie rurale au Burkina Faso 3 novembre 2004
Les significations sociales et individuelles du téléphone chez les Sanan du Burkina Faso 4 septembre 2004
Un téléphone communautaire installé à Tanima (Mali) 30 août 2004
Aux Niçois qui Mali pensent... Reportage sur une mission d’étude de développement d’un réseau de téléphonique rurale dans le Guidimakha au Mali 19 juillet 2004
Compte rendu journalier de la mission de téléphonie rurale au Burkina en décembre 2003. Raccordement de Sérékéni et étude pour 3 villages dans la région de Bokin. Visite des villages munis de téléphones communataires dans la région de Toma 29 mai 2004
Compte rendu journalier de la mission de téléphonie rurale au Mali (décembre 2003) à Mopti, Sévaré et au Pays Dogon 9 avril 2004
Mission d’étude d’un projet de téléphonie rurale dans la région du Guidimakha (Mali) 6 - 20 mars 2004 18 mars 2004
Mission de téléphonie rurale au Burkina : Raccordement de Sérékéni (Kénédougou), étude pour 3 villages autour de Bokin (Passoré) et visite des villages déjà raccordés autour de Toma (Nayala) 5 janvier 2004
Mission de téléphonie rurale au Mali dans la région de Mopti-Sévaré et au Pays Dogon 11 décembre 2003
Une petite histoire du téléphone à Markoye - Burkina Faso 29 novembre 2003
Vers des partenariats de type nouveau : Etude d’un exemple au Burkina Faso : Raccordement de villages enclavés au réseau téléphonique 28 juillet 2003
Reportage au Burkina : télécentre, téléphonie mobile, téléphonie rurale, projets de CSDPTT, développement rural 31 mars 2003
Compte rendu de séjour au Burkina du 25/11 au 9/12/2002 : rencontre à l’ONATEL, rencontre avec l’ONG SODEPOSTEL et visite de villages du Nayala bénéficiaires d’un projet de téléphonie rurale 20 décembre 2002
Reportage : mission " téléphonie rurale" au burkina en mars 2002 1er mai 2002
Bref compte rendu d’une mission téléphonie rurale au Burkina en mars 2002 17 avril 2002
Les Tribulations de 2 niçois au Burkina Faso. Mission de téléphonie rurale (acte2) 5 mars 2001
Les enjeux de la téléphonie rurale en Afrique 31 décembre 2000
Rapport de mission (ADER) d’installation de 6 cabines INMARSAT en région Kayes - Mali décembre 2000
Compte rendu du séjour à Cotonou à l’occasion du forum sur la téléphonie rurale décembre 1999
Les Tribulations de deux niçois au Burkina Faso : mission de téléphonie rurale 09/1999 septembre 1999
Installation de téléphones dans la région de Toma (Province de Nayala) BURKINA-FASO (1999) 1999
Solvabilité en zone rurale. Sebastien Heinz. 8 septembre 1998
Etude de faisabilité pour l’installation et la gestion du téléphone dans 4 villages du Burkina Faso (Etude de M. André Nyamba ethno-sociologue de l’université de Ouagadougou) août 1998
Reportage au Burkina : Mission de prospection pour un projet de téléphonie rurale (juin1998) juin 1998
 
Sur ce thème : Reportage
COMPTE RENDU DE MISSION CSDPTT/RA AU BURKINA FASO du 16-05-2006 au 31-05-2006 10 août 2007
Mission CSDPTT au Burkina du 26 mars au 7 avril 2007 : reportage 20 avril 2007
Reportage : Mission au Burkina et au Mali du 19 au 24 janvier 2006, participation au Forum Social de Bamako. 3 mars 2006
La traque aux réseaux de télécommunication mobile : mission dans le Sud Ouest du Burkina Faso 23 juin 2005
Mali : Reportage de juillet 2004, mission réussie et confrontation à une réalité difficile 16 mars 2005
Première intervention de CSDPTT au Niger : Reportage sur une mission de téléphonie rurale du 1er au 15 novembre 2004 22 février 2005
Compte rendu de séjour au Burkina Faso du 11 au 26 octobre 2004 : reportage 27 janvier 2005
Aux Niçois qui Mali pensent... Reportage sur une mission d’étude de développement d’un réseau de téléphonique rurale dans le Guidimakha au Mali 19 juillet 2004
Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL » : reportage au Burkina 15 juin 2004
Compte rendu journalier de la mission de téléphonie rurale au Burkina en décembre 2003. Raccordement de Sérékéni et étude pour 3 villages dans la région de Bokin. Visite des villages munis de téléphones communataires dans la région de Toma 29 mai 2004
Compte rendu journalier de la mission de téléphonie rurale au Mali (décembre 2003) à Mopti, Sévaré et au Pays Dogon 9 avril 2004
Compte rendu du SOMMET MONDIAL DE LA SOCIETE DE L’INFORMATION (SMSI). 1ère Phase GENEVE 10 - 12 décembre 2003 26 mars 2004
Reportage : mission "formation réseau’ à Niamey au Niger 1er juillet 2003
Reportage au Burkina : télécentre, téléphonie mobile, téléphonie rurale, projets de CSDPTT, développement rural 31 mars 2003
Reportage : mes premiers pas au Burkina- juin 2002. Formation de formateurs à Yam Pukri (Internet) 1er juillet 2002
Reportage : mission " téléphonie rurale" au burkina en mars 2002 1er mai 2002
Reportage sur Madagascar (juillet 2001) juin 2001
Les Tribulations de 2 niçois au Burkina Faso. Mission de téléphonie rurale (acte2) 5 mars 2001
" Si l’avenir a un berceau, j’ai le sentiment qu’il pourrait être au Mali " 1er février 2001
Survol d’une quinzaine dans un pays au multicouleurs et aux multicultures : le Mali 1er février 2001
Compte rendu du séjour à Cotonou à l’occasion du forum sur la téléphonie rurale décembre 1999
Les Tribulations de deux niçois au Burkina Faso : mission de téléphonie rurale 09/1999 septembre 1999
A la découverte des télécommunications maliennes juillet 1999
Reportage au Mali : A la découverte de la poste malienne 8 mai 1999
Reportage au Burkina : Mission de prospection pour un projet de téléphonie rurale (juin1998) juin 1998
 
 
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