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La communication rurale : un lien stratégique pour la réduction de la pauvreté au Niger de Djilali Benamrane

 


La communication rurale : un lien stratégique pour la réduction de la pauvreté au Niger
(Communication de Djilali BENAMRANE, économiste novembre 2002)

L’information et la communication deviennent de plus en plus vitales dans les activités socioéconomiques humaines modernes. Dans les années récentes, les progrès technologiques procurent aux habitants des zones urbaines et rurales des capacités nouvelles accroissant leur productivité, améliorant les possibilités de satisfaction de leurs besoins essentiels vitaux et renforçant leur implication, spécialement en matière de lutte contre la pauvreté, de bonne gouvernance et de participation aux niveaux local, national, voire international, aux débats d’importance, notamment ceux portant sur le projet social en construction du fameux village planétaire.
Au Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde au regard de son classement dans les rapports mondiaux annuels du développement humain du PNUD (classé avant dernier dans la quasi-totalité des rapports publiés depuis 1990), tous les partenaires au développement, le Gouvernement, les opérateurs publics et privés, les bailleurs de fonds, les ONGs, la société civile, sont impliqués dans un processus participatif tendant à promouvoir les populations rurales dans l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTICs). L’expérience en cours est menée dans le cadre d’une initiative sans pareil dénommée ’’RURANET/CID’’  : Réseau des radios rurales et centres d’information pour le développement.

1. Une approche globale et participative :
RURANET/CID procède d’un effort de collaboration, mené selon une approche participative et impliquant l’ensemble des Nigériens (hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, sans distinction d’appartenance ethnique, religieuse ou politique), tant au niveau national que local, les institutions internationales, les organisations non gouvernementales, l’ensemble mobilisant expertise et autres ressources pour répondre aux besoins des populations rurales en matière d’information et de communication pour le développement économique et social. L’effort est orienté prioritairement sur la réduction de la pauvreté et la capacitation des populations rurales pour participer à la construction de la bonne gouvernance au plan local et national.

L’initiative RURANET/CID a été conçue dès le départ autour des objectifs, activités et résultats attendus suivants :
o Mise en place d’un réseau de cent soixante (160) radios rurales solaires autogérées couvrant l’ensemble du territoire national (20 unités par Région afin de respecter l’équilibre interrégional), les implantation des sites se faisant sur la base de l’expression explicite du besoin par les populations et priorité étant donnée aux villages ruraux les plus pauvres, les plus excentrés, les plus démunis de ressources humaines, techniques et matérielles ;
o Mise en place de cinquante (50) Centres d’information pour le développement (CID), chaque centre couvrant et accompagnant les activités de développement d’une demi douzaine d’unités de radios rurales implantées dans une zone géographique homogène pour la mise en commun des moyens et ressources rares, le partage des expériences (bonnes comme mauvaises pratiques), la promotion de l’usage de l’énergie solaire pour la radiodiffusion de proximité, la télévision, l’éclairage, les pompes à eau, le séchage des fruits et légumes, la mouture des céréales ou l’accès aux multimédias.
o Mise en place de huit Coordinations régionales (une par Région), animées principalement par les responsables élus des stations des radios rurales et des CID, coordinations régionales devant consolider l’autonomie du réseau RURANET/CID grâce au développement de moyens technologiques adaptés de mise en relation des radios et CID entre eux, au plan national et international (développement des expériences d’accès aux moindres coûts à INTERNET au moyen de pôles régionaux, appelés à satisfaire les besoins progressifs des populations rurales à travers leurs radios rurales et leurs CIDs. C’est au niveau des coordinations régionales que seront traités les politiques, programmes, projets et autres actions de formation professionnelle, de promotion des langues utilisées dans la Région, de maintenance des équipements et matériels, d’appui aux banques de programmes, des films, CD, livres, documents de toutes natures détenus dans les radios rurales et CID.
o Mise en place d’une Coordination nationale, émanation des coordinations régionales et qui assurera la représentation effective et autonome du réseau RURANET/CID, aux plans national et international. C’est à ce niveau que seront traités les problèmes d’intérêt commun au réseau, de déontologie quant au bon fonctionnement des radios rurales, des choix technologiques, des partenariats stratégiques, des activités de formation pour renforcer la capacité des associations constituantes du réseau à gérer des activités d’information et de communication avec la production, la traduction, l’échange de programmes de qualité, en langues locales.

2. Une stratégie à long terme
S’inscrivant dans le cadre de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté et de la politique nationale de la communication dont le Gouvernement achève la formulation avec l’appui respectif d’une part des institutions de Bretton Woods et d’autre part de l’UNICEF et de la FAO, l’initiative RURANET/CID menée avec l’appui du PNUD et de nombreux partenaires bilatéraux et multilatéraux, requiert plusieurs années pour sa mise en œuvre. Depuis son démarrage l’été 1999, trois phases principales ont été identifiées :
o An 2000 : phase expérimentale consistant à partir de la première radio pilote de Bankilaré, en la mise en place d’un premier réseau de huit radios rurales solaires autogérées, une dans chacune des régions du pays. Le partenariat opérationnel en cette phase fut celui d’un noyau dur composé du PNUD, d’ACMAD (Centre africain de la météorologie appliquée au développement) et de la SNV (Mécanisme de la Coopération hollandaise), la conception et le suivi de la mise en œuvre ont été l’œuvre du Comité de Pilotage des Radios de Proximité (CPRP), un mécanisme paritaire, animé par des représentants de la société civile qui en assume la présidence, des partenaires au développement, du Gouvernement et des opérateurs publics et privés - le CPRP est appelé a cédé la place à la Coordination nationale dès que cette dernière deviendra opérationnelle ;
o 2001- 2003 : phase de consolidation avec la mise en place de 160 unités de radios rurales solaires autogérées, vingt unités dans chacune des huit régions du pays, confortées par les 50 Centres d’information pour le développement et les huit Coordinations régionales. En cette phase de consolidation, le partenariat est ouvert aux agences du Système des Nations Unies (UNICEF, FAO, FNUAP, UNESCO, FIDA, CEA, etc...), aux partenaires bilatéraux (France, Canada, Suisse, USA, Hollande, etc..) et multilatéraux (Banque Mondiale, Union Européenne, Agence internationale de la Francophonie, etc...), aux ONGs nationales et internationales et aux associations représentatives de la société civile, ainsi qu’aux opérateurs privés internationaux telles les fondations de WorldSpace, de Freeplay ou l’entreprise canadienne Wantok) ;
o 2004-2007 : phase de généralisation consistant en l’extension souhaitable des unités RURANET et des CID dans toutes les communes dans la perspective des impératifs de la politique de décentralisation en cours de gestation, avec l’ouverture de cette phase à l’ensemble des partenaires concernés par les activités d’information et de communication. La Coordination nationale se substituant au CPRP durant cette phase.

3. Des objectifs ambitieux :
Dès son démarrage, l’initiative RURANET/CID a eu pour ambition de doter les populations rurales des villages les plus pauvres, les plus enclavés et les moins dotés en ressources humaines et autres, d’une capacité réelle d’accès et de maîtrise des NTICs. L’appropriation des émissions à partir de radios rurales devant donner aux populations des ’’sans voix’’ les moyens de prendre part et de contribuer aux débats national, régional et local, spécialement dans les domaines d’un développement axé sur la lutte contre la pauvreté, la décentralisation et la bonne gouvernance globale, nationale et locale.
Le renforcement progressif des capacités locales d’information et de communication devait en ces temps là, faciliter les négociations en cours avec les responsables de la société et de la Fondation « Worldspace » de production des récepteurs radios numériques, pour l’implantation d’une unité montante, ce qui devait permettre au Niger de pouvoir diffuser sur le satellite Afristar, des sélections de programmes pouvant être captés et écoutés avec confort à l’aide de récepteurs numériques sur l’ensemble du territoire nigérien ainsi que sur de larges zones africaines et européennes et de recevoir en FM, à l’aide de simples récepteurs Freeplay, fonctionnant à l’énergie manuelle et/ou solaire ou de tous autres types de récepteurs radio, sur les zones couvertes par des radios rurales solaires, capables de retransmettre en direct ou en différé les programmes diffusés via Afristar.

4. Bankilaré : Le point de départ de l’initiative RURANET/CID :
4.1. Bankilaré : expérience appelée à être répliquée :
o Bankilaré est un des plus pauvres villages au Niger, situé à 240 Km à l’Ouest de Niamey :
o Village enclavé, à 120 Km de piste de Téra, le chef lieu d’Arrondissement ;
o 2.000 Habitants environ y vivent dans l’extrême pauvreté, dans un environnement précaire, sans réseau d’électricité, de téléphone ou d’eau potable  ;
o 10.000 nomades vivent autour du village dans un rayon d’une trentaine de Km.
o Deux ethnies principales, les Songhaia et les Tamacheks cohabitent en s’adonnant à des activités d’agriculture (sédentaires) et d’élevage (nomades) ;
o Le Document d’appui du PNUD au Programme National de Lutte Contre la Pauvreté (PNLCP) a identifié Bankilaré comme zone prioritaire d’intervention et l’accès à l’information et à la communication comme besoin essentiel, notamment au bénéfice des populations féminines locales qui ont été les premières à l’avoir exprimé.

4.2. La justification de l’initiative : une priorité et un besoin urgent d’accès à la communication pour la population locale :
o La population locale y rencontre les plus grandes difficultés pour recevoir les émissions de la radio nationale ou régionale  ;
o A de très rares exceptions, il n’existe pas de radios récepteurs puissants ni de moyens pour acheter des batteries pour en assurer le fonctionnement ;
o En plus des difficultés de capter les émissions radios (zone d’ombre par rapport aux émetteurs et réémetteurs opérationnels), peu de programmes émis par l’ORTN, opérateur public de la radiodiffusion, le sont en langues compréhensibles localement (Songhaï, Tamacheq, Peulh ou arabe) ;
o Pas de presse écrite du fait de la grande pauvreté et de l’analphabétisme généralisé, pas de télévision et encore moins de moyens plus moderne de communication tel INTERNET.

4.3. le développement de l’initiative :
Les enjeux étaient :
o Trouver des solutions adaptées aux besoins des populations et aux conditions d’y répondre utilement et durablement  ;
o Tenir compte du bas niveau des revenus, du fort taux d’analphabétisme et de l’absence des sources d’énergies classiques  ;
o Développer des programmes produits par et pour les populations, répondant à leurs besoins, dans les langues locales et sur des thématiques de développement.

4.4. une stratégie communautaire et participative  :
L’approche a consisté en :
o Créer des associations communautaires capables d’exprimer leurs besoins et de s’organiser pour autogérer une unité de radio rurale solaire ;
o Construire un local d’exploitation avec une architecture sans bois et mobiliser une équipe de direction, d’animation et de gestion d’un programme d’émission en langues locales et à dominante de développement, équipe composée à égalité de filles et de garçons du village, travaillant dans un esprit de volontariat ;
o Entreprendre les démarches requises pour obtenir les statuts de leur association et l’autorisation d’émettre dans le respect des lois, règlements et procédures en vigueur  ;
o Distribuer des radios récepteurs à manivelle et à énergie solaire pour écoute collective, dans les écoles, les formations sanitaires, les associations de développement, les marchés et autres lieux de regroupement et d’animation culturelle des populations ;
o Participer aux activités développées au sein des réseaux de radios rurales, des CID et des coordinations et contribuer aux activités de recherche et d’applications en NTICs.

4.5. La première radio rurale solaire autogérée, opérationnelle à Bankilaré :
Objectif d’un coût unitaire minimum (15.000$ l’unité   :
o Console de transmission, mât, antenne, panneau solaire et batteries : $ 10.000, y compris des équipements complémentaire pour le multimédia ;
o Construction d’un local d’exploitation sans bois $ 2.000 avec participation des populations à la construction ;
o Distribution d’une centaine de récepteurs à manivelle et solaires pour écoute collective $3.000 (récepteurs radio Freeplay à l’énergie manuelle et solaire et obtenus à des conditions avantageuses grâce à la Fondation Freeplay)
o Tous les équipements devant fonctionner à l’énergie solaire pour éviter les charges récurrentes.
Objectif 1. de durabilité grâce à une autogestion effective de la part de l’association totalement responsable de l’exploitation :
o Sept animateurs bénévoles durant les six premiers mois et depuis rémunérés à 7.500 FCFA/mois : 12 $ ;
o Les animateurs utilisent les moyens de transport des projets de développement locaux (pauvreté et environnement) ou des missions des services techniques et administratifs pour couvrir les reportages ;
o l’association a développé une capacité de mobilisation des ressources : 500.000 FCFA soit 800 $ provenant de contribution diverses et de revente de radios récepteurs FM « Free Play  » offerts par ACMAD ;
o l’association a obtenu un engagement du projet environnement de 10.000$ pour l’achat de récepteurs Freeplay 3.000$, d’achat de petits équipements : 2.000$ et pour la formation 5.000$ ;
o l’association a identifié des partenaires pour contribuer au financement d’activité de création du CID.
Objectif 2. respect de la législation et des procédures nationales telles que définies par Décret N° 001/CSC du 17/7/95 :
o l’association a déposé ses statuts et a demandé une autorisation d’émettre auprès de l’Observatoire National de la Communication (ONC) sur la base d’un programme à dominante développement et en langues locales ;
o après visa du Ministère de l’intérieur pour les statuts, de l’ONC et du Ministère des communications pour le droit à émettre, une autorisation provisoire de trois mois a été donnée pour les tests techniques, suivie d’une autorisation pour cinq ans renouvelable.
Objectif 3. simplicité et rapidité des procédures, dans le cas de Bankilaré :
o septembre 1999 : atelier de sensibilisation des populations et création de l’association ;
o octobre 1999 : obtention de l’autorisation d’émettre  ;
o octobre 1999 : installation des équipements offert par le Consortium PNUD/ACMAD/SNV et émission dans un local prêté par le projet SNV ;
o avril 2000 installation dans les locaux construits par l’association ;
o 2001 : construction par la population d’un deuxième local pour la télévision communautaire solaire et pour la mise en place d’un centre de documentation ;
o 2002 : construction par la population d’un troisième local pour l’installation d’une unité de téléphonie solaire
o fin 2002 - début 2003 accueil de la troisième rencontre nationales des dirigeants, animateurs, journalistes et techniciens des radios rurales (500 personnes attendus pour un mois dans un village pour vivre chez l’habitant et échanger l’expérience de 3 années de fonctionnement des radios rurales.
Objectif 4. application de l’approche participative et communautaire :
o mise en place d’un comité de direction de trois membres élus (président, secrétaire et trésorier)  ;
o mise en place d’un comité de gestion de sept membres élus ;
o et mise en place d’un comité de contrôle de la qualité des programmes diffusés de sept membres élus
o mobilisation de sept animateurs volontaires quasi bénévoles pour produire des émissions en Songhaï, en Tamacheq et en Peuhl  :
§ sur les 17 membres, 6 sont des femmes ;
§ sur les 7 animateurs, 3 sont des femmes.

   4.6.  Les phases suivantes :
Consolider l’expérience de Bankilaré qui commence à avoir une renommée internationale en entreprenant les actions suivantes :
o renforcer la gestion de l’unité par la formation des gestionnaires, contrôleurs et animateurs ;
o promouvoir les apports de la radio numérique satellitaire ’’World Space’’ et les potentialités des canaux ’’Africa learning Channel’’ et le ’’Canal Educatif de la Francophonie’’ ;
o promouvoir les multiples applications en NTICs avec des applications de la radio numérique en réception en plus du son, de l’image et des données par voie satellitaire sans besoin d’électricité ni de téléphone ;
o rendre disponible pour les populations locales qui le souhaitent des statuts types, des règlements intérieurs, des grilles de programmes répondant aux impératifs de développement local : deux tiers de la grille en rubriques élaborées dans les langues locales portant sur les thèmes de développement, l’autre tiers réparti entre les rubriques d’information, de distraction, d’annonces, d’avis, de communiqués et de publicité.
o créer les meilleures conditions pour la mise en place d’un Centre d’Information pour le Développement qui réponde de façon durable aux besoins effectifs et à la capacité d’autogestion des populations avec :
§ la mis en place d’une télévision solaire ;
§ d’une téléphonie solaire ;
§ de fours solaires ;
§ d’une pompe solaire ;
§ d’un moulin solaire ;
§ d’un centre de documentation et d’application multimédia ;
o créer des activités génératrices de revenus, induites par les activités d’information et de communication  ;
o s’intégrer au réseau des radios rurales RURANET/CID afin de bénéficier des ressources mobilisées par son Comité de pilotage de l’initiative de développement des radios de proximité (CPRP) :
o Le CPRP est présidé par un représentant de la société civile l’association nigérienne de défense des droits de l’homme (ANDDH), il comprend des représentants des opérateurs publics et privés, des ONGs, des partenaires au développement et des administrations concernées par la production de programmes de sensibilisation en matière de développement économique et social ;
o Le comité comporte trois commissions présidées comme suit : celle de la programmation et de la formation par la SNV, celle des NTICs et des équipements par ACMAD et celle de la mobilisation des ressources par le Ministère du développement rural ;
o La première phase consistant en la mise en place de sept unités type Bankilaré s’est achevée l’été 2000, outre Bankilaré dans la région de Tillabéry, Belbéji dans la région de Zender et Tchin Tabaraden dans la région de Tahoua, enfin Aderbi Sanet dans la région d’Agades, N’Gourti dans la Région de Diffa, Douméga dans la région de Dosso et Bermou dans la région de Maradi.
o Une seconde phase de consolidation concernera la mise en place de quatre vingt autres unités type Bankilaré pour fonctionner aux environs de la fin de l’année 2002 ;
o Une troisième phase de généralisation portera en 2003 le nombre d’unités à 160 soit 20 unités dans chacune des huit régions du pays.
o L’extension du réseau aux radios communales se fera progressivement avec le renforcement du fonctionnement des CID et des coordinations régionales et nationale.

 Conclusion :
Bankilaré a constitué un exemple remarquable en matière d’expérience d’accessibilité sans coûts à l’information et à la communication des pauvres, des sans voix et des populations isolées. Bankilaré a déjà servi avec succès de centre de promotion et de formation pour les associations de radios rurales de Belbéji et de Tchin Tabaraden et servira dans l’avenir pour d’autres associations. Elle abritera très prochainement les troisièmes rencontres nationales des radios rurales avec la participation de quelques cinq cents dirigeants, animateurs, journalistes et techniciens. Le cas de Bankilaré a été exposé et a connu un grand retentissement lors des travaux de l’atelier organisé en avril 2000 à Addis Ababa en faveur des professionnels de la communication et des spécialistes intéressés. En août 2000 déjà, une mission UNESCO, l’Ambassadeur de France au Niger et la Déléguée de la Commission de l’Union européenne ont assisté à Bankilaré à une opération de téléchargement de documents, type pages Web transmis de Washington par World Space via le satellite Afristar et reçus directement au village sur le récepteur numérique connecté à un micro-ordinateur, le tout fonctionnant gratuitement par la seule énergie solaire sans autres facilités énergétiques, téléphoniques ou de ressources en expertise extérieure au village. N’est-ce pas là une initiative méritant toute l’attention lors des débats du prochain Sommet Mondial sur la Société de l’Information programmé en fin 2003 à Genève ?

Djilali BENAMRANE
 Pour plus d’information et accès à de la documentation consulter le site web : http://www.multimania.com/nigeradio  ou http://membres-lycos.com/nigeradio
ou écrire à dbenamrane@yahoo.com
 


 

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> La communication rurale : un lien stratégique pour la réduction de la pauvreté au Niger de Djilali Benamrane

14 octobre 2004, par Diallo Amadou Boureima dit George

c`est moi qui est pilote la premiere radio communautaire de Bankilare ,mais je suis oublie sur le plan des radios communautaire du Niger ou bien j`ai ete juste utilise pour la forme . je suis le seul a possede d`un certificat delivre par WANTOK et j`ai cree une societe d`installation de radio et de reparation de free-play.

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