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SMSI : Compte rendu détaillé des réunions des 16 et 17 septembre 2002 à Genève

SMSI : Réunion informelle des 16/17 septembre 2002 à GENEVE
Compte rendu détaillé
par

Jean Louis Fullsack représentant de CSDPTT

Avant-propos
Cette réunion a été convoquée par le Secrétariat exécutif du SMSI à la fois trop hâtivement (délais impartis pour la préparation trop courts : 12 jours) et trop rapidement (2 mois après PrepCom1) pour permettre aux organisations de la Société Civile (SC) d’effectuer un nécessaire « rapprochement » ou regroupement, et enrichir après débats la problématique au programme, à savoir « Thèmes et contenu du Sommet  ».
De plus, cette réunion de trois jours officiellement qualifiée d’informelle, excluait la Société Civile -donc l’ensemble des ONG- des deuxième et troisième journées, celles-ci étant réservées aux seuls représentants des Etats, l’objet demeurant le même. Dur à avaler pour ceux qui ont fait le voyage (à leurs frais) à Genève.
Il faut en effet rappeler qu’il n’y a toujours pas de financement du processus SMSI en dehors des dons initiaux de la Suisse (surtout) et du Japon (un peu).
Par ailleurs, la lettre de convocation réduisait à quatre sur les douze prévues, les présentations par les représentants de la SC. Ce qui dissuadait a priori et de fait les organisations de taille plus modeste comme CSDPTT.
Enfin, le compte-rendu officiel du PrepCom1 rédigé par le Secrétariat exécutif et diffusé à tous les participants comme base de discussion, restitue de façon partielle et partiale les propositions de la Société Civile,
- qu’il amalgame avec celles du secteur privé, ce qui nous paraît tout à fait contestable ; on y note ainsi la promotion appuyée des « partenariats public/privés », et d’un «  cadre politique et réglementaire favorable » aux investissements et à la concurrence ( !), et
- qu’il réduit en fait les contributions transmises aux seules issues de la Coordination des ONG ou leurs sous-groupes. De ce fait, les propositions de CSDPTT qui avaient pourtant été remises en temps et en format imposés à la Coordination et au Secrétariat de la Société civile se sont trouvés simplement ignorés.
 

Généralités
Malgré les délais tendus, la réunion a rassemblé 275 participants dont les représentants des Etats (majoritaires avec environ 180 participants inscrits), les divers organismes des Nations-Unies (environ 20), d’autres organisations intergouvernementales (10, dont l’Union Européenne et la Francophonie) et les ONG (une cinquantaine). Le Secteur Privé boude comme toujours ce Sommet avec 6 participants, dont deux opérateurs : Rostelcom de Russie et les PTT Yougoslaves. A signaler l’absence totale des grands constructeurs et fournisseurs, visiblement peu concernés malgré le tapage orchestré avec une rare complaisance par les organisateurs du SMSI autour du « rôle éminent » dévolu à ce secteur.
Les conditions dans lesquelles se déroulaient ces trois journées
-  du moins celle du lundi- étaient idéales : unité de lieu (le CICG), accueil et logistique excellents, et temps merveilleux  ! La Confédération helvétique a de son côté contribué au bon déroulement et à la traduction en 6 langues des débats. Cela mérite d’être salué, d’autant que sans sa contribution financière initiale il n’y aurait probablement pas eu de réunion ... même informelle !
 

Réunion plénière de lundi

Elle a rassemblé l’ensemble des partenaires du SMSI et était présidée par Pablo Macedo, Président du Sous-comité 2, chargé des Thèmes et Contenu du SMSI. Il assure que les avis et recommandations exprimées ce jour seront compilés et pris en compte lors des réunions des représentants des Etats les deux jours suivants.
Douze papiers ont été présentés dont 4 émanant d’ONG, 3 d’organismes des Nations-Unies, 3 du Secteur privé et deux d’organismes intergouvernementaux. A leur suite on a écouté les déclarations et commentaires des organisations préalablement inscrites sur la liste, puis on a clôturé la journée. Un déroulement donc bien programmé.

Présentations des Représentants des divers secteurs
(entre parenthèses : SC pour Société Civile, SP pour Secteur Privé, NU pour les organismes du système des Nations-Unies, INT pour les organismes intergouvernementaux)

Nick Moraitis (SC) intervient pour « Taking IT Global  » et présente une perspective du Sommet vue par les jeunes (il est « mandaté » par l’Assemblée des Jeunes). Générosité, engagement mais aussi des poncifs bien connus : la nouvelle révolution, l’économie mondiale désormais basée sur l’information, village global,... Nécessité de définir la société dont nous avons besoin. Finalement la vraie ressource ne sera pas la technologie mais la jeunesse.
(Pas de questions)

Philippe Quéau (NU) lui succède pour l’UNESCO et propose un plan d’action reposant sur une vision, l’accès et les applications. Il souligne la nécessité de promouvoir l’infostructure, fustige la croissance si elle ne prend pas en compte les dimensions sociales et culturelles, et souligne le potentiel en termes de connaissances des défavorisés de toute sorte. Il insiste sur la nécessité de canaliser le potentiel des TIC. L’Unesco est partie prenante dans les concepts des biens publics mondiaux et des biens communs mondiaux d’information qui sont particulièrement importants pour créer un accès équitable à l’éducation ; les services publics devant conforter ces concepts. Enfin l’Unesco souligne que la liberté d’expression conditionne la participation des citoyens et son inclusion dans la société de l’information doit être inscrite au programme du Sommet.
NdR : Ce discours a paru plus « généraliste », voire en retrait de celui que nous avions entendu à la réunion préparatoire de l’Unesco à Paris.
A la question du Costa Rica qui demande si les bien publics mondiaux peuvent inclure les infrastructures Ph. Quéau répond oui et cite les fréquences radio, les fonds des mers, les logiciels ouverts, les biens matériels financés par le secteur public  ; la question peut même se poser pour Internet.
Un commentaire du Chili s’interroge sur la compatibilité de la vision culturelle-éducative-cognitive évoquée avec la vision technologique.
A un participant de Tunisie (Mustapha Masmoudi) qui souhaiterait que l’activité de la Société civile soit prise en main par l’Unesco, Ph. Quéau répond que cela se fait dans une certaine mesure dans les réunions régionales en accord avec le Secrétariat de la SC du SMSI.

Rosa Delgado (SC) intervient ensuite au nom de l’ISOC, organisation faîtière de l’IETF et classée dans la Société civile ( ?). Il est vrai que l’intervenante est présidente du Forum mondial de la Société civile qui a organisé la réunion de mai dernier au Palais des Nations Unies à Genève (voir le compte-rendu de Michel Bongiraud sur le site de CSDPTT). Elle revendique « Internet pour tous », avec une répartition spatiale et sociale équilibrée, qui permet de renforcer les liens de la SC jusque dans les coins les plus reculés du Monde ... Outils : l’Internet de nouvelle génération (Internet2) et les réseaux (mobiles) de 3ème génération, mais risque d’exclusion des PeD. Les autres risques comme la sécurité et la protection privée sont pris en compte selon elle dans Internet2 et IPv6, et une juridiction à renforcer. L’accès à la connaissance devient ainsi un produit que l’on peut vendre (sic) surtout avec les (futurs) systèmes de traduction automatiques et en temps réel. Autre axe stratégique : développer le e-commerce qui insérera les PME locales dans le commerce mondial (sic). La télémédecine est un autre axe (cf Malaisie). Enfin, il faut créer une plate-forme d’échange d’information dans le cadre du SMSI.
Une question posée par le Costa Rica soulève le problème de la sécurité du réseau (Internet) et de l’intérêt
-  contradictoire ?- du Secteur privé de vendre ; en outre ce Secteur énonce les règles du jeu. Il doit donc y participer plus activement (au processus SMSI). Une autre question du Panama demande un mécanisme d’interconnexion entre Etats du Sud évitant de passer par les USA ou l’Europe et d’avoir à y localiser le courrier électronique (coûts élevés).

Robert Rogers (SP) présente les idées soumises par le Comité de coordination des Interlocuteurs d’affaires (CCBI). Il dévie en fait du papier diffusé aux participants en présentant le résultat d’une enquête effectuée auprès de 125 chefs d’entreprises importantes et représentatives du «  Secteur ». Celle-ci révèle le peu d’intérêt que soulève pour eux le SMSI, ainsi que pour toutes autres considérations culturelles ou sociales : le seul critère d’implication est le retour du « cash ». C’est une démonstration « douce » du cynisme du « Secteur privé » et elle devrait tempérer sérieusement les espoirs mis dans ce « Secteur » par l’UIT et les organismes gestionnaires du SMSI, à défaut de corriger leur position idéologiquement rivée sur la pensée unique. Selon l’orateur le monde des affaires ne peut s’impliquer dans le SMSI que s’il peut en mesurer les effets, et les thèmes préconisés se limitent à l’infrastructure, les obstacles à la réalisation et l’accès aux TIC sous les aspects réglementaire et politique. Les autres thèmes ne soulèvent aucun intérêt dans les réponses du sondage. « Il faut que la communauté des affaires soit excitée » (sic) s’écrie l’intervenant. Enfin pour le financement des projets liés aux TIC, l’investissement direct extérieur (IDE) doit être privilégié.
NdR : Ce propos tombe mal puisque le Rapport annuel de la CNUCED sur les investissements croisés entre les Etats constate une chute de plus de 50% des IDE en 2001, et ce n’est pas le marasme régnant dans le Secteur Télécoms qui va la compenser !
A une question posée, l’orateur répond que la réduction de la fracture numérique présente « d’énormes opportunités commerciales ». Je lui demande à la suite quelle serait en contrepartie la contribution financière de la «  communauté commerciale », d’une part au processus du SMSI (en lui rappelant que nous devons d’être ici grâce à la générosité de la Suisse), d’autre part à l’exécution de son plan d’action. L’orateur répond par une litote : la philanthropie n’est pas suffisante, il faut d’abord «  de bonnes politiques gouvernementales » et me renvoie au texte -non présenté- pour y trouver « les réponses » ... qui n’y sont même pas évoquées ! Il ajoute que la philanthropie n’est pas suffisante (bis) et que le Secteur privé doit être là où les besoins sont les plus importants et où existe un espoir de retour sur investissement.

Alfonso Ruiz de Assin (SP) présente ensuite au nom de l’Association Internationale de Radiodiffusion une perspective des médias sur les thèmes du Sommet. Son organisation soutient pleinement les objectifs du Sommet. Portant son attention sur la crédibilité critique les TV privées qui donnent la priorité à leurs bénéfices, ignorant leur rôle social et leur rôle dans la cohésion de la société. Il y a des risques pour un pluralisme d’opinion dans diverses régions du monde, et qui concernent les secteurs public et privé. Des progrès ont été observés et il faut éviter de revenir aux entraves subies par les diffuseurs de radio et de TV, notamment par le biais des attributions de fréquences. Celles-ci doivent devenir plus transparentes -donc légalement justes- notamment face à des pressions de type politique ou/et religieux. Internet peut-il y contribuer  ? Oui s’il respecte la légalité. L’orateur demande pour conclure de réorienter le travail du Sommet sur la liberté d’expression et le respect du cadre légal ; la diversité des technologies devrait y contribuer.
A la demande de préciser la légalité en termes de liberté d’expression, l’orateur cite à titre d’exemple le spectre radio, un bien public, dont la législation assure la réglementation indispensable pour que tous puissent y trouver leur place. A contrario, le « piratage » est une menace d’exclusion de quelques uns au profit d’autres. Une autre question soulève le problème posé par Internet qui par sa « transnationalité  » empiète sur la souveraineté des Etats (notamment aux yeux des pays à fort pouvoir religieux) et fait déverser un flux d’infos du Nord au Sud tel qu’il menace d’acculturation une grande partie des pays, même s’il y a un apport positif dans ce flux. L’orateur répond que le respect de la légalité et la liberté d’expression sont compatibles et à cet effet exhorte le Sommet de reconnaître l’article 19 de la déclaration des DH dans son processus ; on observe une amélioration relative et progressive du rôle des médias qui lèvent le voile sur les problèmes dans le monde entier. Pour un dernier intervenant, la liberté d’expression est omniprésente dans les thèmes et contenu ; il faut par contre consacrer l’analyse de la légalité et y réfléchir longuement.

John Dryden (INT) expose ensuite au nom de l’OCDE une perspective de développement économique sur les thèmes du Sommet. S’agissant de bâtir la Société de l’information et de développer l’infrastructure de communication nécessaire, on dispose d’un fonds énorme d’expériences -réussies et manquées- qui doit permettre de tirer des leçons apprises de ces expériences venant de tous les pays, PeD compris. Il demande que la Déclaration d’Okinawa soit prise en compte dans les Thèmes et Contenu du Sommet. Cependant il fut un temps où le Secteur des TIC était en pleine euphorie et où les TIC et le e-commerce étaient la clé des solutions aux maux du monde comme le soulignent les Objectifs de Développement du Millénaire des NU. Pourtant à Okinawa on a eu peu de succès pour recueillir les promesses des gouvernements et du secteur privé... De même la DOT Force
-  malgré un travail remarquable- n’aura pas répondu aux aspirations de ses créateurs. Alors ce qui n’a pas marché au temps du boom marchera-t-il mieux dans la période lugubre actuelle ? Oui, si on s’appuie sur les fondations clés de la Charte d’Okinawa. D’autre part si le développement et la participation de tous est un facteur important, l’OECD considère qu’il faut tenir compte du rôle clé joué par le Secteur privé pour la création de la Société de l’Information, notamment l’infrastructure sur laquelle la SI va être construite. Seul un environnement concurrentiel peut le permettre et seulement si les conditions sont bonnes pour le secteur privé (sic). (NdR : C’est du « copier-coller » pur jus néolibéral) L’orateur demande d’ajouter au thème «  déjà omniprésent » du développement -et pour attirer l’attention des gouvernements des pays développés qui constituent l’essentiel des donneurs (sic)- l’économie et le fait que les TIC contribuent au redressement si les exigences réglementaires sont respectées, ainsi que la sécurité qui constitue un défi dans le monde virtuel. L’orateur conclut en affirmant la disponibilité de l’OCDE pour contribuer au succès du Sommet en mobilisant sa structure et ses membres. En outre les thèmes et contenu seront examinés lors et feront l’objet de propositions concrètes à l’issue de trois réunions et Fora prévus d’ici à mars prochain.
Un intervenant de la Syrie exprime son scepticisme pour lever les sommes importantes nécessaires au financement des investissements dans un climat difficile, et doute que le Secteur privé puisse assainir à lui seul la situation, sachant que ce sont les pays riches qui sont « responsables de la situation quelque peu perturbée  » (sic). Le présentateur lui répond que « les TIC sont toujours un bon business » ... et que le secteur public seul ne peut y arriver non plus ! Il faut donc un véritable partenariat Public-Privé où le public crée l’environnement favorable et le privé investit. L’Etat intervient alors en cas d’échec du Secteur privé.
NdR : Voilà qui semble simple, non ?
Un intervenant du Mexique note que la création de « l’environnement favorable » exigé par le Secteur privé pour permettre son intervention, échappe aux PeD car dans la plupart d’entre eux ce sont le FMI et la BM qui définissent les règles ... et néanmoins les investissements n’arrivent toujours pas ! Réponse de l’orateur  : le Consensus de Washington ... L’environnement approprié implique la concurrence effective qui n’est pas la loi de la jungle ( !) ; «  le gouvernement doit garantir qu’il n’y a pas d’échec sur le marché  ». Si l’investissement privé se fait rare il en est de même de l’investissement public (sic).
Un intervenant du Soudan s’interroge sur le bien-fondé des modèles de « conditions favorables » et de « l’ouverture à la concurrence » tous azimuts transposés du Nord au Sud compte tenu de l’évolution actuelle du différentiel entre les niveaux de développement respectifs ; ce différentiel vaut en particulier pour les TIC. Tant que le discours sur la concurrence et l’innovation entendu ici ne prend pas en compte l’infrastructure nécessaire la fracture Nord/Sud perdurera. Par ailleurs les PeD doivent garder ou ériger des barrières indispensables pour préserver leur propre développement, surtout industriel. Le représentant de l’OCDE répond qu’il a « beaucoup de sympathie pour le représentant du Soudan » (sic) mais reste optimiste car il faut considérer la rapidité de développement des technologies et la baisse concomitante de leurs coûts, et cite l’exemple du Sri Lanka dont les télédensité a augmenté de 300% depuis la libéralisation du secteur et l’ouverture à la concurrence.

Pradip Thomas (SC) intervient ensuite au nom du Groupe de Coordination plénier intérimaire de la Société Civile pour « présenter la perspective de la Société Civile sur les thèmes du Sommet » comme le précise le document officiel.
Cette affirmation requiert une mise au point impérative : ce « groupe de coordination » ne représente pas LA Société civile mais une part de celle-ci regroupée (...) dans un collectif qui fait certes un travail important mais dont les règles de fonctionnement et l’organisation sont bien floues et l’essentiel des thèmes proposés trop éloignées de nos préoccupations. C’est une des raisons qui ont amené CSDPTT à ne pas s’y associer, même si j’assiste aux réunions « publiées » et collabore à son Sous-groupe sur les Thèmes et Contenu. A noter que Valérie Peugeot et Meryem Marzouki sont signataires de ce document.
Pour l’orateur le SMSI est une occasion sans précédent pour débattre et la SC y participe pleinement et dans la transparence. Il renvoie au document officiel remis aux délégués (et dont la version française est pitoyable car aucun caractère spécifique de notre orthographe n’y est restitué ce qui la rend incompréhensible) qui présente les contenu et thèmes de la SC et ajoute trois principes fondamentaux : les droits de l’homme et le développement humain constituent le socle du SMSI, le SMSI doit reconnaître le droit universel à la Communication, et consolider et étendre les biens publics informationnels mondiaux. Il réaffirme que « le Sommet doit adopter une approche équilibrée en ce qui concerne les infrastructures et les contenus » et que «  la sécurité des réseaux informatiques » ne peut être dissociée des « questions de respect de l’intimité de la vie privée ». Le cadre conceptuel de la Société de l’Information et de la Communication (SIC) contient les fondements de la SIC (identité, objectifs, bases de fonctionnement) ainsi que la contribution de la SIC aux possibilités de développement humain et social. Les thèmes transversaux ont trait à comment surmonter les fractures et créer des modes de participation effective à la SIC, et aux perspectives du genre. L’élaboration d’un cadre de référence examine comment développer un cadre réglementaire et politique publics ; comment construire l’infrastructure (considéré ici au sens très large et subordonné à d’autres thèmes ...), quels outils, services et applications à développer et enfin aux questions de gouvernance. Enfin, les finalités d’une SIC recouvrent la Société de la connaissance, le développement des contenus et la citoyenneté (citoyens, communautés et droits).
Commentaire d’Armin Muhrmann (CREIS) suite à cette présentation : le lancement du Sommet était accompagné de promesses d’intégration de la SC et de transparence ; si l’on persévère dans les positions actuelles il y a un risque de débat ... à l’extérieur.
Le représentant des médias (Frank Morgan ?) constate que le Groupe de Coordination se présente comme le « nec plus ultra » de la SC ; or son organisation n’a pas été invitée aux débats du Collectif ce qui réduit sa représentativité.

Julianne Lee (membre du Forum Economique Mondial) devait présenter la perspective du développement des TIC sur les thèmes du Sommet vue par l’UNICT Task Force (le Groupe TIC des Nations Unies, un de plus ...) ; elle a été remplacée par Dennis Gilhooly (NU), ancien rédacteur en chef de Communications Week International, chantre patenté du néolibéralisme ambiant et de «  l’e-economy » et désormais porte-parole incontournable dans le système des Nations-Unies.
NdR : Cela en dit long sur les liens entre ce système et les chapelles néolibérales, sachant que la présentatrice prévue vient du Forum Economique Mondial, haut-lieu (« Davos  ») de la pensée unique ! Ces liens sont plus que pervers et difficilement admissibles par un grand nombre d’ONG. On regrettera d’autant plus le silence du Collectif de la SC, car ces liens valent aussi pour le SMSI.
Pour l’orateur le SMSI vient à point alors que le secteur des dot.com implose ; cette implosion a un impact sur les modèles et restreint les possibilités de réduire la fracture numérique. Le processus doit être participatif et transparent eu égard aux nombreuses parties prenantes. Des grands événements ont jalonné la perspective du SMSI, comme la Session spéciale des Nations-Unies sur les TIC et la SI, le Sommet de Jo’burg et les Objectifs du Millénaire : ils sont autant de briques du SMSI. L’accès est toujours le problème n°1 et il faut des programmes ambitieux pour y répondre. Le processus du SMSI et en particulier les «  Prepcom régionaux » y contribueront efficacement.
Le représentant de la Syrie répète sa question posée à l’OCDE : comment faire face à la crise ? Elle est présente et sérieuse ; il faut donc en parler. L’orateur lui répond que l’implosion des télécoms a détruit toute perspective de financement. Il faut donc différencier les investissements dans les PeD/PMA et revenir sur les effets du « crash  ».
Au nom de CSDPTT je réponds à l’orateur que ce n’est pas l’implosion des télécoms qui a asséché les ressources d’investissement, mais d’une part la baisse importante des aides publiques au développement, d’autre part les sur-investissements dans les réseaux des pays industrialisés pourtant déjà hypertrophiés, ce qu’en ancien journaliste l’orateur ne pouvait ignorer. Sa réponse revient sur le 11 septembre ( ?) et le coût exorbitant des licences UMTS dont la faute incombe à l’Europe (  !). Il faut donc rassembler les acteurs et trouver les sommes promises à Okinawa soit 1,5 milliard de dollars ; on a tout juste rassemblé 15 millions, le déficit est impressionnant ! (NdR : avis à transmettre aux protagonistes du NEPAD).
Un délégué de Suisse demande une clarification des fonctions de l’UNICT Task Force (recouvrement avec le SMSI ?) ; elle contribuerait au développement et renforcerait la famille des Nations-Unies.

Ayesha Hassan (SP) expose ensuite au nom de l’inévitable International Chamber of Commerce une (autre) perspective du Secteur d’affaires sur les thèmes du Sommet. Il faut garantir des résultats concrets après le Sommet, ce qui requiert entre autres la création d’un cadre politique national et l’examen des aspects transfrontaliers. Les domaines transversaux doivent mentionner en préambule la prééminence du rôle des gouvernements sur celui de la SC. Il faut définir les obstacles et proposer des moyens pour les surmonter. Le financement des infrastructures doit être recherché pour chacune des trois catégories de base : éducation, sécurité et ... En outre il faut créer un cadre politique « jouable  » pour la SI (certitudes juridiques, concurrence, protection), créer un cadre environnemental stimulant la croissance et le développement (bourses pour tous, échange dynamique des connaissances, prise de risque), et lutter contre la corruption. Au gouvernement d’assurer les services aux citoyens et de garantir les marchés publics. Les TIC doivent promouvoir le développement économique qui implique des critères de référence, de progression et une évaluation de l’évolution 2003-2005. Cette évaluation doit mesurer la contribution des TIC dans la croissance économique et dans la réduction de la pauvreté.
(Pas de questions)

L’intervention d’Artur Serra (SC) présente une perspective de « cyber-gouvernance » (sic) et de technologie sur les thèmes du Sommet au nom de Global Communities Network. Cette ONG universitaire est active en particulier à Barcelone et Montréal et semble fortement associée à l’initiative Internet2 de l’UCAID (USA, réseau inter-universitaire). Elle milite pour des projets à long terme basés sur les TIC en se référant à la « US Internet experience 1962-2000 ». Elle propose de générer une économie numérique dans chaque pays (par exemple l’Inde). Il faut donc « amener les universités IT au SMSI » et promouvoir un nouveau modèle « Technologie et Société ». Premier objectif pour le premier sommet  : créer le projet Internet2 et une académie IT pour une éducation IT avec l’IETF ( !). En 2003, ouvrir une université en Afrique, intégrée dans le programme Internet2 : c’est une opportunité historique (sic). Des ateliers sous la conduite de l’ISOC faciliteront la création de réseaux communautaires tels qu’ils existent au Canada, aux USA, au Pérou et en Grande Bretagne.
NdR : Negroponte a fait des émules ... mais quel profit réel pour l’Afrique ?
Un délégué japonais est très intéressé par ces initiatives mais regrette que l’Asie les ignore encore.

Pall Thorhallsson (INT) présente ensuite une perspective sur les thèmes du Sommet vue par le Conseil de l’Europe. Il évoque la fracture numérique dans l’Europe et cite les grandes lignes de l’action du Conseil pour la réduire : expérimentation de points d’accès publics (la vision « un PC par ménage  » est irréaliste), l’accès dans les régions sous-développées, l’accès pour les groupes défavorisés, le rôle de l’éducation et de la formation, le rôle des divers acteurs (Etats, SC, Secteur privé, ...) et enfin comment éviter d’autres « fractures ». La réunion de Bucarest en novembre permettra de faire le point en Europe. Le conseil y présentera aussi d’autres thèmes comme « l’accès, pourquoi faire ? ». Il développera la promotion des langues et cultures locales, s’interrogera sur un service public Internet, et sur le rôle de l’enseignement dans la promotion de la qualité du contenu. Un autre thème concerne la « cyber-liberté » et ses limites, où la définition d’un domaine légal et juridictionnel est primordial notamment pour la protection des personnes (jeunesse, vie privée) et la définition de la responsabilité des fournisseurs de services Internet. Enfin le Conseil propose le thème de Gouvernance dans la SI ou la naissance d’un « cyber-citoyen », à travers le vote électronique, l’usage des IT pour les consultations des citoyens, les aspects locaux et régionaux de l’e-gouvernance, et enfin le rôle de l’enseignement dans une participation croissante du public.

Inngun Yssen (NU) termine cette série de présentations en présentant au nom du Réseau Inter-Agences sur l’Egalité des Genres, une organisation pour l’égalité des femmes dans le « système des Nations-Unies ». Regrets que comme toujours cette problématique concernant la place des femmes dans la société arrive à la fin ... Espoir dans les promesses de la Révolution numérique, à condition que le SMSI reflète bien les problèmes complexes du traitement de cette inégalité.
NdR : l’oratrice est de l’UIT et parle en connaissance de cause. Malgré des motions sur l’égalité des chances votées solennellement aux Conférences des Plénipotentiaires et du Développement, non seulement aucun des 5 Directeurs de l’UIT n’est une femme, mais encore aucun de leurs adjoints. Belle Tartufferie  ! Alors cela changera-t-il à Marrakech ? Rendez-vous début octobre !

Déclarations des représentants de la Société civile

Quinze représentants se sont préalablement inscrits pour prendre la parole lors de cette deuxième partie de la réunion. Vous trouverez ci-dessous l’essentiel de ces interventions.

Mustapha Masmoudi (AtuCom, Tunisie) rappelle qu’à Bamako des dizaines d’ONG ont pu avoir la parole ce qui démontrait le réel partenariat à trois. Il suggère des Etudes pilotes à l’échelle locale, régionale et nationale, impliquant pleinement la SC. Thèmes proposés : état des lieux, infrastructure et infostructure, enseignement et formation, télécoms et applications spatiales, auxquels il faut ajouter l’économie solidaire qui manque jusqu’à présent ! S’y ajoutent la culture numérique -exemple : l’Afrique- , le recyclage des PC, la maintenance et les activités prioritaires au niveau des ONG. D’autre part, le document 1F du 13 août 2002 doit être plus développé notamment quant à sa place qu’il réserve à la SC. Bamako a largement dépassé ce cadre ! La représentativité est à (re)définir. Par ailleurs tous les sujets ne peuvent être traités dans la première phase ; il faut donc utiliser la période 2003-2005 pour poursuivre la réflexion notamment en vue d’actions sectorielles.

Le Président de la Réunion donne ensuite lecture d’un communiqué du Président du PrepCom1, Adama Samassekou. Il invite tous les représentants du secteur non-gouvernemental à une réunion « ouverte » demain mardi à 10 heures au CICG.
NdR : c’est une décision du « sage » de ce PrepCom qui montre ainsi qu’il a perçu la déception voire la colère rentrée des délégués de la SC ...

Makane Faye (Commision Economique de l’Afrique, CEA) se réfère aussi à Bamako et rappelle que 14 ateliers
-  organisés dans le cadre du NEPAD- l’ont précédé qui ont été consacrés à l’accès universel, au développement des applications, aux ressources humaines, à l’infrastructure et à l’équilibre hommes-femmes. Il évoque aussi l’Initiative Africaine de la Société de l’Information (AISI) qui a ses propres thèmes et activités. Il cite aussi la contribution africaine en termes de TIC à la DOT Force stipulant la mise en place d’une politique appropriée, l’accès, le renforcement des capacités humaines et enfin les domaines d’action  : social, santé, commerce. L’Afrique monte ainsi son engagement et on peut signaler que plusieurs académies se consacrent aux TIC et la CEA participe activement à plusieurs réunions internationales comme l’ACTIC.
NdR : on voit réapparaître ici les « académies Cisco » dans leur « environnement » NEPAD, et on constate une grande dispersion de l’Afrique dans les multiples Organismes se servant des TIC plus qu’ils ne la servent. Qui coordonne cet activité (cet activisme ?) ?

Pierre Sicuro (Francophonie) demande de mieux cerner la problématique des TIC dans les principes et thèmes du Sommet en soulignant la diversité de la francophonie : elle englobe 26 des 49 PMA ainsi que 2 pays du G8. Il préconise une entrée dans la SI dans la langue maternelle. Il note que le secteur éducatif est de plus en plus assujetti aux forces du marché et doit donc recevoir un rang de priorité. On réduira la fracture numérique en écoutant les besoins et les attentes des utilisateurs pour créer des contenus. Il n’existe pas encore de modèle, alors écoutons ...

Maike Sippel (Proday, YOIS Foundation) présente le projet de son association de jeunes qui associe les écoles du Nord aux écoles du Sud dans une première phase pour formuler un projet commun. Puis l’association intervient pour fournir des PC et accessoires permettant de réaliser une liaison vivante via Internet et poursuivre ainsi la relation en renforçant l’association. La priorité d’action et de projets est donnée aux divers aspects du développement durable.

Ronald Coven (World Press Freedom Committee) souhaite que les TIC contribuent à promouvoir le journalisme. Il regrette les insuffisances de l’Article 19 des Droits de l’Homme et préconise la recherche d’un droit collectif protégeant notamment les journalistes dans un « Nouvel ordre de communication ».

Roger Mellet-Bossard (WebForce International) préconise l’accès universel et le droit à la communication comme partie intégrante de notre action. Il évoque les différences d’attribution entre la SC et les Etats car ces derniers sont démocratiquement élus. Il renvoie au document de Webforce à la disposition des délégués pour apprécier et adhérer à l’action de son organisation, d’autant qu’il estime que le secrétariat de la SC du SMSI mésinterprête ses arguments.

Manuel Acevedo (Volontaires des Nations-Unies) présente rapidement l’action de son organisation qui s’implique notamment pour une meilleure compréhension entre peuples et pour une société plus juste ; pour cela il compte sur le processus du SMSI pour une plate-forme d’action et de promotion de ces valeurs.
NdR : Monieur Acevedo m’a contacté à la suite de mon intervention (cf plus loin) afin d’examiner l’action des « e-volontaires ». Je lui donné mon accord de principe et ai fait part de mon profond regret que l’UIT, qui a un potentiel d’experts important -dont une partie n’est plus en activité et donc disponible- n’a pas été en mesure de susciter la moindre vocation de volontariat. Cela en dit long sur sa capacité mobilisatrice !

Michel Buhrer (Fédération Internationale des Journalistes) a exprimé ses regrets et sa profonde déception de constater que la Presse n’a pas été consultée « ès qualité » et son activité n’est pas citée dans les principes et les thèmes du SMSI. Il évoque trois domaines fondamentaux : le droit, la protection et la responsabilité. La presse quant à elle, est concernée par l’accès et la formation pour permettre son inclusion dans le processus du SMSI.
NdR : Monsieur Buhrer m’a fait part de son intérêt pour l’action de CSDPTT et nous avons eu un fructueux échange d’idées à la suite de mon intervention (cf ci-dessous) avec l’idée de poursuivre nos contacts.

Jean-Louis Fullsack (CSDPTT) : L’intervention fait part de notre préoccupation quant à la participation de la SC dans le SMSI. Elle rappelle que CSDPTT n’a pas signé de documents présentés par les organes s’exprimant au nom de « LA Société civile » pour trois raisons :
- le manque de débats sur les grands thèmes à développer dans le processus du SMSI,
- la réduction des thèmes sur des aspects en grande partie abstraits donc incomplets dans la problématique posée,
- la non-prise en compte de nos propositions faites en bonne et due forme lors de PrepCom1, et en particulier l’absence à toute référence aux problème fondamental des TIC en PeD  : l’énergie.
Après un résumé de l’activité de CSDPTT, son objectif prioritaire est rappelé : « un accès au réseau télécoms à coût abordable dans tout village/groupement important ou sensible dans les PeD ». Le contenu et les applications relèvent du choix des utilisateurs. Une formation est assurée à leur intention.
CSDPTT s’investit dans le SMSI pour y affirmer son identité et apporter son savoir-faire et nouer les contacts avec d’autres organisations partageant ses valeurs.
Pour contribuer au progrès des PeD concernés dans le SMSI nous proposons à son secrétariat exécutif d’organiser une table-ronde ou session particulière consacrée à la problématique de la mise en œuvre des réseaux de télécoms selon une méthodologie innovante faisant appel à la synergie inter-réseaux (SIR). Cette réflexion doit être menée en prenant en compte l’environnement des projets de télécoms, et en dégageant le rôle des pouvoirs publics dans leur mise en œuvre et exploitation, ainsi que les risques inhérents aux privatisations.
Enfin CSDPTT attire l’attention des tous les délégués en particulier de la SC sur les craintes justifiées quant à l’évolution statutaire de l’UIT, renforçant encore -s’il en était besoin- sa dérive vers sa « privatisation  ». La Conférence des Plénipotentiaires, qui a seule vocation dans les questions statutaires, se réunit à la fin de septembre à Marrakech : soyons vigilants. La poursuite de la participation au SMSI de CSDPTT sera conditionnée par cette évolution.

Edouard Markiewicz (Media Action International) dont l’association compte 2000 chercheurs proteste contre l’exclusion de la SC des deux journées suivantes eu égard aux sacrifices consentis par une bonne part de ses représentants. Cette décision est injustifiable.
NdR : à l’issue de son intervention M. Markiewicz a souhaité poursuivre nos contacts informels pour échanger nos points de vue sur les contenus et thèmes du SMSI.
 
 

Conclusion de la journée

Le Président du SC2, Pablo Macedo fait une rapide synthèse des diverses déclarations en promettant qu’un document sera rédigé sur le déroulement et les idées exprimées lors de cette journée, et transmis à Adama Samassekou, le Président du PrepCom1, afin d’être présenté aux délégués siégeant les deux jours suivants. Ce document sera disponible mardi matin. Il clôt la réunion à 18 heures en remerciant chaleureusement les délégués pour leur contribution.
 
 

Mardi, 17 septembre :
Réunion ouverte entre la SC et le Président Adama Samassekou

Note du Rédacteur : A la même heure commence la Réunion des représentants des Etats dans la salle voisine. La Société Civile en a été exclue, mais par un heureux hasard ( ?) Chantal Peyer de l’ONG Computer Professionals for Social Responsibility et Nick Moraitis de l’ONG Taking IT Global assisteront aux deux journées de cette réunion comme membres de la délégation suisse et australienne respectivement. Quelles ONG bénéficieront de leur « retour d’information » ? Et à quand une telle possibilité offerte par la délégation française  ?

La réunion « ouverte » à la Société Civile à l’initiative d’Adama Samassekou, Président du PrepCom1, commence à 10 heures en présence d’une cinquantaine de délégués de la SC qui viennent pour la majorité d’Europe, quelques uns venant des Amériques et d’Afrique, voire un participant du Pacifique !
Elle est introduite par Adama Samassekou par une longue déclaration pour assurer aux représentants présents que la SC sera respectée et sera progressivement mais réellement intégrée dans le processus du SMSI. Chacun doit apporter sa contribution à partir de sa personnalité et dans le respect mutuel. Ainsi on instituera un partenariat avec sa dynamique.
Le Président continue en mentionnant le rôle décisionnel des gouvernements en accord avec chaque composante de la société. La SC est un concept émergent recouvrant des réalités diverses ; il y a donc lieu de bien identifier ses composantes. Le PrepCom1 a connu des moments difficiles mais est arrivé à un consensus « minimal ».
Il termine en souhaitant un renforcement en contenu comme en qualité de la contribution de la SC. Malgré les difficultés -encore constatées lors de cette réunion informelle- on progressera et on renforcera le processus. Il est et restera toujours ouvert au dialogue.
Questions et commentaires des présents :
- Remerciements au Président pour cette réunion et l’expression qu’elle permet.
- La SC ne doit pas seulement discuter mais aussi participer aux décisions.
- Hier la SC (entre autres) s’est exprimée et les représentants des Etats ont écouté, alors pourquoi pas inverse les rôles aujourd’hui ?
- ... d’autant plus que cette réunion est « informelle » et favoriserait l’écoute « partenariale ».
- Jo’burg a montré une écoute et une expression réelle de la SC.
Réponse du président  : attendons, nous avons encore du temps pour arriver au but ; nous sommes en phase constructive, faites moi confiance
Au nom de CSDPTT je mets un « bémol » à cette confiance, car l’UIT -organisation faîtière du Sommet- ne donne guère d’espoir pour une réelle participation de la SC dans le SMSI. Deux exemples permettent d’étayer le scepticisme. Dans le récent entretien de son Secrétaire général avec Communications International le Sommetn’estmême pas mentionné parmi les enjeux de la prochaine « législature » de l’UIT (2003-2007), et d’autre part la SC attend toujours une réponse claire à sa demande de statut de Membre comparable à celui des Membres des Secteurs (du Développement, par exemple), exprimée le 5 juillet dernier lors d’un entretien avec le Secrétaire général. Or une telle demande ne peut être traitée que par la Conférence des Plénipotentiaires précisément.
Le Président reconnaît la validité et l’importance de l’argument ... mais demande de lui faire confiance. La SI s’inscrit dans la durée.

Autres questions et réflexions (Armin Muhrmann, CREIS) :
- Lors de PrepCom1 la SC était « de l’autre côté de la rue » (NdR : voir mon compte-rendu du PrepCom1) ; aujourd’hui nous avons la même impression : il n’y a guère de progrès, pas plus que de statut
- Les « sessions portes fermées » succèdent à une journée commune : où est le dialogue et l’écoute en commun ?
- Il faut changer ce mode par exemple en alternant les présidences des sessions.
- Pour PrepCom2 il faut des signes forts pour la SC.
- Il fustige au passage -avec justesse et humour- la « NGO-Jet-Set (Rio-Jo’burg-Genève) »
Réponse du Président : Cette réunion a été organisée rapidement (NdR : on dit même que la CS a été invitée en dernière minute, alors que les invitations étaient déjà parties aux délégations des Etats...), mais on progressera d’ici au PrepCom2.
Questions et commentaires suivants (Thomas Ruddy, Suisse) :
- Peu de personnes présentes ici mais nos mailing lists sont longues ! C’est aussi cela la représentativité.
- Joignez-vous votre protestation à celle de la SC pour son exclusion des deux journées de réunion ?
Réponse du Président  : Il y a eu débat au sein du Bureau en ce qui concerne les « Contenu et Thèmes  » ; des progrès sont indispensables pour PrepCom2. Des réunions plus fréquentes et au niveau régional (NdR : les 6 grandes régions du monde selon l’ONU) où la SC s’implique plus facilement et est la plus utile. Le Secrétariat du SMSI sera transparent mais ne peut aller au-delà du processus intergouvernemental et la SC pourra y participer : je m’y engage.
Questions de Mustapha Masmoudi (Tunisie) :
- Constate qu’à (la réunion préparatoire régionale de) Bamako la SC a été reconnue et ses propositions incluses dans la déclaration finale
- Constate que les Thèmes présentés par le document officiel « doc. 1F » sont « généralistes  » alors que l’action spécifique de la SC concerne aussi bien les réseaux que le contenu des applications. Or la sensibilisation des partenaires du Sud doit prendre en compte les aspects réseau, la maintenance ...
- Suggère la création d’un Comité de rédaction pour dégager les thèmes qui sont du ressort de la SC/ONG.
- Suggère de préparer activement Genève 2003, mais aussi réfléchir dès maintenant sur l’activité entre Genève 2003 et Tunis 2005 (Charte, plan d’action)
Le président approuve ces propositions comme esquisse d’un plan stratégique.
L’unique délégué du Pacifique -Y. Kurisaki de PTC- demande au Président de prendre la mesure de la tristesse et de la déception des délégués de la SC venus de partout avec leur engagement et leurs idées pour contribuer au SMSI. Leur exclusion frise le mépris. Le Secteur Privé (« Business Sector ») a montré la pauvreté de sa contribution et le peu de volonté pour s’impliquer dans le processus du SMSI.
Réponse du Président : La désillusion et la déception relèvent aussi de problèmes de communication et de compréhension. D’autre part les contributions ne sont pas « dans un tiroir » : il reste donc de l’espoir. Il y a un risque mais nous le mesurons et nous représentons un potentiel comme le montre cette réunion (« c’est nous qui l’avons initiée  »). « Je ne peux rien vous dire d’autre que de vous engager  ».
Je réinterviens au nom de CSDPTT pour rappeler le poids de quelques ONG et une certaine pratique de l’abstraction dans l’identification des thèmes, qui noie dans une liste interminable des revendications au demeurant respectables, mais en oublient l’essentiel s’agissant d’une société qui doit avant tout communiquer, à savoir l’accès au réseau et l’infrastructure. A tel point que, lors d’une réunion du Collectif des ONG à PrepCom1 où j’ai évoqué cette problématique, les « ténors  » m’ont reproché de m’être trompé de bâtiment  ! Si nous voulons réellement avancer dans une perpective de réduction de la fracture sociale et « numérique » il est plus qu’urgent de revenir aux réalités. Or, dans l’intervention hier du porte parole de la Coordination des ONG l’infrastructure (terme indéfini par ailleurs) est citée parmi les sous-titres du troisième objectif sur les quatre jugés prioritaires. D’autre part, le vocabulaire employé dans ces « collectifs » me choque : on y parle de « Caucus », terme qui m’est incompréhensible dans ce contexte où il n’a rien à voir et doit être remplacé par une expression adéquate comme groupe de travail ou collectif ou autre ...
Le président partage le point de vue exprimé quant à l’importance du Thème Infrastructure qui doit trouver toute sa place dans les Contenu et Thèmes du SMSI, et sourit quant au problème terminologique soumis.
Remarques et suggestions de Pape Diouf (Genève)  :
- Constate une grande déception.
- Propose un fil rouge du processus (Qu’est-ce qu’on attend de la SC  ?).
- On est toujours à l’événementiel ; il faut avoir une vision.
- Reconnaît les efforts du Président.
Le Président retient l’idée du « fil rouge » car cela rejoint l’idée de planification.
Intervention de Roger Mellet-Bossard (WebForce)  :
- S’interroge sur qui est la SC et que représente le Groupe de Coordination ? Plusieurs « groupes » parlent au nom de «  la SC ».
- Nous sommes une parcelle de la SC, hétérogène par nature jusqu’aux dissidences (cf la Conférence au Palais des Nations en mai dernier) ; Webforce est mal perçu.
- S’interroge sur le rôle, l’objectivité, l’efficacité et la légitimité (et le contrôle) du Secrétariat de la SC payé par la Suisse ; des Etats ont contesté cette structure.
- Propose en conséquence un Directoire composé par moitié d’experts, l’autre moitié étant formé d’ONG (p.ex. 15 + 15) pour arriver à Tunis avec un suivi total.
- Demande une réponse claire.
Pierre Gagné, Secrétaire général du SMSI lui répond en lui rappelant que le Secrétariat exécutif est constitué de personnel résultant de la contribution volontaire de différents partenaires (exemple la Suisse qui a mis à disposition une quinzaine de personnes). Le sommet connaît un problème financier grave car sur les 7 millions de FS nécessaires on n’a recueilli que 1,2 millions (pour la plus grande partie fourni par la Suisse). Il est donc particulièrement reconnaissant à la Suisse pour l’ensemble de ses contributions sans lesquelles le Sommet cesserait de fonctionner. Il se félicite de l’unité au sein du Bureau qui coordonne l’activité de la SC tout en souhaitant un meilleur équilibre Nord-Sud.
Adama Samassekou répond à la suggestion de Directoire qui renvoie à la nécessité d’amélioration de la structure du processus. La suggestion bute cependant sur la diversité (« le magma ») de la SC dont il est important de dresser une typologie. « Qui sommes-nous ? » La SC peut faire des propositions qui amélioreraient l’identification de ses acteurs et permettraient une meilleure visibilité.
Un autre intervenant (non identifié) doute sur la garantie de la transparence et de la capacité du Secrétariat pour faire évoluer les choses. En outre il devra (mieux) veiller à la représentativité réelle au sein de la SC des collectifs, coordinations, groupements , etc. .. d’ONG. Quant à la transparence toujours invoquée, la meilleure manière de la réaliser c’est d’ouvrir les portes ! Notamment pendant les deux jours restants de cette réunion informelle.
Adama Samassekou lui répond qu’il est difficile de s’assurer de la représentativité des groupes quant à la SC. Ce qui souligne l’importance et la nécessité de l’identification de ses acteurs.

M. Markiewicz intervient ensuite pour
- déplorer le manque de moyens qui affecte tout particulièrement la SC,
- regretter de ne pas avoir assez entendu les ONG du Sud,
- suggérer d’organiser à PrepCom2 une « pré-réunion  » à l’attention de ces ONG,
- noter le capital de confiance dont disposait le Secrétariat de la SC à Bamako (constat personnel lors de la réunion régionale de Bamako).
Adama Samassekou remercie l’intervenant pour sa contribution.
Un participant souhaite que l’on parle de Sociétés Civiles (au pluriel) qui ne sauraient donc avoir un point de vue unique. Cependant la SC n’inclut pas les acteurs privés. Ce qui fait dire au Président Samassekou qu’il est urgent de classifier la SC.
Armin Muhrmann et Renate Bloom reviennent sur la représentativité des groupements d’ONG : le Groupe de Coordination et CONGO. Ce sont des plates-formes ouvertes où toute ONG peut trouver une place et s’exprimer. C’est aussi une tentative de coordination indispensable. Les absents auraient donc tort ...
Pour CSDPTT tout groupe(ment) se déclarant « représentatif  » de la SC doit mentionner clairement les organisations qui en font partie et -lorsqu’il y a des décisions prises- celles des organisations qui les souscrivent. La transparence est aussi dans l’affichage clair ! Sous cette réserve CSDPTT est prêt à apporter sa contribution ce qui a déjà été fait au Sous groupe 2 de la Coordination des ONG sur les Contenu et Thèmes lors de PrepCom1 ... hélas sans résultat puisque ses propositions n’ont pas figuré dans son document de synthèse présenté lors de cette réunion informelle.
Nous resterons donc vigilants, critiques et très exigeants quant à notre collaboration. Celle-ci sera conditionnée -entre autres- par la prise en compte de la problématique fondamentale de l’accès au réseau et l’infrastructure qui doit trouver son rang de prioritaire dans les thèmes proposés par la Coordination des ONG à PrepCom2.

Conclusion du Président Samassekou

Remerciements pour le dialogue et compréhension de la tristesse et déception des présents.
Cette réunion a permis d’abord un échange d’idées où le Bureau a témoigné de sa volonté de créer les conditions de la participation active de l’ensemble des partenaires, ensuite elle a montré la nécessité d’une meilleure identification de la SC et de sa participation plus active. Il faut donc trouver une structure de participation de la SC car elle a un potentiel immense. La SC doit être différenciée par rapport au Secteur privé par une présentation par familles ; on pourrait en distinguer quatre.
D’autre part il y a lieu de s’inspirer (par exemple pour la typologie) de la conférence africaine à Bamako où il n’y a pas eu de problème pour la participation de la SC.
Le Président rappelle ensuite que la Réunion informelle de ces trois jours ne prend pas de décision, mais est un espace pour échanger ( ?) sur les Contenu et Thèmes. Rien ne sera perdu de ce qui s’y est dit. Notre tâche consiste maintenant à identifier les thèmes les plus importants et leurs priorités afin de présenter aux Conférences Régionales du SMSI ce que nous avons pensé et projeté. Il faut nous aider à mieux cerner les préoccupations de la SC.
Le Collectif d’ONG est un pas intéressant pour structurer la SC et pour mieux discerner les partenaires du processus du SMSI.
« Nous devons croire en ce que nous faisons. Ayons des idées positives et faites un compte-rendu positif (sic) ; le sentiment de déception ne doit pas durer. »
NdR : Un appel à la confiance dans la suite du processus plus empreint de foi que -hélas- d’arguments. Pour notre part nous gardons « une certaine confiance » mais surtout une extrême vigilance même si nous ne doutons pas de la bonne volonté, de l’esprit d’ouverture et de générosité du Président.
 

Suite de la réunion avec Pierre Gagné et Louise Lassonde

Le Bureau s’interroge sur les relations entre Etats et SC, et sur le relayage réel des questions de la SC. Quant à l’information, comment assurer sa transparence ?
Quels concepts pour PrepCom2 avec quelle SC (typologie, mode d’organisation).
Il faut mobiliser les acteurs dans les Conférences Régionales (le Bureau du SMSI n’y a aucun rôle).
Ses autres préoccupations sont la participation plus réelle des organisations du Sud, le financement du processus et le dialogue entre la SC et le Bureau.
Je rappelle les priorités de CSDPTT qui doivent trouver leur place dans les documents officiels publiés par le Bureau du SMSI et demande de lever s’il y a lieu les blocages au niveau de quelque(s) « collectif(s) ». Accord de principe de CONGO (Renate Bloom) et de la Coordination (Armin Muhrmann).
D’autres intervenants demandent une information plus claire et mise à jour (site Geneva2003) une « newsletter », une «  mailing list » des acteurs identifiés modérée par le Secrétariat, un meilleur accueil pour les contributions. Mais aussi un regroupement sur 5 à 7 thèmes pour une plus grande clarté.
Beaucoup s’inquiètent du financement du Sommet et rappellent le rôle des Etats et si possible le recours à une Fondation.
Ils demandent aussi de mieux formaliser les relations Bureau - SC.
D’autre part le milieu universitaire doit être associé plus que jusqu’ici (lacunes !) de même que les milieux scientifiques/technologiques.
Il y a aussi débat sur la participation des ONG aux groupement d’ONG et la tentation de l’indépendance qui conduit à la présence de quelques ONG « minoritaires » sinon «  marginalisées » (moins d’une demi-douzaine).
Pape Diouf résume un peu la problématique actuelle en proposant de
- capitaliser sur l’acquis (plutôt que de chaque fois repartir de zéro),
- réactiver le Comité de Coordination,
- mieux utiliser les apports de la SC,
- organiser les activités de la SC en trois groupes (il évoque « les trois pétales ») : Organisation propre de la SC, Relations avec les Etats, Aspects de financements.

NOTA : la date de PrepCom2 n’est pas encore arrêtée car il y a des problèmes de chevauchement de Conférences à Genève ... ce qui fait dire à certains que le lieu n’est pas fixé non plus !
L’annonce nous parvient par courriel le 24 septembre : PrepCom2 aura lieu du 17 au 28 février ( !) à Genève. Ouf !
 

A 13 heures la réunion est terminée. Les discussions en petits groupes continuent jusqu’à 14 heures.
 

Contacts de CSDPTT avec d’autres organisations et/ou participants

Mustapha Masmoudi (AtuCom, Tunisie) très intéressé par les positions de CSDPTT sur l’UIT, les aspects Réseaux/Infrastructures/Accès et les aspects de priorisation des thèmes et objectifs.
Michel Bührer (Fédération Internationale des Journalistes) a exprimé son intérêt pour la déclaration de CSDPTT présentée hier en plénière et sur l’action de CSDPTT sur le terrain.
Conchita Poncini (OIT, présidente d’une ONG Femmes) approuve notre position sur la priorité à l’accès au réseau et s’intéresse à nos prises de position.
Maike Sippel et Frihjof Finkbeiner (Proday, RFA) sont très intéressés par l’action sur le terrain de CSDPTT et souhaiteraient y associer leur activité essentiellement basée sur un partenariat scolaire Nord-Sud auquel Proday fournit les terminaux qui permettent de le pérenniser via Internet. Action au Soudan, souhait pour l’Afrique de l’Ouest. Promis une réponse CSDPTT après discussion en AG.
Pape Ndiaye Diouf (Université Genève) qui souhaite prolonger les très bons contacts pour une réflexion commune et une meilleure participation dans le processus.
 

Enfin un entretien particulier avec Pierre Gagné, secrétaire exécutif du SMSI (Lundi soir au CICG) me permet de poser la question importante pour CSDPTT de l’accréditation des ONG en tant que Membre de Secteur (développement) qu’il faut faire avancer en urgence.
Réponse de M. Gagné : Le problème est que l’UIT est une organisation intergouvernementale et il y a à ce niveau des blocages (des noms ?). Je suggère pour « désamorcer  » le problème que le statut de Membre soit limité à la durée du SMSI (2002-2005) et limité aux activités directement en relation avec son processus.
Réponse de P. Gagné : Il y a le problème des cotisations et la conformité avec la constitution de l’UIT. Ce sera donc difficile ...
Je lui fais part de mes inquiétudes pour Marrakech avec une crainte de l’accentuation de la dérive de l’UIT vers un organisme « privé » (type Intelsat, Eutelsat, ... ) et les dernières déclarations de M. Utsumi ne sont pas rassurantes. Pierre Gagné partage en partie cette inquiétude.
Nous convenons de rester en contact plus étroit pour la suite du SMSI ; je ne cache pas l’attitude critique de CSDPTT par rapport à son processus et par rapport à ses partenaires notamment le Secteur privé.
 

Je rappelle aussi les entretiens informels et amicaux avec Mamadou Amine Diallo revu avec plaisir lundi et mardi alors qu’il conduisait la délégation du Mali à cette réunion. Il continue à suivre avec intérêt l’action de CSDPTT et examinera les possibilités d’y faire appel.
 

A Strasbourg, le 24 Septembre 2002

Jean-Louis FULLSACK Représentant CSDPTT au SMSI
 


 

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Texte soumis à la discussion des ONGs de France en vue d’une plateforme ou d’un collectif de préparation en France du Sommet Mondial de la Société de l’Information 1er mars 2003
SMSI : Compte rendu de la réunion à Paris MAE (Ministère des Affaires Etrangères) - Société Civile du 13 février 2003 14 février 2003
Déclaration de CSDPTT avant l’ouverture de la deuxième conférence préparatoire (PREPCOM2) du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI) 13 février 2003
La "Société de l’Information" des précédents qui plaident pour la mise en place d’un Tribunal International par M. Pasquali 20 décembre 2002
Marginalisation de l’Afrique dans la société de l’information, dépêche de l’agence PANA à la suite d’une interview de JL Fullsack 16 octobre 2002
Sommet Mondial De La Société De L’information, deux précautions à prendre de Antonio Pasquali 10 octobre 2002
SMSI : Compte rendu détaillé des réunions des 16 et 17 septembre 2002 à Genève 2 octobre 2002
SMSI : Compte rendu synthétique des réunions informelles à Genève des 16 et 17 septembre 2002 2 octobre 2002
SMSI : Contribution de JL Fullsack (CSDPTT) à la réunion informelle de Genève du 16 septembre 2002 16 septembre 2002
SMSI : Compte rendu de la PREPCOM 1 (première phase). Genève du 5 au 10 juillet 2002 12 août 2002
SMSI : Compte rendu de la réunion de concertation des ONGs françaises (juin 2002) 2 août 2002
Compte rendu de la conférence Webforce 08 juin 2002 9 juin 2002
Adresse aux participants de la réunion de Bamako de préparation du SMSI 7 mai 2002 9 juin 2002
Info-riches » ou « Info-pauvres » ! Et si l’on questionnait la mondialisation marchande ? Et si l’on repensait l’économie et la politique ? juin 2002
Réunion de concertation avec les ONG dans le cadre de la préparation du sommet mondial de l’information (SMSI), Paris les 21 et 22 avril 2002 6 mai 2002
Bamako 2002 Conference Consultation des Organisations non gouvernementales mai 2002
Fractures mondiales : Pour une économie politique de la société de l’information (de Philippe Quéau) avril 2002
Sommet mondial de l’information 2003 : Ne ratons pas le Rendez-Vous février 2002
 
Sur ce thème : ONGs
"Les télécommunications sont un service public primordial, que néglige le mouvement social", interview de Bruno Jaffré dans POLITIS à propos du livre "Télécommunications entre bien public et marchandise" 11 avril 2007
Des nouvelles de l’utilisation d’ordinateurs offerts par CSDPTT à l’association FENDEC en 2003 30 janvier 2007
En Afrique, construire les alternatives aux privatisations 6 novembre 2006
SMSI : Réunion sur les modérateurs/facilitateurs des lignes d’action du SMSI 22 mars 2006
"Nous ne sommes qu’un aiguillon..." Dernière interview de Bruno Jaffré en tant que Président de CSDPTT 29 juillet 2005
CSDPTT, une ONG dans le monde des Télécoms : un espace immense pour une marge de manoeuvre étroite 10 octobre 2004
Pour la refondation de la coopération publique bilatérale française dans le domaine des télécommunications 23 août 2004
Sommet Mondial de la Société de l’Information : Compte rendu de PRECOM3 bis 2 -3 Décembre 2003 10 février 2004
SMSI : Compte rendu détaillé des réunions des 16 et 17 septembre 2002 à Genève 2 octobre 2002
Sommet mondial de l’information 2003 : Ne ratons pas le Rendez-Vous février 2002
"Les ONG à l’ère de l’information : octobre 1999
 
Sur ce thème : NEPAD
Sommet Mondial de la Société de l’Information : Compte rendu de PRECOM3 bis 2 -3 Décembre 2003 10 février 2004
NEPAD/NOPADA : Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique : nouvelle politique ou nouvelle plaisanterie pour divertir l’Afrique ? 1er octobre 2003
La Conférence des Plénipotentiaires 2002 de l’UIT (PP02) à Marrakech : Des résultats décevants 7 mars 2003
SMSI : Compte rendu détaillé des réunions des 16 et 17 septembre 2002 à Genève 2 octobre 2002
Info-riches » ou « Info-pauvres » ! Et si l’on questionnait la mondialisation marchande ? Et si l’on repensait l’économie et la politique ? juin 2002
 
Sur ce thème : UNESCO
Sommet Mondial de la Société de l’Information : Compte rendu de PRECOM3 bis 2 -3 Décembre 2003 10 février 2004
Sommet Mondial De La Société De L’information, deux précautions à prendre de Antonio Pasquali 10 octobre 2002
SMSI : Compte rendu détaillé des réunions des 16 et 17 septembre 2002 à Genève 2 octobre 2002
 
 
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