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Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL » : reportage au Burkina

Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL »

Formation
« Initiation au développement d’applications PHP-MySQL »
Reportage
Ouagadougou du 26 janvier au 7 février 2004.

Dans le cadre de la convention signée entre l’association Yam Pukri (Burkina Faso) et Coopération Solidarité Développement aux PTT (France), une session de formation au développement d’applications web dynamiques, basées sur Php et MySQL, a été organisée du 26 Janvier au 7 février 2004 à Ouagadougou.Ce séjour a aussi été l’occasion d’effectuer des tests de connexion à Internet depuis les téléphones ruraux installés dans la région de TOMA, de rencontrer Mousbila SANKARA, le président de la SODEPTEL, et Siaka COULIBALY le secrétaire général du RESOCIDE un regroupement d’associations du Burkina.

Retour à OUAGADOUGOU
Dès la descente d’avion l’aventure commence.
Je suis le premier à descendre de l’avion et à passer les premières formalités de police. L’attente de mes bagages est plus longue, mais je récupère enfin ma valise et mes cartons qui contiennent un ordinateur récupéré, un routeur et un minitel.
Le douanier veut ouvrir et appelle son chef. Je ne veux pas coopérer facilement, et je demande avec quoi je peux ouvrir mes cartons bien scotchés de partout.
Le chef me prête ses clefs et j’ouvre mes cartons qui seront à dédouaner le lendemain. Tant pis !!!
C’est avec surprise que le lendemain je retrouverai un trousseau de clefs inconnu dans ma poche.
J’ai détroussé mon chef douanier. Bigre !!!
Cette erreur s’avère providentielle quand je lui ramène ses clefs, et qu’il nous dédouane tous les cartons sans que nous ayons à débourser un franc CFA. Même Sylvestre est étonné !!!
Je profite des premiers jours pour reparcourir la ville en mobylette que me prête Sylvestre.
J’ai les yeux grands ouverts sur ce qui défile, tellement ouverts que je ne vois pas le feu rouge.
« - garez vous ! vous avez brûlé un feu rouge, me dit un policier, nous allons prendre la mobylette.

-  euh... désolé, je cherchais la poste. Je suis un peu perdu. Je peux payer tout de suite ?

-  non, nous n’avons pas de carnet de récépissé, il faudra venir à la direction pour payer et reprendre le véhicule.

-  Ah... Bon... »
J’attends un peu, je regarde, je discute de tout de rien, espérant secrètement qu’un « arrangement » me soit proposé, mais non, je dois aller à la Police Municipale, payer mes 4800FCFA d’amende. Après tout tant mieux.
Chance à la douane, pas de chance au feu rouge, ça fait un équilibre.

Plus de 18 mois après mon premier séjour à Ouaga, la ville a à la fois peu et beaucoup changé. Je retrouve les mêmes sensations, les mêmes pléthores de vendeurs de tout, la même armada de deux roues à la montée et à la descente. La poussière et les gaz d’échappement sont au rendez-vous.
Mais la ville change. Tout un quartier du centre à été rasé pour un projet immobilier de grande envergure, le grand marché est fermé depuis l’incendie, faisant disparaître l’animation parfois encombrante du coeur de la capitale, un peu partout on voit des maisons à étages en cours de construction.
Un des changements est l’émergence d’un grand nombre de cybercentres, en tous endroits de la ville. Sur les quelques centaines de mètres entre le centre YamNet et le domicile de Sylvestre, pas moins de 4 cyber, là où il n’y en avait, je crois, aucun en juin 2002. Les prix varient entre 500 et 1000CFA de l’heure, suivant la connexion (LS ou RTC) et la politique commerciale du propriétaire.

Je vais profiter de la présence d’Annie Chéneau Loquay (CNRS-Africanti) qui effectue une évaluation de la situation des cyber privés avec Beddy une étudiante Congolaise, pour l’accompagner dans deux ou trois de ses visites.
Dans le premier cyber, la gérante n’est pas encore là, et nous en profitons pour aller voir un télécentre proche qui affiche "Internet" sur sa devanture. Dans le local, 2 ordinateurs sont là, mais plus de connexion Internet. De la discussion qu’ont Annie et Beddy avec le gérant, il ressort que cette activité n’était pas rentable depuis l’installation du Cyber d’à côté qui pratique des prix bas. A 500 FCFA de l’heure, la marge est quasi nulle. Il est vrai qu’à 75 CFA la taxe de base pour un télécentre en RTC, plus l’abonnement, il faut un minimum de 4 ou 5 ordinateurs pour équilibrer les comptes, et plus pour commencer à gagner de l’argent. Et contrairement à la publicité du site Internet de l’opérateur, il n’y a pas d’abonnement à forfait illimité.
Si l’on passe à une Liaison Spécialisée, la rentabilité est encore plus difficile avec le niveau de prix pratiqué par l’ONATEL (en février 2004) :

  • 350 000FCFA par mois pour une liaison à 64kb/s
  • 650 000 pour une 128kb/s
  • 1,5 million pour une 256kb/s

    On remarquera l’étrange dégressivité des prix, due, d’après un gérant de cyber, à une erreur de l’ONATEL !!! Dans les deux cyber que j’aurai fréquentés durant mes 3 semaines de séjour, les prix sont de 500 et 800 FCFA de l’heure. A chaque fois, la gestion de la durée s’effectue avec un logiciel spécialisé CYBERCAFE PRO, géré par un serveur.

    La Formation
    La première semaine est l’occasion de boucler la préparation de la formation qui durera 2 semaines, à raison de 3 heures par jour. Nous organisons le jeudi soir avec Amélie, la coordonnatrice de YamNet, une réunion des personnes intéressées, pour présenter la formation, et les conditions dans lesquelles elle se déroulera. D’un commun accord avec Sylvestre OUEDRAOGO, le président de Yam Pukri, nous avons fixé une participation des stagiaires. Celle-ci est assez modique, et du niveau des prix pratiqués par YamNet pour ses formations d’initiation à la bureautique. 20 000 FCFA (30 euros) pour un étudiant et demandeur d’emploi, 35 000 pour un salarié. Cette participation ne couvrira pas les frais de la formation, mais permet de responsabiliser les stagiaires, et de les motiver quant à leur assiduité.
    Deux sessions sont prévues :
  • De 15h à 18h pour les étudiants et les animateurs de YamNet
  • De 18h à 21h pour les salariés

  • L’objet de la formation est une initiation au développement d’application de gestion de base de données, avec PHP et MySQL.
    J’ai réalisé un support de cours papier qui sera reproduit par YamNet pour chaque stagiaire, et un CDROM.
    L’ensemble des logiciels utilisés sont des logiciels libres.
    Sur le CDROM il y a le support de cours, EasyPhp le programme d’installation du pack contenant Apache le serveur web, MySQL le serveur de base de données, PHP l’interpréteur du code Php, et PhpMyAdmin l’interface conviviale de gestion des bases de données.
    Les stagiaires y trouverons aussi de la documentation sur ces logiciels et sur HTML, et quelques autres outils.
    Les participants doivent avoir une bonne maîtrise du langage HTML et des formulaires, pour accélérer l’intégration des nouvelles connaissances. Ce pré-requis sera moyennement rempli par la plupart des stagiaires, voire pas du tout, ce qui va largement ralentir le déroulement de la formation.

    Plan du cours
  • Introduction
  • Initiation aux bases de données. Analyse d’un projet de gestion basique de bibliothèque.
  • Présentation et utilisation de PhpMyAdmin
  • Rappels HTML et formulaires
  • Le langage PHP
  • PHP et les formulaires
  • MySQL et langage SQL
  • PHP, MySQL et les formulaires
  • Réalisation d’une application simple de gestion d’une base de données. Chaque stagiaire devait prévoir un petit projet personnel.


  • La formation se déroule dans une des salles de Yam Pukri, avec 6 micros pour les stagiaires et un tableau avec des feuilles de paper-board.
    La première semaine doit être consacrée à l’apprentissage, et la deuxième au projet.
    Le niveau global ne permettra pas de tenir le programme, et j’abandonne le projet personnel pour m’assurer que les connaissances soient bien acquises. Les travaux pratiques de conception d’une interface de gestion des stagiaires de la formation feront office de projet. Il y a donc deux groupes, de niveaux très différents.
    Le premier est plus faible, et j’aurai systématiquement une journée de retard sur la progression du deuxième. Il me faudra même demander à un des stagiaires d’arrêter la formation, vu son niveau.
    Les participants viennent d’horizons assez différents. Certains sont des animateurs de YamNet, d’autres des professionnels de l’informatique, des journalistes, des fonctionnaires. Il y a aussi Mohamed, un médecin-informaticien Malien, dont le voyage a été financé par IICD, l’ONG hollandaise partenaire de Yam Pukri.
    J’ai préparé les micro avec Easyphp, et tous les exercices se font avec l’éditeur de texte de Windows, Notepad. C’est plus difficile pour les débutants, mais permet de se concentrer sur le code, et sur les interactions entre HTML et PHP. Oubliées les couleurs, mises en forme et autres fantaisies.
    Une partie des stagiaires et Sylvestre Ouedraogo


    Bilan :

    L’ensemble des participants est satisfait de la formation, et la liste de discussion mise en place va permettre de prolonger la formation et les conseils, tout en suscitant une dynamique au sein des stagiaires. Les premiers messages s’échangeront dès le lundi suivant la fin de la formation.

    Evolution de YamNet
    Une association comme Yam Pukri doit nécessairement évoluer dans un contexte de généralisation des cycercafés.
    L’évolution est sensible avec une baisse conséquente (du moins pendant mon séjour et pendant la semaine) de la fréquentation de l’accès Internet.
    Une innovation intéressante pour la démystification de l’informatique auprès des très jeunes, est la création d’une salle de jeux informatiques.
    Cette pièce de 4 micros est rarement vide, assaillie les après midi par de nombreux enfants, qui s’acquittent d’une somme de 25 FCFA pour une durée que je n’ai pas déterminée, mais qui me semble proche de l’heure. Les jeux sont d’anciens jeux monopostes, rien à voir avec les salles de jeux en réseau d’Europe, mais c’est un début, et surtout c’est adapté.
    Il est toujours fascinant de regarder la maitrise de l’outil par des enfants. Les doigts virevoltent sur le clavier, avec précision.
    Yam Net propose bien des logiciels éducatifs, mais ceux ci ne sont pas les plus demandés m’a dit Sylvestre.
    Cette approche par le jeu, si elle est peu orthodoxe, est très efficace, et surement pleine d’avenir.


    L’essai Internet sur les téléphones ruraux
    Nous n’avions jamais testé un accès internet sur les téléphones ruraux que CSDPTT a installé, et la formation à Yam Pukri me donne l’occasion de faire des essais. Les informations de nos experts sur la bande passante des faisceaux hertziens utilisés ne laisse pas entrevoir des débits faramineux.
    Le déplacement sur les sites de la région de TOMA est entièrement financé par Yam Pukri, qui va réaliser un reportage filmé sur les téléphone installés par CSDPTT à Koin, Biba, Nimina et Yaba, et sur les tests de connexion à Internet que je vais effectuer.
    Théodore SOMDA et Inna GUENDA , des collaborateurs de BURKINA-NTIC.ORG feront les prises de vue et les interviews, avec beaucoup de talent et d’efficacité.
    Le départ est prévu le dimanche à 6h30 du domicile de Sylvestre et Patricia. La route est longue jusqu’à Toma, avec d’abord 100km de goudron jusqu’à Koudougou, puis 100km de piste que le 4X4 avalera sans difficultés, et avec beaucoup de confort, par rapport au Renault Express (voir plus bas).
    J’ai le nez collé à la vitre, RFI nous accompagne...

    KOIN 6km au sud-est de Toma
    Nous arrivons à Koin vers 10h. Koin le télécentreLe télécentre est proche du bord de la piste, quelques personnes discutent, et un client finit son appel, qu’Inna interviewera. Théo explique au gestionnaire la nature de notre présence, et décrit le test que je vais faire. Démarrage du portable, j’utilise les paramètres de connexion de Yam Pukri pour me connecter à FASONET, la composition du numéro est en impulsions. Première tentative, ça décroche, les modem « discutent » un bon moment pour trouver la bonne vitesse d’échange, ok. La phase d’envoi du nom d’utilisateur commence, puis échoue. Plusieurs autres tentatives échouerons. Ca n’est pas très encourageant. Et cela coûte un peu plus de 5000 FCFA, que Yam Pukri prend encore en charge malgré mon insistance.
    Nous regardons quelques pages du cahier sur lequel le gestionnaire tient le compte et la nature des appels. Nous évaluons rapidement entre 4000 et 7000 FCFA par jour en moyenne les recettes. Rapporté à l’année, 7j/7, les recettes de l’Onatel (environ 70% de cette somme) sont déjà conséquentes, et doivent permettre d’assurer la pérénité de ce type d’installation. La demande d’un compteur de taxes revient comme un leitmotiv dans chacun des villages, et même à Toma, dans la bouche d’un propriétaire de Télécentre privé. Le système de décompte du temps à la trotteuse d’une montre est vraiment trop imprécis, et laisse la porte ouverte aux contestations, voire plus si la situation se dégrade. Comment justifier une différence de prix entre 59 secondes et 1mn 1sec, quand le chronométrage n’est pas fiable, surtout quand l’écart de prix va du simple au double, toute minute entamée étant facturée au télécentre.
    Sylvie, ma femme, m’a offert un polaroid, qui me permet de laisser au gestionnaire un souvenir de notre passage, en plus du Tee-Shirt CSDPTT. Je vais enfin pouvoir donner des photos, et non plus seulement les prendre sans rien en échange.
    Nous nous dirigeons vers Nimina, à 12 km à l’ouest de Toma.

    NIMINA
    Ce village est en pleine brousse, et nous nous faufilons sur un chemin où le véhicule passe quelquefois tout juste. Le télécentre est sur une hauteur, un peu à l’extérieur du village. A côté, une case qu’habite Gabriel NYAMBA, le gestionnaire, pour assurer la sécurité du matériel, quelques personnes sont là et discutent, un âne divague. Des 3 télécentres visités, Nimina est le seul où l’on trouve une touche de décoration personnelle, une appropriation par le gestionnaire. Après les présentations et les explications, je fais mon test, pendant qu’Inna interviewe Gabriel.
    Après des tests à vitesse normale, je modifie cette fois les paramètres du modem pour commencer à un débit très bas, 1200b/s.
    La connexion est immédiate !!!
    Je teste l’affichage d’une page web, celle de CSDPTT. C’est évidemment très lent, mais ça marche.
    Je refais une tentative à 2400b/s, de nouveau c’est bon. Je tente d’afficher la page de Burkina-Ntic, mais les animations Flash sont trop grosses pour le débit, empêchant l’affichage du reste. Je ne fais pas de test au delà de 2400, mais je pense que nous pourrons aller jusqu’à 9600b/s, ce qui est suffisant pour recevoir des mails en POP3 (c’est à dire avec un logiciel de mail comme outlook, foxmail ou eudora). Les webmails du type Yahoo, Hotmail ou Caramail sont à exclure, avec leurs publicités inutiles et dévoreuses de temps.


    BIBA
    Nous partons de Nimina pour Biba, à 10 KM au nord de Toma sur l’axe principal.
    Le télécentre est en plein centre du village. Juste à côté, une grande case temporaire est installée pour suivre les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations. Le son qui sort de grosses enceintes est au maximum. Difficile de s’entendre et d’enregistrer les interviews. Quand arrive une troupe d’élèves jouant du djembé et autres percussions, la cacophonie est à son comble.
    Le gérant n’est pas là, mais son frère tient le télécentre.
    Le téléphone sonne, on appelle quelqu’un. Le gestionnaire envoie une jeune fille chercher la personne dans la case-télé. La conversation sera brève, et ce type de service coûte 100CFA.
    Je m’installe pour les tests, mais je n’ai pas de doute après Nimina. Tient ? la numérotation est à fréquence vocale !!! Il faudra que je demande aux spécialistes de CSDPTT. Là encore les tests sont concluants. L’échec de Koin est bien dû à la vitesse de transmission. Si nous avons le temps, je referai des tests sur le trajet du retour.
    Théo nous emmène saluer un vieux du village, un notable. Nous arrivons devant de magnifiques greniers en banco de 4 ou 5 m de haut. 7 sont alignés. A côté, 7 ou 8 vaches et quelques moutons se reposent. Le personnage est riche, très riche, malgré l’apparente pauvreté du lieu pour mes yeux d’européen.
    Théo l’interroge sur le télécentre et nous traduit de temps en temps. Il y a eu des problèmes de gestion avec l’ancien gestionnaire. Les appels à crédit, les erreurs de gestion ont laissé un trou de 250 000 FCFA (près de 380 euros), et a obligé à fermer le télécentre pendant un temps. Le nouveau gestionnaire est désormais responsable sur ses deniers du paiement des factures.
    Voyant que je photographie ses vaches, l’ancien nous dit qu’il en a de plus belles, de plus grosses. Il nous fait visiter le reste de la propriété, et nous traversons des petits potagers, pour arriver dans un grand champ, où une vingtaine de bestiaux vaquent à leurs bovines occupations. Effectivement, c’est du costaud !!! J’admire les bêtes et je prends des photos d’une des femmes du patriarche, qui prend naturellement la pose avec un arrosoir dans chaque main..
    Inna me demande une photo polaroid. Ok, mais tu montes sur un taureau. Malgré deux assistants qui maintiennent la bête, rien à faire, ç’est trop pour Inna. Tant pis, pas de « photo minute ».
    Je grille mes dernières photos N&B, et nous repartons vers Toma avec un nouveau compagnon, un poulet pour Sylvestre.

    TOMA
    Pas de téléphone rural installé par CSDPTT à Toma qui abrite le central, point de jonction des 4 installations. Théo et Inna veulent interroger les gestionnaires des deux télécentres. Cette « ville » de 9000 habitants n’est pas encore électrifiée, et le central téléphonique de l’Onatel fonctionne au solaire, avec les limites de cette technologie en cas de pluie ou de nuage de poussière important.
    Dans le premier télécentre, quelques ordinateurs poussiéreux et vieillots attendent la réparation du groupe électrogène.
    Comme nous le dira le gestionnaire, l’accès internet n’est pas rentable pour lui, entre le prix du carburants et de la taxe téléphonique.
    Le deuxième est rattaché à l’hotel Nayala. La gestionnaire est assise à sa petite table et discute en attendant le client.


    Les funérailles
    Le premier week-end Sylvestre et Patricia ont des cérémonies de funérailles, chacun dans leur famille.
    Patricia part le vendredi très tôt à Tib In, près de Yako, et nous partons le samedi matin avec Sylvestre pour la retrouver, puis continuer vers Kongoussi, le village des parents de Sylvestre.
    Nous embarquons dans la Renault Express, à 5. Sylvestre, Michel, Pierre et Paul, ses oncles, et moi. Je vais suivre la famille dans ses visites aux anciens des villages alentours. Sous des auvents en paille, les vieux reçoivent les paroles et l’argent de la famille.
    Je n’entend rien des échanges en Mooré. Je me sens assez à l’aise, moi l’étranger au milieu de ces rencontres familiales. Du Dolo à profusion, rien de tel pour une intégration en douceur.
    Sylvestre m’emmène visiter le lac de Kongoussi, terrain de jeu de son enfance, où une famille de pécheurs écaille sa récolte du matin.
    Qui n’a pas fait les pistes africaines en véhicule classique ne connaît pas les limites de resistance d’une voiture. Comme le dit Sylvestre, les blancs ont bien travaillé. Ont-ils pensé ces blancs aux contraintes de la tôle ondulée et des escaliers en concevant leur véhicule ? Je n’avait jamais entendu une voiture gémir et se plaindre à ce point. Les roue cognent dans la carrosserie, au-delà des limites de capacité des amortisseurs et de tenue de route. Nous échaperons à l’accident de justesse. Escaliers à 80km/h, la voiture glisse, s’échappe sur le côté droit, descend sur le bas côté, rebondit sur la route, part sur le côté gauche en un tête à queue, pour s’arréter sur le bas côté. Tout s’est passé en moins de 10 secondes. Sylvestre a été brillant et plein de sang-froid, ou bien a-t’il fermé les yeux ?
    Peut importe, il faut repartir, le soir va tomber et il est toujours dangereux de conduire de nuit sur ces routes cahotantes, quand des charettes à bras ou tractées par des ânes sont des pièges permanents.
    Nous croisons sur la route deux femmes Peulh, magnifiques dans la lumière du soleil couchant.

    Les NTIC et les marionnettes.
    A l’occasion d’une table ronde sur la promotion des filières agricoles avec les NTIC à SEGOU (Mali), une initiative a été proposé par Burkina-NTIC (voir l’article ).
    « Une innovation originale à cette table ronde a été le jeu des artistes marionnettistes venus du Burkina sur l’initiative de Burkina-ntic. Les marionnettes ont pu faire des animations sur l’objet de la rencontre. Les représentations ont aidé les paysans à appréhender la réalité et à rechercher de meilleures solutions pour leurs filières. »
    J’ai eu la chance d’assister au tournage du film de ces marionnettes qui s’est déroulé tard le soir à YamNet. Cette scéance très intéressante a été passionnante.

    Les sculptures de Loango
    Lundi, lendemain de la Tabaski est un jour férié, et Sylvestre nous emmène, Mohamed et moi, voir les sculptures de Loango.
    A cet endroit, à une dizaine de kilomètre de Ouaga, de nombreux affleurements de granit parsèment le paysage, et ont donné l’idée à un sculpteur de venir exercer son art ici, entrainant à sa suite des artistes de tous pays, et donnant naissance à un festival.
    Il y a des sculptures éparpillées dans la nature, produisant un effet étrange et beau.




    Merci à Sylvestre, Patricia, Harold, Sharon et Aude pour l’accueil qui me fait me sentir en famille.
    Merci aussi à Mohamed, Théo, Inna, à tous les participants de la formation et à tous ceux qui m’ont accordé un sourire, une parole ou un regard. Grâce à tous j’ai passé un merveilleux séjour au Burkina.
    Une pensée particulière pour Beddy à qui je souhaite d’oublier un passé difficile en RDC, et la réussite de ses projets.

    Alain ROBLIN DEMONT
    Coopération Solidarité Développement aux PTT (www.csdptt.org)


     

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    > Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL » : reportage au Burkina

    11 novembre 2005, par fode cisse

    salut je vous encourage en tant qu africain et je me presente mon nom c est fode cisse je suis senegalais consultant en developpement des projets telecom et oscommerce au marov si vous etes interessez par des ibm piv /1.6/256/40 go alors contater pour +d info

    > Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL » : reportage au Burkina

    28 juillet 2004, par GNON SIOT

    SALUT !TRES BELLE AVENTURE AFRICAINE.CE MELANGE DE SENSATIONS FORTES FAIT LA PARTICULARITE DE L’AFRIQUE ;UN CONTINENT QU’IL FAUT AIDER DAVANTAGE.MON PAYS LA COTE D’IVOIRE VOUS OUVRE SES PORTES. A BIENTOT.

    > Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL » : reportage au Burkina

    23 juillet 2004, par Sylvestre

    Il n’est pas mal ton reportage. J’espère que tu nous sortiras bientôt un bouquin de tout çà. au moins, tu pourras te vanter d’avoir tenté la ptemière connexion Internet chez les samos.

    Voir sur le site

    > Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL » : reportage au Burkina

    7 juillet 2004, par Philippe

    Merci pour ce reportage haut en couleur, Alain. Je vois que l’évaluation du niveau des stagiaires avant la formation et du necessaire pré-requis à respecter pour que les groupes soient homogènes est une phase incontournable.

    Voir sur le site NTBF

    > Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL » : reportage au Burkina

    6 juillet 2004, par Salifou

    Ha Alain tu es genial pour le reportage de la formation PHP et MySql. Je crois que tu as bien fait. merci et bonne journée

    Voir sur le site

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    Compte rendu de séjour au Burkina du 25/11 au 9/12/2002 : rencontre à l’ONATEL, rencontre avec l’ONG SODEPOSTEL et visite de villages du Nayala bénéficiaires d’un projet de téléphonie rurale 20 décembre 2002
    Bref compte rendu d’une mission de formation aux NTICS pour Yam Pukri du 16 au 30 juin 2002 5 août 2002
    Mission formation chez Yam Pukri (Burkina) juin 2002 10 juillet 2002
    Reportage : mes premiers pas au Burkina- juin 2002. Formation de formateurs à Yam Pukri (Internet) 1er juillet 2002
    Reportage : mission " téléphonie rurale" au burkina en mars 2002 1er mai 2002
    Bref compte rendu d’une mission téléphonie rurale au Burkina en mars 2002 17 avril 2002
    Un regard critique des bénéficiaires de l’aide sur leurs donneurs potentiels - Sylvestre OUEDRAOGO Juin 2001 juin 2001
    Les Tribulations de 2 niçois au Burkina Faso. Mission de téléphonie rurale (acte2) 5 mars 2001
    Les Tribulations de deux niçois au Burkina Faso : mission de téléphonie rurale 09/1999 septembre 1999
    Installation de téléphones dans la région de Toma (Province de Nayala) BURKINA-FASO (1999) 1999
    Etude de faisabilité pour l’installation et la gestion du téléphone dans 4 villages du Burkina Faso (Etude de M. André Nyamba ethno-sociologue de l’université de Ouagadougou) août 1998
    Reportage au Burkina : Mission de prospection pour un projet de téléphonie rurale (juin1998) juin 1998
     
    Sur ce thème : Reportage
    COMPTE RENDU DE MISSION CSDPTT/RA AU BURKINA FASO du 16-05-2006 au 31-05-2006 10 août 2007
    Mission CSDPTT au Burkina du 26 mars au 7 avril 2007 : reportage 20 avril 2007
    Reportage : Mission au Burkina et au Mali du 19 au 24 janvier 2006, participation au Forum Social de Bamako. 3 mars 2006
    La traque aux réseaux de télécommunication mobile : mission dans le Sud Ouest du Burkina Faso 23 juin 2005
    Mali : Reportage de juillet 2004, mission réussie et confrontation à une réalité difficile 16 mars 2005
    Première intervention de CSDPTT au Niger : Reportage sur une mission de téléphonie rurale du 1er au 15 novembre 2004 22 février 2005
    Compte rendu de séjour au Burkina Faso du 11 au 26 octobre 2004 : reportage 27 janvier 2005
    Aux Niçois qui Mali pensent... Reportage sur une mission d’étude de développement d’un réseau de téléphonique rurale dans le Guidimakha au Mali 19 juillet 2004
    Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL » : reportage au Burkina 15 juin 2004
    Compte rendu journalier de la mission de téléphonie rurale au Burkina en décembre 2003. Raccordement de Sérékéni et étude pour 3 villages dans la région de Bokin. Visite des villages munis de téléphones communataires dans la région de Toma 29 mai 2004
    Compte rendu journalier de la mission de téléphonie rurale au Mali (décembre 2003) à Mopti, Sévaré et au Pays Dogon 9 avril 2004
    Compte rendu du SOMMET MONDIAL DE LA SOCIETE DE L’INFORMATION (SMSI). 1ère Phase GENEVE 10 - 12 décembre 2003 26 mars 2004
    Reportage : mission "formation réseau’ à Niamey au Niger 1er juillet 2003
    Reportage au Burkina : télécentre, téléphonie mobile, téléphonie rurale, projets de CSDPTT, développement rural 31 mars 2003
    Reportage : mes premiers pas au Burkina- juin 2002. Formation de formateurs à Yam Pukri (Internet) 1er juillet 2002
    Reportage : mission " téléphonie rurale" au burkina en mars 2002 1er mai 2002
    Reportage sur Madagascar (juillet 2001) juin 2001
    Les Tribulations de 2 niçois au Burkina Faso. Mission de téléphonie rurale (acte2) 5 mars 2001
    " Si l’avenir a un berceau, j’ai le sentiment qu’il pourrait être au Mali " 1er février 2001
    Survol d’une quinzaine dans un pays au multicouleurs et aux multicultures : le Mali 1er février 2001
    Compte rendu du séjour à Cotonou à l’occasion du forum sur la téléphonie rurale décembre 1999
    Les Tribulations de deux niçois au Burkina Faso : mission de téléphonie rurale 09/1999 septembre 1999
    A la découverte des télécommunications maliennes juillet 1999
    Reportage au Mali : A la découverte de la poste malienne 8 mai 1999
    Reportage au Burkina : Mission de prospection pour un projet de téléphonie rurale (juin1998) juin 1998
     
    Sur ce thème : Logiciels libres
    Simputer : Simple Inexpensive and Multilingual comPUTER 22 mars 2007
    "Nous ne sommes qu’un aiguillon..." Dernière interview de Bruno Jaffré en tant que Président de CSDPTT 29 juillet 2005
    Le Logiciel Libre dans les pays en voie de développement (V2) 27 décembre 2004
    Accord Microsoft/UNESCO : qui est le vrai bénéficiaire ? 7 décembre 2004
    Formation « Initiation au développement d’applications PHP-MySQL » : reportage au Burkina 15 juin 2004
    Partenariat Yam Pukri-CSDPTT : Formation PHP-MySQL 12 février 2004
    Compte rendu de la 1 ère réunion de coordination projet ADEN (Appui au désenclavement numérique) 9 février 2004
    Reportage : mission "formation réseau’ à Niamey au Niger 1er juillet 2003
    Mission formation chez Yam Pukri (Burkina) juin 2002 10 juillet 2002
    Reportage : mes premiers pas au Burkina- juin 2002. Formation de formateurs à Yam Pukri (Internet) 1er juillet 2002
    Le Logiciel Libre dans les pays en voie de développement décembre 2001
     
     
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